Augmentation des cas d’ingestion de détergent en sachet


Il y a des produits qui semblent nous faciliter la vie, mais en réalité sont de vrais danger pour les enfants. Les sachets de détergents sont une plaie, car malheureusement des enfants se sont intoxiqués croyant que c’était autre chose que du savon.
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Augmentation des cas d’ingestion de détergent en sachet


Une capsule de détergent bleue, rouge et blanche.

Des adolescents publient sur les médias sociaux des images d’eux en train de mordre dans des sachets de détergent. Photo: Associated Press / Pat Sullivan

La Presse canadienne

Au Québec comme aux États-Unis, le nombre de personnes de plus de cinq ans qui se sont intoxiquées avec du détergent en sachet a augmenté depuis quelques années.

Les chercheurs de l’hôpital pédiatrique Nationwide, dans l’Ohio, ont constaté une forte augmentation des expositions à ces détergents chez les personnes de plus de six ans entre 2012 et 2017. Deux enfants de moins de deux ans sont morts pendant cette période.

La situation est similaire au Québec. Des données fournies par le Centre antipoison révèlent que le nombre de cas d’exposition à ces détergents a presque quintuplé en quatre ans, passant de huit chez les plus de cinq ans en 2014 à 38 en 2018.

Ces sachets sont arrivés sur le marché en 2012. Leur présentation colorée les rendait attrayants et on a rapporté plusieurs cas d’enfants empoisonnés après les avoir croqués. Les produits chimiques toxiques qu’ils contiennent peuvent interférer avec le système nerveux central et le système respiratoire. Ils peuvent aussi causer des blessures graves aux yeux et aux poumons.

Puis, à la fin de 2017, le « Tide Pod challenge » a fait surface : des adolescents se mettaient au défi de mordre dans ces sachets et de mettre les images en ligne sur les réseaux sociaux.

« C’est difficile pour moi de dire ce qui est derrière [cette augmentation], puisqu’on ne peut pas distinguer ce qui est 8 ans de ce qui est 18 ans, a commenté la directrice médicale du Centre antipoison, la docteure Maude St-Onge. Mais certainement le  »Tide Pod challenge » est un phénomène dont l’envergure augmentait et pour lequel on a envoyé plusieurs messages de prévention. […] L’idéal est de ne pas avoir ces produits-là à la maison si on est capables d’utiliser autre chose. »

En revanche, les expositions chez les moins de cinq ans ont reculé de près de 34 %, passant de 148 à 98, un phénomène que la docteure St-Onge juge « encourageant ».

Aux États-Unis, le nombre d’enfants qui se sont empoisonnés a chuté de 18 % entre 2015 et 2017, une réduction à propos de laquelle les auteurs d’une nouvelle étude disent qu’on « peut faire mieux.

L’étude américaine rapporte que les centres antipoison du pays ont reçu près de 73 000 appels concernant ces sachets entre 2012 et 2017. Cela correspond à environ un appel toutes les 42 minutes, dont 92 % qui concernaient des enfants de moins de six ans.

Les auteurs de l’étude écrivent dans le journal médical Pediatrics qu’il serait pertinent de « renforcer les normes actuelles en matière de sécurité des produits pour réduire encore davantage les expositions ».

Au Québec, les deux plus grands hôpitaux pédiatriques de la province décrivent un phénomène « rare ».

« Nous ne suivons pas spécifiquement ce type d’intoxication/ingestion. […] Je peux vous assurer que c’est relativement rare. Puisque la majorité des ingestions aux savons ne sont pas dangereuses, la majorité des cas sont traités en préhospitalier par le [Centre antipoison du Québec] », a indiqué dans un courriel le docteur Antonio D’Angelo, le chef du département de pédiatrie d’urgence du CHU Sainte-Justine.

Même son de cloche du côté de l’Hôpital de Montréal pour enfants, où on a recensé un maximum de quatre cas par année entre 2013 et 2018 (dont un seul cas par année en 2014, 2015 et 2016).

https://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► Eux étaient plutôt poison que viande, et vous?


