Le Saviez-Vous ► L’homme qui a utilisé l’art moderne pour torturer des détenus


Comment peut-on avoir des idées aussi affreuses et leur faire prendre forme. C’est un homme né en France d’une famille d’origine austro-hongroise. Ils ont dû quitté le pays pour s’installer en France. Des années plus tard, il imagine des cellules prisons qui rendraient fou n’importe qui. Des moyens de tortures avec une armoire laissant la victime dans une position désagréable pendant plusieurs heures et d’autres idées qui empêche toutes personnes à se reposer et en perdre la raison
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L’homme qui a utilisé l’art moderne pour torturer des détenus

 

Extrait de la couverture d'«El hombre de las checas» de Susana Frouchtmann

Extrait de la couverture d’«El hombre de las checas» de Susana Frouchtmann

Jacques Besnard

Durant la guerre d’Espagne, Alphonse Laurencic a dessiné des cellules de l’enfer à Barcelone: les «checas».

Vous aimez l’art abstrait de Vassily Kandinsky? Les tableaux de l’inclassable Paul Klee? Le suprématisme de Kasimir Malevitch? Alphonse Laurencic aussi. Sauf que ce Français n’a pas utilisé leurs œuvres pour que ses convives les admirent, mais pour s’en inspirer dans le but de torturer des captifs.

Laurencic est au cœur d’un livre qui vient de sortir, El hombre de las checas, et fait grand bruit en Espagne. Son objectif: comprendre comment son imagination a pu enfanter des cellules de prison aussi horribles.

Commandées par le service d’information militaire

Pour bien cerner cette histoire, il faut tout d’abord rappeler le contexte de cette période sombre qui a marqué l’Espagne. En 1936, après le coup d’État de l’armée, deux camps s’affrontent: les nationalistes et les républicains du Front populaire.

Dans le second, le Service d’information militaire (SIM), un service de contre-espionnage, est créé à l’été 1937 pour débusquer les espions infiltrés ou les ennemis présumés. Parmi ces derniers, des nationalistes, mais aussi des anarchistes et des communistes libertaires anti-staliniens.

Pour les faire parler, des cellules appelées «checas» sont créées. À l’intérieur de ces gêoles basées principalement dans trois villes –Madrid, Valence et Barcelone– et inspirées par celles de l’Union soviétiqueTchéka» étant le nom de la police politique combattant les ennemis du bolchevisme), plus de 8.500 personnes ont été tuées.

Si le SIM n’a pas attendu Laurencic pour construire ces cellules, c’est bien le Français qui a imaginé les plus perverses.

Armoires diaboliques

À la demande des chefs du SIM, Laurencic a d’abord dessiné des pièces dans lesquelles les détenus étaient placés dans des armoires d’une hauteur variant de 1m40 à 1m60, de cinquante centimètres de largeur et quarante de profondeur. Les hommes y étaient enfermés pendant des heures, évidemment incapables de se tenir droit.

Dessin des «cellules armoires» | DR

Ils pouvaient s’asseoir, mais le siège était incliné, de façon à ce qu’ils soient toujours sur la pointe des pieds. L’espace était tellement étroit que le détenu ne pouvait changer de position, de même qu’il lui était impossible de se protéger les pupilles de l’ampoule électrique constamment allumée au niveau de leur visage.

«Urduena [l’un des bourreaux, ndlr] pensait que le fait de rester cinq à dix minutes dans cette position saurait calmer les plus récalcitrants», expliquait Laurencic lors de son procès.

Dessins qui rendent fou

Laurencic a également utilisé les couleurs pour faire craquer les détenus dans quatre «cellules psychotechniques», en privilégiant des vitraux verts.

C’est Santiago Garces, le chef du SIM, qui lui a conseillé cette couleur «triste, lugubre, comme un jour de pluie, qui prédispose à la mélancolie et à la tristesse».

Carnet de dessins des cellules d’Alphonse Laurencic | DR

Ces pièces construites dans l’ancien jardin du couvent de Santa Maria Magdalena Madres Agustinas, situé dans la rue Vallmajor de Barcelone, étaient toutes goudronnées –à l’intérieur comme à l’extérieur– et orientées vers le sud, de telle sorte qu’elles étaient quasiment constamment baignées par la lumière du soleil.

On imagine sans mal la peine que les détenus avaient pour respirer, en raison de la chaleur étouffante et de l’odeur.

Dessin d’une «cellule psychotechnique» | DR

Autre ignominie, le «lit». Mesurant 1m50 de long et soixante centimètres de large, il était incliné de vingt degrés, pour éviter que le détenu puisse se reposer: quand ce dernier s’endormait, son corps s’affaissait.

Il était également impossible de marcher dans la cellule, puisque des briques étaient apposées sur le sol. Pour déstabiliser encore davantage les prisonniers, une horloge était quotidiennement avancée de quatre heures, sans qu’ils ne puissent s’en apercevoir.

Pour couronner le tout, les murs étaient incurvés et couverts de motifs géométriques –cubes, dés, damiers, spirales, points, cercles, lignes horizontales– de différentes couleurs, ainsi que d’œuvres abstraites et surréalistes inspirées notamment par l’école du Bauhauset ses figures majeures: Kandinsky, Moholy-Nagy, Itten

«Laurencic avait travaillé dans le Berlin de la République de Weimar en tant que musicien et décorateur. Il s’est imprégné de toutes les sources de l’école du Bauhaus, très à la mode dans les années où il y a vécu, entre 1926 et 1933», explique Susana Frouchtmann, auteure de l’ouvrage qui lui est consacré et qui a découvert par hasard leur «lien de parenté».

Portrait de l’auteure Susana Frouchtmann | Gabriel Sendra

Choquante découverte

La journaliste est désormais une spécialiste de la vie de Laurencic. Trois ans auparavant, pourtant, l’Espagnole ne connaissait rien ou presque de l’histoire de cet homme qui fut le mari de Meri, sa gouvernante lorsqu’elle était enfant.

La photo de Meri Laurencic en 1988 au mariage d’Ana, la sœur de Susana | Collection Susana Frouchtmann

Meri était une femme âgée de plus cinquante ans, qui fumait souvent une cigarette que le père de Susana lui tendait avec son café, après le repas. Une femme aux cheveux courts et ondulés, bien apprêtée, mais qui s’habillait toujours de la même manière: jupe droite, chemisier sous un cardigan, chaussures avec un talon moyen. Une femme qui leur faisait réciter leurs leçons, leur apprenait les bonnes manières, mais qui était «distante» et «trop peu exigeante compte tenu de son rôle».Une femme revenue dans sa vie vingt-sept ans plus tard, en lisant un article de presse.

«Ce fut un vrai choc. Je savais seulement que son mari avait été accusé de collaborer avec “les rouges”, mais je ne savais rien d’autre. Dans ma famille, comme dans la plupart de familles espagnoles, le silence a prévalu. Tout le monde a beaucoup souffert pendant la guerre civile espagnole. Meri faisait partie de ce silence que ma propre famille a imposé. Elle-même n’a jamais parlé de son passé –du moins, à nous, les enfants. Mes parents, sans aucun doute, connaissaient bien leur histoire.»

Susana Frouchtmann commence à creuser le sujet et à prendre des notes. Son cahier s’est noirci jusqu’à rassembler suffisamment de matière pour en faire un livre, que l’écrivaine a voulu narratif. Dans cette enquête approfondie de 252 pages, elle remonte les différentes étapes biographiques d’Alphonse Laurencic.

Jeunesse nomade et mondaine

Durant les premières années de sa vie, Alphonse Laurencic et sa famille ont souvent été amenés à déménager, notamment en raison du métier de son père Julio, éditeur d’une revue.

L’histoire commence à Enghien-les-Bains, en région parisienne, où Alphonse naît en juillet 1902 et où ses parents se sont installés deux ans plus tôt. Son père réalisait alors le catalogue des Expositions universelles de différentes villes européennes. Alphonse Laurencic en a profité pour visiter Paris, la Côte d’Azur, les Alpes ou Gand. Il mène jusqu’en 1914 une enfance «agréable»,«cosmopolite», «mondaine», bénéficiant «d’un haut niveau de vie», comme le décrit Susana dans son livre.

En raison de son origine austro-hongroise, la famille est obligée de quitter la France. Elle s’installe en Espagne, neutre durant la Première Guerre mondiale. Le père lance une nouvelle revue, La Maravillas de España, qui rencontre un énorme succès et obtient la reconnaissance du roi Alphonse XIII, ce qui lui permet de côtoyer l’élite barcelonaise. Le fils fait alors ses classes dans une école catholique bourgeoise.

Alphonse Laurencic s’engage à 19 ans dans la Légion espagnole, avec laquelle il part combattre au Maroc. Il file un an plus tard chez une tante maternelle à Graz, en Autriche, où il rencontre sa future femme, Meri.

Le couple part à Berlin en 1929; Alphonse y officie comme décorateur, directeur d’orchestre de danse et de jazz. En Allemagne, les époux Laurencic découvrent la liberté, l’art, l’architecture. C’était juste avant l’arrivée du Troisième Reich.

Dessin de Meri par Alphonse Laurencic | Collection Susana Frouchtmann

Espion véreux

Avant de fuir d’Allemagne, Alphonse réussit également à travailler pour le Deutsche Allgemeine Zeitung et à obtenir une carte de presse pour représenter les intérêts du journal à l’étranger.

Arrivé en Espagne, il s’affilie à la Confédération nationale du travail (CNT), le plus important des syndicats anarchistes. Lorsque la guerre éclate, il devient un agent du contre-espionnage.

«La CNT pensait qu’il pourrait être très utile, car étant étranger et accrédité en tant que journaliste, il aurait pu se mélanger parmi tous les groupes de gauche qui “gouvernaient” Barcelone. Mais finalement, en tant qu’espion, il ne leur était pas très utile. Laurencic ne s’est jamais senti impliqué dans le conflit politique.»

Les partisans de la République sont très divisés; des conflits éclatent dans leurs rangs, notamment entre les communistes et les anarchistes, mais aussi entre les communistes fidèles à l’Internationale (le Parti communiste d’Espagne, ou PCE) et les anti-staliniens (le Parti ouvrier d’unification marxiste, ou POUM).

