Le mystérieux manuscrit de Voynich enfin décodé par une IA ?


Le manuscrit de Voynich qui aurait été écrit entre 1404 et 1438 qui a toujours été un mystère total, commencerait à céder ses secrets grâce à des chercheurs canadien qui fait des algorithmes et on utilisé l’intelligence artificielle ainsi que Google Traduction et un document Déclaration universelle des droits de l’Homme qui est traduit en 230 langues.
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Le mystérieux manuscrit de Voynich enfin décodé par une IA ?

 

Marc Zaffagni
Journaliste

Deux informaticiens pensent être parvenus à identifier la langue du manuscrit de Voynich, un texte rédigé au XVe siècle et qui était jusqu’ici impénétrable. Pour cela, ils se sont aidés d’une série d’algorithmes et du service Google Traduction.

Depuis sa découverte au XXe siècle, de nombreux historiens et cryptographes se sont évertués, en vain, à déchiffrer le manuscrit de Voynich. C’est peut-être finalement une intelligence artificielle (IA) qui y est parvenue. Greg Kondrak et Bradley Hauer, deux chercheurs en informatique et spécialistes en traitement du langage naturel de l’université de l’Alberta (Canada), ont créé une série d’algorithmes grâce à laquelle ils ont pu analyser cet alphabet inconnu et identifier la langue utilisée.

Le manuscrit de Voynich est un codex du XVe siècle. Long de 240 pages manuscrites, il est accompagné de dessins de plantes, de nus et d’observations astronomiques. À ce jour, il est considéré comme le plus important cryptogramme non résolu. Toutes sortes d’hypothèses ont été émises quant à la langue d’origine du texte : latin, italien, arabe coranique, moldave, thaï, pinyin. Pour sa part, l’équipe de l’université de l’Alberta penchait au départ pour l’arabe.

Plusieurs analyses du manuscrit de Voynich ont penché pour un guide botanique. L’analyse pratiquée à l’aide de l’intelligence artificielle a amené les chercheurs à confirmer cette hypothèse. © DP

Plusieurs analyses du manuscrit de Voynich ont penché pour un guide botanique. L’analyse pratiquée à l’aide de l’intelligence artificielle a amené les chercheurs à confirmer cette hypothèse. © DP

    80 % des mots figurent dans un dictionnaire hébreu

    Pour vérifier leur théorie, les chercheurs ont entraîné leurs algorithmes en se servant d’échantillons du texte de la « Déclaration universelle des droits de l’Homme » dans 380 langues différentes. Et, contre toute attente, la machine a estimé que le manuscrit de Voynich avait été rédigé en hébreu. Les chercheurs se sont ensuite employés à tenter de traduire ce texte. Pour ce faire, ils sont partis de l’hypothèse de base que le cryptage reposait sur des alphagrammes, technique qui consiste à réorganiser les lettres d’un mot dans l’ordre alphabétique pour former des anagrammes. Ils ont alors conçu un algorithme capable de déchiffrer les mots.

    « Il s’est avéré que plus de 80 % des mots existaient dans un dictionnaire hébreu, mais nous ne savions pas si, pris ensemble, ils avaient un sens. »

    Greg Kondrak et Bradley Hauer se sont tournés vers un confrère parlant hébreu pour savoir si la première phrase du texte traduite avec cet idiome était cohérente. Réponse négative. Les chercheurs ont alors tenté de convertir la phrase hébreu en anglais en se servant tout simplement du service Google Traduction. Et là, ils ont obtenu quelque chose…

    Le manuscrit de Voynich serait un guide botanique

    Dans la langue de Shakespeare, la première phrase du manuscrit dirait :

    « She made recommendations to the priest, man of the house and me and people ».

    Traduite en français, cela signifie : « Elle a fait des recommandations au prêtre, à l’homme de la maison, à moi et aux gens ».

    Une phrase d’introduction bien curieuse, a lui-même admis le professeur Kondrak. Ce dernier estime que seule la contribution d’historiens spécialisés en hébreu ancien pourrait aider à une interprétation plus cohérente de ces traductions étant donné la syntaxe atypique qui a été employée.

