L’animal le plus long du monde viendra-t-il à bout des cafards?


Une solution pour se débarrasser les blattes ? Le ver lacet est considéré comme l’animal le plus long au monde avec ses 55 mètres. Il dégage un mucus qui toxique qui s’attaque aux cellules qui serait mortel pour les cafards
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L’animal le plus long du monde viendra-t-il à bout des cafards?

 

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Couic | Steve Snodgrass via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Le mucus du ver lacet contient une toxine mortelle pour le plus résistant des nuisibles.

 

Le ver lacet (Lineus longissimus) est une bestiole très cocasse. Considéré comme l’animal le plus long du monde –il peut mesurer jusqu’à 55 mètres, pour seulement 5 à 10 millimètres de diamètre–, il a un cerveau, mais pas de poumons. Comme beaucoup d’autres créatures marines, le ver respire directement à travers sa peau. L’animal est carnivore et se nourrit de crustacés, de mollusques ou de ses congénères. Il se déplace grâce à un mucus puant et bourré de substances venimeuses.

Vert lacet | Dr Mary Gillham Archive Project via Flickr CC License by

Dans ce mucus, des scientifiques, menés par Ulf Göransson de l’université d’Uppsala (Suède), viennent d’identifier des protéines toxiques –les némertides-alpha–, qu’ont en commun seize espèces cousines du ver lacet, les némertes.

La propriété de ces toxines, c’est de s’attaquer à la paroi de la cellule et plus précisément aux canaux gérant son afflux en sodium. Beaucoup d’activités vitales –comme la communication nerveuse– dépendent du bon fonctionnement des canaux sodiques.

Ce qui pourrait s’avérer mortel pour les blattes, soit l’un des nuisibles les plus increvables au monde. Les chercheurs ont en effet injecté de petites quantités de némertides dans des crabes verts (Carcinus maenas, une espèce invasive) et des cafards (Blattella germanica, responsable de 90% des infestations en Europe) pour observer qu’elles les tuaient ou, a minima, les paralysaient à vie.

Chez les humains, les propriétés urticantes du mucus des némertes sont connues depuis le XVIe siècle.

http://www.slate.fr/

La peau, miroir du stress ?


La peau, le plus grand organe du corps nous protège contre beaucoup d’agression, mais elle n’est pas infaillible, elle peut réagir bien sûr a des allergies, avoir des problèmes génétiques ou inflammatoires, ce pendant le stress peut faire apparaitre l’urticaire, le psoriasis, et même le zona
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La peau, miroir du stress ?

 

Africa Studio/shutterstock.com

Organe à part entière, la peau protège des agressions de l’extérieur. Mais accumule aussi les toxines et autres substances sécrétées en cas d’émotions. Ainsi l’épiderme serait capable de révéler un sentiment de honte ou de tristesse. Et le stress se traduirait par certaines inflammations typiques de la peau.

« Organe tactile – excréteur, la peau est un véritable magasin de stockage : sa riche vascularisation en fait une usine subtile intervenant dans de multiples transformations », décrit Alain Libes dans son ouvrage « Les clés du corps ».

L’expression du cortisol, hormone du stress, est connue pour accélérer le processus de vieillissement cutané, en faisant apparaître ridules et rides. Mais qu’en est-il du risque de maladies ?

Urticaire, zona… = stress ?

Multifactoriel, l’urticaire peut se déclencher sous l’effet d’une allergie. Comme  il s’agit d’un syndrome, il peut aussi être provoqué par d’autres causes dans les cas de l’urticaire de contact, de l’urticaire solaire, de l’urticaire alimentaire ou de l’urticaire médicamenteux. Mais ces plaques rouges irritantes peuvent aussi se déclencher sous l’effet d’un stress. Dans ce cas, la situation peut durer car cette anxiété altère la capacité à supporter ces sensations urticantes.

Maladie infectieuse provoquée par le même virus que celui de la varicelle, le zona peut se déclencher sous l’effet d’un stress, d’épisodes de fatigue et d’affaiblissement du système immunitaire. Il se traduit par l’apparition de plaques rouges sur lesquelles se forment des vésicules blanches. Ces plaques se transforment ensuite en croûte pour se dessécher dans les 5 à 10 jours.++

Lutter contre les clichés

Contrairement aux idées reçues, le vitiligo ne s’explique pas par un stress ou une fragilité psychologique. Caractérisée par une dépigmentation cutanée, cette atteinte est classée parmi les maladies auto-immunes.

Le psoriasis peut provoquer du stress, et se déclencher sous l’effet d’un traumatisme. En effet ces ressentis stimulent la sécrétion de neuromédiateurs par le système nerveux, à l’origine de l’inflammation. Mais le psoriasis ne provient pas spécifiquement d’une anxiété accrue. D’origine inflammatoire ou génétique, le psoriasis correspond en fait à un renouvelle très accéléré de la peau, 4 à 5 jours contre 3 à 4 semaines dans le  cas normal. Ce phénomène provoque la formation de squames (petits morceaux de peau) sous forme de taches blanches, notamment au niveau des genoux et des coudes.