À Barcelone, deux camps vont s’affronter: les milices CNT-FAI (pour Fédération anarchiste ibérique) alliées au POUM contre les autorités de la République et de la Généralité de Catalogne, l’UGT (l’Union générale des travailleurs, un syndicat socialiste), le Parti communiste d’Espagne (PCE) et le Parti socialiste unifié de Catalogne(PSUC).

Les premiers sont défaits; le POUM est dissous et la majorité des dirigeants sont persécutés, emprisonnés, torturés ou tués.

La CNT perd son influence au profit de l’UGT, auquel Laurencic avait également adhéré. Il parvient à rester en poste au ministère de l’Ordre public de Barcelone en tant qu’interprète, mais se fait finalement arrêter en juillet –pas pour ses activités politiques, mais pour des magouilles financières.

Profitant de sa position au service au contre-espionnage, Laurencic a vendu de faux passeports puis détourné des fonds dans le but d’aider de riches étrangers à sortir du pays, en échange de sommes importantes.

Laurencic est incarcéré avec son frère et Meri dans la «checa» de Vallmajor, avant d’être transférés dans d’autres geôles, dont celle de Sainte Ursule à Valence –une prison qui va lui inspirer de nombreux éléments de ses propres «checas».

Les deux frères reviennent à Vallmajor en avril 1938, où ils atterrissent dans des camps de travail. Ils endurent quatorze heures de labeur par jour sans pouvoir se laver, se changer et avec seulement un repas quotidien.

«Il n’a jamais été torturé», tient à préciser Susana Frouchtmann.

Après neuf mois de détention, Alphonse parvient finalement à s’attirer les sympathies du SIM, avec qui il collabore dans le but d’améliorer ses conditions de vie. C’est le chef suprême du service, Santiago Garces, qui le place en liberté surveillée et le nomme architecte en chef.

«Il les a convaincus qu’il pouvait les aider. C’était un séducteur. Il n’était certainement pas architecte, mais il savait correctement dessiner. Il décorait également les maisons des dirigeants.»

Laurencic restera en poste jusqu’à la fin de la guerre et la victoire des nationalistes. Durant son procès, il justifiera sa collaboration avec le SIM en expliquant avoir tenté d’obtenir des informations pour «saboter la cause rouge».

Des arguments qui ne convaincront pas: le 9 juillet 1936, Alphonse Laurencic est fusillé pour rébellion militaire au camp de la Bota à Barcelone, à seulement 37 ans.

http://www.slate.fr/

Lavages de cerveau : les victimes du Dr Cameron réclament encore justice


Le docteur Ewen Cameron est mort peu temps avant la fin du programme, malheureusement, il ne répondra pas de ses actes. Des expériences dans les années 50 – 60 ont été faites à l’insu des victimes qui ont été dans une institution pour des troubles psychologies qu’il fallait payer. Ils ont été drogués au LSD, subit des électrochocs dans le but d’effacer leur mémoire pour insérer d’autres souvenirs qui ne sont pas à eux. Ces expériences ont été financé par la CIA.
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Lavages de cerveau : les victimes du Dr Cameron réclament encore justice

 

Le reportage de Michel Marsolais

La torture et le lavage de cerveau sont condamnés dans la plupart des pays du monde. C’est pourtant ce qui s’est passé à Montréal dans les années 50 et 60 sous le couvert de traitements donnés par un institut de l’Université McGill. Les victimes de ces expériences de lavage de cerveau et leurs familles se sont réunies pour une première fois à Montréal afin de demander justice.

Un texte de Michel Marsolais

Les larmes ont vite coulé dans la petite salle bondée. Des gens des quatre coins du pays sont venus exprimer leur frustration, leur colère ou leur désespoir face aux expériences menées à l’Institut Allan Memorial à Montréal, dès la fin des années 40, jusqu’en 1963.

Financées par la CIA, ces expériences de lavage de cerveau étaient menées à l’insu des patients, qui venaient se faire traiter pour des troubles psychologiques mineurs comme la dépression.

Dimanche, les familles des victimes se sont réunies pour une première fois afin de demander des excuses et pour entamer une poursuite contre le gouvernement fédéral.

Les expériences sont devenues de plus en plus barbares et destructrices jusqu’à la fin. Nous voulons faire l’histoire en amenant le gouvernement en justice Julie Tanny, la fille d’une victime

« Nous sommes tous victimes de ces terribles événements », assure Marilyn Rappaport, qui prend soin d’une sœur qui ne la reconnaît pas.

Des hommes et des femmes assis dans une petite salle écoutent une présentation

Des victimes et des proches victimes de traitements du Dr Cameron se sont rassemblées pour demander justice. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Un projet pour effacer les mémoires

Sans le savoir, des centaines de Canadiens ont servi de cobayes pour des expériences dignes d’un film d’horreur qui se sont déroulées à l’Institut Allan Memorial de Montréal. Celui-ci été dirigé par Ewen Cameron, un médecin d’origine écossaise.

Pendant une quinzaine d’années, le Dr Cameron y menait le projet MK-Ultra de la CIA qui visait à effacer la mémoire d’un individu pour la remplacer par une nouvelle personnalité.

En plein cœur de la guerre froide, l’idée était de pouvoir contrôler mentalement des individus à des fins militaires. Des drogues comme le LSD, des électrochocs étaient largement utilisés pour déprogrammer les individus.

Des patients pouvaient être plongés dans le sommeil pendant des semaines pendant qu’une bande sonore répétait le même message.

L’Institut Allan Memorial à Montréal

Des familles brisées

La vie de centaines de patients a été littéralement détruite. Certains sont devenus très agressifs, d’autres, comme des enfants. Beaucoup ne reconnaissaient personne.

La mère d’Aline Fortin a été radicalement transformée par les traitements du Dr Cameron et les longs séjours au Allan Memorial. Les enfants se sont pratiquement retrouvés orphelins, le père est devenu alcoolique.

« Elle changeait complètement. On ne la reconnaissait pas. On trouvait ça curieux quand elle allait à l’hôpital, elle ne revenait pas guérie. C’était pire et on ne comprenait pas pourquoi », raconte Aline Fortin.

« Ce ne sera pas facile, mais nous avons une chance », estime l’avocat Alan Stein, qui portera cette cause.

Initialement, neuf patients avec de graves séquelles avaient été indemnisés par la CIA. Ensuite dans les années 90, le gouvernement canadien a indemnisé 77 patients dans le cadre d’un programme qui a pris fin depuis longtemps et qui n’admettait aucune responsabilité.

Depuis, on compterait moins d’une dizaine d’ententes hors cour avec d’autres familles pour des montants de 100 000 $, mais avec des clauses de non-divulgation.

Reconnaissance publique réclamée

Alison Steel, dont la mère ne s’est jamais remise de son passage à l’Institut Allan Memorial, a reçu une indemnisation l’an dernier. C’est cette résidente de Knowlton qui a initié la réunion des victimes directes et indirectes du Dr Cameron qui ne s’étaient jamais rencontrées.

Une femme parle avec un micro à la main.

Alison Steel est la fille de l’une des victimes. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

« Je suis encore très en colère », affirme-t-elle, avant de fondre en larmes.

Les familles veulent aussi une reconnaissance publique du tort qui leur a été fait et blâment les institutions – dont l’Université McGill – qui ont cautionné ces expériences.

Ironiquement, les victimes du Dr Cameron ont dû payer pour servir de cobaye, puisque ces expériences étaient prétendument des traitements.

Ewen Cameron est mort en 1967, peu après la fin du programme.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

Le Saviez-Vous ► Les chiens antichars ou les animaux comme arme de guerre


La stupidité des hommes à faire la guerre n’a aucune limite pour essayer de faire plus de victimes. On sait qu’il y a des enfants-soldats, et aussi des animaux qui ont participer contre leur volonté aux guerres comme la Seconde Guerre mondiale. Les chiens ont été les plus utilisés, mais dans d’autres conflits, ce fut des singes, chauve-souris, pigeons etc … Ces animaux ont souffert et son mort pour une cause qui n’est pas la leur. En plus pour l’efficacité attendu n’était pas un grand succès
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Les chiens antichars ou les animaux comme arme de guerre

 

PAR MARINE GASC

Les animaux bombes

Les premiers animaux à avoir été utilisés comme bombe sont apparemment des cochons, et c’est pas tellement des bombes mais on s’en rapproche. Au IIIè siècle avant notre ère, à Mégara, une ville entre Athènes et Corinthe (rien à voir), on enduit des cochons de poix, de pétrole ou de résine et on leur met le feu en direction des ennemis. Les animaux torturés s’agitent et passent entre les pattes des éléphants ennemis. Dans la panique, les géants piétinent les membres de leur propre armée pendant que les cochons mettent le feu. Ambiance… L’armée chinoise a fait la même chose avec des singes qu’ils habillaient de paille. Ensuite ils les trempaient dans de l’huile et paf, une allumette… C’était au XIIème siècle.

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L’époque la plus parlante en terme d’utilisation des animaux comme bombes c’est quand même la Seconde Guerre mondiale… On va pas se le cacher, les mecs ont fait preuve d’inventivité avec les bombes accrochées aux chauves-souris dans le camp américain, ou encore les pigeons mais surtout, les chiens du coté des Soviétiques.

L’utilisation des chiens par l’URSS

C’est en 1924 que le Conseil militaire de l’Union Soviétique décide d’autoriser l’utilisation de chiens dans les conflits militaires. Au départ, on leur apprend le sauvetage, les premiers secours, le transfert de communication, le transport de nourriture ou de médicaments mais aussi de blessés sur des traîneaux. C’est dans une école spécialisée de dressage près de Moscou qu’on forme les premiers chiens puis ensuite on ouvre douze autres écoles. C’est dire à quel point on investit dans les chiens de guerre. Cependant, vu que c’est tout nouveau, il n’y a aucun militaire formé comme dresseur de chien, alors l’armée soviétique fait appel à des chasseurs et des entraîneurs de cirque. C’est dans les années 1930 qu’on décide d’utiliser les chiens pour déplacer les mines. Ce sont souvent des bergers allemands, car ils sont faciles à éduquer. En 1935, les premiers chiens antichars sont officiellement intégrés dans l’armée après une formation de plusieurs mois.

