Ce labo­ra­toire alle­mand mène des expé­riences barbares sur des singes, des chiens et des chats


En Allemagne, des expériences en pharmacologie et toxicologie sont faites sur des chiens, chats et macaques. Est-ce vraiment de la science ? C’est de la maltraitance au plus haut niveau. Comment des gens avec autant d’éducation pour devenir des soi-disant savant puissent utiliser de la sorte des animaux.
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Ce labo­ra­toire alle­mand mène des expé­riences barbares sur des singes, des chiens et des chats


Crédits : Cruelty Free Inter­na­tio­nal/Soko Tier­schutz

par  Servan Le Janne

Un labo­ra­toire alle­mand qui réalise des expé­riences sur des animaux fait l’objet d’une enquête pour des trai­te­ments « barbares ».

Une vidéo tour­née clan­des­ti­ne­ment entre décembre 2018 et mars 2019 montre des singes, des chiens et des chats maltrai­tés. Les images ont été parta­gées par les asso­cia­tions Cruelty Free Inter­na­tio­nal et Soko Tier­schutz, rappor­tait Die Welt le 15 octobre.

Sous les néons blafards du Labo­ra­toire de phar­ma­co­lo­gie et de toxi­co­lo­gie (LPT) situé près de Hambourg, en Alle­magne, des singes sont atta­chés contre le mur aux carre­lages blancs par des colliers en fer. Certains sont mani­pu­lés avec violence par des employés. À quelques mètres de là, des chiens main­te­nus dans des cages ne cessent d’aboyer. Ils marchent appa­rem­ment dans leurs propres déjec­tions.

« Le pire trai­te­ment est réservé aux singes », pointe l’ac­ti­viste qui a tourné la vidéo. « Les macaques sont de petites espèces de singes, pas très forts, sur lesquels des expé­riences sont fréquem­ment menées chez LPT. Ils sont déte­nus dans d’hor­ribles condi­tions, dans de petites cages. Beau­coup d’entre eux ont déve­loppé des tendances compul­sives et gesti­culent sans arrêt. »

Selon les direc­tives de l’Union euro­péenne, les animaux qui ne sont pas soli­taires par nature ne doivent pas être isolés et doivent dispo­ser d’as­sez d’es­pace pour adop­ter « un large éven­tail de compor­te­ments normaux ».

Après avoir reçu les images des asso­cia­tions, la police a ouvert une enquête.

Source : Die Welt

https://www.ulyces.co

Hausse des intoxications au cannabis des enfants


C’est une de mes grandes craintes quand on a légalisé la marijuana au Canada. Que les gens veulent en prendre, c’est leur affaire, mais qu’on vend du cannabis sous forme de biscuits, bonbons ou autres friandises, cela est, à mon avis, irresponsable quand il y a des enfants susceptibles d’en prendre accidentellement.
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Hausse des intoxications au cannabis des enfants

Le nombre d'enfants intoxiqués au cannabis a bondi depuis la légalisation de la... (PHOTO TIJANA MARTIN, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)


PHOTO TIJANA MARTIN, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse Canadienne

Le nombre d’enfants intoxiqués au cannabis a bondi depuis la légalisation de la substance au Canada en octobre dernier, a prévenu jeudi le Centre de traumatologie de l’Hôpital de Montréal pour enfants (HME).

Depuis l’entrée en vigueur de la loi légalisant la marijuana au Canada, le 17 octobre 2018, le Centre de traumatologie de l’HME a traité 26 cas, a précisé l’établissement par voie de communiqué.

Avant 2016 l’ingestion de marijuana chez les enfants de moins de sept ans était rare ; en moyenne, on traitait un enfant tous les trois ans. Depuis 2016, le Centre de traumatologie de l’HME a traité neuf enfants de ce groupe d’âge présentant des symptômes comme de l’anxiété, des vomissements, de la somnolence et une fréquence respiratoire plus élevée.

Les cas les plus graves ont subi des convulsions et ont dû être hospitalisés à l’unité de soins intensifs pédiatriques.

