Le Saviez-Vous ► Grace Marguerite Hay, première femme à survoler le monde


Le tour du monde en 21 jours n’est pas un conte, il a vraiment été accompli par un dirigeable allemand. C’est une femme qui a été la première à faire le tour du monde par les airs en tant que journaliste
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Grace Marguerite Hay, première femme à survoler le monde

 

PAR MARINE GASC

Dans l’article d’aujourd’hui, je vous présente Lady Grace Marguerite Drummond-Hay (rien que ça), par souci de temps, on va l’appeler Grace Marguerite, ou Grace Hay. Cette femme est la première à faire le tour du monde par les airs à bord du LZ 127 Graf Zeppelin, que nous appellerons le LZ 127 Graf Zeppelin, parce que quand même, on peut faire des efforts. C’est en 1929 que Grace Marguerite, alors journaliste, a eu l’occasion de faire ce voyage. Découvrez son histoire.

Qui est Grace Marguerite Hay ?

Grace Marguerite Lethbridge est née le 1er septembre 1895, à Liverpool. Dès son plus jeune âge, elle est curieuse, ambitieuse et indépendante Rapidement, elle se destine à devenir journaliste. Elle écrit pour différentes revues, et en 1923, elle épouse Robert Hay Drummond-Hay. Elle a 28 ans, lui en a 78. C’est un ancien consul-général britannique (Maroc, Liban…). D’un premier mariage, il a quatre enfants. Les quatre sont plus âgés que leur nouvelle belle-mère : Grace Marguerite. Alors que les tourtereaux fêtent leurs noces de froment, bim. Robert décède.

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Grace Marguerite se retrouve veuve mais avec plein de fric. Malgré tout, elle travaille pour des journaux. Elle écrit des piges. Et puis, alors qu’elle travaille pour le Chicago Herald Examiner, on lui propose de faire le tour du monde à bord du dirigeable LZ 127 Graf Zeppelin pour rédiger plusieurs articles. Et quand même, c’est assez classe.

Le voyage autour du monde de 21 jours

Alors que Grace Marguerite Hay travaille pour William Randolph Hearst ce dernier décide de sponsoriser le premier tour du monde en dirigeable à bord du LZ 127 Graf Zeppelin. Mais avant de filer de l’argent, il pose une condition, il veut que sa meilleure journaliste soit présente, à bord du dirigeable, afin de rendre compte de ce tour du monde à travers la presse américaine. Autre chose, il souhaite également que le tour du monde débute à la base navale de Lakehurst, dans le New Jersey. Et non à Friedrichshafen, en Allemagne. Non pas que l’argent fasse loi hein, mais tout de même les exigences de Hearst sont acceptées et c’est ainsi que Grace Marguerite Hay va se retrouver à faire le tour du monde.

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Le périple commence le 8 août 1929. Le dirigeable commence son tour du monde en partant du New Jersey pour aller à sa base natale, Friedrichshafen, pour faire le plein. Il repart le 15 aout et survole Berlin, puis la Pologne en direction de l’Union Soviétique. Staline a donné son autorisation pour survoler son pays. Le dirigeable s’arrête ensuite à Tokyo, au Japon, le 18 août. Le 23, c’est le grand départ, le Zeppelin survole l’océan Pacifique. Et là, c’est le drame. Le dirigeable est pris dans une grosse tempête. Les signaux radio sont coupés. Pendant deux jours, le monde entier pense que le dirigeable a coulé au fin fond du Pacifique. Mais que nenni, la tempête a coupé les liaisons radios et a obligé de nombreuses réparations, mais tout va bien. L’équipage va atteindre San Francisco, puis Los Angeles. Pour finalement, revenir à Lakehurst.

Finalement, le dirigeable est parti 21 jours, 5 heures et 31 minutes et a volé 12 jours et 11 minutes. Tout ça pour parcourir 49 618 kilomètres.