Les chien antichars de la seconde guerre mondiale

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Dans un premier temps, on apprend aux chiens à récupérer leur nourriture située sous des chars blindés, pour cela, rien de mieux que les affamer quelques jours pour que tous leurs sens soient en éveil et qu’ils sachent directement où aller. Ensuite, on leur apprend à s’enfuir après avoir déposé l’explosif. Mais en fait, ça ne marche pas du tout. Les chiens ne comprennent rien, surtout lorsque la cible se déplace, et ils leurs arrivent de revenir vers les maîtres avec le détonateur entre les dents et de faire exploser une partie des entraîneurs.  Alors on change de plan, les chiens ne vont plus déposer les bombes sous les chars et s’enfuir, non, ils vont exploser sous les chars et mourir donc. C’est plus simple à réaliser… Du coup, on créé une sorte de petit sac à dos pour chien dans lequel on glisse les explosifs et un détonateur, souvent un bâton planté de manière verticale sur le dos du chien. Lorsque le chien passe sous le char et que le bâton s’abaisse, la bombe explose. En revanche, il faut apprendre aux chiens à s’adapter à une cible qui bouge mais aussi aux tirs adverses qui font beaucoup de bruits et peuvent les effrayer. C’est pas simple d’apprendre à un chien à courir vers un char ennemi sous les balles des hommes pour se faire exploser la truffe.

Une efficacité mitigée

Selon les Soviétiques, l’enrôlement des chiens dans l’armée a permis de grandes victoires… Ils prétendent que les chiens antichars ont détruit jusqu’à trois cent chars allemands et que l’armée ennemie a du faire des changements sur les mitrailleuses des engins afin de pouvoir tuer les chiens, qui sont des cibles plus basses et plus rapides que les hommes. Mais aussi que les Allemands se sont armés de lance-flammes pour arrêter les chiens-mines sans que ce soit efficace car les dobermans, par exemple, ne ralentissent pas leur course malgré les flammes. Selon les Allemands et, ensuite, les experts militaires occidentaux, les chiens-antichars ont surtout causé beaucoup de pagaille jouant de vilains tours aux Soviétiques. D’une part, les chars soviétiques ont des moteurs diesel et les animaux étaient entraînés à récupérer leur nourriture sur les réservoirs, or, les chars allemands ont des moteurs essence, donc les animaux repéraient et attaquaient les chars soviétiques plus que les chars allemands… Ou, étant désorientés et effrayés, les chiens partaient en tous sens et déclenchaient les détonateurs à des endroits peu stratégiques, style dans l’armée soviétique ou dans des arbustes… De nombreuses fois, les maîtres ont du abattre leurs chiens-antichars qui revenaient vers eux afin de ne pas causer trop de dégâts dans les tranchées soviétiques.

Le déclin de l’utilisation des chiens-antichars dans l’armée soviétique

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Il semblerait que plus de 40 000 chiens aient été envoyés au combat pour différentes tâches du coté des Soviétiques et les Allemands se sont servis de cet argument pour discréditer l’armée soviétique qui préfère envoyer des chiens au combat plutôt que de les affronter directement et risquer la mort. En 1942, un grand contingent de chiens antichars a paniqué et forcé le retrait des troupes soviétiques, alors les animaux ont été retirés des combats mais les chiens ont continué à être entraînés jusqu’en 1996 (!!!) pour réaliser des missions antichars…

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"Maison de l’horreur": les parents inculpés pour torture et maltraitance


Les accusations sont portées contre le couple qui a maltraité, torturé les 12 enfants, 1l 13 ème un enfant de 2 ans était bien nourri et a éviter les sévices. Pendant 8 ans ces enfants ont été maltraités et certains souffre de déficiences cognitives et de lésions nerveuses. Imaginer ne savoir voir ce qu’est un policier une fille de 17 ne savait pas à quoi servent les médicaments….  Je ne voudrais pas être un avocat pour défendre ce genre de personne qui ont gaspiller l’enfance et l’avenir sera sans doute plus beau de ce qu’ils ont connus, mais il sera sûrement difficile de rattraper ces années perdues
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« Maison de l’horreur »: les parents inculpés pour torture et maltraitance

 

Source: Belga

Un couple d’Américains arrêté en Californie, qui a séquestré et affamé ses treize enfants pendant plusieurs années, a été inculpé jeudi pour torture et maltraitance, a indiqué le procureur du comté de Riverside, Mike Hestrin. Si tous les chefs d’inculpation sont retenus contre eux, David Allen Turpin, 57 ans, et son épouse Louise Anna Turpin, 49 ans, risquent de 94 ans à la prison à vie, a précisé M. Hestrin au ©

Le couple a été arrêté dimanche à Perris, à 110 kilomètres au sud-est de Los Angeles, à la suite de l’évasion d’une de leur fille, âgée de 17 ans, qui a donné l’alerte. Les enfants, âgés de 2 à 29 ans, ont été retrouvés pour certains enchaînés à un lit, dans des conditions d’extrême saleté et de malnutrition sévère. Sept ont plus de 18 ans. Selon le procureur, la fratrie préparait « depuis plus de deux ans » un plan d’évasion.

Douze chefs d’accusation

Dans le détail, le couple est visé par douze chefs d’accusation de torture —l’enfant de deux ans n’aurait pas été torturé et était bien nourri–, sept chefs de maltraitance d’un adulte dépendant, six chefs de maltraitance ou négligence d’enfant et douze pour séquestration. David Turpin est également visé par un chef d’acte obscène sur un enfant par la force, la peur ou la contrainte. Le procureur a précisé qu’il s’agissait de la façon dont le père avait ligoté l’une de ses filles, âgé de 14 ans. Ces chefs d’accusation portent sur des faits survenus depuis 2010.

Punitions et dérives

Selon le procureur, ces maltraitances ont « commencé comme une punition » mais « ont empiré avec le temps » lorsque la famille habitait près de Fort Worth, au Texas, et après son arrivée en Californie. « Ce qui a commencé comme de la négligence s’est achevé par ces maltraitances brutales ». Plusieurs des enfants souffrent de « déficiences cognitives » et de lésions nerveuses. Certains ne savaient pas ce qu’était un policier et l’adolescente de 17 ignorait ce qu’était un médicament.

Cordes, chaînes cadenassées

Dans un premier temps, les parents utilisaient des cordes pour ligoter leurs enfants mais, après que l’un d’entre eux soit parvenu à se libérer, ils sont passés à des chaînes cadenassées, a-t-il poursuivi. L’un des motifs pour qu’un enfant soit enchaîné était notamment qu’il se lave les mains au-dessus du poignet, ce que les parents considéraient comme « jouer avec l’eau ». Les punitions comprenaient aussi des coups et des strangulations.

« Sévèrement dénutris »

Il a confirmé que les enfants étaient « sévèrement dénutris » –l’un d’eux âgé de 12 ans pèse comme la moyenne d’un enfant de sept ans–, aucun ne pouvait se doucher plus d’une fois l’an, aucun n’a vu de dentiste de sa vie ni de médecin depuis « au moins quatre ans ». D’après les éléments constatés sur place, les enfants « souvent n’étaient pas libérés de leurs chaînes pour pouvoir aller aux toilettes », a indiqué le procureur.

Traitement

A une époque, lorsque la famille était encore au Texas, parents et enfants vivaient « séparément » et les parents « déposaient de la nourriture ».

M. Hestrin a précisé qu’aucun enfant n’avait accès à des jouets alors que de très nombreux ont été retrouvés dans la maison, toujours dans leur emballage. En revanche, ils avaient la possibilité de tenir un journal et les enquêteurs en ont récupéré « des centaines ».

http://www.7sur7.be/

« Maison de l’horreur » en Californie : la mère surprise de l’intervention des policiers


Comment un couple peuvent traiter leurs enfants de cette manière. 13 enfants ne passent pourtant pas inaperçus même s’il y a l’école à la maison. Ils restaient dans un quartier avec des voisins. Heureusement, qu’une des soeurs a pu trouver un moyen pour délivrer les autres enfants. C’est tout un travail qu’il faudra pour remettre ces enfants dans une vie le plus normale possible
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« Maison de l’horreur » en Californie : la mère surprise de l’intervention des policiers

 

Le shérif du comté de Riverside, Capitaine Greg Fellows, parle devant une dizaine de micros.

Le shérif du comté de Riverside, Capitaine Greg Fellows, rencontrait la presse mardi pour présenter les premières explications entourant la «maison de l’horreur» en Californie. Photo : Reuters/Mike Blake

Treize frères et soeurs attachés et affamés en Californie

La police californienne a révélé lundi une horrible histoire de maltraitance envers des enfants. Treize frères et soeurs ont été retrouvés attachés, affamés et sales dans un logement de la petite ville de Perris, au sud-est de Los Angeles.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le couple a été incarcéré pour torture et mise en danger d’enfants, et une caution de 9 millions de dollars américains chacun a été fixée pour leur éventuelle remise en liberté, a annoncé lundi la police du comté de Riverside.

David Turpin et son épouse Louise, âgés respectivement de 57 et 49 ans, n’ont pas expliqué pourquoi plusieurs de leurs enfants ont été retrouvés enchaînés à leur lit dans le noir et dans une odeur pestilentielle.

Louise et David Turpin posent pour la police du comté de Riverside après leur arrestation.

Louise Turpin (49 ans) et David Turpin (54 ans) ont été arrêtés après que les autorités eurent trouvé leurs enfants affamés, sales et attachés. Photo : Getty Images/Fournie par la police du comté de Riverside

C’est l’une des sœurs, âgée de 17 ans, qui a mis fin au cauchemar de la fratrie. Elle est parvenue à s’échapper et a appelé dimanche matin le numéro d’urgence 911 depuis un appareil portable trouvé dans la maison.

L’adolescente, qui était « un peu maigre » et semblait n’avoir que 10 ans selon le communiqué de presse de la police, « affirmait que ses 12 frères et sœurs étaient retenus à l’intérieur de la résidence par leurs parents, précisant que certains étaient attachés avec des chaînes et des cadenas ».

À l’arrivée dans la maison, la police a initialement cru que les 12 personnes découvertes, « mal-nourries et très sales », étaient toutes mineures, mais a ensuite réalisé que sept d’entre elles étaient adultes, âgées de 18 à 29 ans. La plus jeune avait deux ans.