« L’enfant peut avoir un état stuporeux ou comateux, a dit le docteur Dominic Chalut, qui est urgentologue et toxicologue au HME. Il ne répondra pas vraiment à la douleur ou aux stimuli externes. Il peut avoir des convulsions. La respiration peut être abaissée à des seuils critiques, donc l’enfant ne respire plus assez rapidement pour maintenir ses fonctions vitales stables. Dans ces cas-là, il faut l’intuber […] et le mettre sur un respirateur pendant qu’il est sous l’effet des drogues. […] Le contenu gastrique peut remonter dans les poumons et causer des problèmes respiratoires. »

Les jeunes enfants sont plus vulnérables à l’intoxication à cause de leur plus petite taille, surtout parce que pour la plupart des substances, la toxicité est associée à la dose par kilogramme de poids corporel.

« Un gramme de marijuana chez une personne de 70 kilos […] va peut-être très peu le toucher, tandis qu’un gramme chez quelqu’un qui pèse seulement 15 kilos va avoir un effet dévastateur, juste à cause de la dose, a ajouté le docteur Chalut. Donc les enfants sont beaucoup plus prédisposés à avoir des symptômes. »

Les produits du cannabis, surtout comestibles, sont particulièrement attrayants pour les jeunes enfants, et c’est pourquoi il est très important de les garder hors de leur vue et de leur portée.

« On trouve maintenant la marijuana dans des brownies ou des jujubes (là) où aucun enfant ne soupçonnerait avoir une substance psychoactive, a prévenu le docteur Chalut. […] Si on présente un jujube ou un brownie à un enfant, son réflexe sera de le manger. […] C’est le véhicule dans lequel la marijuana est intégrée qui est aussi inquiétant. »

Étant donné qu’on parle de jeunes enfants de moins de sept ans, poursuit-il, il s’agira véritablement d’intoxications accidentelles, une problématique nouvelle que les professionnels de la santé voyaient très peu avant la légalisation de la marijuana il y a sept mois.

« Les parents qui viennent ici vont nous dire ce qui est arrivé : « les aliments étaient sur le comptoir ou dans le frigidaire et mon enfant en a pris et je me suis rendu compte qu’il en a pris une bonne quantité », a expliqué le docteur Chalut. On n’est pas là pour les culpabiliser. Ils se sentent déjà assez coupables et on est là pour les supporter et surtout apporter des soins à l’enfant qui en a besoin. […] On n’appelle pas la DPJ pour tous ces cas-là. C’est considéré comme n’importe quelle intoxication. »

« Les parents ne sont pas conscients du danger potentiel. Habituellement, c’est isolé et les parents ont beaucoup de remords par rapport à ça, c’est une expérience pour eux et ils sont beaucoup plus sécuritaires à l’avenir. »

Il demande aussi au public de cesser de croire que tout ce qui est naturel est inoffensif.

« Pensez à la cocaïne, a-t-il illustré. Il n’y a rien de plus naturel que la cocaïne, et il n’y a peut-être rien de plus néfaste que la cocaïne. Je dis aux parents que ce n’est pas parce que c’est naturel que c’est inoffensif. Les pires poisons, comme l’huile de ricin, sont tout à fait naturels et ils ont un effet dévastateur chez l’humain, donc il faut faire attention parce que ça peut avoir des effets significatifs chez l’enfant. »

Si vous suspectez une ingestion, il est conseillé de consulter un médecin de toute urgence.

https://www.lapresse.ca

Le Saviez-Vous ► Eux étaient plutôt poison que viande, et vous?


Une histoire intéressante sur ce que l’on peut avaler comme additifs alimentaires aux États-Unis. Bien, avant les challenges d’avaler, n’importe quoi sur les réseaux sociaux au risque d’être intoxiqué parfois mortellement, la nourriture industrielle a fait son entrée avec succès,ce qui a inquiété en 1883 un chimiste sur les dangers de tout ce que l’on peut ajouter dans les aliments pour les conserver, surtout qu’à cette époque, il n’y avait aucune loi pour protéger le consommateur. Grâce à une expérience avec des volontaires qui étaient nourris 3 fois par jour, il a pu démontrer la nocivité des additifs. Grâce a lui, les choses ont un peu changer. Car avouons-le .. Même si certains produits toxiques ne sont plus dans les aliments, la bouffe industrielle est toujours nocive.
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Eux étaient plutôt poison que viande, et vous?

