Le Saviez-Vous ► Science décalée : l’étonnante histoire des contes, multimillénaire, retracée par la phylogénie


Si vous croyez que les histoires qu’on raconte à nos enfants et petits-enfants sont imaginés il y a 2 ou 3 siècles, sachez que plusieurs contes sont beaucoup plus vieux. Il semble en effet, que parmi ces histoires, date bien avant la langue écrite, pouvant aller jusqu’à l’âge de bronze. Elles seraient transmissent de générations.
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Science décalée : l’étonnante histoire des contes, multimillénaire, retracée par la phylogénie

 

Marie-Céline Ray

Journaliste

 

La Belle et la Bête aurait environ 4.000 ans, Jacques et le Haricot magique, 5.000 et la légende de Faust 6.000 ans : les contes célèbres, toujours populaires et stars des dessins animés, auraient traversé les millénaires et les cultures, d’après une étude phylogénétique, parue en 2016.

Il était une fois, il y a très très très longtemps… C’est peut-être ainsi que devraient commencer certains contes populaires. Au 19e siècle, Wilhelm Grimm pensait déjà que beaucoup d’histoires qu’il avait popularisées étaient plus anciennes que les langues indo-européennes. D’autres les voyaient plus récentes, car il leur semblait improbable que ces histoires se soient transmises sur autant de générations sans support écrit. Mais une recherche suggère qu’un certain nombre de contes existaient dans les traditions orales indo-européennes bien avant qu’ils soient écrits, donnant ainsi raison à Grimm.

En utilisant des méthodes de phylogénétique habituellement employées par les biologistes de l’évolution, pour décrire les liens entre les espèces, Jamshid Tehrani, un anthropologue de l’université de Durham, et Sara Graca Da Silva de la nouvelle université de Lisbonne, ont étudié les liens entre des histoires du monde entier. Leur étude est paru dans Royal Society Open Science. L’objectif était de trouver les origines des contes.

Les contes se sont transmis à la fois verticalement dans les populations ancestrales, des parents aux enfants, mais aussi horizontalement, entre sociétés contemporaines. Dans leur article, les chercheurs montrent que les traditions orales des contes trouvent probablement leur origine bien avant l’émergence de la littérature, comme l’explique Sara Graca Da Silva.

« Certaines de ces histoires remontent beaucoup plus loin que les premiers enregistrements littéraires, et bien plus loin que la mythologie classique – certaines versions de ces histoires apparaissent dans des textes latins et grecs -, mais nos résultats suggèrent qu’ils sont beaucoup plus vieux que cela. »

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Des histoires racontées dans une langue indo-européenne disparue

Par exemple, des contes comme La Belle et la Bête ou Le nain Tracassin, populaire en Allemagne, remonteraient à plusieurs milliers d’années, même avant l’apparition des langues comme l’anglais ou le français. Ces deux contes ont été écrits aux 17e et 18e siècles et ont des équivalents dans la mythologie grecque et romaine. Mais la reconstruction de l’arbre des contes montre qu’ils sont encore plus anciens.

Le nain Tracassin est un des contes de Grimm et possède de nombreuses variantes. Au Royaume-Uni, il s’appelle Tom Tit Tot et, en France, il est aussi connu sous le nom d’Outroupistache. Tracassin apparaît dans Shrek 4 où il est l’un des principaux personnages. La Belle et la Bête a été écrit pour la première fois par l’auteure française Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve et sa version a ensuite été reprise par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Ces contes auraient en réalité environ 4.000 ans.

Jacques et le Haricot magique, quant à lui, trouve ses racines dans un groupe d’histoires regroupées autour du thème d’un garçon qui vole le trésor d’un ogre. Cette histoire aurait environ 5.000 ans. Plus vieux encore : Le Forgeron et le diable, qui raconte l’histoire d’un forgeron qui vend son âme en faisant un pacte avec le diable pour acquérir des pouvoirs surnaturels. Ce thème faustien remonterait à 6.000 ans, c’est-à-dire l’âge de bronze.

Pour Jamshid Tehrani, « nous estimons qu’il est assez remarquable que ces histoires aient survécu sans être écrites. Elles étaient racontées même avant que l’anglais, le français et l’italien existent. Elles ont probablement été dites dans une langue indo-européenne éteinte ».