    Bref, pour le moment, le manuscrit de Voynich garde encore son mystère. Cependant, les chercheurs concluent leur article scientifique paru dans Transactions of the Association for Computational Linguistics en soutenant que le texte est probablement de l’hébreu avec les lettres réarrangées pour suivre un ordre fixe. L’étude a révélé plusieurs mots pris individuellement signifiant « fermier », « air », « lumière », « feu ». Les auteurs estiment que cela conforte l’hypothèse déjà émise plusieurs fois que le manuscrit de Voynich serait en fait un guide botanique. Forts de cette première expérience, ils comptent continuer à affiner leur algorithme et l’appliquer à d’autres manuscrits anciens.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le manuscrit de Voynich est un casse-tête pour les historiens et les cryptographes, qui n’ont toujours pas réussi à percer son mystère.

  • Grâce à la puissance des algorithmes, des chercheurs de l’université de l’Alberta (Canada) pensent avoir identifié la langue du texte utilisée sous forme d’anagrammes.

  • Mais encore faut-il que des historiens spécialisés en hébreu ancien puissent trouver un sens à ces écrits.

https://www.futura-sciences.com

«Pays de merde»: les médias du monde entier cherchent la bonne traduction


Les médias du monde entier ont voulu traduire une des grossièretés du Président des États-Unis qui cette fois-ci démontre clairement son côté raciste. Certains médias étrangers ont traduit le plus près possible « shithole countries », d’autres par contre ont voulu cacher cette vulgarité que Donald Trump s’est permis d’énoncer. J’aimerais tellement que sa généalogie soit faire grâce à l’ADN, il y aurait sûrement des surprises, car une chose de sûr, c’est que ces ancêtres ont immigré en Amérique à une époque reculée
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«Pays de merde»: les médias du monde entier cherchent la bonne traduction

 

Pas toujours facile de traduire les vulgarités..

Le président américain Donald Trump a posé une colle inhabituelle aux médias du monde entier, tenus de puiser dans leurs lexiques les plus fleuris pour traduire ses propos, rapportés, sur les « pays de merde » (« shithole countries » en version originale).

Terme très vulgaire, « shithole » se réfère aux latrines extérieures pour désigner un endroit particulièrement repoussant.

Toute la difficulté pour les traducteurs consiste à reproduire au mieux la grossièreté du langage mais aussi, parfois, à ménager la sensibilité du public, selon un florilège rapporté par les bureaux de l’AFP.

En français, de nombreux médias, dont l’AFP, ont retenu la formule très crue de « pays de merde », proche du sens littéral et conforme au style souvent sans fioritures de M. Trump – qui a toutefois laissé entendre vendredi ne pas avoir utilisé l’expression incriminée -.

Des dictionnaires bilingues comme le Harrap’s suggèrent toutefois des alternatives moins grossières, comme « porcherie », « taudis » ou « trou paumé« .

La presse espagnole est à l’unisson de la française avec « paises de mierda », des médias grecs introduisant quant à eux une nuance : « pays de chiottes ».

Aux Pays-Bas, le grand quotidien Volkskrant et une bonne partie de la presse néerlandophone esquivent la vulgarité en utilisant le terme « achterlijke », ou « arriéré ».

En Russie Ria Novosti parle de « trou sale », mais Troud (journal syndical) va plus loin avec « trou à merde ».

‘Trous à rats’

En Italie, le Corriere della Sera avance « merdier » (merdaio), et l’agence tchèque CTK choisit de son côté de parler de « cul du monde ».

Les médias allemands optent souvent pour l’expression « Dreckslöcher », qui peut se traduire par « trous à rats ». L’allégorie animalière est aussi de mise dans la presse serbe, avec l’expression « vukojebina », à savoir « l’endroit où les loups copulent ».

En Asie les médias semblent davantage à la peine pour trouver le mot juste en langue locale, tout en évitant parfois de choquer.

Au Japon, la chaîne NHK a choisi de parler de « pays crasseux », l’agence Jiji utilisant un terme familier mais pas forcément injurieux pouvant de traduire par « pays ressemblant à des toilettes ».

Les médias chinois se contentent en général de parler de « mauvais pays », évitant de reproduire l’expression originale dans sa grossièreté.

La version la plus allusive et la plus imagée revient sans conteste à l’agence taïwanaise CNA, qui évoque des « pays où les oiseaux ne pondent pas d’oeufs ».

http://quebec.huffingtonpost.ca

La traduction de ce livre de cuisine est catastrophique


On le sait les traductions fait par un traducteur en ligne ne donnent jamais de très bons résultats. Les Américains offrent en français un livre de recettes de la cuisine américaine. Ils auraient mieux fait d’engager une traductrice de la langue française avant de le mettre en vente. Le titre du livre laisse à désirée alors le contenu est pire
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La traduction de ce livre de cuisine est catastrophique

 

119 pages bien douloureuses pour la langue française…

Ce livre est collector. Repéré par la page Facebook -bien nommée- Traductions de merde,

« Le livre de cuisine All-American de la cuisinière lente » (sic) propose 120 recettes de cuisine américaine « que vous adorerez ».