 

Illustration Jeanne Detallante

Illustration Jeanne Detallante

Simon Clair et Stylist

Au début du XXe siècle, pour sauver l’estomac de la population américaine, une douzaine de kamikazes ont décidé de sacrifier le leur en goûtant tous les poisons que leur servait l’industrie alimentaire.

Cet article est publié en partenariat avec l’hebdomadaire Stylist, distribué gratuitement à Paris et dans une dizaine de grandes villes de France. Pour accéder à l’intégralité du numéro en ligne, c’est par ici.

Depuis quelques années, l’Amérique a très faim. Sur les réseaux sociaux, les ados des États-Unis ont mystérieusement décidé de manger tout ce qui leur passe sous la main. Devant l’œil de leurs caméras, elles et ils se lancent par exemple dans le «cinnamon challenge», le «nutmeg challenge» ou le «chubby bunny game» qui consistent à se gaver le plus possible de cannelle en poudre, de noix de muscade ou de marshmallow. Quitte parfois à finir à l’hôpital.

Toxicologue d’urgence pour le National Capital Poison Center, Kelly Johnson-Arbor reçoit tous les jours des appels téléphoniques alarmés de la part de ces intrépides de l’estomac. Elle avoue être parfois un peu dépassée par ces étranges pratiques:

«L’année dernière, la mode était au “tide pod challenge”, c’est-à-dire le fait d’avaler des dosettes de lessive ressemblant à des bonbons. Chez les jeunes, cela peut donner lieu à de la toux, des suffocations, des vomissements et des comas. Aux États-Unis, au moins deux adolescents sont morts après en avoir ingérées».

Selon les médias américains, tout a commencé lorsque le site parodique The Onion a publié en 2015 un article intitulé «Que Dieu me vienne en aide car je vais manger l’une de ces capsules de lessive multicolores». L’aspect appétissant des dosettes a ensuite fait l’objet de nombreuses blagues sur le web, au point de donner envie à certain·es de les gober comme des sucreries.

«Ils ne réalisent pas les risques qu’ils encourent. Mais c’est surtout l’envie d’être viral sur les réseaux sociaux qui les pousse vers ce type de comportement», soupire Kelly Johnson-Arbor.

Pourtant, bien avant la naissance d’internet, certains gloutons jouaient déjà les kamikazes gastronomiques en ingérant des produits pas franchement recommandables. Mais eux faisaient ça pour le bien public, sacrifiant leurs estomacs au service des nôtres, en goûtant un à un tous les composés chimiques utilisés dans l’industrie alimentaire américaine. Devenus de véritables célébrités, ces cobayes un peu claqués se faisaient appeler la «Poison Squad» [la Brigade antipoison en français] et ne rechignaient pas à finir leur bol de soupe. Même quand celui-ci était rempli d’acide.

Cuisine moléculaire

À la fin du XIXe siècle, la nourriture industrielle est un vrai danger public. Le lait et la viande sont conservés grâce au formaldéhyde, un composé organique servant à embaumer les cadavres. Les légumes en conserve sont régulièrement bourrés de sulfate de cuivre, un produit ayant longtemps joué le rôle de désherbant. Enfin, pour en stopper la fermentation, le vin et la bière reçoivent des doses d’acide salicylique, utilisé aussi en pharmacie pour soigner les verrues.

«Selon certaines estimations, rien qu’à New York, des milliers d’enfants sont morts à cause de lait ayant été chimiquement modifié. À l’époque, presque 100% des denrées alimentaires contenaient des conservateurs», relate Deborah Blum, journaliste scientifique et autrice de The Poison Squad.

Nous sommes alors en pleine période de l’industrialisation des États-Unis et contrairement à certains pays d’Europe, aucune loi n’encadre les entreprises commercialisant de la nourriture. Il est donc tout à fait légal de modifier chimiquement un produit pour changer son goût, sa couleur ou sa date de péremption, quitte à abuser de substances chimiques dont les effets sur le corps humain sont encore inconnus.

«Monsieur, j’ai un estomac qui peut tout supporter. Il va vous étonner»

Un volontaire à l’expérience

Une situation qui ne plaît pas du tout à Harvey W. Wiley, chimiste en chef depuis 1883 au département de l’Agriculture du gouvernement américain. Il tente d’abord de prévenir les autorités qui ne semblent pas vraiment préoccupées par la situation.