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► « La belle et la bête » aurait 4 000 ans


Si vous croyez que les contes qu’on raconte aux enfants datant de quelques siècles, ce n’est pas le cas, certains ont été racontés oralement dans une langue indo-européenne éteinte, bien avant la langue écrite. Et pourtant, elles sont parvenues jusqu’à nous et nous les partageons encore avec nos enfants et petits-enfants
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« La belle et la bête » aurait 4 000 ans

 

La Belle et la Bête aurait environ 4.000 ans, Jacques et le Haricot magique, 5.000 et la légende de Faust 6.000 ans : les contes célèbres, toujours populaires et stars des dessins animés, auraient traversé les millénaires et les cultures, d’après une étude phylogénétique.

Il était une fois, il y a très très très longtemps… C’est peut-être ainsi que devraient commencer certains contes populaires. Au 19e siècle, Wilhelm Grimm pensait déjà que beaucoup d’histoires qu’il avait popularisées étaient plus anciennes que les langues indo-européennes. D’autres les voyaient plus récentes, car il leur semblait improbable que ces histoires se soient transmises sur autant de générations sans support écrit. Mais une recherche suggère qu’un certain nombre de contes existaient dans les traditions orales indo-européennes bien avant qu’ils soient écrits, donnant ainsi raison à Grimm.

En utilisant des méthodes de phylogénétique habituellement employées par les biologistes de l’évolution, pour décrire les liens entre les espèces, Jamshid Tehrani, un anthropologue de l’université de Durham, et Sara Graca Da Silva de la nouvelle université de Lisbonne, ont étudié les liens entre des histoires du monde entier. Leur étude est paru dans Royal Society Open Science. L’objectif était de trouver les origines des contes.

Les contes se sont transmis à la fois verticalement dans les populations ancestrales, des parents aux enfants, mais aussi horizontalement, entre sociétés contemporaines. Dans leur article, les chercheurs montrent que les traditions orales des contes trouvent probablement leur origine bien avant l’émergence de la littérature, comme l’explique Sara Graca Da Silva.

 « Certaines de ces histoires remontent beaucoup plus loin que les premiers enregistrements littéraires, et bien plus loin que la mythologie classique – certaines versions de ces histoires apparaissent dans des textes latins et grecs -, mais nos résultats suggèrent qu’ils sont beaucoup plus vieux que cela. »

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Des histoires racontées dans une langue indo-européenne disparue

Par exemple, des contes comme La Belle et la Bête ou Le nain Tracassin, populaire en Allemagne, remonteraient à plusieurs milliers d’années, même avant l’apparition des langues comme l’anglais ou le français. Ces deux contes ont été écrits aux 17e et 18e siècles et ont des équivalents dans la mythologie grecque et romaine. Mais la reconstruction de l’arbre des contes montre qu’ils sont encore plus anciens.

Le nain Tracassin est un des contes de Grimm et possède de nombreuses variantes. Au Royaume-Uni, il s’appelle Tom Tit Tot, et en France on le trouve aussi sous le nom d’Outroupistache. Tracassin apparaît dans Shrek 4 où il est l’un des principaux personnages. La Belle et la Bête a été écrit pour la première fois par l’auteure française Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve et sa version a ensuite été reprise par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Ces contes auraient en réalité environ 4.000 ans.

Jacques et le Haricot magique, quant à lui, trouve ses racines dans un groupe d’histoires regroupées autour du thème d’un garçon qui vole le trésor d’un ogre. Cette histoire aurait environ 5.000 ans. Plus vieux encore : Le Forgeron et le diable, qui raconte l’histoire d’un forgeron qui vend son âme en faisant un pacte avec le diable pour acquérir des pouvoirs surnaturels. Ce thème faustien remonterait à 6.000 ans, c’est-à-dire l’âge de bronze.

Pour Jamshid Tehrani, « nous estimons qu’il est assez remarquable que ces histoires aient survécu sans être écrites. Elles étaient racontées même avant que l’anglais, le français et l’italien existent. Elles ont probablement été dites dans une langue indo-européenne éteinte ».

