3000 grands singes volés chaque année


Un trafic payant mais qui risque de faire disparaitre des animaux pour satisfaire l’être humain pour toutes sortes de raison. C’est inadmissible qu’on dit de l’homme sensé ne pense qu’a détruire l’environnement et ceux qui y habitent
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3000 grands singes volés chaque année

 

Le commerce international des chimpanzés, bonobos et gorilles... (PHOTO MOHD RASFAN, AFP)

Le commerce international des chimpanzés, bonobos et gorilles – les trois grands singes d’Afrique – et des orangs-outans – la seule espèce asiatique – est interdit par la Convention sur le commerce international des espèces protégées. Ci-dessus, un bébé chimpanzé de 4 mois photographié au zoo national de Kuala Lumpur, en Malaisie, le 10 février.

PHOTO MOHD RASFAN, AFP

Agence France-Presse
Bangkok

Près de 3000 grands singes disparaissent chaque année de leur habitat naturel, «volés» dans les forêts pour satisfaire entre autres l’industrie touristique ou tués pendant leur capture, selon un rapport de l’ONU publié lundi qui s’inquiète pour leur survie.

Le commerce international des chimpanzés, bonobos et gorilles – les trois grands singes d’Afrique – et des orangs-outans – la seule espèce asiatique – est interdit par la Convention sur le commerce international des espèces protégées (CITES), dont les pays membres sont réunis à Bangkok depuis dimanche.

Mais cela n’empêche pas leur trafic, selon ce document du Partenariat pour la survie des grands singes (GRASP), sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’Environnement, rendu public en marge de la conférence.

Entre 2005 et 2011, «il est établi qu’un minimum de 643 chimpanzés, 48 bonobos, 98 gorilles et 1019 orangs-outans ont été capturés dans la nature pour le commerce illégal», peut-on lire.

À partir de ce «sommet de l’iceberg» consacré aux confiscations d’animaux, le rapport estime à plus de 22 000 le nombre de grands singes volés dans la nature sur cette période, soit près de 3000 par an.

Une grande partie d’entre eux sont morts, soit lors de la capture soit en captivité.

«Un chimpanzé vivant équivaut à dix chimpanzés morts», a souligné à cet égard Doug Cress, coordinateur de GRASP lors d’une conférence de presse.

«Vous ne pouvez pas entrer dans une forêt et juste en prendre un. Vous devez vous battre, tuer les autres chimpanzés du groupe», a-t-il ajouté, notant que la mortalité était encore plus importante pour les gorilles qui «meurent vite du stress».

«Ce commerce est florissant et très dangereux à long terme pour la survie des grands singes», a-t-il dénoncé. «À ce rythme, les grands singes vont très vite disparaître», a ajouté Cress, décrivant un trafic «organisé» et «sophistiqué».

Les singes deviennent animaux de compagnie pour des propriétaires qui en font un «symbole de leur statut», alimentent la recherche médicale ou approvisionnent les secteurs du tourisme et du divertissement, précise le rapport, qui évoque notamment des zoos asiatiques organisant des matchs de boxe entre orangs-outans.

Un trafic encouragé par les marges dégagées par les trafiquants. Un chimpanzé acheté à un braconnier pour 50 $ par un intermédiaire peut se revendre 400 fois plus, un orang-outan peut atteindre 1000 dollars et un gorille plusieurs centaines de milliers.

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8 700 oiseaux et reptiles sauvés par Interpol


Des animaux exotiques sont malheureusement très en demande, cela met en danger l’environnement et les espèces en voie de disparition. Mais des gens égoïste ne pensent qu’à posséder sans se soucier des conséquences
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8 700 oiseaux et reptiles sauvés par Interpol

 

Photo Fotolia

Plus de 8 700 tortues, oiseaux ou reptiles ont été saisis au cours d’une opération baptisée «Cage» et coordonnée par Interpol contre le trafic d’animaux dans 32 pays entre avril et juin, a indiqué mercredi l’organisation policière internationale.

L’opération a également permis la saisie de matériel de braconnage, d’armes et de munitions à l’occasion d’une série d’interventions dans des ports, aéroports, services postaux, marchés, animaleries ou encore chez des taxidermistes en Amérique latine, Amérique centrale et en Europe, a précisé Interpol, dont le siège est à Lyon (centre-est de la France), dans un communiqué.

Alors que le trafic d’oiseaux était visé, d’autres animaux ont été découverts comme des tortues et des poissons, ainsi que de l’ivoire et des plantes dont le commerce est interdit. Près de 4 000 personnes ont été interpellées.

«Les animaux sauvages ont été remis dans leur milieu d’origine quand cela était possible», a ajouté Interpol, sans préciser si les autres avaient été remis à des zoos.

L’opération avait été lancée en réponse à l’augmentation du trafic international d’oiseaux sauvages ou en cage, et de leurs oeufs, et à l’implication grandissante de réseaux criminels dans leur transit entre l’Amérique latine et l’Europe.

Cela n’est «pas qu’un problème de crime organisé, mais représente aussi un risque en matière de biosécurité», c’est-à-dire pour la santé humaine et l’environnement, a souligné David Higgins, responsable du programme concernant les «crimes contre l’environnement» à Interpol, cité dans le communiqué.

Soutenue par la Grande-Bretagne et le Canada, l’opération a été coordonnée par Interpol, en relation avec les polices, douanes et autorités chargées de la protection de la faune sauvage des pays membres.

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