Une histoire intéressante sur ce que l’on peut avaler comme additifs alimentaires aux États-Unis. Bien, avant les challenges d’avaler, n’importe quoi sur les réseaux sociaux au risque d’être intoxiqué parfois mortellement, la nourriture industrielle a fait son entrée avec succès,ce qui a inquiété en 1883 un chimiste sur les dangers de tout ce que l’on peut ajouter dans les aliments pour les conserver, surtout qu’à cette époque, il n’y avait aucune loi pour protéger le consommateur. Grâce à une expérience avec des volontaires qui étaient nourris 3 fois par jour, il a pu démontrer la nocivité des additifs. Grâce a lui, les choses ont un peu changer. Car avouons-le .. Même si certains produits toxiques ne sont plus dans les aliments, la bouffe industrielle est toujours nocive.
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Eux étaient plutôt poison que viande, et vous?

 

Illustration Jeanne Detallante

Illustration Jeanne Detallante

Simon Clair et Stylist

Au début du XXe siècle, pour sauver l’estomac de la population américaine, une douzaine de kamikazes ont décidé de sacrifier le leur en goûtant tous les poisons que leur servait l’industrie alimentaire.

Cet article est publié en partenariat avec l’hebdomadaire Stylist, distribué gratuitement à Paris et dans une dizaine de grandes villes de France. Pour accéder à l’intégralité du numéro en ligne, c’est par ici.

Depuis quelques années, l’Amérique a très faim. Sur les réseaux sociaux, les ados des États-Unis ont mystérieusement décidé de manger tout ce qui leur passe sous la main. Devant l’œil de leurs caméras, elles et ils se lancent par exemple dans le «cinnamon challenge», le «nutmeg challenge» ou le «chubby bunny game» qui consistent à se gaver le plus possible de cannelle en poudre, de noix de muscade ou de marshmallow. Quitte parfois à finir à l’hôpital.

Toxicologue d’urgence pour le National Capital Poison Center, Kelly Johnson-Arbor reçoit tous les jours des appels téléphoniques alarmés de la part de ces intrépides de l’estomac. Elle avoue être parfois un peu dépassée par ces étranges pratiques:

«L’année dernière, la mode était au “tide pod challenge”, c’est-à-dire le fait d’avaler des dosettes de lessive ressemblant à des bonbons. Chez les jeunes, cela peut donner lieu à de la toux, des suffocations, des vomissements et des comas. Aux États-Unis, au moins deux adolescents sont morts après en avoir ingérées».

Selon les médias américains, tout a commencé lorsque le site parodique The Onion a publié en 2015 un article intitulé «Que Dieu me vienne en aide car je vais manger l’une de ces capsules de lessive multicolores». L’aspect appétissant des dosettes a ensuite fait l’objet de nombreuses blagues sur le web, au point de donner envie à certain·es de les gober comme des sucreries.

«Ils ne réalisent pas les risques qu’ils encourent. Mais c’est surtout l’envie d’être viral sur les réseaux sociaux qui les pousse vers ce type de comportement», soupire Kelly Johnson-Arbor.

Pourtant, bien avant la naissance d’internet, certains gloutons jouaient déjà les kamikazes gastronomiques en ingérant des produits pas franchement recommandables. Mais eux faisaient ça pour le bien public, sacrifiant leurs estomacs au service des nôtres, en goûtant un à un tous les composés chimiques utilisés dans l’industrie alimentaire américaine. Devenus de véritables célébrités, ces cobayes un peu claqués se faisaient appeler la «Poison Squad» [la Brigade antipoison en français] et ne rechignaient pas à finir leur bol de soupe. Même quand celui-ci était rempli d’acide.

Cuisine moléculaire

À la fin du XIXe siècle, la nourriture industrielle est un vrai danger public. Le lait et la viande sont conservés grâce au formaldéhyde, un composé organique servant à embaumer les cadavres. Les légumes en conserve sont régulièrement bourrés de sulfate de cuivre, un produit ayant longtemps joué le rôle de désherbant. Enfin, pour en stopper la fermentation, le vin et la bière reçoivent des doses d’acide salicylique, utilisé aussi en pharmacie pour soigner les verrues.

«Selon certaines estimations, rien qu’à New York, des milliers d’enfants sont morts à cause de lait ayant été chimiquement modifié. À l’époque, presque 100% des denrées alimentaires contenaient des conservateurs», relate Deborah Blum, journaliste scientifique et autrice de The Poison Squad.

Nous sommes alors en pleine période de l’industrialisation des États-Unis et contrairement à certains pays d’Europe, aucune loi n’encadre les entreprises commercialisant de la nourriture. Il est donc tout à fait légal de modifier chimiquement un produit pour changer son goût, sa couleur ou sa date de péremption, quitte à abuser de substances chimiques dont les effets sur le corps humain sont encore inconnus.

