De nouvelles études démontrent les effets secondaires des boissons énergisantes


Plus on fait des études sur les conséquences de boires des boissons énergisantes sur les jeunes, plus il serait important qu’ils ne soient pas aussi accessibles. Il semble plus les jeunes boivent régulièrement ces boissons, il y a des risques de dépendance à l’alcool ou la drogue quelques années plus tard. De plus, il est démontré que des maladies cardiovasculaires avaient un lien avec les boissons énergisantes.
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De nouvelles études démontrent les effets secondaires des boissons énergisantes

 

Les jeunes boivent de plus en plus de boissons énergisantes comparativement aux précédentes générations, et ils sont plus sujets à l’alcoolisme et à la toxicomanie.

C’est ce qu’affirme une étude de l’Université du Maryland publiée un peu plus tôt ce mois-ci.

Nous sommes quasiment tous conscients des dangers et des risques pour la santé qu’entraine une consommation régulière de boissons énergisantes.

Le rapport de 2014 de l’Organisation mondiale de la Santé indique qu’« une consommation accrue de boisson énergisante peut nuire à la santé publique, particulièrement chez les jeunes.»

Un peu plus tôt cette année, un jeune américain de 16 ans est mort d’une overdose de boissons caféinées et énergisantes.

Il semblerait qu’en fin de compte, consommer ce produit n’est pas bénéfique pour vous.

Une nouvelle étude conduite par des chercheurs au Centre de recherche pour la santé et le développement des jeunes adultes de l’Université du Maryland expose maintenant des faits encore plus inquiétants concernant cette boisson si populaire chez les jeunes.

Les chercheurs affirment que la boisson n’est que pas néfaste pour votre santé, mais les jeunes qui en boivent régulièrement peuvent développer une forme de dépendance à l’alcool ou la drogue plus tard dans la vie.

L’étude a été publiée dans le journal médical Dépendance à la Drogue et l’Alcool.

© Flickr/AustinKirk

Pendant quatre ans, les chercheurs ont suivi 1,100 étudiants ainsi que leur consommation de boissons énergisantes tout ce temps-là.

51.4 pour cent des participants étaient des consommateurs réguliers de boisson énergisante en grande quantité, alors que 20.6 pour cent ne prenaient aucune forme de boissons énergisantes.

17.4 pour cent étaient des buveurs occasionnels, alors que 10.4 pour cent en consommaient très peu et ce nombre diminuait au fils des années lors de l’étude.

L’une des conclusions auxquelles sont parvenus les chercheurs c’est que les jeunes qui consommaient les boissons énergisantes en grande quantité avaient plus de risques de consommer des stimulants de façon abusive et seraient plus sujets à l’alcoolisme.

Cela pourrait démontrer qu’à l’ avenir, les boissons énergisantes devraient tomber dans la même catégorie que le tabac et l’alcool.

Selon le journal canadien de la Cardiologie, les études ont également démontré que les maladies cardiovasculaires étaient grandement associées aux boissons riches en caféine.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que les boissons énergisantes devraient être catégorisées au même titre que la cigarette ou l’alcool et être tenues loin de nos enfants ?

 

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Des experts publient des directives aux jeunes pour l’usage de marijuana


Le gouvernement canadien veut légaliser le cannabis au pays, cependant, des recommandations ont été déposer pour ceux qui seraient plus vulnérables. Les femmes enceintes cela va de soit. Cependant, il n’est vraiment pas certain d’après moi que les personnes atteint de santé mentale suivre les directives tout comme ceux qui prennent la route ou au travail.
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Des experts publient des directives aux jeunes pour l’usage de marijuana

 

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott,... (PHOTO Ed Andrieski, ARCHIVES AP)

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, «accueille favorablement» la publication de ces directives qui, selon elle, «constituent, d’un point de vue scientifique, de l’information importante fondée sur des éléments probants pour aider les consommateurs de cannabis à réduire les risques de cette consommation».

PHOTO ED ANDRIESKI, ARCHIVES AP

 

La Presse Canadienne

L’Association médicale canadienne et des organismes de lutte aux dépendances approuvent les 10 directives élaborées par un groupe de travail pour une consommation «à moindre risque» de cannabis, qui pourrait être légalisé dès l’an prochain au Canada.