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Le Saviez-Vous ► Des contes de notre enfance transmis depuis des millénaires


Des contes que nous connaissons tel que la Belle et la Bête, Jacques et le Haricot magique et bien d’autres ont été transmis bien avant la littérature. Ces contes ont été racontés de génération en génération oralement dans une langue aujourd’hui disparue. Ces histoires peuvent dater de plus de 4 000 ans voir même à l’âge de bronze
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Des contes de notre enfance transmis depuis des millénaires

 

Marie-Céline Jacquier, Futura-Sciences

 

Il était une fois, il y a très très très longtemps… C’est peut-être ainsi que devraient commencer certains contes populaires. Au 19e siècle, Wilhelm Grimm pensait déjà que beaucoup d’histoires qu’il avait popularisées étaient plus anciennes que les langues indo-européennes. D’autres les voyaient plus récentes, car il leur semblait improbable que ces histoires se soient transmises sur autant de générations sans support écrit. Mais une recherche suggère qu’un certain nombre de contes existaient dans les traditions orales indo-européennes bien avant qu’ils soient écrits, donnant ainsi raison à Grimm.

En utilisant des méthodes de phylogénétique habituellement employées par les biologistes de l’évolution, pour décrire les liens entre les espèces, Jamshid Tehrani, un anthropologue de l’université de Durham, et Sara Graca Da Silva de la nouvelle université de Lisbonne, ont étudié les liens entre des histoires du monde entier. Leur étude est paru dans Royal Society Open Science. L’objectif était de trouver les origines des contes.

Les contes se sont transmis à la fois verticalement dans les populations ancestrales, des parents aux enfants, mais aussi horizontalement, entre sociétés contemporaines. Dans leur article, les chercheurs montrent que les traditions orales des contes trouvent probablement leur origine bien avant l’émergence de la littérature, comme l’explique Sara Graca Da Silva : 

« Certaines de ces histoires remontent beaucoup plus loin que les premiers enregistrements littéraires, et bien plus loin que la mythologie classique – certaines versions de ces histoires apparaissent dans des textes latins et grecs -, mais nos résultats suggèrent qu’ils sont beaucoup plus vieux que cela. »

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Des histoires racontées dans une langue indo-européenne disparue

Par exemple, des contes comme La Belle et la Bête ou Le nain Tracassin, populaire en Allemagne, remonteraient à plusieurs milliers d’années, même avant l’apparition des langues comme l’anglais ou le français. Ces deux contes ont été écrits au 17e et au 18e siècles et ont des équivalents dans la mythologie grecque et romaine. Mais la reconstruction de l’arbre des contes montre qu’ils sont encore plus anciens.

Le nain Tracassin est un des contes de Grimm et possède de nombreuses variantes. Au Royaume-Uni, il s’appelle Tom Tit Tot, et en France on le trouve aussi sous le nom d’Outroupistache. Tracassin apparaît dans Shrek 4 où il est l’un des principaux personnages. La Belle et la Bête a été écrit pour la première fois par l’auteure française Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve et sa version a ensuite été reprise par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Ces contes auraient en réalité environ 4.000 ans.

Jacques et le Haricot magique, quant à lui, trouve ses racines dans un groupe d’histoires regroupées autour du thème d’un garçon qui vole le trésor d’un ogre. Cette histoire aurait environ 5.000 ans. Plus vieux encore : Le Forgeron et le diable, qui raconte l’histoire d’un forgeron qui vend son âme en faisant un pacte avec le diable pour acquérir des pouvoirs surnaturels. Ce thème faustien remonterait à 6.000 ans, à l’âge de bronze.

Pour Jamshid Tehrani, « nous estimons qu’il est assez remarquable que ces histoires aient survécu sans être écrites. Elles étaient racontées même avant que l’anglais, le français et l’italien existent. Elles ont probablement été dites dans une langue indo-européenne éteinte. »

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Le Saviez-Vous ► Robin des bois a-t-il réellement existé ?


Si Robin des bois a vraiment existé, il serait connu sous un autre nom. D’après certains manuscrits quelques personnes au temps médiéval, auraient le bon profil de ce hors-la-loi.
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Robin des bois a-t-il réellement existé ?