Les services de protection de l’enfance ont ouvert une enquête.

La maison était une école privée

Selon un site Internet du département de l’Éducation, David Turpin est le directeur d’une école privée, la Sandcastle Day School, ouverte en 2011, qui est logée à la même adresse que celle où habitent les Turpin.

D’après le Los Angeles Times citant des registres publics, le couple vivait à cette adresse depuis 2010 et auparavant au Texas. Ils auraient fait faillite deux fois.

Des photos de famille sur Facebook

Sur une page Facebook au nom de David-Louise Turpin, on voit le couple, dont la police a publié des photos prises au moment de leur incarcération, lors d’une cérémonie qui semble être un mariage.

La famille Turpin pose, les filles sont habillées en robe à carreaux et les garçons en habit.

La famille Turpin pose lors d’une cérémonie qui semble être un mariage. Photo : Photo tirée du compte Facebook de David-Louise Turpin

Louise Turpin est en robe longue blanche, son époux en costume et ils sont entourés de 13 personnes qui semblent toutes des enfants ou jeunes adultes, les filles aux cheveux longs et châtains portant toutes la même robe mauve à imprimé quadrillé sauf le bébé en robe rose.

Les garçons arborent la même coupe au bol que David Turpin.

Des clichés montrent le couple échangeant des alliances devant un homme habillé en Elvis Presley et tenant un micro, évoquant les mariages « kitsch » de Las Vegas.

Leur portfolio d’images sur la page Facebook les représente lors d’une autre cérémonie de mariage ou d’anniversaire d’épousailles dans la même tenue avec le même avatar d’Elvis, mais plus jeunes, en 2013. Le bébé n’est pas encore né.

D’autres photos datant de 2010 à 2016 montrent le couple entouré de ses enfants tous souriants, en jeans et t-shirts rouges ou roses.

Sur l’un des clichés, le bébé est tenu par la mère et vêtu d’un t-shirt où l’on lit « maman m’aime ».

La famille Turpin pose toute souriante tandis que tous sont vêtus d'un chandail rouge sur lequel est inscrit leur âge.

Plusieurs photos datant de 2010 à 2016 montrent le couple entouré de ses enfants tous souriants. Photo : Photo tirée du compte Facebook de David-Louise Turpin

Sur une autre photo publiée en avril 2016, les 13 enfants apparaissent avec leurs parents, tous souriants et portant le même t-shirt rouge avec chacun un numéro, semblant les classer du plus âgé au plus jeune : on y voit notamment « thing 3 » (« chose 3 »), « thing 5 » ou encore « thing 12 ».

Des voisins atterrés

Des hommes et des femmes se tiennent devant la maison des Turpin.

Des voisins se tiennent devant la maison de la famille Turpin, pour la plupart consternés de ne pas avoir su voir que les enfants étaient maltraités. Photo : Getty Images/Sandy Huffaker

Une voisine, Kimberly Milligan, a confié au quotidien Los Angeles Times que plusieurs choses semblaient étranges à propos de cette famille : les enfants étaient très pâles, ils avaient « le regard de ceux qui veulent se rendre invisibles », ils ne sortaient jamais jouer alors qu’ils étaient très nombreux.

« Je me suis dit qu’ils suivaient des cours à domicile », ce qui est relativement fréquent aux États-Unis, ajoute-t-elle. « On sentait qu’il y avait quelque chose de louche, mais on ne veut pas penser du mal des gens. »

Elle se sent à présent terriblement coupable après les révélations sur les mauvais traitements subis par cette fratrie :

« comment personne n’a rien vu? », se demande-t-elle.

Lors d’une conférence de presse mardi, le capitaine Greg Fellows, a décrit Louise Turpin, 49 ans, comme « perplexe » et surprise lorsque la police est intervenue à son domicile après qu’une de ses filles fut parvenue à s’échapper.

Ils ont aussi ajouté que le couple n’avait pas été « immédiatement en mesure de donner une raison logique » pour expliquer la scène.

Louise Turpin et son mari David Turpin, 57 ans, sont accusés d’avoir torturé et mis en danger leurs 13 enfants.

Le capitaine Fellows a aussi confirmé les premières informations reçues sur l’insalubrité des lieux.

 « Certains de nos policiers ont décrit l’endroit comme extrêmement sale, avec une odeur très désagréable à l’intérieur », a-t-il expliqué.

Mais on ne connaît toujours pas les raisons exactes qui ont poussé le couple à traiter ses enfants de la sorte.

Si vous pouvez imaginer avoir 17 ans mais l’air d’en avoir 10, souffrir de malnutrition, être enchaîné à un lit, avec les blessures qui y sont associées… j’appellerais ça de la torture. Greg Fellows, shérif du comté de Riverside

Pour le moment, la police a simplement confirmé qu’il n’y avait jamais eu d’interventions des services sociaux ni des policiers chez les Turpins et qu’aucune preuve d’abus sexuels n’a été découverte.

Joint par des médias, le père de David Turpin s’est dit étonné par l’arrestation de son fils. Sa mère a quand à elle dit à CNN que les Turpin était « très protecteurs avec leurs enfants ».

« Ils s’habillaient tous de la même façon lorsqu’ils sortaient. C’était pour protéger les enfants », a soutenu Betty Turpin, la mère de David.

Elle a aussi ajouté que le couple alignait les enfants selon leur âge et qu’ils se plaçaient en avant et à la fin de la file lorsque la fratrie se déplaçait.

David et Louise Turpin doivent comparaître en cour jeudi.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Comment élucider un meurtre commis il y a 1 400 ans ?


La professeure Sue Black est une anthropologue judiciaire très reconnue. Elle exerce au Royaume-Uni. J’ai vu quelques reportages à la télévision sur des énigmes du passé qu’elle et son équipe ont résolue à la manière de la série. J’avoue que l’anthropologie et la science médico-légale me passionne. Comprendre ce qui s’est passé, dans un passé proche ou lointain. Des indices sur un corps humain, l’entourage, l’environnement et l’histoire qui entourent un squelette est palpitant
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Comment élucider un meurtre commis il y a 1 400 ans ?

 

Le professeur Sue Black est une légende vivante de l’anthropologie judiciaire. En examinant de vieux os, elle reconstitue des crimes commis il y a des siècles

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par  Nolwenn Jaumouillé

« Oh ! Mon Picte ! Qu’il est beau… il est merveilleux ! » s’exclame Sue Black, hilare.

Le fameux Picte devant lequel l’anthropologue judiciaire écossaise s’extasie, qu’elle et son équipe ont baptisé « Rosemarkie Man », est en réalité un squelette récemment découvert dans les Highlands. Il a été retrouvé dans une des grottes marines dont sont truffées les côtes de cette partie de l’Écosse, lors d’une fouille archéologique menée par le professeur Steven Birch. Utilisées pendant des milliers d’années par des êtres humains, l’équipe était venue explorer l’une des cavités, connue pour être la salle des forgerons d’une ancienne tribu picte. Sans surprise, les archéologues y ont trouvé toutes sortes de morceaux de métal. Mais le dernier jour des recherches s’est soldé par une trouvaille inattendue : les chercheurs ont déterré des ossements, qu’ils ont d’abord associé à un chevreuil avant de s’apercevoir qu’ils avaient sans aucun doute mis au jour un squelette humain.

Procédure habituelle, la police une fois contactée s’est adressée au Center for Anatomy and Human Identification de l’université de Dundee (CAHID), que dirige la captivante Sue Black.

« J’ai pu leur dire tout de suite que ces os étaient anciens, très anciens. »

Les autorités se sont alors retirées de l’affaire, mais les archéologues, eux, brûlaient d’en savoir plus.

« L’homme avait été brutalement mis à mort, avant d’être entreposé ici avec considération, selon la tradition picte – les bras croisés », décrit Steven Birch.

En travaillant comme s’il s’agissait d’une affaire médico-légale, l’équipe de Sue Black a ainsi pu déterminer que le visage et le crâne de cet homme ayant vécu entre 430 et 630 ap. J.-C. avaient été fracturés avec une extrême violence. Son collègue Chris Rynn, responsable des identifications et reconstitutions faciales, a pris tous les fragments du squelette et les a replacés ensemble en 3D sur l’ordinateur afin de lui reconstruire ce magnifique visage qui a conquis le grand public.

L’université du Dundee, en Écosse, est particulièrement réputée pour son centre de recherche dédié à l’anthropologie judiciaire. Un champ d’études qui consiste à tirer le plus d’informations possibles en analysant un corps ou un squelette non identifié ou mort dans des circonstances floues. Peu développée jusque dans les années 1990, elle a connu depuis un essor considérable et son apport à la justice comme à l’Histoire lui vaut d’être désormais reconnue à part entière. Pour autant, si élucider des crimes historiques peut sembler fascinant, difficile d’imaginer un enfant rêver de devenir anthropologue judiciaire.

CAHID

Et en effet, drôlement vivante pour quelqu’un qui passe ses journées à s’occuper des morts, le Pr Black part d’un grand éclat de rire lorsqu’on lui pose la question. « Pas vraiment », confie-t-elle. Mais tout a commencé lorsqu’elle avait 12 ans, et qu’elle travaillait chaque samedi dans une boucherie. Une expérience qui l’a très tôt habituée « à travailler avec des muscles, des os, du sang… ce genre de choses ». À l’université, Sue Black a choisi d’étudier la biologie, jusqu’à ce qu’en troisième année, elle ait l’opportunité de se spécialiser en anatomie.

« Or, l’anatomie est tout simplement la boucherie appliquée aux humains : des muscles, des os, du sang, tout pareil. Je me suis tout de suite sentie très à l’aise ! » souligne avec humour cette femme avenante de 56 ans à la chevelure rousse et frisée.

En travaillant à son projet de fin d’études, elle s’est aperçue qu’elle n’avait aucune envie de travailler sur des rats et des souris, mais bien de se confronter à de véritables êtres humains, et d’apprendre à les identifier à partir de leur squelette.