  • Source : Les clés du corps, Alain Libes Editions Michel Grancher, 22 euros. SOS peau au naturel, pour une peau saine et apaisée, Julien Kaibeck et Annie Casamayou, Editions quotidien malin, 15 euros. http://www.dermato.net, site consulte le 23 janvier 2018
  • Ecrit par : Laura Bourgault – Edité par : Dominique Salomon

https://destinationsante.com

Ce mille-pattes géant tue des proies 15 fois plus grosses que lui


Heureusement, du moins pour le moment, nous n’avons pas ce genre de chenille sur notre territoire. Malgré qu’elle n’est que 20 cm, elle peut s’attaquer a des animaux 15 fois plus grosse qu’elle. Si elle mord un humain, il faut prendre la direction hôpital, car son venin attaque le coeur, peut nécroser des tissus et peut causer aussi la mort
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Ce mille-pattes géant tue des proies 15 fois plus grosses que lui

 

Marie-Céline Ray
Journaliste
 
 

Grâce à une toxine que des chercheurs viennent de mettre en évidence, un mille-pattes géant (Scolopendra subspinipes mutilans) peut paralyser des proies bien plus grosses que lui, comme des lézards. Son venin crée des dégâts dans les systèmes cardiovasculaire et nerveux des animaux.

En général, les prédateurs s’attaquent à des proies plus petites qu’eux, car c’est plus simple à attraper. Pourtant, certains animaux n’ont pas peur de s’en prendre aux plus gros. Ils sont alors souvent dotés d’un venin qui leur permet d’immobiliser ces proies volumineuses, et qui leur sert également à se défendre contre des prédateurs.

Ainsi, le venin des serpents cible le système nerveux ou circulatoire de leurs proies ; les araignées, les scorpions et les escargots marins immobilisent souvent leurs proies avec des venins qui agissent sur le système nerveux. Mais le mécanisme par lequel les mille-pattes neutralisent leurs proies est moins étudié.

Le saviez-vous ?

Les mille-pattes sont des invertébrés de la famille des myriapodes. Scolopendra subspinipes mutilans est aussi parfois appelé « mille-pattes du Vietnam ».

Sur l’Homme, une morsure de mille-pattes peut entraîner de l’hypertension, une ischémiecardiaque, la nécrose de tissus, voire le décès : tous ces symptômes semblent prendre pour cible le système cardiovasculaire. À Hawaï (États-Unis), les morsures de mille-pattes sont fréquentes et conduisent de nombreux patients aux urgences.

Le mille-pattes Scolopendra subspinipes mutilans pèse environ trois grammes et mesure 20 cm de long. Il vit dans des forêts, des terres agricoles, mais aussi des villes dans l’est de l’Asie. En 30 secondes, ce mille-pattes peut tuer une souris de 45 grammes, soit 15 fois plus grosse que lui. Une équipe chinoise a purifié les toxines du venin de ce mille-pattes. Les chercheurs ont ensuite testé ces toxines une à une.

 

Le mille-pattes Scolopendra subspinipes mutilans pèse environ trois grammes et mesure 20 cm de long. © Yasunori Koide, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Le mille-pattes Scolopendra subspinipes mutilans pèse environ trois grammes et mesure 20 cm de long. © Yasunori Koide, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

La toxine cible des canaux potassium des cellules du cœur ou du cerveau

Les scientifiques ont trouvé que l’une des toxines, appelée Ssm Spooky Toxin (SsTx), agissait sur des canaux à potassium (K+) de la cellule. Ces cinq canaux de la famille des canaux KCNQ jouent un rôle important dans le cerveau et le cœur : ils sont essentiels pour la transmission de messages nerveux ou pour le maintien du rythme cardiaque.

L’injection de la toxine identifiée dans la peau du dos d’une souris entraînait une nécrose des tissus. En revanche, sans cette toxine, le venin n’était pas aussi mortel. La toxine SsTx semblait donc responsable en grande partie de la toxicité du venin, même si elle n’était probablement pas la seule à agir sur l’organisme des proies.

 

Le venin des araignées, comme celui des veuves noires, peut aussi être toxique pour l’Homme. © ondreicka, Fotolia

Le venin des araignées, comme celui des veuves noires, peut aussi être toxique pour l’Homme. © ondreicka, Fotolia

Comme la toxine ciblait des canaux spécifiques, les scientifiques pensent qu’il serait possible de créer un traitement anti-venin en utilisant des molécules pouvant ouvrir ces canaux. Ainsi, ils ont montré que la rétigabine ouvrant les canaux KCNQ2 et KCNQ3 peut neutraliser le venin du mille-pattes. La rétigabine est un médicament déjà utilisé dans le traitement de l’épilepsie. Aujourd’hui, il n’existe aucune thérapie disponible contre les morsures du mille-pattes. Ces résultats paraissent dans la revue Pnas.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Un mille-pattes géant vivant en Asie peut tuer des proies 15 fois plus grosses que lui.
  • Son venin contient une toxine puissante qui cible des canaux potassium.
  • Une molécule ouvrant ces canaux potassium pourrait servir d’anti-venin.