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Grace Marguerite Hay va ensuite survoler partout, surtout des territoires en guerre et elle va être faite prisonnière par les Japonais lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle est libérée en 1945, gravement malade, elle décède dès son retour sur le sol américain.

http://www.racontemoilhistoire.com/

Le Saviez-Vous ► Les tours du monde ayant marqué l’histoire de l’aviation


Une des raisons de ce billet est bien sur, pour notre gouverne personnelle, mais aussi pour souligner l’évènement SI2 c’est-à-dire l’avion Solar Impulse 2 qui a amorcé sa tentative  du tour du monde sans carburant avec escales. Cet avion à la particularité de fonctionner qu’à l’énergie solaire, et ce, dans le but de promouvoir l’énergie propre.
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Les tours du monde ayant marqué l’histoire de l’aviation

 

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Le pilote français Henri Farman a réussi le premier vol par un Européen sur un circuit de 1 km, le 13 janvier 1908 à Issy (près de Paris). Photo AFP

PARIS, France En avion ou en ballon, avec ou sans escale, en solitaire parfois: à l’instar de Solar Impulse 2 qui a pris son envol lundi, les tours du monde aériens ont suscité plusieurs records depuis 1924.

LES AMÉRICAINS, PIONNIERS DES VOLS AUTOUR DU MONDE

Réalisée en 1924, la première circumnavigation aérienne (Seattle-Seattle) est celle des Américains Lowell Smith-Leslie Arnold et Erik Nelson-John Harding à bord de deux Douglas DT2, en 175 jours, du 6 avril au 28 septembre, soit 371 heures et 11 minutes de vol réparties sur 66 jours.

En 1931, il faudra 8 jours, 11 heures et 45 minutes aux aviateurs Wiley Post et Harold Gatty pour boucler leur tour du monde en avion à hélice, avec escales. Wiley Post signait un nouvel exploit en 1933 en réalisant un tour du monde, en solo cette fois, mais avec une multitude d’étapes.

C’est en 1986 et à bord de Voyager que le premier tour du monde sans escale ni ravitaillement, est réalisé par le duo Jeana Yeager and Dick Rutan. Partis le 14 décembre de la base aérienne d’Edwards (Californie), ils reviennent s’y poser le 23 décembre après un vol de quelque 42.000 km en neuf jours.

DUEL DE BALLONS EN PLEIN CIEL ENTRE PICCARD ET FOSSETT

Le premier tour du monde en ballon sans escale est réalisé en mars 1999 par le Suisse Bertrand Piccard et le Britannique Brian Jones à bord du Breitling Orbiter III. Le deux aérostiers enregistrent plusieurs records: tour du monde le plus rapide en ballon (15 jours, 10 heures et 24 minutes), record de distance avec 40 814 km et de durée avec 477 h et 47 minutes (19 jours, 21 heures et 47 minutes).

Le duo était parti de Chateau d’Oex, en Suisse, et avaient atterri dans le désert égyptien après avoir fait plus que le tour du monde.

Le 4 juillet 2002, à bord de son ballon Spirit of Freedom, l’Américain Steve Fossett entre dans la légende de l’aéronautique en réussissant un tour du monde en ballon en solitaire.

Une expérience audacieuse qui met fin à une série de cinq tentatives infructueuses de l’homme d’affaires. Parti le 19 juin de la ville de Northam dans l’ouest de l’Australie, il a parcouru plus de 29 853 km en 14 jours et 19 heures dans une nacelle de 6 m2.

FOSSETT, ÉGALEMENT HOMME DES RECORDS EN AVION

Le 3 mars 2005, Fossett devient le premier homme à réussir, en un peu moins de trois jours, le tour du monde en avion en solitaire, sans escale ni ravitaillement à bord de Virgin Atlantic GlobalFlyer, un engin ultra léger.

L’aventurier multi-millionnaire a parcouru 36 817 km, en 67 heures, une minute et 46 secondes. Trimaran des airs, à l’allure effilée comme un planeur, GlobalFlyer a volé à une vitesse de plus de 600 km/h à une altitude supérieure à 13 000 mètres.

Le 11 février 2006, l’Américain établit le record du plus long vol sans escale en avion, avec 42.450 km parcourus en un peu plus de 76 heures, après avoir effectué un tour complet du globe et réalisé une seconde traversée de l’Atlantique.