Les directives, destinées avant tout aux jeunes, ont été publiées dans la Revue américaine de santé publique. Comme première recommandation, le groupe de travail précise que l’usage de cannabis comporte des risques pour la santé, que l’on peut éviter en s’abstenant tout simplement d’en consommer; sinon, il vaut mieux attendre après l’adolescence.

On recommande par ailleurs aux femmes enceintes et à toute personne «vulnérable aux problèmes de santé mentale» d’éviter complètement le cannabis. On recommande aussi de trouver des produits de cannabis à faible risque, d’éviter les cannabinoïdes synthétiques, d’éviter de fumer du cannabis brûlé -ou du moins, d’éviter les «pratiques d’inhalation nocives» –, et de ne pas prendre de cannabis avant de conduire un véhicule motorisé ou d’utiliser une autre machine.

Ces directives ont été élaborées par la branche ontarienne de l’Initiative canadienne de recherche sur l’abus de substances, un organisme national financé par les Instituts de recherche en santé du Canada.

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, «accueille favorablement» la publication de ces directives qui, selon elle, «constituent, d’un point de vue scientifique, de l’information importante fondée sur des éléments probants pour aider les consommateurs de cannabis à réduire les risques de cette consommation».

Outre l’Association médicale canadienne, les directives sont approuvées par l’Association canadienne de santé publique, la Société médicale canadienne sur la dépendance, le Centre de toxicomanie et de santé mentale et le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances. Le Conseil des médecins hygiénistes en chef apporte son «appui de principe».

Le gouvernement fédéral a déposé en avril un projet de loi qui prévoit la légalisation de la marijuana à des fins récréatives. Les libéraux espèrent que cette loi sera en vigueur d’ici juillet 2018.

http://www.lapresse.ca/

L’excès d’alcool modifie le cerveau des adolescents


À l’adolescence, plusieurs aimes bien fêter et boire plus que de raison, sauf que leur cerveau peuvent en prendre un coup être plus susceptibles à la toxicomanie
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L’excès d’alcool modifie le cerveau des adolescents

 

Une consommation excessive d’alcool à l’adolescence modifie le développement du cerveau et le rend possiblement plus susceptible à la toxicomanie, selon des chercheurs finlandais.

Les chercheurs de l’Université de l’Est de la Finlande et de l’hôpital universitaire Kuoplo ont procédé à un examen par résonnance magnétique des cerveaux de jeunes adultes en santé, grands consommateurs d’alcool, qui étaient également de grands buveurs pendant leur adolescence.

Tous les participants réussissaient bien à l’école et aucun n’avait reçu de diagnostic d’alcoolisme. L’étude s’est étirée sur une période de dix ans, entre 2005 et 2015, pendant laquelle les sujets ont participé à trois études de prévalence.

L’imagerie par résonnance magnétique a permis de découvrir que deux régions du cerveau des adolescents grands buveurs contenaient moins de matière grise que le cerveau des adolescents légers buveurs qui ont servi de témoins.

La première région aide à contrôler les comportements impulsifs et son altération pourrait ouvrir la porte à la toxicomanie. Une altération de la deuxième région, par ailleurs, pourrait réduire la sensibilité aux effets néfastes de l’alcool.

Les chercheurs préviennent que ces changements sont possiblement réversibles si la consommation d’alcool est fortement réduite.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal médical Addiction.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

La police de l’Ohio veut que vous voyiez cette photo sur la toxicomanie


Me semble que c’est clair où tu décides de te droguer ou tu peux fonder une famille, mais les deux. Pour ma part, la drogue l’être humain plus qu’idiot
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La police de l’Ohio veut que vous voyiez cette photo sur la toxicomanie

 

ohio police heroin blur

Cette image choquante a été partagée mercredi sur la page Facebook de la police d’East Liverpool (au sud de Cleveland), jeudi.

 

Un garçon de quatre ans est assis sur le siège arrière d’un VUS. Il porte un chandail coloré orné de dinosaures.

Il fixe la caméra. Les deux adultes devant lui ont la bouche grande ouverte et ne montrent aucun signe de vie.

Ces parents, d’après la police de l’Ohio, font une overdose d’héroïne.

En guise d’avertissement.