« Je n’ai plus lâché le sujet depuis. »

Ce que Sue Black ne précise pas par modestie, c’est qu’elle a aujourd’hui acquis le statut de légende mondialement connue de ce champ de recherche encore peu développé il y a trois décennies, et mieux connu du grand public depuis les années 2000 grâce à la série Bones. Dans les années 1990 et 2000, la jeune femme a été envoyée avec une équipe pour le compte des Nations Unies au Kosovo puis en Sierra Leone, avec pour mission d’identifier les corps d’un certain nombre de victimes et de bourreaux. Des expériences « extrêmement douloureuses » qu’elle n’échangerait néanmoins pour rien au monde. En 2004, lors du terrible tsunami qui a ravagé Sumatra, elle a de nouveau été envoyée sur les lieux, et elle a plus récemment travaillé sur des cas de torture en Syrie.

Pr Sue Black
Crédits : Dundee University

Mais le quotidien de Sue Black prend racine à l’université de Dundee. Elle y dirige le CAHID, un des plus grands centres au monde consacré à ce domaine si spécifique, et y enseigne parallèlement la matière aux nouvelles générations d’anthropologues judiciaires. Quant à décortiquer des squelettes au nom de la justice – sa passion – :

« On ne sait jamais vraiment quand est-ce que le travail tombera, car on ne peut pas prédire quand il y aura des meurtres. »

 Deux fois par jour environ, la police contacte le centre pour lui demander si des os, que quelqu’un a retrouvé dans son jardin, ont une chance d’appartenir à un être humain. Chaque année, environ 600 cas de ce type leur parviennent du Royaume-Uni et de l’étranger.

Et « 99,8 % du temps, ce sont des restes d’animaux, probablement de leur barbecue ».

Plus rarement, ils s’agit d’un cadavre récent, en cours de décomposition, ou plus ancien, qui prend alors la forme d’un squelette.

« La majeure partie du temps, notre travail consiste à identifier des personnes décédées et d’en dire le plus possible sur leur mort à partir de leurs restes. La police n’a parfois pas encore retrouvé le corps, et nous intervenons aussi dans les phases de recherche : un crash d’avion ou des crimes de guerre, par exemple. »

À partir de là, les scientifiques de l’université de Dundee endossent le rôle d’experts qui leur donne une crédibilité certaine devant les tribunaux. C’est ainsi que Sue Black, spécialisée dans l’identification à partir des mains, a pu notamment aider au démantèlement de réseaux de pédophilie.

http://www.ulyces.co

Les éléphants sont torturés pour qu’ils divertissent les touristes, poussant les défenseurs des animaux à réagir


On aime les animaux, les regarder interagir avec nous, mais dans les coulisses, leur vie est un enfer. Pour réussir à dompter ces éléphants, les hommes doivent casser l’éléphant pour enlever toute volonté et avoir une soumission complète, ce qui implique des blessures, brûlures et tortures. En Thaïlande, une femme a réussi à exploiter un sanctuaire d’éléphant, un endroit ou la maltraitance est banni, ou ils peuvent reprendre une vie d’éléphant. Ce qui est malheureux, c’est que des gens doivent se battre pour cesser cette exploitation pour plaire aux touristes
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Les éléphants sont torturés pour qu’ils divertissent les touristes, poussant les défenseurs des animaux à réagir

 

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Les éléphants en captivité sont souvent utilisés pour divertir les touristes. Ils promènent les gens et font même de la peinture. De l’extérieur, cela semble amusant, mais ces éléphants paient un prix très élevé.

Dans de nombreux pays asiatiques, y compris la Thaïlande, dès qu’ils naissent, les éléphants sont séparés de leurs mères et placés dans de petites cages en bois où ils sont « apprivoisés » pour les besoins du tourisme.

Le manque de nourriture, la violence physique et les brûlures ne sont que quelques-unes des choses auxquelles font face les éléphanteaux. Ils ne peuvent pas dormir, car les cages sont si petites qu’ils ne peuvent pas s’allonger. Les bébés éléphants sont gardés ainsi pendant au moins une semaine. Le rituel est appelé « phajaan » ou « écrasement d’éléphant. »

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Les tortionnaires savent exactement ce qu’ils font, et ils peuvent dire à quel moment l’éléphant est si cassé qu’il commence à construire une fausse confiance envers ses manipulateurs. Et ce n’est qu’alors que l’éléphant reçoit de la nourriture et de l’eau pour la première fois.

Mais arrivé à ce point, l’éléphant n’a plus d’âme et une longue vie de terribles conditions l’attend.

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Le but est de se servir des éléphants pour se faire de l’argent auprès des touristes ou pour les utiliser dans l’industrie illégale du bois.

Heureusement, il y a des gens en Thaïlande qui se battent pour améliorer la vie des éléphants. L’un d’eux est Sanduen. Quand elle était une petite fille, elle a vu un éléphant tellement maltraité qu’il criait. Quand elle a demandé au propriétaire s’il pouvait arrêter la torture, on lui a donné une réponse qu’elle n’oublierait jamais.

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« Non, il n’a pas le temps de se reposer, il se reposera à sa mort. »

La jeune fille a vu à quel point l’éléphant était triste et savait qu’elle devait réagir.

Cependant, sauver les éléphants n’a pas été facile, et ce n’est qu’en 1996 qu’elle a pu, avec Green Tours, réaliser son rêve d’ouvrir son propre parc et son sanctuaire d’éléphants.

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Elephant Nature Park est situé dans le nord de la Thaïlande et il est plus que juste un endroit pour les éléphants maltraités.

Le parc est immense et offre un environnement naturel aussi proche que possible pour des éléphants. Ils n’ont pas à faire de tours ou travailler. Le bien-être des éléphants est prioritaire au Elephant Nature Park.

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Les touristes peuvent visiter et faire de la randonnée à travers le magnifique parc, et les frais d’entrée servent à financer le parc.

85 pour cent des éléphants arrivant au parc ont souffert mentalement d’épreuves et certains se renferment complètement et ont presque perdu leur volonté de vivre. Il est difficile de s’imaginer à quel point leur vie était pénible.

Ils sont traumatisés par le travail forcé, les abus, et beaucoup ont entièrement renoncé. Mais Sangduen sait comment aider ces éléphants.

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Elle a trouvé un moyen de communiquer avec eux et de les aider à cicatriser.

Elle leur parle, leur chante et leur montre la gentillesse et de l’empathie, quelque chose qu’ils n’ont jamais connu auparavant.

Henrik Evoldsen décrit comment Sangduen est avec les éléphants :

« Quand elle commence à parler aux éléphants, ils ne veulent plus la quitter. Ils veulent être près d’elle tout le temps. Quand nous visitons le parc, nous ne pouvons pas accompagner Sangduen, car tous les éléphants viennent à elle immédiatement. »

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L’amour que les éléphants ont pour Sangduen n’est pas un amour à sens unique. Elle adore ses meilleurs amis et ne voudrait jamais vivre sans eux.

La vidéo montre comment ces éléphants sont torturés, mais aussi leur nouvelle vie après avoir été sauvés par cette femme incroyable.

Attention : certaines images peuvent choquer.

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Le Saviez-Vous ► 8 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur les sorcières


Il aurait eu 110.000 sorciers, sorcières (surtout des femmes) qui ont été exécutés juste en Europe. On accusait de sorcellerie d’après des stéréotype, de vengeance, et autres. Au fil du temps, les femmes étaient considérées comme des sorcières celles qui contestaient le système patriarcal. Aujourd’hui, être une sorcière est une mode qui n’about pas au bûcher ou à la torture comme au Moyen-Âge
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8 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur les sorcières

Supplice de Anneken Hendriks, brûlée à Amsterdam en 1571 (Cl Roger-Viollet/CC)

On a voulu vous parler de ces femmes et de ces hommes qui ont été persécutés.

Par Emilie Brouze, Alice Marunani et Renée Greusard

 Il y en aurait eu 110.000 en Europe (voir plus bas) et ils furent persécutés. On avait envie de vous parler d’eux et plutôt d’elles, car c’est surtout une histoire de femmes et de la haine qu’elles ont inspirée.

1 On disait qu’elles embrassaient le cul du diable

Que reprochait-on aux prétendues sorcières ?

« Beaucoup de choses », répond Michel Porret, professeur d’histoire à l’université de Genève et auteur de « l’Ombre du diable » (éd. Georg, 2010).

L’argument du sabbat est abondamment cité. Un argument théorique, car « jamais les femmes n’ont été arrêtées en flagrant délit. »

Maxime Gelly – Perbellini, historien spécialiste de la représentation des sorcières au Moyen Age, détaille :

« Il y a cette idée que des hommes et des femmes se réunissent la nuit sous l’ordre du diable et du démon afin de l’adorer et de commettre des crimes abominables. On dit qu’elles concoctent des recettes ignobles à base de graisse d’enfants, de cadavres ou qu’elles embrassaient le diable sur son derrière. »

Satan serait adoré dans ces assemblées nocturnes : le sabbat est l’église du mal, l’école de la débauche. La sorcière s’y rendrait de nuit, par voie aérienne, chevauchant parfois un balai, un animal noir voire le diable.

Lors des procès, on impute aux « sorcières » tous les malheurs biologiques : empoisonnements, stérilité, bétail tué, etc.

2 Des mecs aussi ont été accusés

« La sorcellerie n’était pas spécifique au sexe mais elle était liée au sexe », écrit Alison Rowlands, spécialiste de la chasse aux sorcières – qui culminera entre 1560-1570 et 1620-1630.

Durant la première période de cette chasse, à partir de 1420, les sorcières étaient surtout… des sorciers, explique Maxime Gelly – Perbellini.

« Les procès étaient peu nombreux et touchaient tous les milieux. »

La bascule du genre se fait en 1550. Là, le nombre de procès augmente significativement, les accusations de sorcellerie se démocratisent et surtout, se féminisent.

L’accusation devient une arme sexiste contre les femmes qui « remettaient en cause la vision patriarcale de la femme idéale », écrit Alison Rowlands.

« Avec un taux plausible de 48% des condamnations à mort sur 110.000 procès recensés en Europe (hors lynchages), les juges laïques font exécuter environ 60.000 à 70.000 sorcières et sorciers – 7 à 8 femmes sur 10 condamnés (Levack, 2001) », lit-on dans « Présumées coupables » (éd. Iconoclaste, 2017).