«Wiley voyait bien que les Américains étaient en danger, mais il ne pouvait pas changer les choses en étant juste un gentil chimiste qui publie des rapports que personne ne lit, explique Deborah Blum. Il a donc décidé d’utiliser une méthode plus radicale.»

En 1901, il réussit à convaincre le Congrès américain de financer une expérience qu’il nomme «Les procès de la table hygiénique». Le principe est de réunir autour d’une table une équipe de cobayes. La moitié d’entre eux dégustera matin, midi et soir des plats parfaitement sains, sans le moindre additif chimique, cuisinés pour eux par un chef. Sans le savoir, l’autre moitié mangera la même chose, augmentée d’une dose plus ou moins forte d’un produit chimique à tester. Par mesure de sécurité, les rôles s’inverseront tous les quinze jours, sous l’œil attentif du savant fou Wiley.

Durs à cuire

Pour trouver des volontaires à cette étude hors norme, Wiley poste une annonce expliquant son expérience et promettant trois copieux repas par jour. Dans la perspective d’économiser un peu d’argent sur leurs dépenses alimentaires, une douzaine de candidats ne tarde pas à se manifester, parfois même avec un peu de fanfaronnade

. «Monsieur, j’ai un estomac qui peut tout supporter. Il va vous étonner», écrit l’un des volontaires dans sa lettre de réponse à l’annonce.

Harvey Wiley fait aussi construire un restaurant dans les sous-sols du département de l’Agriculture. Au-dessus de la salle à manger, les cobayes y font poser une plaque sur laquelle on peut lire:

«Seuls les braves osent manger la nourriture». Selon Deborah Blum, «la vérité est que même s’ils avaient été prévenus, les volontaires ne se rendaient pas bien compte de ce qui les attendait. Ils se voyaient comme des explorateurs en croisade».

De quoi séduire les journalistes du Washington Post qui décident rapidement de rebaptiser la folle équipe du nom de Poison Squad. Même s’il ne touche pas aux préparations toxiques de son cuisinier, Harvey Wiley a droit, quant à lui, au charmant surnom de Old Borax. Aux quatre coins des États-Unis, on commence alors à s’enflammer pour ces héros prêts à s’empoisonner pour sauver le reste du pays.

La Poison Squad | The U.S. Food and Drug Administration via Flickr

D’autant plus que, pour attirer l’attention, Harvey Wiley s’amuse à envoyer de faux menus à la presse: huîtres sauce formol, hors-d’œuvre à l’acide benzoïque, liqueur de tête de mort et coupe-faim à la Roland B. Molineux, du nom d’un meurtrier de l’époque ayant empoisonné deux victimes. La stratégie d’Old Borax fonctionne à merveille et l’opinion publique se passionne pour l’expérience en cours. L’écrivain S.W. Gillilan leur écrit par exemple un poème resté célèbre:

Nous brisons notre jeûne à l’acide prussique
Nous déjeunons au ragoût de morphine
Nous dînons avec des consommés de têtes d’allumettes
Nous buvons de l’acide phénique
Nous sommes immunisés contre la mort et nous en sommes fiers
Hourra pour la Poison Squad!

En parallèle, le comédien Lew Dockstater, dont les spectacles de ménestrel connaissent un succès national, popularise un hymne à la gloire des cobayes de Wiley. Le refrain est repris dans tout le pays:

«Ils s’en remettront peut-être, mais ils ne seront plus jamais les mêmes». Blurp.

Accord écœuré

Malgré cette gloire soudaine, les membres de la Poison Squad déchantent vite en découvrant les effets des produits qu’ils ingèrent. Après avoir testé le borax (acide borique) suivi de l’acide salicylique à des doses de plus en plus élevées, la moitié des volontaires empoisonnés doivent mettre un terme à l’expérience avant la fin. Ils n’ont plus d’appétit, dépriment et sont en proie à de violentes nausées suivies de vomissements. Parfois, ils n’arrivent même plus à se lever le matin. Même constat après les séances de dégustation à hautes doses d’autres produits fréquemment utilisés par l’industrie alimentaire comme le dioxyde de soufre ou le benzoate de sodium.

«Le résultat de cette expérience montre qu’une grande partie de ces additifs sont mortels et qu’ils causent de graves inflammations du tube digestif», conclut le Times après avoir eu accès au rapport de plus 500 pages publié par Harvey Wiley.