Par contre, vous aimerez moins la façon dont cet ouvrage a été traduit, à première vue par un traducteur en ligne ou un logiciel peu performant. Extrait:

« Vous ne pouvez pas réaliser à quel point polyvalent votre Crock Pot est, mais sa capacité à être une mijoteuse est que le début que vous allez bientôt découvrir. Vous aurez plaisir à faire et moins savoureux repas chronophages que vous et votre famille appréciera »…

119 pages de bonheur en somme, dont une page a été reproduite  par Traductions de merde, afin de constater l’ampleur des dégâts. Pour voir cliqué ici

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le parler « miaou », une langue universelle


Ici, ce n’est pas vraiment de décortiquer le cri du chat, mais plutôt de constater que chaque pays ont la façon d’écrire et de prononcer le miaou et que le mot chat a la même racine dans les autres langues ..
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Le parler « miaou », une langue universelle

 

chaton miaulement

Chaque semaine, voici en exclusivité sur Wamiz.com une info extraite de l’Histoire du chat – 100 pages et 100 images qui résument 10 000 ans d’histoire, entre légende et vérité.

Parlez-vous miaou ? Oui, malgré vous et où que vous viviez !

Cette onomatopée, qui a donné le verbe miauler en français, se retrouve dans tous les pays, transcrite en fonction de la prononciation (humaine) : meo – mèu – miamha – miao – miaou – miaow – miau – miauw – miāo miāo (en chinois) – miyau – mjá – mjaou – mjau – mňau – nau – niau… Et meow, en espéranto.

Un cri unique

Rien de tel pour le cri ou le son émis par les autres animaux : braiment de l’âne, beuglement du bœuf, caquet du canard, hennissement du cheval et du zèbre, aboiement du chien, grognement du cochon, coassement du crapaud et de la grenouille, hululement du hibou, rugissement du lion et de la panthère, hurlement du loup, piaillement du moineau, bêlement du mouton, roucoulement du pigeon et de la tourterelle, etc. Chaque langue a sa traduction. Faut-il s’étonner de ces différences… ou de l’universalité du miaou ?

Cela dit, le parler chat présente des variantes ! Selon le rythme et le phrasé félin, le miaulement peut être amical, irrité ou menaçant, inquiet, implorant… Le chat module en virtuose et assortit son miaulement de mimiques lui permettant de se faire comprendre un peu à la manière d’un enfant – comparaison d’autant plus juste que tous les chatons communiquent en miaulant avec leur mère.

Mais entre eux, les chats adultes ne miaulent pas à proprement parler. Ils peuvent quand même crier, hurler très fort – leur amour, leur peur, leur haine.

Les chats les plus bavards

Certaines races sont réputées bavardes et l’amateur de Siamois en sait quelque chose ! Le son émis est aussi insistant que déplaisant, voire exaspérant. À part « cha », le Siamois est un séducteur né.

Autres bavards, presque tous chats orientaux : Angora turc, Balinais, Bobtail japonais, Burmese, Mau égyptien, Oriental shortair, Sibérien, Sphynx, Tonkinois, Turc de Van… et le Devon Rex au poil court et frisé, né en Angleterre (dans le Devon). Vocalises, trilles, petits cris… variations infinies sur la base du Miaou.

Répondre à son chat l’encourage à parler, la conversation s’engage et ça peut durer longtemps ou se répéter souvent, surtout s’il trouve un résultat intéressant dans cet échange – nourriture, jeu, caresse…

Le ronronnement est un autre langage, exclusivité de quelques félins, émission sur basse-fréquence aux pouvoirs avérés – on parle à juste titre de ronron thérapie.

Reste le « cri muet » : le chat entrouvre la gueule, aucun son ne sort… Il émet (sans doute) des ultrasons qui échappent à nos oreilles moins fines que les siennes.