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Du venin pour traiter le diabète, l’obésité et les allergies Dans le sud de la Belgique, une équipe de recherche travaille sur un sujet un peu particulier. En utilisant du venin prélevé sur des animaux sauvages, des scientifiques espèrent développer des traitements contre le diabète, les allergies ou encore l’obésité. La chaîne Euronews nous en dit plus au cours de cet épisode de Futuris.

https://www.futura-sciences.com/

Les tatouages peuvent se révéler dangereux pour la santé même 15 ans après leur réalisation


Ce n’est pas la première fois qu’on parle des risques des tatouages, ce qui est surprenant, c’est que des effets secondaires peuvent se faire sentir des années après a cause de la toxicité de l’encre et que le corps cherche a le rejeter et provoque une inflammation
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Les tatouages peuvent se révéler dangereux pour la santé même 15 ans après leur réalisation

 

GETTY IMAGES

Les tatous peuvent s’infecter 15 ans après

 

Les tatouages peuvent se révéler dangereux pour la santé même 15 ans après leur réalisation.

Tout le monde se soucie de la propreté des salons de tatouages et des aiguilles utilisées, mais personne n’attache d’importance à la composition chimique des encres, alors qu’on devrait – note l’un des auteurs de l’étude Hiram Castillo au ESRF (European Synchrotron Radiation Facility) comme le rapporte The Télégraph.

Tout est parti d’une patiente australienne qui redoutait un cancer en découvrant des ganglions lymphatiques enflammés. Après analyse des tissus, le problème s’est avéré bénin. L »inflammation était la conséquence directe des réactions chimiques de son corps pour expulser les toxines présentes dans son tatouage – comme le raconte The Telegraph. Les médecins Royal Prince Alfred Hospital en ont déduit et conclu qu’un tatouage peut s’infecter des années après. Dans son cas à elle, 15 ans après.

Les encres en question

Certaines encres peuvent même contenir des conservateurs ou même contenir du nickel, du chrome, du manganèse ou encore du cobalt.

« On savait déjà que les pigments des tatouages pouvaient voyager jusqu’à la lymphe, la preuve les ganglions lymphatiques sont teintés de la couleur du ou des tatouages » – explique Bernhard Hesse de la même étude.

Et la réponse du corps ? C’est d’éliminer les corps étrangers. Ce que l’on ne sait pas, c’est comment il va procéder à un niveau cellulaire.

Même des années après, un tatouage peut donc s’infecter.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Les maladies du rein chez les chiens et chats âgés


Les chats et les chiens vivent plus longtemps donc, il est normal qu’on rencontre plus de maladies en relation avec le vieillissement. Ils peuvent entre autres avoir un dysfonctionnement de l’appareil urinaire et s’il n’est pas soigné le rein sera détruit
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Les maladies du rein chez les chiens et chats âgés

 

    Lorsqu’ils vieillissent, nos animaux domestiques rencontrent fréquemment des dysfonctionnements de l’appareil urinaire. Ces dérèglements touchent le plus souvent les reins qui sont des organes très fragiles, notamment chez le chat. Ce vieillissement anormal des reins conduit inexorablement à destruction de l’organe et à la mort si on ne le stoppe pas.

    Qu’il intervienne chez un chien ou chez un chat, ce vieillissement des reins se manifeste de la même façon. Mais pour des raisons encore mal connues, les chats développent facilement une insuffisance rénale en vieillissant. Cela signifie que le rein devient peu à peu incapable d’assumer son rôle principal, c’est-à-dire d’éliminer les déchets de l’organisme. Par un mécanisme complexe, le vieillissement anormal du rein s’auto-aggrave et s’auto-accélère. Il faut donc agir vite.

    Pour agir à temps, voici quelques conseils qui vous permettront d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard :

    1. Surveillez le poids de votre vieil animal

    En effet, les premiers symptômes de la maladie rénale peuvent ne se traduire que par une diminution progressive, légère mais constante du poids. Un vieux chat en bonne santé est un chat au poids stable. Un vieux chien ne doit ni maigrir ni grossir sans raison apparente.

    2. Surveillez la quantité d’eau bue par votre animal

    Un chat en bonne santé est un chat qui boit peu. Rappelons-nous que notre chat domestique est issu d’ancêtres qui vivaient en Afrique et qui s’étaient adaptés au désert. Si votre matou se met à boire anormalement, c’est que ses reins ne fonctionnent plus bien ; paradoxalement (et contrairement à ce qui se passe chez nous les humains), un chat qui boit et urine beaucoup est un chat qui ne va pas bien. Je vous suggère de contrôler ce dérèglement en mesurant la quantité d’eau bue ou en observant votre animal (qui va rester plus longtemps près de son bol d’eau, ou refaire pipi à l’intérieur la nuit) ou encore en changeant sa litière (anormalement sale).