Ce record sera le dernier de cet inlassable aventurier dont les ossements ont été retrouvés un an après sa disparition aux commandes d’un petit avion, le 3 septembre 2007.

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Le Saviez-Vous ► Novembre 1889. La journaliste américaine Nellie Bly entame un tour du monde en 72 jours


Battre le records du voyage du monde en 80 jours tirer d’un roman de Jules Vernes? Par une femme en 1889 ? Une journaliste a relevé le défi en 72 jours avec les moyens du temps.
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Novembre 1889. La journaliste américaine Nellie Bly entame un tour du monde en 72 jours

À seulement 25 ans, la jeune fille rêve de battre le record de Phileas Fogg. Joseph Pulitzer accepte de financer sa folle tentative.

 

Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos

Le 14 novembre 1889, Nellie Bly, âgée seulement de 25 ans, entame un tour de la planète en moins de 80 jours. Une femme seule sur les routes du monde !

À 9 heures 40 minutes et 30 secondes, le paquebot Augusta Victoria quitte le quai de New York à destination de Southampton. La jeune reporter du New York World connaît son premier coup de mou. Quelle mouche l’a donc piquée de proposer à son rédacteur en chef d’essayer de battre le record de Phileas Fogg en effectuant le tour du monde en moins de 80 jours ? Puis elle se reprend, saluant depuis le pont ses amis restés à quai.

« Je me sentais perdue. Ma tête tournait et mon coeur donnait l’impression de vouloir éclater. Seulement 75 jours ! Oui, mais il me semblait que c’était une éternité, que le monde avait perdu sa rondeur pour prendre l’allure d’une distance sans fin, et que, bon, je ne reviendrais jamais. »

Mais Nellie se reprend vite. C’est une dure. Elle a déjà réalisé quelques coups journalistiques qui lui ont valu la célébrité. Par exemple, elle a séjourné dix jours dans un asile psychiatrique en se faisant passer pour folle, afin d’en dénoncer les conditions de vie épouvantables. Elle s’est encore introduite dans la maison d’arrêt de Versailles pour interviewer Nabilla sans cotte de maille… Pour l’instant, elle doit affronter le mal de mer. Au cours du dîner, par trois fois elle doit se ruer hors de la table du commandant pour nourrir les poissons. Mais il n’est plus question de faire demi-tour.

« Pouvez-vous partir faire le tour du monde après-demain ? »

 

Ce projet très téméraire d’effectuer le tour du monde lui vient à l’automne 1888. Aussitôt, elle demande un rendez-vous à son rédacteur en chef du New York World, qui lui dit avoir eu exactement la même idée, sauf qu’il envisage d’envoyer un homme. A-t-on jamais vu une femme se balader seule autour du monde ? Et puis comment une femme pourrait-elle voyager sans de nombreux coffres pour emporter sa garde-robe. Mais Nellie n’en démord pas. Elle peut le faire ! Son rédacteur en chef finit par lui donner son accord de principe. Un an plus tard, il l’appelle dans son bureau.

 « Pouvez-vous partir faire le tour du monde après-demain ? »

Du tac au tac, elle répond :

« Je peux partir dans la minute. »

Dans sa poitrine, son coeur bat à tout rompre. Pas le temps de gamberger, il lui faut immédiatement préparer son bagage.

Nellie décide de n’emporter qu’une seule robe, qu’elle se fait tailler sur mesure en moins d’une journée. Elle s’achète également un bagage à main, dans lequel elle entasse son change pour trois mois. À savoir : deux coiffes, trois voiles, une paire de pantoufles, un nécessaire de toilette, de l’encre solide, des stylos, des crayons, du papier, des épingles, des aiguilles et du fil, un peignoir, un blazer de tennis, une petite flasque et une tasse, plusieurs changes de sous-vêtements, des mouchoirs, et un grand pot de crème contre les gerçures. C’est tout, hormis probablement quelques petits accessoires qu’une jeune femme de la fin du XIXe siècle ne saurait évoquer. Un ami lui conseille d’emporter une arme, mais elle refuse.