L’universalité du chat vaut également sur la traduction du mot dans toutes les langues. Comme dit le proverbe :

« Un chat s`appelle un chat. »

 De fait, on retrouve la même racine, avec des variantes comme pour le miaou. Cat (anglais, irlandais) – Cath (gallois) – Gato (espagnol) – Gat (catalan) – Gatto (italien) – Gata (grec) – Kat (africain, danois, flamand) – Katt (néerlandais, suédois norvégien) – Katu (basque) – Kazh (breton) – Katze (allemand) – Kaz (luxembourgeois) – Kats (yiddish) – Kass (estonien) – K’at’a (géorgien) – Kakis (Letton) – Katé (lituanien) – Kissa (finnois) – Kot (russe, polonais) – Kotka (bulgare)… Et Kato (espéranto).

https://wamiz.com

Le Saviez-Vous ► «Mokusatsu», l’erreur de traduction qui a changé le cours de la Seconde Guerre mondiale


J’avoue que je savais qu’une erreur de traduction avait déclenché un désastre, mais je ne savais vraiment l’histoire, qui aurait pu être tout autre si le mot japonais Motusatsu aurait été bien traduit pour les étrangers que bien traduit par les journalistes japonais. Un mot qui a susciter tant d’ambiguïté pour finir par la bombe atomique
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«Mokusatsu», l’erreur de traduction qui a changé le cours de la Seconde Guerre mondiale

 

Le nuage atomique de la bombe A lâchée sur Nagasaki, le 9 août 1945. (Via Wikimedia Commons).

Le nuage atomique de la bombe A lâchée sur Nagasaki, le 9 août 1945. (Via Wikimedia Commons).

Julien Abadie

Il s’en est fallu d’un rien pour que la bombe atomique ne soit pas larguée sur Hiroshima, précipitant la capitulation du Japon, le 2 septembre 1945. D’un mot, pour être précis. Souvent présentée par les linguistes comme la plus grave erreur de traduction de tous les temps, l’interprétation du terme «Mokusatsu» est au coeur d’un des pires carnages du XXe siècle.

Il y a presque 70 ans, le 2 septembre 1945, le Japon signait officiellement son acte de capitulation à bord de l’USS Missouri, mettant ainsi fin à la Seconde Guerre mondiale. Meurtri par deux bombes atomiques, amputé d’Hiroshima et de Nagasaki, le pays du Soleil-Levant déposait officiellement les armes, 39 jours après que les Alliés l’eurent exigé dans la Déclaration de Potsdam.

Au-delà des nombreuses concessions qu’elle faisait au Japon, cette Déclaration, signée le 26 juillet par le président américain Harry S. Truman, le Premier ministre britannique Winston Churchill et le président chinois Tchang Kaï-chek était pourtant claire sur la tempête de feu qui s’annonçait:

«Nous appelons le gouvernement du Japon à prononcer aujourd’hui la capitulation sans conditions de toutes les forces armées japonaises. […] Sinon, le Japon subira une destruction rapide et totale.»

Les adjectifs n’ont pas été choisis au hasard. La titanesque Opération Downfall (débarquement terrestre programmé pour le 1er novembre) n’était plus la seule option américaine: Truman savait alors depuis dix jours que sa bombe atomique était opérationnelle. Ce qu’il ne savait pas encore, c’est qu’il ordonnerait de la lâcher sur Hiroshima, le 6 août, puis Nagasaki, le 9 août.

Sa décision finale était suspendue à la réaction des autorités nippones. Mais alors que l’ultimatum allié avait le mérite de la clarté, le Japon choisira d’y faire une réponse pleine d’ambiguïtés: «Mokusatsu». Un mot qui sera trop vite traduit par «ignorer avec mépris». Un mot qui lui coûtera très cher.

Lost in translation

L’Histoire est émaillée d’erreurs de traduction aux conséquences diplomatiques plus ou moins graves (encore récemment, sur TF1, le pauvre Gilles Bouleau a bien involontairement énervé Vladimir Poutine). Mais jamais avant «Mokusatsu» un quiproquo n’était devenu casus belli.

Détail de la capitulation japonaise du 2 septembre 1945. (Via Wikimedia Commons).

Le mot sera lâché le lendemain de la radiodiffusion de la Déclaration de Potsdam. Pressé par les médias de réagir, le Conseil de guerre suprême est alors profondément divisé. Le cabinet est composé du Premier ministre Kantaro Suzuki, du ministre des Affaires étrangères Shigenori Togo, du ministre de la Guerre, du ministre de la Marine, du chef des Armées et du chef de la Marine.