(Source)

Voler aux riches… pour redonner aux pauvres! Se battre contre le vil prince Jean. Habiter en hors-la-loi dans la forêt de Sherwood… peut-être en collants! Le personnage de Robin des Bois est célèbre de par le monde et à la source de nombreux livres, films et séries télévisées. Mais a-t-il réellement existé? Quelles-sont les possibles origines de sa légende? –

L’époque supposée de Robin des Bois:


Photo:
Le roi Richard et Philippe-Auguste

Le plus ancien texte faisant mention de Robin des Bois date de l’an 1377 et s’intitule « Piers le laboureur ». Un texte qui nous parle brièvement de ce célèbre hors-la-loi, nous laissant ainsi comprendre que le personnage était déjà connu à cette époque. Robin des Bois est par conséquent un personnage de l’époque médiévale. Ce texte, et d’autres qui ont suivi, l’associent beaucoup au Roi Richard Coeur de Lion, qui a régné de 1189 à 1199. S’il a vécu, Robin des Bois a selon toute vraisemblance connu l’Angleterre des XIIe – XIIIe siècles.


Photo:
Page originale de « Piers le laboureur »

À cette époque, l’Angleterre était un royaume en guerre, alors que les États européens étaient en construction et conséquemment en luttes territoriales. Il faut noter que sous le roi Richard, le souverain anglais régnait entre autres sur certaines régions de la France et de la Sicile.  Le pays était de surcroît impliqué dans les Croisades afin de libérer et protéger Jérusalem, Richard se voyant comme défenseur de la chrétienté. Un roi au combat qui a, dans les faits, été très peu présent en Angleterre au cours de son règne, ce qui a envenimé ses conflits avec ses frères Jean et Philipe-Auguste.


Photo:
Portrait du roi Jean

À la mort du roi Richard en 1199, c’est le prince Jean qui fut proclamé roi d’Angleterre. Un homme qui a vécu à une époque difficile économiquement pour son royaume et qui a fait face à beaucoup d’animosité tant des contrées voisines que de ses propres chevaliers. Il a en effet eu à augmenter les impôts afin de redresser les finances de l’État et lui fournir des fonds afin de combattre la France, ce qui a soulevé une importante vague d’indignation. 

Au Moyen-Âge, comme l’Angleterre était administrée selon le système féodal, le roi augmentait les impôts des nobles, qui la refilaient à leurs paysans, responsables de la culture des terres de leur seigneurie. 


Photo:
La Magna Carta, signée par le roi Jean en 1215

Il faut dire que l’Église était un grand propriétaire terrien à l’époque et était quant à elle.. exemptée d’obligations fiscales! Le poids de ces levées d’impôts a conduit plusieurs nobles à se rebeller contre le roi Jean. Comme ils risquaient leur vie pour leur patrie, payaient leurs armes et imposaient trop leurs paysans, ils voulaient avoir un mot à dire sur les guerres et les actions du roi.

Comme le roi avait besoin de ses armées, il fut contraint de signer une entente en juin 1215 qu’on appelle la Magna Carta. Une charte de droits unique dans l’Histoire qui a établi plus clairement les relations entre la noblesse et le roi et qui est à l’origine de la future monarchie parlementaire anglaise.

Qui aurait pu être Robin des Bois?

(Source)

L’univers connu dans les légendes de Robin des Bois est somme toute fidèle à la réalité historique, s’il a bien vécu aux XIIe – XIIIe siècles. Avec « Piers le laboureur », nous savons qu’en 1377, il était suffisamment connu et célèbre pour que des ballades soient chantées sur lui.  Son histoire semble donc s’être transmise par la tradition orale.


Photo:
Représentation de Robert Hode, 1474

Certains chercheurs croient que l’inspiration pour le personnage littéraire de Robin des Bois vient possiblement d’un homme du nom de Robert Hode. Il est mentionné dans des textes administratifs de 1225, qui stipulent que cet homme devait de l’argent à un monastère du Yorkshire et qu’il vivait en hors-la-loi dans les bois. 


(Source)

L’inspiration pourrait aussi venir d’un criminel du nom de William Robehod, mentionné dans un rouleau royal de 1262. Ce document est un pardon pour la saisie des biens de ce hors-la-loi, dont le nom de famille évoque un tantinet celui de notre célèbre prince des voleurs.