«Nous jugeons nécessaire de montrer l’autre côté de cette horrible drogue. Nous voulons donner une voix aux enfants pris dans ces circonstances horribles», a déclaré la police d’East Liverpool sur Facebook.

«L’enfant sur cette photo ne peut parler, mais nous espérons que cette histoire puisse faire en sorte qu’une personne ayant la garde d’un enfant pense deux fois avant de s’injecter ce poison.»

ohio police heroin blur 2

D’après cette même publication Facebook, les autorités auraient aperçu un véhicule qui se déplaçait de manière erratique avant de s’arrêter au milieu de la rue.

L’homme au volant a déclaré aux policiers qu’il amenait sa femme à l’hôpital.

Le couple a finalement repris conscience et a été emmené à l’hôpital. Le garçon est en garde à vue des services aux enfants, selon un affidavit.

«Nous savons que cette photo pourrait offenser certaines personnes, et nous en sommes sincèrement désolés, mais cette image représente ce que voit au quotidien le public qui ne consomme pas», a ajouté le service policier sur Facebook.

Il a rappelé que l’héroïne est à l’origine de nombreux problèmes au sein de sa communauté.

Les deux parents font face à des accusations criminelles.

Ce texte a originalement été publié sur Le Huffington Post Canada, et a été traduit de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les animaux aussi prennent de la drogue


Il n’y a pas juste l’être humain qui se drogue, les animaux aussi, à la différence que la plupart des drogues sont la plupart naturelles. Certains n’ont l’effet euphorisant, alors que d’autres peuvent devenir hallucinogène et parfois dangereux pour l’animal
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Les animaux aussi prennent de la drogue

 

(Illustration d'un kangourou) En Australie et en Tasmanie, les wallabies s'introduisent dans les cultures de pavot somnifère et consomment ces fleurs à opium. ©Pixabay/ CC0 Public Domain/Unsplash(Illustration d’un kangourou) En Australie et en Tasmanie, les wallabies s’introduisent dans les cultures de pavot somnifère et consomment ces fleurs à opium. ©Pixabay/ CC0 Public Domain/Unsplash

Par Johanne-Eva Desvages

Des mammifères marins aux animaux sauvages ou domestiques, certaines espèces présentent des penchants toxicomanes…

FÉLINS. De tous les animaux consommant de la drogue, le chat est l’exemple le plus connu. Accros à l’herbe, les félins d’appartement sont particulièrement sensibles à la cataire, une plante connue pour avoir un effet euphorisant sur eux. Aussi appelée menthe-aux-chats ou herbe-à-chats, elle libère une molécule chimique qui active le déclenchement de phéromones sexuelles. En quelques minutes seulement, les chats vont se mettre à renifler, se rouler à terre, lécher ou se frotter contre des objets, faire des étirements, des sauts ou somnoler. Certains peuvent aussi se mettre à baver. Les chercheurs suggèrent également que les chats auraient des hallucinations. Des comportements de chasse soudains sans aucune proie à chasser ont en effet déjà été observés.

Les félins d’appartements ne sont pas les seuls à consommer des drogues. Alors que la cataire procure le même effet aux tigres, léopards et lynx, les jaguars préfèrent machouiller les feuilles d’une plante utilisée pour l’ayahuasca, un breuvage à base de lianes, aussi appelée yagé. Celles-ci, plus fortes que la cataire, contiennent de la diméthyltryptamine, une substance psychotrope qui provoque notamment de fortes hallucinations et une multiplication des sens.

Les vaches et moutons en quête de sensations fortes

Dans les montagnes rocheuses canadiennes, les moutons à cornes dévient souvent de leur trajectoire pour atteindre des coins où poussent les lichens hallucinogènes. Ils empruntent ainsi des corniches escarpées et des sentiers étroits, ce qui les met en danger de mort. Un article paru en 1991 dans Journal of Range Management évoquait déjà des moutons consommant de la drogue, et plus particulièrement des variétés américaines d’astragale et d’oxytropis.

Les animaux consommant régulièrement ces plantes « se sont progressivement intoxiqués », indiquaient les auteurs del’étude en 1991 : « les moutons présentaient souvent des convulsions involontaires soudaines lorsqu’ils tentaient de prendre une bouchée de fourrage. La tête tremblait et rentrait sous la poitrine dans un mouvement de pompage, et les paupières papillonnaient pendant quelques secondes avant que l’animal ne soit en mesure de se nourrir ». Beaucoup sont morts de cette intoxication. 