« J’étais persuadée que si je me conduisais correctement je trouverais toujours des hommes pour me protéger, qu’ils soient américains, anglais, français ou de toute autre nationalité. »

Nellie emporte encore 200 livres anglaises en or et billets de banque, qu’elle place dans une petite bourse en chamois nouée autour de son cou.

« Cadeau de Noël »

 

Le 22 novembre, après huit jours de traversée, l’Augusta Victoria la dépose à Southampton, d’où elle gagne immédiatement Londres. Pas de temps à perdre, le soir même elle est dans un train qui traverse la Manche sur un ferry. Le lendemain, elle « perd » une journée et demie pour visiter Jules Verne à Amiens. Puis attrape le train pour Brindisi, où elle espère sauter dans un paquebot pour l’Inde ou la Chine.

Manque de pot, le premier qui part a pour destination l’Australie. Tant pis, elle le prend. Il la mène à Port-Saïd, à Aden et arrive à Colombo le 8 décembre. Elle reste en rade cinq jours pour attendre un vapeur qui la mène à Penang en Malaisie, puis à Singapour où elle achète un singe qui la suivra partout.

La voilà enfin à Hong Kong avec trois jours d’avance sur son ordre de marche. C’est là qu’elle entend parler de sa consoeur Elizabeth Bisland, 28 ans, que le magazine Cosmopolitan a envoyée à son tour faire le tour du globe, mais en sens inverse. Elle reste bloquée cinq jours dans la colonie anglaise avant d’embarquer pour Canton, où elle passe le 24 décembre.

« C’est un cadeau de Noël dont je me souviendrai longtemps. Nous avons visité le grand temple de la Mort et entendu des chants bizarres. Nous avons vu des personnes dans de petites pièces avec des morts, leurs offrandes de fruits, de thé. »

Nellie embarque alors à bord de l’Oceanic, de la White Star Line, qui navigue à la vapeur et à la voile. Il fait une escale à Yokohama, puis s’élance à l’assaut du Pacifique pour rallier San Francisco. La traversée dure une quinzaine de jours. Son arrivée est prévue le 19 janvier, mais, à cause du mauvais temps, le navire ne jette l’ancre que deux jours plus tard. Il ne reste plus que le continent américain à traverser. Joseph Pulitzer, le propriétaire du New York World, affrète carrément un train spécial pour que Nellie puisse tenir son engagement de boucler son tour du monde en moins de 75 jours.

Elle arrive à son point de départ, dans le New Jersey, le 25 janvier 1890 à 15 h 51. Soit 72 jours, 6 heures, 11 minutes et 14 secondes après son départ. Phileas Fogg peut aller se rhabiller.

Ce tour du monde ne sera pas le dernier exploit de Nellie Bly. À 31 ans, elle épouse un millionnaire de 71 ans, Robert Seaman, qui a fait fortune dans la fabrication de bidons métalliques pour le lait. Une autre sorte de record… Nellie en profite pour breveter le bidon de 55 gallons utilisé pour transporter le pétrole, encore en usage aujourd’hui. Quinze ans plus tard, elle a tellement épuisé son millionnaire qu’elle se retrouve veuve à l’âge de 46 ans. Seule à la tête de l’entreprise de son mari, elle fait faillite, ce qui l’oblige à redevenir journaliste. C’est la Grande Guerre, elle demande à être envoyée sur le front de l’Est. Finalement, elle meurt en 1922, âgée de 57 ans, d’une broncho-pneumonie.

http://www.lepoint.fr

Un Québécois boucle le tour du monde à pied


Je lui lève mon chapeau a lui d’avoir parcourus de telles distances et d’aller jusqu’au bout de son projet . et je l’envie .. et a sa conjointe et enfants qui ont accepté et encourager cet homme a cet éloignement de plusieurs années .. Heureusement qu’Internet a pu quand même les garder en contacts
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Un Québécois boucle le tour du monde à pied

Jean Béliveau photographié lors de son passage sur les rives du lac Ontario.

Jean Béliveau photographié lors de son passage sur les rives du lac Ontario.