«Monsieur, j’ai un estomac qui peut tout supporter. Il va vous étonner»

Un volontaire à l’expérience

Une situation qui ne plaît pas du tout à Harvey W. Wiley, chimiste en chef depuis 1883 au département de l’Agriculture du gouvernement américain. Il tente d’abord de prévenir les autorités qui ne semblent pas vraiment préoccupées par la situation.

«Wiley voyait bien que les Américains étaient en danger, mais il ne pouvait pas changer les choses en étant juste un gentil chimiste qui publie des rapports que personne ne lit, explique Deborah Blum. Il a donc décidé d’utiliser une méthode plus radicale.»

En 1901, il réussit à convaincre le Congrès américain de financer une expérience qu’il nomme «Les procès de la table hygiénique». Le principe est de réunir autour d’une table une équipe de cobayes. La moitié d’entre eux dégustera matin, midi et soir des plats parfaitement sains, sans le moindre additif chimique, cuisinés pour eux par un chef. Sans le savoir, l’autre moitié mangera la même chose, augmentée d’une dose plus ou moins forte d’un produit chimique à tester. Par mesure de sécurité, les rôles s’inverseront tous les quinze jours, sous l’œil attentif du savant fou Wiley.

Durs à cuire

Pour trouver des volontaires à cette étude hors norme, Wiley poste une annonce expliquant son expérience et promettant trois copieux repas par jour. Dans la perspective d’économiser un peu d’argent sur leurs dépenses alimentaires, une douzaine de candidats ne tarde pas à se manifester, parfois même avec un peu de fanfaronnade

. «Monsieur, j’ai un estomac qui peut tout supporter. Il va vous étonner», écrit l’un des volontaires dans sa lettre de réponse à l’annonce.

Harvey Wiley fait aussi construire un restaurant dans les sous-sols du département de l’Agriculture. Au-dessus de la salle à manger, les cobayes y font poser une plaque sur laquelle on peut lire:

«Seuls les braves osent manger la nourriture». Selon Deborah Blum, «la vérité est que même s’ils avaient été prévenus, les volontaires ne se rendaient pas bien compte de ce qui les attendait. Ils se voyaient comme des explorateurs en croisade».

De quoi séduire les journalistes du Washington Post qui décident rapidement de rebaptiser la folle équipe du nom de Poison Squad. Même s’il ne touche pas aux préparations toxiques de son cuisinier, Harvey Wiley a droit, quant à lui, au charmant surnom de Old Borax. Aux quatre coins des États-Unis, on commence alors à s’enflammer pour ces héros prêts à s’empoisonner pour sauver le reste du pays.

La Poison Squad | The U.S. Food and Drug Administration via Flickr

D’autant plus que, pour attirer l’attention, Harvey Wiley s’amuse à envoyer de faux menus à la presse: huîtres sauce formol, hors-d’œuvre à l’acide benzoïque, liqueur de tête de mort et coupe-faim à la Roland B. Molineux, du nom d’un meurtrier de l’époque ayant empoisonné deux victimes. La stratégie d’Old Borax fonctionne à merveille et l’opinion publique se passionne pour l’expérience en cours. L’écrivain S.W. Gillilan leur écrit par exemple un poème resté célèbre:

Nous brisons notre jeûne à l’acide prussique
Nous déjeunons au ragoût de morphine
Nous dînons avec des consommés de têtes d’allumettes
Nous buvons de l’acide phénique
Nous sommes immunisés contre la mort et nous en sommes fiers
Hourra pour la Poison Squad!

En parallèle, le comédien Lew Dockstater, dont les spectacles de ménestrel connaissent un succès national, popularise un hymne à la gloire des cobayes de Wiley. Le refrain est repris dans tout le pays:

«Ils s’en remettront peut-être, mais ils ne seront plus jamais les mêmes». Blurp.

Accord écœuré

Malgré cette gloire soudaine, les membres de la Poison Squad déchantent vite en découvrant les effets des produits qu’ils ingèrent. Après avoir testé le borax (acide borique) suivi de l’acide salicylique à des doses de plus en plus élevées, la moitié des volontaires empoisonnés doivent mettre un terme à l’expérience avant la fin. Ils n’ont plus d’appétit, dépriment et sont en proie à de violentes nausées suivies de vomissements. Parfois, ils n’arrivent même plus à se lever le matin. Même constat après les séances de dégustation à hautes doses d’autres produits fréquemment utilisés par l’industrie alimentaire comme le dioxyde de soufre ou le benzoate de sodium.