    3. Surveillez l’appétit de votre vieux compagnon

    Lorsque la maladie s’aggrave, les toxines habituellement éliminées par l’urine, ne le sont plus (l’urine est de plus en plus claire). Elles restent dans le sang où elles vont peu à peu empoisonner l’animal. Cette « intoxication » par l’urée (une des toxines les plus connues) va se traduire par une baisse de l’appétit s’expliquant par la présence d’une gastrite (se manifestant sous la forme de vomissements, ou d’un appétit de plus en plus capricieux), d’une mauvaise haleine et de lésions buccales.

    4. Surveillez l’état général de votre animal

    Une fatigue anormale (ce n’est pas parce que votre animal est vieux qu’il doit être fatigué) se manifestant par une somnolence quasi permanente peut très bien révéler le lent travail de sape de l’urée sur le cerveau. Enfin une détérioration du pelage se traduisant par un poil piqué, en amas doit aussi vous alerter.

    Plus vous interviendrez tôt dans le cours de la maladie et plus vous serez efficace dans son contrôle. Le plus sage étant d’opter pour la réalisation annuelle d’un bilan de santé gériatrique à partir de 10 ans pour les chats et de 7 ans pour les chiens.

    En effet, la maladie rénale se traduit assez vite par une élévation de certains paramètres sanguins que le vétérinaire peut mesurer par une simple prise de sang. Mais attention, lorsque les marqueurs du fonctionnement rénal sont dans le rouge, le rein a déjà été détruit de plus des ¾ de sa substance ; il est grand temps d’intervenir.

    Face à la maladie rénale : que faire ?

En France nous ne disposons pas de centre de dialyse comme il en existe pour nous, les humains. Il nous faut donc absolument intervenir le plus tôt possible dans l’histoire de la maladie pour ralentir son développement.  Ainsi lorsque vous avez observé un changement dans le mode de vie ou l’allure de votre animal, que vous avez alerté votre vétérinaire et que ce dernier a pu diagnostiquer le début d’une maladie rénale, il est temps d’agir :

  • D’abord par l’alimentation : c’est un moyen essentiel et efficace de lutter contre la progression du vieillissement rénal anormal. Votre vétérinaire vous conseillera la meilleure alimentation en fonction du stade de l’insuffisance rénale. Il s’agira le plus souvent d’une alimentation industrielle (boite ou croquette) très performante dans le contrôle du vieillissement rénal. Vous pourrez enrichir cette ration en lui ajoutant des acides gras oméga 3 dont on a découvert récemment qu’ils participaient activement à la lutte contre la destruction rénale : vous les trouverez dans les sardines, l’huile de Colza (une cuillère à café par jour) ou des compléments alimentaires spécifiques.

  • Ensuite par un traitement médical que votre vétérinaire vous prescrira. De nouvelles molécules permettent aujourd’hui de garantir de très bons résultats. Il vous appartiendra de vous assurer de la prise quotidienne de ce traitement qui existe en gouttes ou en comprimés. Il assure un ralentissement notable de la vitesse de destruction du rein.

  • Par un contrôle régulier de votre animal, de son poids, de son appétit, et de sa quantité d’eau bue. Toutes ces précautions vont pouvoir empêcher la survenue d’une crise d’insuffisance rénale aigue : « la crise d’urée ». Pour éviter d’être confronté à cette terrible crise, alertez votre vétérinaire au moindre risque de déshydratation : petite gastro-entérite, rhume passager, canicule, fugue… si vous ne réagissez pas vite, il faudra hospitaliser votre animal et le mettre sous perfusion pendant plusieurs jours pour essayer de libérer son corps de cette urée qui l’empoisonne. Une autre solution pour prévenir ce terrible déséquilibre est d’anticiper la crise en amenant votre animal une fois tous les deux ou trois mois chez le vétérinaire pour qu’il le rééquilibre grâce à une perfusion qui peut durer entre 24 et 48H.

En conclusion, n’oubliez pas que le maître mot des maladies rénales liées à l’âge, c’est prévention. Dès les premiers signes observés, dès les premières anomalies constatées lors du bilan de santé gériatrique annuel, il faut agir en freinant la course de la maladie par une alimentation et un traitement adapté. Ainsi protégé, votre compagnon pourra de nouveau espérer vivre longtemps en pleine forme.

Dr Boudaroua
Docteur Vétérinaire à Solliès-Pont dans le Var (83)

Par Elisa GorinsCrédits photo :Shutterstock

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3 tendances à éviter en matière de nutrition


Le Web renferme de solution miracle pour manger sainement, désintoxiquer, nettoyer, maigrir que ce soit des régimes, des cures, des aliments particuliers qui guériraient les pires maladies, prétextant que cela ferait perdre de l’argent aux géants de la médication. Quoi qu’il en soit, scientifiquement, ces tendances en nutrition ne sont pas prouver et peuvent même faire plus de mal que de bien. Dans l’article même un des régimes est en prison pour pratiquer la médecine sans autorisation et son régime pour les cancéreux ne fonctionne pas
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3 tendances à éviter en matière de nutrition

 

Dylan MacKay

Conseiller expert auprès de EvidenceNetwork.ca et biochimiste nutritionnel au Richardson Center for Functional Foods and Nutraceuticals du département des sciences de la nutrition humaine à l’Université du Manitoba, à Winnipeg.