Mais l’histoire de Robin des Bois pourrait aussi être fortement inspirée d’un brigand du nom de Roger Godberg, qui aurait vécu entre 1230 et 1290. D’après certaines archives administratives du comté de Nottingham, cet homme, avec ses compagnons, aurait pillé plusieurs voyageurs dans la forêt… de Sherwood! Et aurait été poursuivi par le shérif de ce comté. Nottingham et son shérif ne sont toutefois mentionnés que dans quelques ballades anciennes, alors que les contes plus tardifs comme ceux du XVe siècle, situent Robin des Bois dans la région… du Yorkshire. À Doncaster, dans le sud de ce comté, se trouve par ailleurs un puit dit de Robin des Bois, dans la forêt de Skelbrooke Park.

Les constats:


(Source)

Si Robin des Bois a bel et bien existé, il semble avoir vécu vers les XIIe – XIIIe siècles en Angleterre et semble avoir choisi de tenir tête aux autorités locales (de Nottingham ou du Yorkshire), choisissant le pillage et la vie en marge de la société. S’agit-il d’un seul homme ou de plusieurs qui au fil du temps, par les contes et légendes qui divertissaient les gens dans les lieux publics et dans les soirées, en sont venus à être incarnés en un seul et même héroïque personnage?

Mystère! Mais une chose est certaine, vivre dans des forêts royales ou seigneuriales et y chasser aurait déjà été une raison d’être recherché!

Evelyne Ferron, Spécialisée en histoire ancienne

http://www.historiatv.com/

Certains contes de fées remonteraient à la Préhistoire


Est-ce que certains contes ont pour leur origine l’Âge de bronze ? Possible, mais peut-être difficile à être totalement sûr. Cependant, certains des contes que l’on raconte à nos enfants sont transmit par des traditions orales dans divers pays et leur origine pourraient être plus anciens que l’on croit
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Certains contes de fées remonteraient à la Préhistoire

 

Illustration du conte de "La Belle et La Bête", par Walter Crane, en 1874. CREDIT: Walter Crane

Illustration du conte de « La Belle et La Bête », par Walter Crane, en 1874. CREDIT: Walter Crane

Par Bernadette Arnaud

L’étude phylogénétique de plusieurs contes populaires suggère que leur origine serait beaucoup plus ancienne que l’on imaginait.

ÉTUDE. Barbe bleue, Peau d’Ane… Les contes de fées ne s’adressent pas qu’aux enfants. Ils intéressent aussi les scientifiques. Et deux chercheurs ont eu l’idée de rechercher l’origine de ces récits merveilleux peuplés d’êtres surnaturels. Résultat : certaines fables remonteraient… à l’Age du Bronze ! La Belle et la Bête pourrait ainsi être née il y a 4000 ans, alors que le thème de Faust,présent dans Le forgeron et le diable, de Hans-Christian Andersen, serait vieux de 6000 ans. C’est du moins la conclusion d’une étude publiée dans The Royal Society Open Science par deux anthropologues, Sara Graça da Silva, de l’université de Lisbonne (Portugal), et Jamshid J.Tehrani, de l’université de Durham (Angleterre).

Les chercheurs ont fait appel aux méthodes statistiques et phylogénétiques comparatives habituellement utilisées en biologie de l’évolution pour analyser les relations existant entre des contes. Ils ont ainsi réunis 275 contes qu’ils ont réduit à 76 structures de base – certains contes n’étant que des variantes – dont ils ont étudié l’évolution au sein des langues indo-européennes. Les deux spécialistes sont ainsi parvenus, en construisant un arbre des contes, à établir que plusieurs d’entre eux, issus de lointaines traditions orales, étaient bien antérieurs aux époques supposées de leur apparition dans la littérature, à savoir généralement l’époque de la Renaissance au 16e siècle. Les chercheurs rappellent d’ailleurs que les frères Grimm, auteurs de nombreux contes au 19e siècle, étaient eux-mêmes convaincus des origines proto-indo-européennes de certaines fables traditionnelles allemandes qu’ils avaient compilées.

Une méthodologie qui pose problème

Un résultat qui laisse cependant l’historien Jean-Paul Demoule sceptique, non sur les datations mais sur la méthodologie.

« L’idée qu’il existe des thèmes narratifs anciens plongeant dans la préhistoire est tout à fait acceptable, tout comme le fait que ces contes se transmettent de génération en génération. Toutefois, la structure généalogique n’est pas la seule possible », explique le professeur de protohistoire européenne à l’université de Paris 1 et à l’Institut universitaire de France.