Pour les quatre militaires, l’affaire est entendue: il faut refuser de capituler. Mais Togo demande du temps. Il veut attendre la réaction des Russes, solliciter leur médiation et obtenir la pérennité de l’Empire en échange de la capitulation inconditionnelle du Japon. Partisan précoce de la reddition, il vient de voir le télégramme de Shun’ichi Kase, son ambassadeur en Suisse, qui conseille lui aussi d’accepter la défaite.

Les deux diplomates ont parfaitement noté que «la capitulation sans condition» exigée s’applique seulement aux militaires, et pas au gouvernement ni au peuple japonais. Tous deux lisent dans le choix des mots et dans les concessions du texte «une profonde réflexion» pour parvenir à un accord. Tous deux comprennent surtout que les Alliés «ont pris la peine d’offrir au Japon les moyens de sauver la face». Seul l’avenir de l’Empire n’est pas garanti dans le texte, mais les Russes peuvent aider. Shigenori Togo parvient à arracher un compromis et à calmer l’ardeur des militaires.

Pour temporiser et contenter la presse, un compte-rendu de la réunion est alors rédigé dans lequel le Conseil de guerre suprême explique qu’il a décidé de répondre «mokusatsu» à l’ultimatum. Mais les militaires en veulent plus. Pour leur donner des gages et clarifier la position du gouvernement, le Premier ministre organise une conférence de presse dans l’après-midi du 28 juillet et aurait répété (les sources diffèrent à ce propos):

«Cet ultimatum n’est rien d’autre qu’une reprise de la Déclaration du Caire. Pour le gouvernement, il n’a donc pas de valeur en soi; nous avons décidé de le “mokusatsu”. Et de poursuivre résolument nos efforts pour conduire cette guerre au succès.»

Personne ne le sait encore, mais ce mot vient de condamner le Japon. Mokusatsu (黙殺) est composé de deux kanji: moku (silence) et satsu (tuer). Littéralement, le terme signifie donc «tuer en silence». Très prisé par les politiciens japonais pour son caractère équivoque, il peut vouloir dire «ne pas tenir compte de» ou «ignorer», mais aussi «sans commentaire», voire parfois «traiter avec mépris». Le Premier ministre expliquera plus tard à son fils que c’était la deuxième acception qu’il avait en tête («aucun commentaire»). Mais la presse opte pour la première.

Montage des versions japonaise et anglaise de l’Asahi Shimbun.

Par une funeste ironie, ce sont les Japonais eux-mêmes qui vont tomber les premiers dans le piège de leur ambiguïté polysémique: le matin même, les journalistes de la Domei News Agency, l’agence de presse officielle, choisissent de traduire le «mokusatsu» de leur Premier ministre par «ignorer». Dans la foulée, la version anglaise du Asahi Shimbun, l’un des principaux quotidiens de l’archipel, balance en une:

«The Imperial governement of Japan will take no notice of this proclamation» («Le gouvernement ne tiendra pas compte de cette déclaration»).

La colère de Suzuki n’y peut plus rien: la traduction erronée fera la une de  toutes les éditions, ricochera dans les couloirs des officines alliées, arrivera aux oreilles de Truman comme «un dédain silencieux», avant de retomber sur le Japon sous la forme de deux bombes atomiques.

Une passionnante note de la NSA explique comment, du point de vue américain, cette réponse des Japonais sera vue comme «un exemple typique de leur esprit fanatique et kamikaze».

Alors que Suzuki avait choisi le mot «mokusatsu» pour son ambiguïté, espérant ainsi calmer son armée tout en ménageant les Alliés, c’est une totale absence de nuance qui ressort finalement de ses propos en anglais. Interviewé des années plus tard, Truman semblait n’avoir toujours pas digéré ce vrai-faux hara-kiri:

«Quand nous leur avons demandé de capituler à Potsdam, ils nous ont répondu d’un ton méprisant… C’est tout ce que j’ai obtenu. Ils m’ont dit d’aller me faire foutre […].»

Qui a dit qu’on ne sortait de l’ambiguïté qu’à son détriment?