Si vous cherchez à obtenir des conseils de santé dans les médias, vous constaterez la grande confusion créée par toutes les «sciences de la nutrition». Le beurre est-il bon ou mauvais pour la santé? Faut-il prendre un petit déjeuner ou non? Doit-on manger comme un homme des cavernes? Ou comme un oiseau?

Les faits alternatifs ne sont pas un phénomène nouveau dans le domaine de la science nutritionnelle. Dommage que tant de gens s’y laissent prendre!

Heureusement, il est encore possible de s’appuyer sur des preuves scientifiques pour séparer le bon grain (le blé, par exemple, est bon à consommer, à moins d’avoir la maladie coeliaque) de l’ivraie. Voici donc trois tendances nutritionnelles à éviter, selon les meilleures données probantes.

1. Rester loin de la désintoxication ou du nettoyage

N’importe quelle personne qui vend un régime, un jus ou autre chose pour vous aider à «désintoxiquer» ou «nettoyer» votre métabolisme dépasse les limites de ce qui est prouvable.

Le concept de «désintoxication» ou de «nettoyage» repose sur l’idée que nos corps sont remplis de «toxines» qui nous rendent malades et qui doivent être éliminées. Il suffit de demander de quelles toxines il faut se débarrasser et vous obtenez comme réponse du vent.

Les scientifiques comprennent depuis fort longtemps que le corps humain a développé des moyens sophistiqués pour détoxifier naturellement le corps et excréter les substances indésirables. Certaines des substances dont nous devons nous départir sont créées par nos fonctions corporelles normales (bilirubine, urée), certaines sont ingérées volontairement (drogues, alcool) et d’autres proviennent de notre environnement (polluants, métaux lourds).

Les voies de détoxication dépendent de la substance, mais comprennent généralement la conversion en une forme moins toxique ou font appel à la liaison avec les protéines, ce qui les rend plus faciles à excréter dans l’urine ou le tractus gastro-intestinal.

2. Éviter le régime acido-basique

Un des plus grands promoteurs de régimes acido-basiques est actuellement en prison pour avoir pratiqué la médecine sans permis, et ces régimes, souvent proposés aux patients atteints de cancer, ne fonctionnent tout simplement pas.

Les régimes au pH alcalin favorisent la consommation d’aliments «alcalins» et limitent la consommation d’aliments acides, alléguant ainsi que l’acidité peut s’accumuler dans le corps et avoir un effet nocif.

Or, le pH de notre corps n’est pas influencé par ce que nous mangeons, car nous serions déjà tous morts. Nos protéines se dénaturaient et les enzymes importantes de notre corps seraient inhibées.

Heureusement, le pH est étroitement contrôlé par le corps (de 7,35 à 7,45). Il s’agit d’un processus appelé l’équilibre acido-basique. Les valeurs en dehors de cette fourchette sont causées par de graves problèmes de santé, comme l’acidose diabétique ou une maladie rénale, et non pas en mangeant trop de fruits.

Les gens qui font la promotion de régimes pour équilibrer le pH ou de régimes alcalins ont tout à fait tort et sont sans vergogne. Ignorez-les, car ces conseils prodigués par des personnes qui échoueraient à leur cours de biochimie 101 sont sans valeur.

3. Les thérapies intraveineuses et les nutriments

Les thérapies intraveineuses (IV) qui fournissent des vitamines, des minéraux et des acides aminés par voie intraveineuse sont commercialisées pour à peu près n’importe quelle fin : la gueule de bois, le système immunitaire, la capacité athlétique et le cancer.

Des célébrités et des athlètes font la promotion de ces thérapies intraveineuses, et elles sont allègrement vendues par votre fournisseur de soins de santé «alternatif» du quartier. Le problème c’est qu’il n’existe aucune preuve de leur efficacité, et elles peuvent même être dangereuses.

Ces thérapies posent un risque d’infection et peuvent causer une toxicité potentielle en raison du contournement du processus de digestion normal.

En médecine, la nutrition par intraveineuse existe; il s’agit de la nutrition parentérale totale, mais elle est de mise seulement si vous êtes très malade ou avez une condition qui vous empêche d’absorber correctement les nutriments.

Les scientifiques savent que les nutriments ou les aliments doivent être consommés et non injectés directement dans nos veines, même le café. Aussi, parlant de café, vous devriez nous en tenir à le consommer par la bouche.

Après tout cela, qu’est-ce qui est bon pour nous? Que devrions-nous manger?

Les preuves nous indiquent qu’une saine alimentation comprend des légumes, des fruits, des noix, des haricots en quantité raisonnable. Vous pouvez faire beaucoup de choses pour aider votre corps à rester en bonne santé sans avoir à débourser d’importantes sommes. Évitez le tabac, gardez la forme physique et soignez votre sommeil.

Oui, c’est plutôt ennuyeux si on compare cela au jus magique.