« Avoir imposé une structure arborescente pour classer des contes les uns par rapport aux autres, en estimant ensuite la durée de chaque branche, sans expliquer quel a été le moyen de mesure utilisé, pose problème. Même en génétique cela reste discuté », poursuit Jean-Paul Demoule.

PRÉCÉDENT. Faisant référence à une étude antérieure de 2013, le chercheur affirme que les résultats obtenus par une autre équipe nuancent fortement les propos de Sara Graça da Silva et Jamshid J.Tehrani.

En classant 700 variantes du conte Les Fées, de Charles Perrault, retrouvées dans la plupart des langues indo-européennes « et » non-indo-européennes (basque, turc, estonien, finnois, ou langues finno-ougriennes de Russie), cette autre recherche a abouti à la création d’un graphique d’où ont émergé cinq grands groupes correspondant à cinq grandes zones géographiques.

« Si les contes se sont transmis de génération en génération, on voit bien qu’ils circulaient aussi dans tous les sens dans l’étroite péninsule européenne », ajoute Jean-Paul Demoule.

« Le raisonnement des deux auteurs, qui a consisté à ne prendre que des contes dans des langues indo-européennes peut avoir constitué un biais », ajoute-t-il.

« Ces contes n’existent pas que dans les langues indo-européennes, ils existent aussi ailleurs. Analyser tous les contes connus, dans toutes les langues de l’Europe est un travail qui reste à faire », conclut le protohistorien.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Il était une fois La véritable histoire des contes de fées


Les contes pour enfants que nous connaissons tous n’ont pas tous été magiques et ne finissaient pas très bien. Ces contes étaient sans doute une représentation de la vie difficile que vivaient les gens a cette lointaine époque
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Il était une fois La véritable histoire des contes de fées

 

« Il était une fois… » les contes. Récits merveilleux qui divertissent chaque génération d’enfants, les contes d’aujourd’hui n’ont pourtant rien à voir avec leurs ancêtres moyenâgeux.

« Les premières traces de contes datent du 12e siècle environ, explique Catherine Velay-Vallantin, maître de conférence à l’EHESS et auteur d’une Histoire des contes.

Les prédicateurs franciscains et dominicains les utilisaient notamment pour illustrer leurs prêches.

 » Mais ce sont surtout les conteurs qui font vivre la tradition. Ils vont de foyer en foyer pour raconter des histoires et rassembler près du feu les parents et les enfants, divertissant les premiers et effrayant les seconds.

Dès cette époque, trois exigences caractérisent le conte, qui demeure une tradition orale: concision narrative, inventivité esthétique, et logique. Il faudra attendre Charles Perrault au XVIIe siècle pour voir l’émergence d’un genre littéraire spécifique.

La vie est cruelle

Les versions originales sont bien plus violentes que leurs transpositions actuelles.

« Le soleil, la lune et Thalie, le récit à l’origine de la Belle au bois dormant, remonte au 14e siècle, raconte Catherine Velay-Vallantin. Pour résumer, c’est l’histoire d’un viol. Le prince est déjà marié et viole la princesse dans son sommeil. Elle donne naissance à des jumeaux qui, cherchant son sein, suce son doigt et retire l’écharde qui la maintenait endormie. Elle se réveille alors et constate l’ampleur du désastre. »

Les contes, à l’époque, se finissent souvent mal et sont empreints de violence, en écho à l’existence difficile des paysans. Ils confirment que la vie est cruelle.

« Il existe quand même des contes pour enfants », tempère la chercheuse. Le conteur s’adapte à son public et ne choisit pas toujours la version la plus tragique. Les contes de « randonnées » ont un but didactique : apprendre à compter aux enfants. « Ils enseignent la logique », résume Catherine Velay-Vallantin.

Un premier adoucissement des histoires se produit avec Charles Perrault, au public bourgeois, qui commence à s’inquiéter des répercussions sur les enfants. Exclu de la Petite Académie par Colbert, Perrault connaît de sérieuses difficultés financières. Il écrit pour revenir à Versailles et choisit délibérément les versions les plus édulcorées pour répondre aux exigences morales de l’Eglise.