Les animaux, tels que le mouton ou la vache, consommant des variétés américaines de l’astragale (appelées locoweed), s’exposent à de graves problèmes neurologiques et physiques. Les femelles peuvent aussi transmettre les toxines à leurs petits via le lait. Aux Etats-Unis, plusieurs fermiers ont également rapporté l’intérêt de leurs vaches pour cette plante. Les premiers cas recensés d’intoxication chez les vaches remonteraient à 1873 en Californie. Le locoweed agirait sur elles comme un tranquillisant. Elles peuvent rester immobiles de longues heures après l’avoir mangé et ne réagissent plus aux perturbations alentours. S’il est difficile pour l’animal de s’arrêter de brouter après y avoir goûté, il s’agirait davantage d’une attitude sociale répandue que d’une addiction, d’après les auteurs d’une étude datant de 1994. Cette conclusion n’en demeure pas moins contestée.

Champignons hallucinogènes pour les caribous

Beaucoup de cervidés consomment des champignons hallucinogènes, parmi lesquelles les caribous et les élans. A la recherche de nourriture, ces animaux vont déterrer des amanites tue-mouches congelés sous la neige hivernale. Après les avoir mangées, ils présentent souvent un comportement similaire à l’ivresse. Des caribous ont notamment été observés se mettant à courir sans but et sans raison, secouant la tête et faisant du bruit. Les animaux ayant consommé des champignons hallucinogènes se détachent également de leur troupeau. Déboussolés, ils deviennent des cibles faciles pour leurs prédateurs.

L’urine des caribous ayant mangé des amanites contient des agents psychoactifs. Les animaux buvant cette urine vont alors être sous l’effet de la drogue comme s’ils avaient consommé des champignons hallucinogènes. Après avoir traversé le système digestif du cerf, les agents psychoactifs des champignons sont même encore plus puissants, et la plupart des produits chimiques qui causent des effets secondaires indésirables ont été filtrés. Ainsi, cela donne lieu à des affrontements entre les caribous pour s’imposer comme celui qui boira cette fameuse urine. Mais les animaux ne sont pas les seuls à la consommer. Certaines populations de Sibérie et Scandinavie la boivent également pour en recevoir les effets, rapporte Animal Cognition. 

L’opium des wallabies

En Océanie, alors que la procureure générale de Tasmanie, Lara Giddings, faisait état en 2009 d’une audition parlementaire sur la culture légale de pavot somnifère (espèce végétale produisant l’opium), elle a révélé le penchant des wallabies pour ces fleurs. Les animaux, habitués à brouter l’herbe, s’introduisent régulièrement dans les champs et mangent les pavots somnifères, mettant en péril les cultures.

Sous l’emprise de l’opium, ils sont complètement « perchés et tournent en rond. Puis ils tombent », indique la procureure.

Ce problème a déjà été observé avec d’autres animaux : « il y a eu beaucoup d’histoires sur les moutons qui ont mangé certaines fleurs après la récolte et qui se sont tous mis à faire des cercles », a déclaré Rick Rockliff, porte-parole des producteurs de pavot de Tasmanie.

Ces petites escapades au milieu des fleurs à opium peuvent néanmoins causer beaucoup de dégâts. Un problème pour l’Australie qui fournit la moitié de la production légale mondiale, destinée à fabriquer la morphine et autres analgésiques.

Du poisson-globe pour les dauphins ?

Mâchouiller un poisson pour entrer en transe, c’est une technique peu commune adoptée par les dauphins. En 2014, nous avions déjà relayé cette vidéo montrant ces mammifères se saisissant d’un poisson-globe et se le passer de bouche en bouche en le pressant avec leurs dents. Une technique visant à faire secréter au poisson une neurotoxine les mettant dans un état de bien-être. C’est cette même neurotoxine (de type tétrodotoxine) qui constitue un poison mortel pour l’homme si la chair du poisson fugu consommée est mal cuisinée. 