Une dernière suggestion pour rester en bonne santé: restez loin des fournisseurs de services qui vendent des thérapies de désintoxication, de nettoyage ou de nutrition par intraveineuse. N’allez pas sur leurs sites Web, n’aimez pas leur page, ne partagez pas leurs messages et n’achetez pas leurs livres.

Les vrais amis ne laissent pas leurs amis se faire duper par de «faux nutritionnistes».

http://quebec.huffingtonpost.ca

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Le poisson qui shoote ses prédateurs .


Un poisson qui sait se défendre. Avec ces crocs, il injecte son venin qui comprends 3 toxines, étrangement quand il mord, il n’y a pas de douleur, cependant, c’est assez pour fuir devant son prédateur qui est incapable de continuer sa chasse
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Le poisson qui shoote ses prédateurs

 

poisson venimeux

Meiacanthus nigrolineatus nageant dans les eaux de la mer Rouge.

RICHARD SMITH/OCEANREALMIMAGES

Quand il est attaqué, ce petit poisson injecte un venin qui désoriente et affaiblit ses prédateurs.

CROCS. Les blennies sont une famille de poissons benthiques répartis dans toutes les mers. Ils sont généralement de petite taille (environ 5 cm), très colorés et parfois striés. Certaines espèces sont appréciées des aquariophiles et d’autres se caractérisent par la présence au niveau de la mâchoire inférieure de deux canines surdimensionnées, qui forment de véritables crocs. Ces poissons là, comme le Meiacanthus nigrolineatus qui vit en mer rouge se servent de leurs deux dents pour injecter du venin et ainsi se défendre face aux prédateurs (essentiellement des mérous).

Les crocs d’un Meiacanthus grammistes. Crédit : Anthony Romilio.

Trois toxines pour s’échapper

Mais contrairement à la plupart des autres poissons venimeux (plus de 2000 espèces le sont et la plupart via des épines dorsales), la morsure du Meiacanthus est indolore affirment dans la revue Current Biology des chercheurs australiens de l’université du Queensland. Ils ont réussi à prélever le venin en faisant mordre des cotons-tiges aux poissons puis l’ont injecté à des souris. Ces dernières n’ont pas manifesté de signes de douleur :

« Que le venin des blennies à crocs soit indolore chez les souris a été une grande surprise. La plupart des poissons venimeux provoquent chez les mammifères des douleurs violentes et immédiates » explique Bryan Fry, un des auteurs de la publication.

L’analyse du venin a révélé la présence de trois toxines différentes. Aucune des trois n’est retrouvée chez d’autres familles de poisson. Il s’agit d’un neuropeptide similaire à celui de certains escargots venimeux, d’une enzyme retrouvée dans le venin des scorpions et des serpents et d’un composé proche des substances opiacés utilisés pour soulager la douleur comme le fentanyl ou l’oxycodone. Les chercheurs supposent que lorsqu’il est attaqué, le Meiacanthus se défend en mordant son agresseur et injectant son venin qui provoque une chute de tension et laisse le prédateur dans un état d’hébétude, incapable de poursuivre sa proie qui peut alors aisément s’échapper. 

https://www.sciencesetavenir.fr/

L’eau au citron aide-t-elle vraiment à perdre du poids ?


On voit souvent des aliments miracles qui a eux seuls peuvent amincir, débarrasser de nos toxines etc.. L’eau citronnée en fait partie. Pour ma part, si je met du citron dans l’eau, c’est pour changer le goût de l’eau de la ville et pas pour autre chose. De toute manière, il faudrait prendre beaucoup de citron pour avoir l’effet désiré et mettrait l’émail de nos dents en péril
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L’eau au citron aide-t-elle vraiment à perdre du poids ?

 

Boire un verre d’eau avec le jus d’un citron chaque matin avant le petit déjeuner serait un secret de minceur pour certaines personnes. Mais peut-on vraiment perdre des kilos en consommant cette boisson ?

Certaines célébrités ne jurent que par leur verre d’eau tiède mélangé à du jus de citron dès le réveil. Ce rituel serait leur secret de jouvence, de bonne mine et… de minceur. Lorsque les adeptes de l’eau au citron en vantent les mérites, ils parlent d’élimination des toxines, de réduction de l’appétit et de diminution de l’absorption des graisses.

« Le problème est que ça ne marche pas comme ça. En fait, l’eau au jus de citron laisse de côté la partie la plus efficace de ce fruit », expliquent les experts du site britannique Time.

Les mérites de cette boisson trouveraient fondement dans une étude japonaise de 2008, menée sur des souris. Les chercheurs ont observé, effectivement, une baisse de l’absorption des graisses chez les rongeurs ayant consommé du citron. Mais ces résultats n’ont pas été vérifiés chez l’être humain, et les souris ont mangé du zeste de citron, pas le jus. Si nous consommions autant de zeste de citron dans notre alimentation, expliquent les spécialistes, l’acide risque d’abîmer sérieusement l’émail de nos dents.