«Le résultat de cette expérience montre qu’une grande partie de ces additifs sont mortels et qu’ils causent de graves inflammations du tube digestif», conclut le Times après avoir eu accès au rapport de plus 500 pages publié par Harvey Wiley.

Mais si ce test grandeur nature est un succès, un point assombrit tout de même le tableau. Deborah Blum revient sur les limites de ce travail:

«Après l’expérience, les membres de la Poison Squad ont tous mis un peu de temps à s’en remettre. Le problème est qu’il n’y a pas eu de suivi de leur état de santé sur le long terme. L’un d’entre eux est mort quelques années plus tard des suites d’une tuberculose. Dans les médias, sa famille a soupçonné Wiley d’avoir affaibli ses défenses immunitaires avec son expérience».

Difficile de savoir si ces accusations sont avérées ou si elles ont été lancées par les nombreux lobbies de l’industrie alimentaires très remontés contre Wiley. Une chose est sûre: les casse-cou de la Poison Squad ne se sont pas intoxiqués pour rien. En 1906, grâce à ces nouvelles trouvailles, la signature du Pure Food and Drug Act marque la mise en place d’un cadre pour la sécurité sanitaire des aliments produits aux États-Unis.

Aussi appelée Wiley Act, cette loi fédérale a quelque chose de novateur. Pour la première fois dans l’histoire du pays, le gouvernement s’engage à protéger les consommateurs. En matière de régulation, tout le reste suivra. Malgré son licenciement quelques années plus tard par le département de l’Agriculture qui n’apprécie guère son refus du moindre compromis avec l’industrie alimentaire, Harvey Wiley a donc gagné la bataille. Au moins jusqu’à l’invention des dosettes de lessive.

http://www.slate.fr/

Le nouveau défi sur la toile: avaler des capsules de lessive


Il y a une publicité chez-moi qui passe à la télé qui préviennent de ne pas mettre les capsules de détergent Tide dans des lieux sûrs à l’abri des enfants, ils devraient aussi mettre un avertissement pour les idiots. À quoi pensent les gens qui font des challenger tellement stupide qui les conduira directement à l’hôpital voir à la morgue. Cela vaut vraiment la peine pour épater les gens sur les réseaux sociaux
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Le nouveau défi sur la toile: avaler des capsules de lessive

 

Christophe Da Silva

Les capsules de détergent à lessive de la marque Tide ont l’aspect d’un bonbon doux, coloré et appétissant. Mais comme toute substance industrielle pour le nettoyage de vêtements, elles sont surtout très toxiques. © (capture d’écran).

VIDÉO Connaissez-vous le « Tide Pod Challenge »?

© Twitter.

Selon CBS, les médecins ont mis en garde contre un nouveau défi sur les réseaux sociaux, qui représente un énorme danger pour la santé des adolescents: mordiller des capsules de détergent à lessive de la marque Tide. C’est le « Tide Pod Challenge ».

« C’est allé trop loin »

« C’est parti d’une blague sur internet et maintenant c’est allé trop loin », a indiqué Ann Marie Buerkle de la Consumer Product Safety Commission.

Les capsules de détergent à lessive de la marque Tide ont l’aspect d’un bonbon doux, coloré et appétissant. Mais comme toute substance industrielle pour le nettoyage de vêtements, elles sont surtout très toxiques. Elles contiennent de l’éthanol, du peroxyde d’hydrogène et des polymères. Dit autrement: un mélange de détergent hautement toxique très dangereux pour la santé.

« Je ne regrette rien »

Il y a quelques mois, le site College Humor avait partagé une vidéo à ce sujet. Un homme avait finalement succombé à la tentation et avait avalé des capsules de détergent à lessive de la marque Tide. Emmené d’urgence à l’hôpital, il dira plus tard:

« Je ne regrette rien ».

La vidéo était devenue virale et avait inspiré plusieurs adolescents. Sur Twitter, on a même vu des photos de pizzas avec des capsules de la marque Tide à la place d’olives.

« Il ne faut pas jouer avec. Même si c’est une blague. La sécurité n’est pas un problème à prendre à la légère », a ajouté Procter & Gamble qui fabrique les capsules Tide.

http://www.7sur7.be/