Traduire en justice

Ce dialogue de sourd résume bien la complexité sémantique et politique de ce qui s’est joué pendant 72 heures. Si la diplomatie est bien l’art des nuances, encore faut-il s’assurer qu’elles soient perçues. Or, dans cet imbroglio du «mokusatsu», l’essentiel s’est joué en sourdine. Dans les deux camps, la paix a été tuée en silence…

Même si les Américains traîneront pour toujours les 40 kilotonnes largués sur Hiroshima et Nagasaki, leur responsabilité n’est pas directement engagée dans ce quiproquo. Leurs efforts pour offrir une porte de sortie honorable au Japon ont largement démontré leur volonté de trouver une issue diplomatique au conflit. Par ailleurs, comment les tenir responsables d’une traduction émanant d’une agence de presse japonaise? Et même si un traducteur de l’armée américaine avait eu sous les yeux le texte original, qu’aurait-il fait d’un mot intraduisible? La note de la NSA imagine la scène:

«On voit d’ici le colonel frapper son bureau de colère et hurler: “Mais que voulez-vous dire par: ‘Mokusatsu peut signifier ‘Sans commentaire’ ou ‘Ignorer avec mépris’?!’ Nom de dieu soldat, je ne peux pas aller voir le chef des forces armées avec ça! Je dois lui donner des faits précis, pas un questionnaire à choix multiples! Alors vous vous remettez au boulot et vous me donnez une traduction valable.»

Mais en réalité, les États-Unis ont eux aussi péché par ambiguïté. En n’annonçant pas clairement leurs intentions dans la Déclaration de Potsdam, en dissimulant aux Japonais qu’ils possédaient la bombe atomique, ils ont induit un doute raisonnable dans l’esprit de leurs adversaires. Après tout, l’archipel vivait depuis plusieurs mois sous un tapis de bombes américaines: comment cela pouvait-il être pire?

Les représentants du gouvernement japonais à bord de l’USS Missouri, le 2 septembre 1945. (Via Wikimedia Commons).

Truman aurait pu leur expliquer, mais le risque était trop grand. La crainte du Président n’était pas d’en dire trop au Japon, ni même de dévoiler son jeu aux Russes (Staline était déjà au courant). Non, c’était juste de provoquer la colère du Congrès américain: apprendre par voie de presse l’existence d’un programme secret de 2 milliards de dollars, c’est toujours difficile à avaler pour une démocratie. Même en temps de guerre.

Ironiquement, c’est également pour des raisons de politique intérieure que les Japonais ont tenté un coup de poker. L’ambiguïté du «mokusatsu»de Suzuki n’était-il pas d’abord destiné à ses propres troupes, d’abord calibré pour calmer une armée qui jusqu’alors n’avait jamais capitulé? Depuis le coup d’état manqué de 1936, le militaire avait clairement pris l’ascendant sur le politique au Japon. L’option guerrière ralliait la majorité au Conseil de Guerre Suprême. Même après le cataclysme d’Hiroshima, le ministre de la guerre Korechika Anami justifiera la poursuite des combats par cette phrase lourde de sens:

«Je suis convaincu que les Américains n’avaient qu’une seule bombe»

Dans ces conditions, Kantaro Suzuki savait que tout signe de faiblesse conduirait fatalement à la rébellion d’une armée bien connue pour ses factions (un coup d’état échouera d’ailleurs dans la nuit du 14 au 15 août, la veille de l’annonce de la capitulation japonaise). En fait de coup de poker, son «mokusatsu» était un aveu d’impuissance.

Le sens de l’Histoire

Lorsqu’on démonte la chaîne complexe des évènements, on comprend que le choix du mot «mokusatsu» est donc moins la cause du drame que la conséquence logique d’un rapport de force politique. Comme un coup forcé aux échecs, la disposition des pièces obligeait Suzuki à jouer ainsi. Reste la question de la traduction. Si «mokusatsu» avait été interprété comme Suzuki l’entendait, si comme l’espérait Togo, cette tactique avait permis de gagner du temps, le cours de l’histoire aurait-il dévié? En supposant que les Alliés auraient patienté dix jours, peut-être…

Le ministre des Affaires étrangères japonais Mamoru Shigemitsu signe la capitulation de son pays à bord de l’USS Missouri, le 2 septembre 1945 (Via Wikimedia Commons).

Comme le rappelle très bien le professeur Tsuyoshi Hasegawa dans un article fascinant du Asia-Pacific Journal, le rôle de la déclaration de guerre russe (le 8 août) dans la capitulation nipponne est injustement minimisé. Malgré le choc psychologique considérable qu’elles ont provoqué, aucune des deux bombes atomiques n’a conduit à une véritable inflexion stratégique du côté japonais, juste à une prise de conscience. Historiquement, c’est l’ouverture du front russe en Mandchourie qui, en mettant fin à tout espoir de médiation et en rendant la situation stratégique du Japon intenable, a conduit l’Empereur à capituler.