Photo: Kilian Fichou, AFP

Michel Viatteau
Agence France-Presse
Kingston

Le tour du monde à pied en onze ans: parti pour oublier une dépression, revenu rayonnant de bonheur d’avoir réalisé son rêve, un Québécois quinquagénaire est sur le point de boucler un périple totalement inédit.

Grand, maigre, barbe grise de trois jours éclairée d’un large sourire, Jean Béliveau aligne de belles foulées derrière une poussette ornée du drapeau canadien et transportant son sac de couchage et quelques vêtements.

Il traverse Kingston, au bord du lac Ontario, une des dernières étapes avant Ottawa et Montréal, son point de départ où il doit être accueilli en triomphe le 16 octobre.

Il marche vite, essoufflant l’équipe de l’AFP qui le suit pendant 24 heures, mais sait s’arrêter pour grignoter sans se presser, raconter un souvenir ou bavarder avec des inconnus avec qui il établit le contact en un instant.

L’aura qu’il dégage est celle d’une liberté totale: il ne sait pas où il va dormir, ne dépend de personne, n’a que très peu d’argent… Et cela dure depuis onze ans.

À Montréal, il retrouvera sa compagne Luce qui l’a soutenu tout au long de son extraordinaire aventure et créé son site internet, wwwalk.org.

Jean a quitté la cité québécoise le 18 août 2000, le jour de ses 45 ans et après la faillite de sa petite entreprise d’enseignes lumineuses. Grand amateur de jogging, il décide de courir autour du monde pour effacer cet échec.

Luce et ses deux enfants d’une précédente union ne cherchent pas à le retenir. «C’est cool», commente à l’époque son fils Thomas Eric.

Jean Béliveau court jusqu’à Atlanta, dans le sud des États-Unis, puis trouve un rythme plus lent pour ce qui semble être la plus longue marche ininterrompue autour du monde: plus de 75 000 km à travers 64 pays.

Entre-temps, Luce l’encourage à inscrire son projet dans le cadre de la décennie de l’Unesco 2000-2010 pour la non-violence et pour l’avenir des enfants du monde.

En onze ans, il aura traversé déserts et montagnes. Il tombe amoureux au Mexique – pour neuf jours – porte turban et grande barbe au Soudan, mange des insectes en Afrique, du chien en Corée et du serpent en Chine, est escorté – lui, marcheur pour la paix – par des soldats aux Philippines.

Il ne tombe sérieusement malade qu’une fois et se fait soigner avec succès en Algérie, n’est attaqué que par deux jeunes voleurs ivres en Afrique du Sud, et, arrêté à Addis Abeba sans savoir pourquoi, est relâché le lendemain.

Le plus grand moment de désespoir survient aussi en Éthiopie, où il se sent rejeté, sans contact avec les gens, y compris les enfants, qu’il rencontre sur son chemin. C’est Luce, de loin, qui le convainc de continuer.

«Après la nourriture et le toit, l’homme a besoin du sentiment d’appartenance», commente-t-il aujourd’hui.

En revanche, il est subjugué par la sympathie de l’immense majorité des gens qu’il croise, à commencer par les Américains.

Il a certes dormi sous les ponts, dans des foyers pour sans-abri, voire dans des prisons, mais a souvent été invité à dormir et manger chez des gens séduits par son aventure.

Du coup, parti avec 4000 dollars et n’ayant jamais eu de commanditaires, c’est approximativement la somme qu’il a dépensée chaque année, grâce à sa compagne, avec qui il communique souvent par Skype.

Aujourd’hui, il n’a pas plus d’argent, mais se sent enrichi.

«Je suis parti vide, mais je suis revenu avec un bagage intellectuel», dit ce «libre penseur».

Il compte écrire un livre, donner des conférences et prôner «l’harmonie entre les gens et l’écoute de l’autre, le refus du rejet de l’autre».

Sur le plan personnel, c’est une histoire d’amour qui se termine bien.

«Je suis sa Pénélope et il est mon Ulysse», dit Luce, qui est allée chaque année rejoindre son homme à Noël pour une semaine, indépendamment de la distance à parcourir.

http://www.cyberpresse.ca