© Youtube/ JohnDownerProd

Mais si le zoologiste Robert Pilley maintient que les animaux, après avoir inhalé la substance, « ont commencé à agir de manière particulière » et notamment « à traîner à la surface en y pointant leur nez comme s’ils étaient fascinés par leur propre reflet », cet avis est pourtant contesté par d’autres biologistes.« Je ne trouve rien de particulier dans le comportement de ces dauphins. Selon moi, c’est une surinterprétation de ce qui ne peut être qu’un simple jeu avec le poisson », avait notamment déclaré à Sciences et Avenir Alexander Gannier, président du Groupe de Recherche sur les Cétacés.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Toxicos malgré eux


Une prescription pour la douleur, on peut s’y habituer assez vite et quand le médicament ne fait plus effet, on peut recevoir quelque chose de plus fort, puis un jour, c’est une dépendance aux antidouleurs. Dans les centres de désintoxication, ce n’est plus donc plus la même clientèle, mais des gens qui en principe n’auraient pas dû se retrouver dans cette situation
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Toxicos malgré eux

 

En quelques années, la clientèle des centres de traitement de la dépendance a... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Katia Gagnon
La Presse

En quelques années, la clientèle des centres de traitement de la dépendance a radicalement changé de visage.

«Avant, personne ne suivait un traitement pour la dépendance à 70 ans parce qu’il avait eu une hernie. On ne voyait jamais la mère de famille diagnostiquée pour le côlon irritable. Aujourd’hui, on voit un changement bord en bord dans notre pratique: c’est monsieur et madame Tout-le-Monde qui a mal au dos et qui a dérapé dans les antidouleurs.»

Les clients que la Dre Marie-Ève Goyer reçoit dans son bureau du Centre de recherche et d’aide pour narcomanes (CRAN) sont de plus en plus souvent à des années-lumière de l’image type du toxicomane, un drogué qui s’injecte de l’héroïne au fond d’une ruelle.

«J’ai eu une cliente hôtesse de l’air qui échangeait de petits services avec son voisin âgé qui avait une prescription d’opiacés. Elle descendait ses vidanges, par exemple, et il lui donnait des antidouleurs», illustre-t-elle.

Même au Québec, pourtant bon élève au Canada en ce qui a trait à la prescription de narcotiques, la consommation de médicaments antidouleurs a fait des ravages. Parlez-en à Sarah, qui nous a demandé de changer son nom. La jeune femme a commencé à prendre de la morphine en 2008, à la suite d’un accouchement qui a mal tourné.

«Ça m’a complètement scrapé le dos. Et c’est là que le bal des antidouleurs a commencé», raconte-t-elle.

D’opération en opération, les médecins lui prescrivent des antidouleurs de façon quasi continue pendant des années. Avant sa seconde opération au dos, elle s’aperçoit qu’elle ne peut plus se passer de la morphine.

«Au début, les médecins t’en prescrivent facilement. Mais un moment donné, ils finissent par voir le danger, et ils paniquent. Ils ne veulent plus t’en prescrire.»

Confronté à une conjointe qui souffre le martyre, le mari de Sarah lui trouve de la morphine sur le marché noir. Pour obtenir d’autres ordonnances, elle consulte d’autres médecins.

«Tu deviens rusé, tu prépares ton discours.»

 Elle se fait prescrire divers produits, toujours plus forts, jusqu’aux timbres de Fentanyl, un puissant opiacé.

«Un jour, je suis allée à l’hôpital et ils n’en revenaient pas que je sois sur les timbres: qu’est-ce que tu fais là-dessus? C’est pour les mourants, ces affaires-là!»

Jamais les médecins qui avaient Sarah devant eux n’auraient pu se douter qu’ils avaient affaire à une toxicomane. Coupe de cheveux étudiée, lunettes de designer, la jeune femme au nez mutin, qui a aujourd’hui 39 ans, a le look parfait de la jeune professionnelle.

Ordonnance: méthadone

Sarah a fini par aboutir dans le bureau de la Dre Marie-Ève Morin.

«Généralement, quand je reçois un patient, c’est qu’il n’y a plus aucun docteur qui veut les voir. Mais il y a toujours un médecin qui lui a prescrit ces médicaments au départ, sans nécessairement que le patient soit informé des risques… dit la Dre Morin. C’est pathétique! On a créé un problème.»