Maxime Gelly – Perbellini ajoute :

« La question de la sorcière embrasse celle des stéréotypes que l’on véhicule sur les femmes et plus globalement sur les personnes à la marge. Ces stéréotypes peuvent se rapprocher de ce qu’on dit sur les juifs ou les errants, par exemple. »

3 C’était vraiment hardcore

Contrairement à un voleur ou à un assassin, la sorcière n’a pas d’autre issue que la mort. La plupart des femmes accusées avouent sous la torture.

« Les procès de sorcellerie suivent la procédure inquisitoire validée par le quatrième concile du Latran (1215), qui abolit aussi l’ordalie : écriture, instruction secrète, recherche médico-légale de la marque satanique, torture pour l’aveu, exécution publique », lit-on dans « Présumées coupables ».

La seule preuve qu’on essaie de trouver dans les procès en sorcellerie est la griffe de Satan. Une marque invisible, dont on dit qu’elle a fait mourir l’endroit où la sorcière a été marquée.

« La marque a la particularité de ne pas être naturelle », explique Michel Porret.

On lit ainsi dans les interrogatoires la référence au sperme glacé de Satan, preuve de non-naturalité.

Une fois que le juge est convaincu de la culpabilité de la sorcière, celle-ci est dénudée et « rasée de tout poil ». Le corps de l’accusée subit ensuite une inspection avec une aiguille chirurgicale, à la recherche du point d’insensibilité. Très souvent on la trouve sous la forme d’un abcès, pustule, tache de vin, tumeur ou verrue.

Une fois les sorcières condamnées, la plupart sont brûlées, comme une neutralisation symbolique.

« Brûlée vive ou étranglée au préalable », précise Michel Porret.

4 Mais parfois, ça ne se finit pas si mal

De temps en temps, les femmes accusées de sorcellerie obtiennent une lettre de rémission. Maxime Gelly – Perbellini évoque, par exemple, le cas de l’empoisonneuse de La Rochelle en 1382.

Jehanne Gaigne, âgée de 18 ans, est l’épouse de Guillaume Cusse, charpentier et bourgeois de La Rochelle.

« Sous l’influence d’une autre femme réputée sorcière, appelée Arzene, elle aurait utilisé des envoûtements, des philtres et enfin du poison, du sulfure d’arsenic mêlé de verre pillé, sur son époux, sans pour autant réussir à le faire mourir.

Elle est accusée par le prévôt de La Rochelle pour sorcellerie et est condamnée à la prison, elle demande elle-même sa rémission au roi de France. »

Et l’historien de commenter :

« Derrière les images cocasses, cette lettre doit nous rappeler que le regard de l’historien ne doit pas s’arrêter à une vision stéréotypée d’un phénomène. Toutes les ‘sorcières’ ne sont pas menées au bûcher et que, plus que d’autres, cette accusation est au cœur de discours politiques, juridiques, idéologiques en constante tension. Le prévôt condamne pour affirmer sa justice ; la condamnée tente de minimiser sa responsabilité en se faisant elle-même victime du diable ; le roi, engagé à la fin du Moyen Age dans la structuration de l’ordre judiciaire, se montre timide à confirmer une condamnation qui ne repose sur aucun fondement criminel (pas de meurtre, pas de sang versé) et préfère laver Jehanne de ses accusations. »

5 Des figures féministes

« Après l’émergence des sciences humaines, post-soixante huitarde, on assiste à toute une reconstruction de la figure de la sorcière. On en fait une femme révoltée », confirme Michel Porret.

La figure autrefois maudite et crainte devient un symbole d’un rapport de domination et le symbole subversif de la révolte féminine.

En Italie, des féministes scandent :

« Tremblez, tremblez, les sorcières sont de retour » [‘Tremate, tremate, le streghe son tornate’]. »

La revue littéraire « Sorcières », fondée par Xavière Gauthier et à laquelle contribua Marguerite Duras ou Nancy Huston, est l’emblème de cette reconstruction.

La revue féministe, publiée de 1975 à 1981, est née dans le but de donner la parole aux femmes pour qu’elles puissent exprimer leur créativité et ainsi accompagner voire susciter l’émergence d’un mouvement de femmes créatrices. Une femme juchée sur un balai orne la couverture du premier numéro.

Pourquoi « sorcières » ? Dans un éditorial, Xavière Gauthier écrit :

« Parce qu’elles dansent. Elles dansent à la pleine lune. Femmes lunaires, lunatiques, atteintes – disent-ils – de folie périodique. Gonflées de révolte fulgurante, de colère bouillonnante, gonflées de désir, elles dansent sur la lande sauvage des danses sauvages.

Sauvages, comme l’homme blanc le dit des autres ethnies ; sauvages comme l’Etat et le syndicat le disent de certaines grèves, de certaines crèches. Elles dansent, sauvages et irrécupérables, comme le désir. »

6 La dernière sorcière d’Europe

Elle s’appelait Anna Göldi, elle était suisse et fut, en Europe, la dernière femme à être condamnée à mort pour sorcellerie. C’était en 1782. On lui a coupé la tête et puis on a enfoui son corps au pied de l’échafaud. 

Servante dans la famille d’un médecin, Anna a été accusée d’avoir empoisonné la fille de son patron à l’aide d’aiguilles magiques. Un article du « Monde » consacré à Anna Göldi raconte :

« Selon le récit fait plus tard au procès, des aiguilles sont à plusieurs reprises trouvées dans le bol de lait d’Annemiggeli, la seconde fille de la famille, âgée de 8 ans. Anna Göldi, qui fait office de gouvernante, est soupçonnée, puis finalement renvoyée. »

« Quelque temps après, la fillette tombe gravement malade, prise de violentes convulsions, d’une fièvre inexpliquée, d’accès de délire et de toux. La jeune Annemiggeli se met à vomir, presque chaque jour, des aiguilles dans des glaires mêlées de sang. Une centaine en tout. Certaines crises la laissent sourde et muette. »

Sous la torture, la servante finit par avouer ce crime. Pourquoi a-t-elle été accusée ? L’article du « Monde » dit, et cette résonance à l’actualité est troublante :

« Walter Hauser [un journaliste qui a enquêté sur l’affaire, NDLR] a retrouvé la trace – mais non le contenu – d’une plainte pour harcèlement sexuel déposée en décembre 1781 par Anna Göldi contre son employeur. Voilà qui aurait pu ruiner la réputation du bon docteur Tschudi qui, vraisemblablement, s’empressa d’allumer un contre-feu. »

7 La démonologie fut une science à la mode

La démonologie est l’étude des démons et des mauvais esprits. Il en existe dans toutes les religions, notamment dans la religion chrétienne. Le premier traité de démonologie imprimé est daté de la fin du XVe.

« Il va devenir un best-seller », raconte Michel Porret. « La matrice de toute une série d’autres traités de démonologie. »

Les démonologues sont un peu les théoriciens de la chasse aux sorcières.

8 Les sorcières sont de retour (pour combattre l’ordre établi)

La sorcellerie revient en force dans les milieux féministes et queer, comme le racontent Vice et Cheek Magazine. Quel meilleur symbole de liberté et de danger pour l’ordre établi ? La publication en 2012 du livre d’Anna Colin « Sorcières : pourchassées, assumées, puissantes, queer », signe l’arrivée de cette mode américaine en France.

Un cortège de « sorcières », des féministes anarchistes de l’université Paris-VII s’est ainsi formé dans la manifestation contre la réforme du travail le 12 septembre dernier sous le nom de Witch Bloc, avec des slogans comme « Macron au chaudron ».

Des soirées queer et sorcellerie se lancent de partout, comme les événements Bitchcraft. La dernière Queerweek, grand événement queer parisien, proposait un atelier de confection de sortilèges.

Le mouvement est aussi porté par la mode du développement personnel et des thérapies alternatives. Jack Parker par exemple, blogueuse féministe, a lancé sa newsletter Witch, please ! où elle explique comment pratiquer la sorcellerie au quotidien (par exemple, en accrochant une branche d’eucalyptus dans sa douche ou en tirant le tarot). 

https://tempsreel.nouvelobs.com

Le Saviez-Vous ► Top 10 des EXPÉRIENCES scientifiques les plus FLIPPANTES !


Au nom de la science, des gens ont fait n’importe quoi aux êtres humains, mais aussi aux animaux. Des tortures prétextant faire une découverte majeure, qui ont fini par des suicides ou des gens sont devenus des criminels. Peut-on croire que ce genre de pseudo-science est une époque révolue ? Probablement que non !!! Seulement, les expériences sont plus discrètes fait par des savants fous
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Top 10 des expériences  scientifiques les plus flippantes !

 

Le Saviez-Vous ► Les 48 personnes les plus maléfiques ayant foulé cette Terre.


On connaît certains tortionnaires, tueurs, psychopathes, et j’en passe parmi ces 48 personnes et ce bien avant l’ère d’Internet. Qui on pense en premier parmi les pires tortionnaires de l’histoire, Hitler ? Peut-être Genghis Khan ? Vlad III l’Empaleur ? Il y en a d’autres surtout des hommes mais aussi quelques femmes. Ils sont guidés par la soif du pouvoir, la folie, la religion mal interprétée, la perfection, une idéologie … Ils ont utilisé le génocide, la torture, la vengeance et le meurtre gratuit,
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Les 48 personnes les plus maléfiques ayant foulé cette Terre.

 

Elizabeth Báthory

Vous avez vu le film « Hostel » ? Oubliez-le. Avez-vous entendu parler du conte « Dracula » ? Vlad III l’Empaleur était le personnage principal, mais Elizabeth Báthory a également inspiré cette histoire. Elle était friande de sang, en particulier de celui des jeunes filles. Plus de 650 corps de jeunes filles torturées et assassinées par ses mains ont été découverts enterrés sous sa demeure, le Čachtice Castle. Certaines légendes disent qu’elle était même cannibale, bien que cela n’a jamais été prouvé.

Talaat Pasha

Les jeunes Américains d’origines arméniennes aiment porter un t-shirt portant la mention « Tuck Furkey ». C’est un hommage au génocide commis par les anciens dirigeants du pays, lorsque c’était encore l’Empire ottoman. Le sultan de l’Empire ottoman du début du XXe siècle, Talaat Pasha a supervisé la torture, le viol, et le génocide de presque 1,5 million d’arméniens.