S’hydrater plus sainement

Mais consommé avec modération, le citron reste un aliment bénéfique. C’est une bonne source de vitamine C et de pectine, une fibre alimentaire. Ces deux nutriments sont associés à une baisse des risques d’obésité, mais pas assez pour aider à modifier le poids d’une personne. L’eau au citron n’est donc pas la boisson miracle pour perdre quelques kilos, mais un verre de temps en temps ne fait pas de mal au métabolisme.

Elle présente également un autre avantage important : elle peut aider les personnes qui n’aiment pas boire de l’eau, et qui consomment beaucoup de soda, à s’hydrater de façon plus saine, à condition de ne pas rajouter du sucre dans le verre. Alors n’hésitez pas à découper quelques rondelles de citron bio pour les plonger votre carafe d’eau, mais privilégiez une alimentation équilibrée et la pratique d’exercice physique pour rester en forme.

http://www.santemagazine.fr/

L’énigme du litchi tueur d’enfants en Inde résolue


Le litchi est un fruit exotique qui est très gouteux et très bon. Je trouve qu’il goûte la rose. Sauf que ce fruit contient des toxines qui peuvent être dangereuses chez les enfants qui en mangent le ventre vide.
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L’énigme du litchi tueur d’enfants en Inde résolue

 

L'énigme du litchi tueur d'enfants en Inde résolue

Le litchi, un fruit plus dangereux qu’on ne le croit.Photo Fotolia

Cela fait près de vingt ans que l’État du Bihar, au nord-est de l’Inde est frappée chaque année à la même période par une épidémie inexpliquée d’encéphalopathies infantiles aiguës. Des chercheurs indiens et américains ont fini par résoudre cette énigme mortelle.

«Comment est-il possible que le litchi, ce délicieux fruit tropical, puisse provoquer une encéphalopathie hypoglycémique fatale chez l’enfant?», se questionnaient les chercheurs National Centre for Disease Control de Delhi.

Pendant des années, une maladie mystérieuse a causé de nombreux décès d’enfants en Inde. La ville de Muzaffarpur dans le Bihar au nord du pays a été particulièrement touchée. En mai ou juin de chaque année, de nombreux jeunes enfants commençaient à manifester des symptômes de fièvre, suivis de convulsions avant de plonger dans un coma souvent mortel.

Sur les 390 enfants admis dans les hôpitaux après avoir montré des symptômes de la maladie du 26 mai au 17 juillet en 2014, 122 sont morts. Soit près d’un tiers.

UN FRUIT AUX TOXINES DANGEREUSES

Dans leur enquête publiée dans le journal scientifique The Lancet Global Health, les chercheurs ont montré que les victimes avaient mangé du litchi le ventre vide. Beaucoup de parents des enfants tombés malades ont indiqué que ces derniers avaient mangé des litchis dans les vergers voisins. N’ayant plus faim, les enfants sautaient alors le souper.

Après avoir écarté les hypothèses d’une épidémie due à la chaleur et des infections portées par les rats ou les chauves-souris, les chercheurs ont découvert que les litchis contenaient deux toxines: de l’hypoglycine et de la MCPG (méthylène cyclopropyl-glycine), responsables d’altérer le mécanisme de production de glucose par les acides gras dans le corps.

Ils en ont conclu qu’une hypoglycémie sévère prolongée par la présence des toxines de ce fruit exotique dans l’organisme était à l’origine de troubles neurologiques sévères.

Les chercheurs doivent encore déterminer la place de la génétique dans le développement de cette maladie. En attendant, les autorités locales recommandent aux enfants de la région de réduire leur consommation de litchis et de souper chaque soir.

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Les oiseaux toxiques sont bien la preuve que la nature veut votre mort


Certains oiseaux par leur alimentation deviennent toxiques qui peut faire du tort aux être humain possédant une mutation génétique alors que d’autres personnes ne ressentent aucun impact
Nuage

 

Les oiseaux toxiques sont bien la preuve que la nature veut votre mort

 

Un vilaine caille des blés du zoo de Varsovie. / Guérin Nicolas via WikimediaCC License by

Un vilaine caille des blés du zoo de Varsovie. / Guérin Nicolas via WikimediaCC License by

Megan Cartwright

Traduit par Peggy Sastre

Depuis des millénaires, ils nous empoisonnent.

Voici une énigme médico-légale: en Turquie, dix personnes mangent des cailles rôties un soir d’automne. Quelques heures plus tard, quatre convives se mettent à vomir. Ils se sentent de plus en plus faibles, leurs muscles se font de plus en plus douloureux. Aux urgences, on leur diagnostique une rhabdomyolyse – un syndrome pouvant être mortel et observé, durant la Seconde Guerre Mondiale, chez les survivants du blitz londonien écrasés sous les décombres.

Sauf que nous sommes en 2007 et qu’au lieu de subir les bombardements de la Luftwaffe, ces quatre hommes ont été victimes d’un volatile empoisonné.

