Quand des tigres de Sibérie en veulent au drone qui les surveillent


Dans un parc naturel en Chine, des tigres de Sibérie pourchassent un drone qui les observent. Enfin, un tigre réussi par un coup de patte d’attraper l’engin. Cependant, comme ils peuvent le contester, l’appareil est immangeable. Malgré les superbes images, cela aurait été mieux si cela avait arriver dans leur environnement
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Quand des tigres de Sibérie en veulent au drone qui les surveillent

 

Un tigre ligoté pour des photos souvenir


Nous n’avons pas assez de maltraiter nos semblables qu’on maltraite aussi les animaux sauvages pour l’argent, et plaire aux touristes
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Un tigre ligoté pour des photos souvenir

 

Il aura fallu peu de temps avant qu’un nouveau scandale éclate sur la maltraitance animale. Après l’ours polaire le plus triste au monde, enfermé dans un centre commercial pour divertir les touristes, la Chine fait encore parler d’elle avec un tigre de Sibérie maltraité dans un cirque.

Une vidéo, publiée le 9 janvier sur la plateforme chinoise de partage vidéo Iqiyi, montre l’animal se faire violemment ligoter à une table par des dresseurs. Peu après, les touristes montent sur son dos pour prendre la pose.

Le malaise s’amplifie lorsqu’un employé du cirque pousse les visiteurs effrayés à monter sur l’animal.

« Peut-être que ça te protégera des démons et te procurera la bonne fortune? », dit-il en jouant sur la corde sensible des croyances populaires chinoises pour convaincre les touristes.

À la fin de la vidéo, on aperçoit les dresseurs retirer les sangles du tigre quelques secondes avant qu’il ne retourne en courant dans sa cage, clairement apeuré. Le réalisateur ne s’est pas manifesté, mais il semble que ce soit un spectateur choqué de la scène. Le cirque en question se situerait lui dans la province de Hunan, dans le sud de la Chine.

 

« Cela doit s’arrêter! Ce tigre en voie de disparition est brutalement attaché pour que les visiteurs puissent s’asseoir dessus et prendre la pose! »

Une espèce en danger

Depuis les années 1980, le nombre de tigres de Sibérie vivant dans leur habitat naturel est remonté à 500. Un chiffre encourageant qu’il ne faut pas tenir pour acquis, au contraire. Cette espèce est considérée comme étant en danger par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature depuis 2010.

Elisa Allen, directrice de l’association PETA en Angleterre, s’est insurgée auprès du MailOnline:

« La seule façon d’obliger ces chasseurs intelligents et puissants à poser pour la caméra c’est de les maintenir dans une peur constante de punition, de les intimider et de les restreindre ». Elle désole les « dommages psychologiques » régulièrement observés sur les animaux des cirques.

Ainsi, cette vidéo remet à l’ordre du jour les méthodes de dressage cruelles utilisées par les dresseurs.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

L’instinct du tueur dans les gènes


Ce sont de magnifiques chats, de grands carnivores, des prédateurs hors pair mais qui ont eu des mauvaises rencontres avec l’homme et qui en a fait des trophées, des fourrures ou de l’animation dans des zoos
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L’instinct du tueur dans les gènes

 

Un tigre 

Photo :  iStockphoto

 

La force musculaire et le régime carnivore des grands félins sont littéralement inscrits dans leurs gènes, affirment des généticiens sud-coréens qui ont décrypté le génome d’un tigre de Sibérie.

Le Panthera tigris, de son nom latin, est le plus grand des félins. Il ne reste que 3000 à 4000 spécimens vivant encore à l’état sauvage.

Sur les neuf sous-espèces recensées, trois à quatre se sont déjà éteintes durant le XXe siècle, d’où l’urgence de mieux étudier les rares survivants, tous menacés de disparition.

Panthera uncia

Panthera uncia Photo :  iStockphoto

Le scientifique Jong Bhak et ses collègues ont comparé son génome à d’autres grands félins, comme le tigre du Bengale (Panthera tigris tigris), le léopard des neiges (Panthera uncia) et le lion (Panthera leo).

Les analyses montrent que le tigre de Sibérie est bel et bien un gros chat, puisqu’il existe une très grande ressemblance génétique entre les deux espèces qui ont divergé voici quelque 10,8 millions d’années.

Le saviez-vous? L’être humain et le gorille ont divergé deux millions d’années plus tard et leurs génomes sont identiques à 94,8 %.

Plus spécifiquement, le tigre partage avec le chat et les autres félins un grand nombre de gènes liés à l’odorat et aux perceptions sensorielles en général. Cependant, les chercheurs ont identifié plus de 3600 gènes propres aux grands félins, dont près de 1400 sont associés à l’assimilation des protéines et des acides gras, typiques des régimes strictement carnivores.

Son génome brosse le portrait-robot d’un fauve redoutable. Les gènes liés à la force musculaire, à l’utilisation de l’énergie et à la transmission sensorielle (perception, réflexes) y sont tous « surreprésentés », estiment les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature Communications.

Ces travaux ont aussi permis d’identifier un gène qui jouerait un rôle crucial dans l’adaptation du léopard des neiges à la vie en haute altitude et lui permettrait de s’accommoder d’une teneur en oxygène réduite. Ils ont aussi mis en évidence un gène mutant responsable de la couleur blanche de certains lions africains.

En outre, ces nouvelles connaissances pourront être utilisées à des fins de préservation et de repeuplement de ces espèces. Elles permettront, selon l’équipe sud-coréenne, de mieux tenir compte des fondements génétiques de leur adaptation à leur milieu et d’améliorer d’éventuels croisements entre spécimens sauvages et individus maintenus en captivité.

http://www.radio-canada.ca/