Josef Mengele

Certaines personnes ne sont pas nées pour diriger. Elles restent derrière les leaders. Mengele n’a peut-être pas guidé le comportement ou la rhétorique d’Adolf Hitler, mais il l’a presque surpassé. Mengele est l’homme maléfique derrière Auschwitz, qu’il a dirigé durant la Seconde Guerre mondiale. Des centaines de milliers de personnes y ont trouvé la mort dans les chambres gaz, 400 000 d’entre eux étaient juifs, mais cela ne s’arrête pas là. Mengele a supervisé d’horribles expérimentations scientifiques sur les prisonniers du camp.

Reinhard Heydrich

Un autre homme de main, même Hitler décrivait Heydrich comme « l’homme au cœur d’acier ».Les historiens s’accordent généralement sur le fait qu’il s’agissait de la personnalité la plus sombre au sein de l’élite nazie. Lorsque l’Allemagne nazie a eu besoin de trouver un endroit où mettre sa population juive, il a organisé le déplacement de 60 000 d’entre eux vers les ghettos de Pologne, puis vers les camps de la mort. Il est décédé d’une septicémie à l’hôpital de Prague. Avec un peu de chance, c’était horrible.

Oussama ben Laden

Né dans une famille aisée et ayant fait ses études aux États-Unis, Ben Laden a créé le groupe islamiste Al-Qaïda. Bien que les théoriciens du complot en débattent, l’histoire retient que Ben Laden est l’homme qui se cache derrière les attaques terroristes du 11 septembre, durant lesquelles deux avions se sont écrasés sur le World Trade Center à New York et un autre sur le Pentagone. Il a été abattu par les troupes d’élite américaines durant la présidence d’Obama.

Saddam Hussein

Premièrement, cet homme a tué plus de 2 millions de membres de son propre peuple lors de nombreux actes de génocide religieux. Il a élevé deux fils malfaisants, dont un qui a organisé l’un des plus importants vols de banque de l’histoire. Les deux fils de Saddam Hussein sont morts avant lui, et il a été pendu pour ses crimes contre l’humanité.

Heinrich Himmler

Quand Heinrich Himmler était étendu sur son lit d’hôpital à Prague, c’est Himmler, son ami, qui veillait sur lui. Himmler a presque failli détrôner Heydrch en matière de mal. Entre six et sept personnes sont mortes de ses mains. Pour renforcer la folie de sa soif de sang, Himmler appréciait les soirées calmes dans sa maison décorée de meubles réalisés avec les os et la peau de ses victimes.

« Allo, Ed Gein ? C’est Heinrich ! Tu peux me réexpliquer comment étirer la peau ? »

Adolf Eichmann

Le plus grand regret d’Eichmann concernant la Seconde Guerre mondiale était le massacre des juifs. Il déplorait le fait que les nazis n’arrivaient pas à en tuer davantage. C’est le type qui a dit :

« Si on m’avait dit que mon propre père était un traitre et que je devais le tuer, je l’aurai fait ».

Nous pouvons lui attribuer la mort de six millions de juifs. En 1960 il est passé en procès à Jérusalem et a été pendu pour ses crimes en 1962.

Maximilien Robespierre

Robespierre a été un rouage essentiel dans la machine de la Révolution française, il pensait qu’il était plus simple de tuer les gens que de leur pardonner. Sur une période de 10 mois, Robespierre a exécuté sans jugement, y compris certains de ses amis proches.

Kim Il Sung

Vous vous souvenez du conflit coréen, que l’on appelle parfois guerre de Corée, même si elle n’a jamais été officiellement reconnue comme telle ? Ce conflit a impliqué presque autant de nations que les guerres mondiales. Soutenu par les Soviétiques et la Chine, Sung était à la tête de l’invasion de la Corée du Sud. Cet évènement a entraîné la mort de 3 millions de personnes.

L’ayatollah Rouhollah Khomeini

Avant le renversement du gouvernement du Shah d’Iran, Khomeini s’exprimait contre le Shat et les États-Unis. Ses protestations l’ont mené en prison, puis en exil, mais il est revenu triomphant en Iran. Il a pris le pouvoir du pays, avant d’imposer des lois religieuses qui affectent toujours le pays. Sous le régime de Khomeini, les Iraniens risquaient la torture et l’emprisonnement s’ils s’opposaient à lui.

L’empereur Hirohito

Bien avant que nous soyons alliés avec le Japon, bien avant l’explosion des deux plus grosses bombes jamais larguées sur la planète, le Japon était un empire. Hirohito était l’empereur derrière d’énormes crimes contre l’humanité, le génocide des Chinois, des Indonésiens, des Coréens, des Indochinois, et des Philippins. Sous son commandement, les soldats ont violé plus de 200 000 femmes. Plutôt que de les capturer, ils tuaient les prisonniers de guerre et forçaient les pères à violer leurs femmes et leurs filles.

Néron

 

Rome a connu de nombreux dirigeants, nombre d’entre eux étaient doués pour faire de leur mieux pour diriger durant des périodes moins civilisées. Néro n’était pas un de ceux-là. Avant que Rome ne se convertisse au christianisme, Néro passait ses journées à torturer les chrétiens de différentes manières : empoisonnement, coups de couteau, feu, et parfois, crucifixion. Il a même imputé le grand incendie de Rome à ces chrétiens.

Caligula

Il était aussi fou que peuvent l’être les gouvernants, Hollywood a même immortalisé et dramatisé les actes de tortures déments perpétrés par Caligula. L’homme se prenait pour un dieu, intouchable. Ses actes de meurtre allaient si loin, il a massacré quelques-uns de ses alliés les plus proches, sciant ainsi la branche sur laquelle il était assis.

Attila le Hun

Le célèbre souverain du Ve siècle, Attila semait la peur au sein de l’Empire romain, de l’Orient comme de l’Occident. Lorsque Sainte Ursule, qui s’appelait alors Ursule, a refusé d’épouser Attila, il ne s’est pas laissé démonter. Pour Attila, cela signifiait tuer Ursule et 10 000 de ses compagnons.

Genghis Khan

Les historiens pensent qu’entre 10 et 30 pour cent de la population mondiale a disparu sous le règne de Genghis Khan. Il a massacré des dizaines de millions de personnes (entre 20 et 60 millions). Dans un récit d’un massacre, il a tué 700 000 personnes.

Léopold II de Belgique

De l’extérieur, le monde pensait que le roi Léopold développait le Congo, éduquait et nourrissait le peuple. Mais à l’intérieur des frontières, les hommes de Léopold torturaient et massacraient environ la moitié de la population de l’État indépendant du Congo.

Tomas de Torquemada

Torquemada, un frère dominicain, était le premier Grand Inquisiteur de l’Inquisition espagnole du XVXe siècle. Torquemada a eu un rôle clef dans le passage du décret de l’Alhambra, qui a conduit à l’expulsion de 40 000 juifs d’Espagne en 1492. Ceux qui sont restés se sont convertis au catholicisme, avec de nombreux musulmans ou ils ont été torturés et tués.

Mao Tsé-Tung

Mao, l’ancien dictateur chinois, est responsable de la mort d’environ 70 millions de personnes. Lorsqu’il était au pouvoir, la Chine a subi la pire famine et le pire génocide de l’histoire.

Ivan le Terrible

Vous n’obtenez pas un surnom comme « terrible » en envoyant des fleurs. Ivan a été intronisé grand-prince de Vladimir et de Moscou en 1533. Le lendemain il a développé un sentiment accru de paranoïa. Pour calmer ses peurs, il s’en est pris au peuple de Russie. Il a forcé des milliers de personnes à quitter leurs maisons afin de les torturer ailleurs. Ses moyens de torture intégraient toutes les douleurs imaginables, y compris le fait de faire frire les torturés vivants.

Idi Amin Dada

L’un des dictateurs les plus brutaux de tous les temps, Amin Dada est responsable de la mort de 300 à 500 000 de ses concitoyens ougandais. Les meurtres étaient brutaux, et effectués à l’aide masses. Ils étaient souvent diffusés à la télévision pour que tout le monde puisse les regarder, dans l’optique de diriger par la crainte.

Pol Pot

Les mains de Pol Pot portent les taches de sang de 3 millions de Cambodgiens, environ un tiers de la population du pays en 1979. Les cibles étaient toute personne pouvant correspondre à la définition de l’ennemi, ce qui comprenait, sans se limiter à, toute personne liée à l’ancien gouvernement, les Cambodgiens éduqués ou même ceux qui portaient des lunettes ou appartenaient à d’autres ethnies, et tous ceux qui ne pouvaient pas contribuer à l’idéologie du dictateur. Comme les balles étaient une ressource rare, Pol Pot a formé ses hommes à tuer autant que possible avec leurs mains ou à avec des bâtons. Les autres sont morts de la famine, de maladies ou d’épuisement.

Adolf Hitler

Vous vous inquiétez sans doute de ne pas voir apparaître ce nom dans cette liste. Hitler était le chef du parti nazi, qui a pris le pouvoir une fois élu par les Allemands. Il est responsable de la mort directe de 11 millions de personnes, mais la Seconde Guerre mondiale en a tué plus de 50 millions.

Joseph Staline

L’homme, que de nombreuses personnes considèrent comme responsable d’avoir terni l’idéal socialiste, a dirigé l’Union soviétique des années 20 jusqu’en 1953. Son commandement est responsable de la mort de 40 millions de personnes. Staline est celui qui a dit un jour :

 « … une mort est une tragédie, un million de morts est une simple statistique ».

Vlad III l’Empaleur

Vous vous souvenez de ce type évoqué il y a quelques lignes, non ? Vlad est celui que nous connaissons sous le surnom affectueux de Dracula. Il n’avait pas de crocs, mais avait la réputation de faire bien pire que les célèbres morsures. Vlad aimait empaler ses victimes sur des piquets, à travers le moindre orifice. Ils mourraient sur le poteau, se vidant de leur sang dans une douleur atroce. La légende dit qu’il rôtissait des enfants devant leurs parents, avant de leur faire manger leur progéniture.