Mais si ce test grandeur nature est un succès, un point assombrit tout de même le tableau. Deborah Blum revient sur les limites de ce travail:

«Après l’expérience, les membres de la Poison Squad ont tous mis un peu de temps à s’en remettre. Le problème est qu’il n’y a pas eu de suivi de leur état de santé sur le long terme. L’un d’entre eux est mort quelques années plus tard des suites d’une tuberculose. Dans les médias, sa famille a soupçonné Wiley d’avoir affaibli ses défenses immunitaires avec son expérience».

Difficile de savoir si ces accusations sont avérées ou si elles ont été lancées par les nombreux lobbies de l’industrie alimentaires très remontés contre Wiley. Une chose est sûre: les casse-cou de la Poison Squad ne se sont pas intoxiqués pour rien. En 1906, grâce à ces nouvelles trouvailles, la signature du Pure Food and Drug Act marque la mise en place d’un cadre pour la sécurité sanitaire des aliments produits aux États-Unis.

Aussi appelée Wiley Act, cette loi fédérale a quelque chose de novateur. Pour la première fois dans l’histoire du pays, le gouvernement s’engage à protéger les consommateurs. En matière de régulation, tout le reste suivra. Malgré son licenciement quelques années plus tard par le département de l’Agriculture qui n’apprécie guère son refus du moindre compromis avec l’industrie alimentaire, Harvey Wiley a donc gagné la bataille. Au moins jusqu’à l’invention des dosettes de lessive.

http://www.slate.fr/

Toxicomanie : inquiétude autour du carfentanil, un sédatif pour éléphant


Des drogues de plus en plus puissantes surgissent de temps à autre. Maintenant, c’est un tranquillisant pour éléphant qui serait 100 fois plus fort que le fentanyl
Donc beaucoup plus fort que l’héroïne et la morphine.
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Toxicomanie : inquiétude autour du carfentanil, un sédatif pour éléphant

 

L'équivalant en sel de 1 kg de carfentanil posé sur une table.

L’équivalant en sel de 1 kg de carfentanil posé sur une table.   PHOTO : MARIO DE CICCIO/RADIO-CANADA

Un tranquillisant pour éléphant, 100 fois plus puissant que le fentanyl, fait sa route lentement vers le Canada, selon les autorités qui se disent inquiètes de voir cette drogue traverser les frontières de l’Ontario.

Sur son passage vers le nord, le carfentanil tue de plus en plus de citoyens. Depuis le 19 août, plus de 300 personnes ont été victime de surdoses, dont plusieurs mortelles dans la région de Cincinnati, en Ohio.

Le carfentanil est : 

  • 100 fois plus puissant que le fentanyl
  • 4000 fois plus puissant que l’héroïne
  • 10 000 fois plus puissant que la morphine

Cette drogue ressemble beaucoup à du sel de table.

Source: Tim Ingram, commissaire à la santé pour le comté de Hamilton en Ohio

« Les vendeurs de drogues ne sont pas des chimistes »

Byron Klingbile travaille de près avec les toxicomanes à Windsor, située directement en face de Detroit, aux États-Unis. Il craint l’arrivée de cette drogue en Ontario.

« L’Ohio n’est pas très loin d’ici. C’est inquiétant », dit-il.

La puissance du carfentanil l’inquiète davantage.

C’est un gros problème si vous allez commencer à mélanger cela à d’autres drogues de la rue. Je suis certain que ces trafiquants de drogue ne sont pas des chimistes. Byron Klingbile, intervenant en toxicomanie

Byron Klingbile ajoute que les utilisateurs de cette drogue seront tentés à l’ajouter au fentanyl, la cocaïne ou de l’héroïne.

Une drogue facile d’accès

Le médicament est un opioïde synthétique. Il coûte moins cher, est plus puissant et plus facile à obtenir que des drogues comme l’héroïne et la cocaïne. Les vendeurs l’ajoutent à des médicaments traditionnels , parfois sans le dire à leurs utilisateurs.

Certains des utilisateurs de drogues qui ont survécu à des surdoses en Ohio ont dit aux enquêteurs qu’ils pensaient avoir acheté de l’héroïne, mais après test, ils n’ont trouvé aucune trace de cette drogue.