La caille des blés tue quelques-uns de ses prédateurs humains – mais pas tous – depuis des millénaires. Mais cela fait seulement trois décennies que des chercheurs sont partis à la chasse d’oiseaux toxiques vivant en Amérique, en Australie ou en Nouvelle Guinée. Ces oiseaux secrètent des toxines rares et, selon des biologistes, demandent à être mieux étudiés à des fins médicales. Sauf que si ces oiseaux peuvent nous en apprendre beaucoup sur notre génétique, préviennent des scientifiques,

ils «disparaissent avec chaque hectare de forêt tropicale abattu, emmenant avec eux les joyaux de la toxinologie».

Dans la Bible, on parlait déjà des intoxications à la caille

Les quatre Turcs que les cailles auront rendu malades ne considèrent sans doute pas ces bestioles comme un joyau toxinologique, à l’instar des Israélites agonisant dans l’Ancien Testament après en avoir mangé. Dans le Livre des Nombres, on peut en effet lire:

«Comme la chair était encore entre leurs dents sans être mâchée, la colère de l’Éternel s’enflamma contre le peuple, et l’Éternel frappa le peuple d’une très grande plaie.»

Selon des historiens des sciences, le passage décrit une épidémie de coturnisme – une intoxication à la caille. Comme l’écrasement sous des décombres, cette intoxication provoque une rhabdomyolyse, soit la destruction rapide des muscles et une obstruction des vaisseaux sanguins par les cellules musculaires endommagées. Des débris cellulaires qui peuvent ensuite provoquer une insuffisance rénale, voire un choc septique mortel.

Si la Bible estime que l’empoisonnement des Israélites est un châtiment divin, des médecins antiques à l’instar de Galien allaient observer que ces intoxications à la caille survenaient le plus souvent en automne. En effet, comme le remarqua le précurseur de la médecine moderne, les oiseaux ne devenaient toxiques que lorsqu’ils mangeaient des graines de ciguë au cours de leur migration vers le sud de la Méditerranée – un périple pouvant les mener en Turquie.

Les observations de Galien furent remises au goût du jour en 1992, lorsque des biologistes américains essayèrent de comprendre pourquoi le pitohui bicolore était si puant et amer que les habitants de Nouvelle Guinée le surnommaient «l’oiseau poubelle». Lorsque les scientifiques examinèrent des spécimens de l’animal, ils trouvèrent que ses plumes et sa peau renfermaient des batrachotoxines, de dangereuses neurotoxines que l’on trouve aussi chez certaines grenouilles vénéneuses d’Amérique du Sud.

Mais la concentration en batrachotoxines n’était pas identique chez tous les oiseaux, ce qui laissait entendre que l’oiseau poubelle ne secrétait pas tout seul ses ordures, mais les récupérait autre part. En 2004, des biologistes retrouvent la trace de ces batrachotoxines dans des coléoptères dont raffolent les oiseaux. Ces insectes, de la famille des Melyridae, sont connus chez les habitants de Nouvelle-Guinée pour causer des brûlures lorsqu’ils se posent sur la peau. En mangeant les insectes, le pitohui saturait sa chair de batrachotoxines – et, au cours du temps, l’espèce avait développé une résistance contre ces toxines, résistance dont ses prédateurs sont dépourvus.  

Privilégiez le poulet, la salade verte et un grand verre d’eau

Comme d’autres animaux, le pitohui a découvert qu’en étant vénéneux, il éloignait les prédateurs et les parasites, et que l’alimentation pouvait être une source abondante de poison. Des sources qui varient: l’oie armée de Gambie mange des coléoptères riches en cantharidine, tandis que la gélinotte huppée d’Amérique du Nord et la colombine lumachelle d’Australie récupèrent leurs toxines dans des plantes. Quant à la caille des blés, elle trouve sa neurotoxine, la conicine, dans des graines de ciguë – toxine contre laquelle elle a développé une résistance, contrairement aux humains.

Ce qui nous ramène à notre première énigme: sur les dix mangeurs de caille, seuls quatre ont été atteints de rhabdomyolyse. Pourquoi la maladie n’a-t-elle pas touché tout le monde?

Parce que, pour certains poisons, des gens ont plus de risque de tomber malade s’ils sont porteurs de mutations génétiques spécifiques. A peu près 400 millions de personnes dans le monde sont porteuses d’une mutation qui fait que, lorsqu’elles mangent des fèves (sans forcément de foie ni d’excellent chianti), leurs globules rouges éclatent. D’autres mutations codant pour des enzymes hépatiques responsables de la métabolisation de l’éthanol font que des Asiatiques ont la peau qui rougit lorsqu’ils boivent de l’alcool, ou que d’autres ont immédiatement la nausée dès le premier verre. D’où l’hypothèse d’une susceptibilité génétique à la conicine pouvant expliquer que certaines personnes, et pas d’autres, tombent malades en mangeant de la caille, à l’image des quatre pauvres Turcs de notre histoire.

En attendant que la génétique de l’intoxication à la caille soit parfaitement décryptée, peut-être vaut-il mieux en rester au bon vieux poulet, préférer la salade verte plutôt que les fèves, et arroser le tout d’un grand verre d’eau.

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