Delphine LaLaurie

Marie Delphine Lalaurie a vécu au début du XIXe siècle et est plus connue sous le nom de Madame Blanque. Elle appartenait au milieu mondain créole de La Nouvelle-Orléans et était une tueuse série, tristement célèbre pour avoir torturé et tué plusieurs de ses esclaves domestiques. Lorsque sa demeure est partie en flammes le 10 avril 1834, les pompiers sont entrés dans la maison pour y trouver sept de ses esclaves brutalement mutilés et au seuil de la mort. Après un tollé public, Madame Blanque s’est retirée en exil volontaire en France. Sa maison existe encore et, selon la rumeur, est hantée.

Ilse Koch

Surnommée « la chienne de Buchenwald » ou « la sorcière de Buchenwald », et d’autres sobriquets hauts en couleur, Ilse Kocj était la femme de Karl-Otto Koch, le commandant des camps de concentration de Buchenwald et de Majdanek durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a participé aux expérimentations effectuées sur les victimes des camps, et on lui attribue le fait d’avoir dépecé des victimes tatouées afin de conserver des souvenirs.

Shirō Ishii

Shirō Ishii était microbiologiste, officier médical de l’armée japonaise et directeur de l’Unité 731, une unité de guerre biologique de l’Armée impériale japonaise. Il a œuvré durant la Seconde Guerre sino-japonaise, un conflit opposant le Japon et la Chine, et a mené des expérimentations sur plus de 10 000 sujets humains. La majorité de ces tests ce sont avérés être fatals.

Oliver Cromwell

Oliver Cromwell était un militaire et homme politique anglais très religieux, il s’était autoproclamé « Moïse puritain » et pensait que c’était Dieu qui guidait ses conquêtes militaires. Durant sa carrière, il a été responsable de la dissolution du parlement par la force et a mené une invasion de l’Irlande. Pendant cette campagne, il a massacré des milliers d’Irlandais, affirmant qu’il s’agissait du « Jugement de Dieu », car ils étaient catholiques, il a interdit le catholicisme et a emprisonné les prêtres. Il a déporté plus de 50 000 Irlandais en tant que prisonnier de guerre et serviteurs, il est tenu responsable de la mort de près de la moitié de la population irlandaise de l’époque.

Le Marquis de Sade

Vous connaissez le mot « sadisme » ? Oui, il vient de cet homme. Le Marquis de Sade était connu pour son sadisme sexuel intense. Au cours de sa vie, il a écrit un ensemble d’œuvres philophiques et érotiques mettant l’accent sur la violence, la criminalité et le blasphème. Il a également été interné à trois reprises en asiles pour des atrocités sexuelles sur des femmes, dont le viol et la torture brutale.

Richard Kuklinski

Richard Leonard Kuklinski était un tueur à gages américain du début des années 2000 reconnu coupable de cinq meurtres. Les médias l’ont surnommé « Ice Man », car il aimait congeler ses victimes pour dissimuler le moment du décès. Bien qu’il ait été seulement condamné pour cinq meurtres, il a travaillé pour la mafia et revendique avoir tué plus de 250 hommes dans sa vie.

Charles Cullen

Charles Cullen était appelé le « killer nurse » (« l’infirmier tueur »). Durant sa carrière d’infirmier, il a été confirmé qu’il avait tué 40 patients. Durant ses entretiens avec des psychiatres professionnels et des journalistes, il était évident qu’il avait assassiné bien plus de personnes. On estime qu’il a été responsable de plus de 400 victimes, ce qui en ferait l’un des tueurs en série les plus prolifiques de l’histoire américaine.

Albert Fish

Hamilton Howard « Albert » Fish a vécu au début du XXe siècle et était un tueur en série américaine. Il a eu plusieurs pseudonymes, dont « le loup-garou de Wysteria », « l’homme-gris », « le maniaque à la lune », « le vampire de Brooklyn », et le plus connu : le croque-mitaine. Il se vantait du fait qu’au cours de sa vie il avait violé et mangé plus de 100 enfants. Il a finalement avoué trois de ses meurtres et a été exécuté par chaise électrique.

Jack l’Éventreur

Jack l’Éventreur est probablement le plus connu des tueurs en série non identifiés de l’histoire. Pendant l’ère victorienne, Jack l’Éventreur parcourait les rues de l’est de Londres. Cinq meurtres sont considérés comme étant l’œuvre de Jack l’Éventreur. Il ciblait des prostitués, les tuant en leur coupant la gorge et l’abdomen.

Kermit Gosnell

Kermit Gosnell a vécu durant la deuxième moitié du XXe siècle. Il a été accusé du meurtre de trois enfants nés vivants durant des tentatives d’avortements. Ses collègues et lui ont été jugés pour plusieurs chefs d’accusation, dont avortements illégaux. Un nouveau chef d’inculpation pour meurtre a été ajouté, après qu’il ait été jugé responsable de la mort d’une de ses patientes après un avortement. Il a été condamné à une peine d’emprisonnement à vie sans libération conditionnelle.

Feliks Dzierżyński

Feliks Edmundovich Dzierżyński surnommé « Félix de fer » était connu pour avoir créé la police secrète russe et l’avoir administrée. Durant la Terreur rouge, les forces secrètes russes ont été responsables de milliers d’exécutions massives. Leurs victimes étaient abattues sans procès dans ses sous-sols et sur des places publiques. Dzierżyński a déclaré à propos de ses opérations et de ses décisions :

« Nous représentons la terreur organisée, cela doit être affirmé très clairement ».

Jon Burge

Jon Graham Burge est un ancien détective de la police de Chicago qui a été accusé de nombreux crimes en 2009. Il a utilisé la torture sur plus de 200 suspects afro-américains afin d’obtenir des informations. Les supplices incluaient des lacérations, des raclées, et des brûlures au second degré. Des années 80 au début des années 2000, il a été accusé de nombreux faits de brutalité policière. Il a fallu attendre 2001 pour qu’une enquête soit ouverte, et il a finalement été arrêté en 2008 et condamné en 2009.

Raspoutine

Grigori Raspoutine était un mystique et saint homme autoproclamé russe qui a réussi à s’insérer dans la famille royale des Romanov avant la Révolution bolchévique. Il a utilisé son influence pour contrôler la famille Romanov de l’intérieur, et selon certaines théories les a même menés à leur perte.

Charles Manson

Charles Manson est un gourou et meurtrier américain qui a été reconnu coupable de sept meurtres différents. Il a guidé la Manson Family, une communauté responsable du meurtre de l’actrice Sharon Tate, et d’une tentative d’assassinat du président Gerald Ford.

Miyuki Ishikawa

Miyuki Ishikawa était une sage-femme japonaise reconnue coupable du meurtre de presque 200 nourrissons dans les années 40. Ces morts étaient principalement dues à la négligence, et elle pensait leur faire une faveur, car ils étaient nés de familles défavorisées et elle considérait qu’ils n’auraient jamais une bonne vie. Elle reste l’un des tueurs les plus prolifiques de l’histoire japonaise.

Dariya Nikolayevna Saltykova

À l’instar d’Elizabeth Bathory, Dariya Nikolayevna Saltykova était une noble russe et une sadique qui a tué et torturé plus de 100 de ses serfs, principalement des femmes et des filles. Comme la peine de mort était proscrite en Russie en 1754, elle a été exposée à Moscou pour être ridiculisée sur la place publique avant d’être emprisonnée à vie.

Ted Bundy

Ted Bundy était un tueur en série américaine responsable de trente morts dans sept États différents. Certains chercheurs estiment que le nombre de victimes était plus important. Bundy était un assassin, violeur, nécrophile et voleur. Il a décapité douze de ses victimes. Il a simplement battu à mort certaines d’entre elles durant leur sommeil. Son biographe le décrit comme

« un sociopathe sadique qui tirait son plaisir de la douleur ressentie par un autre humain et du contrôle qu’il avait sur ses victimes, au moment de la mort, et même après »

Eugen Haagen

Eugen Haagen était un des nombreux médecins nazis qui tenait des dossiers de ses patients qui cherchaient à exterminer tous ceux qui ne correspondaient pas à l’idéal biologique nazi. Il a également effectué des centaines d’expérimentations sur ses victimes.

Joseph Goebbels

Joseph Goebbels était le ministre de la propagande du Reich durant la Deuxième Guerre mondiale, en plus d’être un ami proche d’Hitler. Il chantait les louanges d’Hitler, le considérant comme un dirigeant infaillible et prestigieux. Goebbels évoquait régulièrement l’Holocauste avec Hitler, et il soutenait sans réserve cette extermination systématique.

Le tueur du Zodiaque

Le tueur du Zodiaque opérait dans le nord de la Californie dans les années 60 et 70. Il était responsable de la mort de quatre hommes et trois femmes âgés de 16 à 29 ans. On pense également qu’il a fait quatre autres victimes, mais cela n’a jamais été confirmé. Le mode opératoire variait, allant des coups de couteau répétés aux coups de feu. Bien que de nombreuses personnes aient été soupçonnées, le tueur du Zodiaque n’a jamais été retrouvé.

L. Ron Hubbard

L. Ron Hubbard est le fondateur de l’église de scientologie. Durant son existence, au sein de l’institut de Scientologie situé à Hollywood, en Californie, des milliers de personnes ont été endoctrinées, ont subi un lavage de cerveau, et ont même été torturées sous le prétexte de la religion. L’église de scientologie a soutiré des millions de dollars à ses adeptes. À la fin de sa vie, Hubbard était apparemment convaincu qu’il devenait fou, et a même fait appel à une aide psychiatrique.

Kim Jong-un

Kim Jong-un est le dictateur actuel de la Corée du Nord. Sous son règne, le régime nord-coréen a commis d’innombrables atrocités, dont des tortures, des exécutions publiques, et la création de camps de concentration. Kim Jong-un est également responsable de l’assassinat de son frère, Kim Jong-nam.

Théoneste Bagosora

Théoneste Bagosora est un ancien officier militaire rwandais responsable du génocide rwandais. Il pensait que la seule solution aux problèmes du Rwanda était d’éliminer les Tutsis. Plus de 1 000 000 de personnes ont été massacrées sous ses ordres. Il a été condamné à la prison à vie par le TPIR, mais après appel, sa sentence a été réduite à 35 ans d’emprisonnement.

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