D’où l’hypothèse discutable (et discutée) que l’offensive russe aurait pu suffire. Qu’Hiroshima et Nagasaki auraient été inutiles. Le Japon aurait de toute façon capitulé quelques semaines après le 8 août.

Reste que pour envisager cette hypothèse, il aurait fallu que les opérations américaines et russes se coordonnent et ne s’ignorent pas, que les deux superpuissances ne cherchent pas d’abord à avancer leurs pions sur l’échiquier oriental, que leurs intérêts respectifs ne fassent pas peser le risque d’un conflit majeur pour le contrôle de la région… Bref que la Guerre froide qui s’annonçait reste au chaud encore un peu. De la pure politique-fiction. Preuve que si la traduction erronnée de «mokusatsu» a sans doute déclenché le feu nucléaire, elle n’est paradoxalement responsable de rien: le sens d’un mot pèse peu face au sens de l’Histoire.

http://www.slate.fr

Votre tatouage fait peut-être partie des tendances que dénoncent les tatoueurs


Pour ceux qui aiment les tatouages, sachez que certains tatoueurs détestent certains choix, Peut-être y penser plusieurs jours avant de faire un choix décisif
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Votre tatouage fait peut-être partie des tendances que dénoncent les tatoueurs

 

Par Baptiste Erondel

 

De nombreux tatoueurs sont actuellement en train de révéler les dessins qu’ils ne supportent plus sur Reddit.

Certains dénoncent le mauvais goût de clients pour notre plus grand bonheur.

L’encre blanche

Que répond un tatoueur lorsqu’on lui demande son avis sur les tatouages à l’encre blanche sous forme de mandala au-dessus du pied?

« Ils sont vraiment agaçants. Ils ne restent visibles que très peu de temps. Je connais pas mal d’artistes qui refusent de les faire », écrit un tatoueur.

Les signes asiatiques insignifiants

Un autre artiste dénonce, lui, la prétendue spiritualité des signes asiatiques.

« Les phrases profondes (et incorrectement traduites) en écriture asiatique pour leur caractère mystique et naturel. Il y a également les symboles hindous sans avoir la moindre idée de ce qu’ils signifient exactement, mais juste parce que ça fait spirituel », a écrit un membre de la communauté Reddit.

Un artiste asiatique témoigne de sa consternation sur le sujet.

« Les gens écrivent une combinaison de mots dénués de sens. J’ai vu une fille avec marqué ‘La vie est un citron’ dans le dos. J’ai également vu un homme avec des caractères chinois. Il pensait que ça signifiait ‘rebelle’, mais il était écrit ‘tortue' ».

L’attrape-rêve à plumes

Un artiste a, quant à lui, une idée précise du tatouage insupportable.

« Les symboles de l’infini cachés dans une plume, puis cette plume se transforme en oiseau, et ces oiseaux deviennent des graines de pissenlits. Le tout forme un attrape-rêve »

Les clients indécis

Un conseil, lorsque vous vous rendez chez le tatoueur pour vous faire graver un petit dessin, n’y allez pas sur un coup de tête en lui demandant de choisir pour vous. Un artiste a écrit les situations cocasses et énervantes.

« M**** JE NE SUIS PAS DEVIN. Vous devez nous dire et nous montrer votre tatouage idiot que vous garderez pour le reste de l’éternité », a-t-il écrit.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Parole d’enfant ► Traduction de langue étrangère


La mère à Jézabelle parle 3 langues parfaitement et elle veut les transmettre à ses filles. Il faut donc commencer tôt.
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Traduction de langue étrangère

 

test

Photo prise le 24 avril 2014

Il y a quelques jours, en préparant les livres pour raconter les histoires avant la sieste

– La prochaine fois que nous irons à la bibliothèque pour changer les livres, il faut en trouver un en anglais pour ramener à la maison.

– Pourquoi ?

– Parce que maman l’a demandé

– Et un livre en espagnol ?

-Hum, je ne sais pas s’il y a des livres en espagnol pour enfant

Tu sais des mots en espagnol ?

– Gracias

Tu sais ce que cela veut dire ?

– Tank you

Ana-Jézabelle 3 ans/ avril 2015