«Tous les jours, je vois des gens qui ont consulté pour une entorse lombaire et se sont fait prescrire des narcotiques, parfois puissants. Et une partie de ces patients a développé une dépendance. Il y a eu une dérive, c’est clair», dit le Dr Jean-Pierre Chiasson, directeur de la clinique Nouveau départ, où on traite ces nouveaux toxicomanes.

La solution se résume généralement en un mot pour ces patients morphinomanes: la méthadone.

«Quand on a parlé de méthadone, je capotais, raconte Sarah. Pour moi, c’était pour les héroïnomanes!»

Mais elle a fini par accepter le traitement que lui proposait Marie-Ève Morin. Avec la méthadone, elle a pu arrêter totalement sa consommation de morphine.

«Aujourd’hui, je suis clean», dit Sarah.

«Il y a des gens qui ont des emplois, des enfants, qui sont des fonctionnaires et qui viennent chercher leur dose de méthadone chaque semaine à la pharmacie. Personne ne pourrait se douter de ça, même pas leurs voisins», souligne le pharmacien Vincent Roy.

Mais il y a un hic: les médecins québécois doivent obtenir une formation pour avoir le droit de prescrire de la méthadone. Seulement 1% des médecins québécois la détiennent. Peu de praticiens veulent s’occuper de cette clientèle.

«Ça fait qu’il y a des listes d’attente d’un an pour la méthadone. Alors les gens ont le temps de déraper solide», fait remarquer la Dre Goyer.

Les patients qui ont développé une dépendance à la morphine sont ainsi pris dans un cercle vicieux: c’est la médecine qui a créé leur problème… et renâcle ensuite à le régler avec le produit qui convient. Une situation aberrante, concluent à l’unisson les Dres Goyer et Morin.

Les médecins spécialistes en dépendances font pourtant tout leur possible pour former leurs collègues afin de dépister et d’aider les narcomanes. Le CRAN, où travaille Marie-Ève Goyer, offre chaque année des séances de formation à des dizaines de médecins. Bien du travail reste à faire, croit la Dre Morin.

«Il faut améliorer la formation des médecins en traitement de la douleur chez des patients toxicomanes. C’est complexe, mais essentiel… et ça commence à peine».

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Les femmes autochtones, des cibles faciles


Une des raisons que je suis contre la prostitution est bien le cas des femmes autochtones, Monsieur Harper dit assez étudier et c’est le temps de passer à l’action, mais quelles sont les actions concrètes pour aider ces femmes ? Les choses ne bougent pas !
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Les femmes autochtones, des cibles faciles

 

Plusieurs voix se sont élevées ces derniers temps... (PHOTO JOHN WOODS, ARCHIVES PC)

Plusieurs voix se sont élevées ces derniers temps en faveur d’une commission d’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

PHOTO JOHN WOODS, ARCHIVES PC

La Presse Canadienne
OTTAWA

Les femmes et les filles autochtones sont des proies faciles pour les trafiquants de personnes parce qu’elles sont plus enclines à vivre dans la pauvreté ou à souffrir de toxicomanie et de problèmes mentaux, révèle un rapport.

L’étude de Santé Canada met en lumière la manière dont les femmes sont forcées de se prostituer par des membres de leur propre famille, des proxénètes qui agissent comme leur petit ami et de petits groupes criminels mal définis.

Le rapport daté de mai 2014, mais rendu public seulement jeudi, donnera des munitions de plus aux militants qui réclament au gouvernement conservateur une commission d’enquête nationale sur les meurtres et disparitions de femmes autochtones.

Plusieurs personnes qui ont participé à l’étude ont affirmé que le trafic humain et les meurtres et disparitions de femmes font partie d’un même problème plus grand.

Les demandes pour une commission d’enquête se font de plus en plus fréquentes depuis que le commissaire Bob Paulson, de la Gendarmerie royale du Canada, a révélé que près de 1200 femmes autochtones ont disparu ou ont été tuées au Canada dans les 30 dernières années.

Les conservateurs de Stephen Harper refusent toutefois de mettre sur pied une telle enquête, prétextant que le problème a été assez étudié et qu’il est temps de passer à l’action. M. Harper a aussi récemment affirmé qu’il ne fallait pas voir le problème sous un angle sociologique, mais criminel.

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