D’après les informations de CBC

http://ici.radio-canada.ca/

Une drogue 10 000 fois plus puissante que la morphine dans l’Ouest canadien


Un spécialiste en drogue conseille d’être vigilent et bien connaitre son fournisseur alors qu’il serait plus simple de ne pas se droguer. Mais bon !
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Une drogue 10 000 fois plus puissante que la morphine dans l’Ouest canadien

 

Downtown Eastside à Vancouver

Des piétons dans le Downtown Eastside à Vancouver Photo :  PC/JONATHAN HAYWARD

Le toxicologue judiciaire de la Colombie-Britannique, Wayne Jeffrey, met en garde les usagers de drogues contre une substance extrêmement dangereuse qui fait son entrée dans les rues de l’Ouest canadien. Le W18 est un opioïde synthétique qui est 10 000 fois plus puissant que la morphine.

Après le fentanyl, un autre opioïde surpuissant ayant déjà causé des centaines de surdoses dans l’Ouest, le W18 pourrait aussi faire des ravages au cours des prochains mois, selon Wayne Jeffrey.

La police de Calgary a aussi tiré la sonnette d’alarme le mois dernier après la saisie de pilules de W18 lors d’une perquisition.

« Nous sommes très inquiets, on parle d’une drogue 100 fois plus dangereuse que le fentanyl », a expliqué le sergent Martin Schiavetta.

« Difficile à détecter »

Le fentanyl a causé 213 morts par surdoses en Alberta l’année dernière. En Colombie-Britannique, il est responsable de plus de 30 % des 465 décès d’une surdose de drogues illicites. À l’échelle du pays, le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies estime que le fentanyl tue une personne tous les trois jours.

Le W18 est d’autant plus inquiétant qu’il est difficilement palpable et que les tests pour le détecter sont complexes.

« En tant que toxicologue, c’est une substance difficile à détecter dans le système d’une victime tellement qu’elle est puissante », souligne Wayne Jeffrey.

Le spécialiste rappelle aux consommateurs de drogues d’être extrêmement vigilants et de connaître au mieux leur fournisseur pour limiter les risques.

http://ici.radio-canada.ca/

Un test sur les cheveux pour déterminer la consommation d’alcool


Les cheveux peuvent dire si vous mentez sur la consommation d’alcool, qui serait avantageux de savoir si une personne à perdu son permis à cause de conduite en étant d’ébriété
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Un test sur les cheveux pour déterminer la consommation d’alcool

 

Le test capillaire présente, entre autres, l'avantage d'être... (Photo Digital/Thinkstock)

Le test capillaire présente, entre autres, l’avantage d’être très spécifique de l’alcool, de présenter un risque de résultats faussement positifs théoriquement nul, et de ne pas être influencé par la prise de médicaments.

Photo Digital/Thinkstock

Agence France-Presse
PARIS

L’analyse de cheveux est un moyen «simple» et «fiable» pour vérifier si une personne consomme trop d’alcool ou, au contraire, a arrêté de boire, selon l’Académie nationale de pharmacie de France qui recommande d’y recourir avant de restituer un permis de conduire suspendu ou annulé.

Selon cette instance conseillère des pouvoirs publics, les cheveux «constituent un véritable calendrier rétrospectif de la consommation d’alcool». Sachant qu’ils poussent d’un centimètre (cm) par mois, leur analyse permet de retracer l’histoire de la consommation dans le temps.

En cas de suspension de permis de trois mois, il suffit de prélever trois centimètres de cheveux pour prouver l’abstinence ou à l’inverse la consommation d’alcool durant ces trois mois, explique-t-elle jeudi dans un communiqué.

Le test permet de détecter un marqueur direct, hautement spécifique et très sensible, de la consommation d’alcool, l’éthylglucuronide (EtG) qui reste stocké dans les cheveux, même si l’alcool récemment consommé a été complètement éliminé de l’organisme. La présence de cette substance, l’EtG, au-delà de 30 picogrammes par milligramme, témoigne d’une consommation excessive d’alcool supérieure à 60 grammes par jour, soit 6 verres standards.