« Charles Perrault est considéré aujourd’hui comme un bon père de famille, s’amuse Catherine Velay-Vallantin, alors que c’était un carriériste, et certainement pas un pédagogue. »

En leur temps, les ouvrages de Perrault et ceux des frères Grimm ont rencontré un succès phénoménal. Presque autant lu que la Bible, ils ont été traduits et diffusés dans toute l’Europe.

Le monde de la recherche s’est penché sur leur richesse et continue à le faire. Du psychanalyste Bruno Bettelheim au sociologue Jack Zypes, en passant par les revues d’universitaires telles que La Grande Oreille. On peut être chercheur et avoir su garder son âme d’enfant. 

http://www.lexpress.fr/

Enquête sur les origines du petit chaperon rouge


Qu’est-ce que la biologie, les mathématiques ont affaire avec le petit Chaperon rouge … Et bien, ils ont probablement trouvé l’origine de ce conte qui serait en fait une variante d’un autre conte connu
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Enquête sur les origines du petit chaperon rouge

 

Amanda Seyfried a incarné le petit chaperon rouge... (Warner Bros.)

Amanda Seyfried a incarné le petit chaperon rouge dans un film américain sorti en 2011.

WARNER BROS

Agence France-Presse
Washington

Des scientifiques sont remontés aux origines du petit chaperon rouge, l’un des contes populaires les plus anciens, en s’appuyant sur un modèle mathématique utilisé par les biologistes pour étudier l’évolution des espèces.

Ils ont ainsi pu ainsi clore un vieux débat en démontrant que Le petit chaperon rouge avait bien les mêmes racines qu’un célèbre conte allemand, Le loup et les sept chevreaux, mais était devenu une histoire différente.

Reconstruire l’évolution d’un conte, c’est «faire le travail d’un biologiste qui montre par exemple que les humains et les grands singes partagent un ancêtre commun mais ont évolué dans des espèces distinctes», explique l’anthropologue britannique Jamie Tehrani, de l’Université Durham au Royaume Uni.

Son étude, publiée mercredi dans la revue scientifique américaine PLOS ONE, retrace la genèse et le cheminement dans le temps et les lieux de contes et croyances populaires pour apporter un nouvel éclairage sur les mouvements de populations dans l’histoire humaine.

Cette étude révèle que Le loup et les sept chevreaux remonte probablement au 1er siècle de l’ère chrétienne donnant naissance mille ans après à une variante devenue Le petit chaperon rouge.

Le loup et les sept chevreaux, populaire en Europe et au Proche-Orient, est l’histoire d’un loup déguisé en «mère chèvre» pour dévorer ses petits. Dans le petit chaperon rouge, le loup mange une petite fille après avoir pris l’apparence de sa grand mère.

Le petit chaperon rouge figurait dans les ouvrages, célèbres en Allemagne, des frères Grimm publiés au 19e siècle. Cette version était basée sur celle écrite au 17e siècle par le français Charles Perrault.

Celui-ci s’était inspirée d’un conte plus ancien transmis par la tradition orale en France et en Autriche.

Il en existe de nombreuses variantes en Afrique et en Asie comme par exemple le tigre grand-mère au Japon, en Chine et en Corée.

Pour retrouver les origines du conte, Jamie Tehrani a soumis 58 variantes à une analyse phylogénétique, une méthode statistiques utilisée par les biologistes pour la classification des êtres vivants qui permet d’établir le degré de parenté entre les espèces et de comprendre leur évolution.

L’analyse s’est concentrée sur 72 scénarios en fonction de différents protagonistes comme le loup, l’ogre, le tigre ou d’autres créatures et les ruses utilisées pour berner les victimes ainsi que le sort de ces dernières.

Cette étude a aussi permis de démentir une théorie répandue selon laquelle la version la plus ancienne du petit chaperon rouge était née dans la tradition orale chinoise avant de se répandre en Occident par la route de la soie.

«Ma recherche montre l’opposé, à savoir que la version chinoise est dérivée des traditions orales européennes», affirme le chercheur.

«Les Chinois ont en fait mélangé le petit chaperon rouge, le loup et les sept chevreaux et des contes du folklore local pour créer une nouvelle version hybride», explique-t-il.

http://www.lapresse.ca