Concrètement, il s’agit de prélever une mèche de 80 cheveux environ, de préférence à l’arrière du crâne, en coupant le plus près possible du cuir chevelu (d’autres types de poils peuvent être prélevés, si nécessaire, à l’exception des poils pubiens), puis de l’envoyer au laboratoire de toxicologie par courrier postal.

Le test capillaire présente, entre autres, l’avantage d’être très spécifique de l’alcool, de présenter un risque de résultats faussement positifs théoriquement nul, et de ne pas être influencé par la prise de médicaments.

L’analyse des cheveux est le moyen le plus pertinent pour tester le sevrage ou les habitudes réelles de consommation sur le long terme, écrit-elle.

Elle «permet aux médecins contrôleurs de suivre l’évolution d’une dépendance à l’alcool pour prévenir une récidive et orienter éventuellement la personne vers une thérapie appropriée.»

L’Académie recommande  donc la pratique «systématique» de ces  analyses lors des contrôles médicaux «avant toute restitution du permis de conduire aux personnes sanctionnées pour conduite en état d’ivresse.»

Ces contrôles permettraient d’éviter les récidives meurtrières du fait de conducteurs qui ont encore une «consommation abusive chronique», ajoute-t-elle.

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Le Saviez-Vous ► Les ravages de la drogue


Laisser gouverner un pays, une guerre par un accro aux drogues est un désastre total. Lors de la deuxième guerre mondiale Hitler prenait 74 drogues différentes. Est-ce que l’histoire aurait été différente s’il n’avait jamais pris aucune drogue ? Si les soldats avaient-ils accepté de combattre pour le Führer ? Le reportage en vidéo est assez intéressante
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Les ravages de la drogue

 

Photo © Popperfoto / Getty Images

Photo © Popperfoto / Getty Images

Au Québec, il faut remonter à 2008 pour trouver la trace d’un bébé prénommé Adolphe à la naissance. Rares sont les prénoms qui renvoient à une liste si peu glorieuse d’épithètes et de qualificatifs, dont va-t-en guerre génocidaire, idéologue haineux voire carrément fou furieux. Toxicomane, également.

Ce dernier aspect de la vie d’Adolf Hitler est moins connu, mais, selon un document de 47 pages des services secrets américains réalisé durant la Seconde Guerre mondiale, le Führer prenait un cocktail de 74 drogues différentes. Grand hypocondriaque, il n’hésitait pas à en consommer quelques dizaines par jour, à l’occasion.

Un documentaire diffusé durant la fin de semaine par la chaîne britannique Channel 4 fera d’ailleurs la lumière sur la dépendance bien cachée d’Hitler, qui était visiblement fana de méthamphétamines, de barbituriques, de morphine ou encore de semence de taureau (destinée à augmenter sa testostérone).

Comme l’explique le Washington Post, la méthamphétamine s’est fait un nom lors de la guerre de 39-45. L’Allemagne nazie et les Alliés s’en servaient alors comme moyen de tenir les pilotes et les soldats alertes et endurants pendant les combats. Hitler et les soldats allemands en consommaient sous la forme d’un médicament commercial initialement censé traiter l’asthme, le Pervitin.

En Allemagne, les « Directives pour la détection et la lutte contre la fatigue », publiées le 19 juin 1942, étaient claires :

« Deux comprimés pris à la fois éliminent le besoin de dormir pendant une période de trois à huit heures, et deux doses de deux comprimés sont normalement efficaces pour 24 heures. »

Le Führer se voyait administrer ses médicaments par Theodor Morell, dont les lettres personnelles ont servi de base au dossier des services secrets américains. Ce docteur peu conventionnel cherchait notamment à maintenir Hitler « éveillé et motivé » grâce au traitement de méthamphétamine, indique Le Figaro.

« Pour doper Hitler, Morell lui prescrivait des stimulants. Pour l’endormir, des sédatifs. Dès 1943, le Führer semblait accroc à ce cocktail néfaste.  […]Le dossier militaire indique que le Führer aurait pris de cette drogue juste avant sa dernière réunion avec le dictateur italien, Mussolini, en juillet 1943. Une rencontre houleuse pendant laquelle Adolf Hitler fut particulièrement agité. »

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Washington Post : «High Hitler: Nazi leader was a meth addict, says new documentary»

Ci-dessous, un documentaire de la chaîne franco-allemande Arte sur le Pervitin :

http://www.lactualite.com/