Un parent du T-Rex découvert au Nouveau-Mexique


Des paléontologues ont pu analyser et découvrir à quelles espèces de dinosaures qu’ils ont trouvés. Il serait un parent du T-Rex. et serait apparus quelques millions d’années avant lui
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Un parent du T-Rex découvert au Nouveau-Mexique

 

Dynamoterror dynastes théropode T-rex

Dynamoterror dynastes, un théropode de 9 mètres de long, évoluait il y a 80 millions d’années. Crédits : Brian Engh

par Brice Louvet

Les restes d’un grand théropode ramassés au Nouveau-Mexique, en 2012, auront donné du fil à retordre aux paléontologues. Des années d’analyses et de reconstitutions ont finalement amené les chercheurs à identifier l’ancien carnivore – Dynamoterror dynastes – un parent du célèbre T-Rex.

C’est sur la formation de Menefee, au Nouveau-Mexique, que s’étaient penchés en 2012 les paléontologues Andrew McDonald et Douglas Wolfe, à la recherche de fossiles. Les deux chercheurs tombèrent alors sur quelques os fragmentés qui semblaient se défaire du grès. Pour eux, cela ne faisait aucun doute :

« Nous pouvions dire que c’était un grand théropode », explique McDonald.

Mais quel genre de théropode ? Si Tyrannosaurus Rex est le plus connu de la famille, évoluant à la fin du Crétacé (66 à 77 millions d’années), il n’est pas le seul à s’être fait remarquer. D’autres ont existé bien avant lui.

Il aura fallu des années d’analyses minutieuses pour tenter – grâce au peu de fragments récupérés (deux petits os de crâne) – de reconstituer le crâne de l’animal grâce à l’impression 3D, révélant ainsi son identité. Il s’agissait finalement d’un rare spécimen de Dynamoterror dynastes, un parent du T-Rex de 9 mètres de long qui évoluait il y a environ 80 millions d’années. Plus grand que les premiers théropodes, il reste néanmoins plus petit que le T-Rex. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue PeerJ.

Dynamoterror dynastes dinosaures T-Rex théropodes

Scan des os frontaux du crâne de dynamoterror, utilisés pour identifier l’espèce. Crédits : MsDonald & al.

À cette époque, l’Amérique du Nord était divisée en deux par une voie maritime. Dynamoterror dynastes (ce qui au passage signifie “puissant souverain terroriste”), lui, évoluait sur la moitié occidentale connue sous le nom de Laramidia. Imaginez-le alors au milieu des forêts chaudes et humides, et des marécages, en train de chasser des dinosaures à cornes et autres cuirassés.

L’évolution précoce des Tyrannosauridae n’étant que très peu échantillonnée, cette nouvelle découverte permettra d’en apprendre davantage sur ces anciens grands carnivores du Crétacé. Ils deviendront bien plus tard les oiseaux d’aujourd’hui.

Source

https://sciencepost.fr/

Des dinosaures étaient couvés comme des petits poussins


Certains dinosaures couvaient leurs oeufs comme certains animaux d’aujourd’hui. Malgré leur poids en maintenant une température des oeufs assez hautes, probablement à cause de la température extérieur qui était froide. Imaginez quand même un dinosaure de 100 kilos sur des oeufs sans faire d’omelette
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Des dinosaures étaient couvés comme des petits poussins

 

TOBY MELVILLE / REUTERS

Malgré leurs 100 kilos à la pesée!

Malgré leurs 100 kilos à la pesée, les oviraptorosaures, des dinosaures à plumes à l’étrange allure, couvaient leurs oeufs à une température semblable à celle des poules, selon une étude publiée mercredi.

Appartenant au groupe des théropodes, ils pesaient entre 50 et 100 kilos et pouvaient atteindre 1,50 m à 2 mètres. Dotés d’un bec robuste comme celui du perroquet et coiffés d’une crête, les oviraptorosaures étaient pour la plupart couverts de plumes.

Ces ancêtres des oiseaux gagnent aujourd’hui une nouvelle caractéristique aviaire: ils incubaient leurs oeufs par transfert de chaleur (entre 35 et 40 degrés) entre leur corps et la couvée.

« C’est vraiment une température très élevée, bien au-dessus des températures moyennes ambiantes, donc cela prouve qu’il s’agissait de couvaison », explique à l’AFP Romain Amiot, paléontologue et géochimiste de CNRS et coauteur de l’étude parue dans la revue Palaeontology.

La température d’incubation d’un oeuf de crocodile, animal enterrant ses oeufs, est d’environ 30°C, alors que celle d’un oeuf de poule est de 37,5°C, selon un communiqué du CNRS.

Pour en arriver à ces conclusions, l’équipe franco-chinoise a analysé sept oeufs fossilisés d’oviraptorosaures, vieux de 70 millions d’années, provenant du sud de la Chine, et à l’intérieur desquels le squelette de l’embryon avait été préservé.

« Nous avons déterminé à quelle température ces os ont été formés en utilisant la composition isotopique en oxygène », explique le chercheur.

Selon les chercheurs, ces résultats prouvent également que ces dinosaures étaient à sang chaud et que leur température corporelle était au moins aussi élevée que la température d’incubation.

Mais cette stratégie de reproduction ne peut être généralisée à l’ensemble des dinosaures.

« On imagine mal un diplodocus s’allonger sur sa couvée sans éclater ses oeufs ou rater la zone de couvaison », explique Romain Amiot.

Le diplodocus, l’un des plus grands animaux à avoir vécu sur Terre, mesurait environ 30 mètres de long et pesait plus de 10 tonnes.

Des études précédentes avaient déjà avancé que certains dinosaures couvaient leur progéniture, mais en s’appuyant sur la taille des nids retrouvés ou sur les structures internes des os fossilisés de dinosaures.

Certains fossiles de dinosaures adultes ont également été retrouvés au-dessus de nombreux oeufs, laissant supposer qu’ils étaient en train de couver au moment de leur mort.

Cette stratégie de reproduction a son importance pour une espèce:

elle lui permet « de s’affranchir des sources de chaleur extérieures ». « Couver permet à l’animal de supporter des fluctuations climatiques, d’exploiter tous les  environnements qui existaient sur terre notamment pour aller là où les territoires étaient plus froids », explique le chercheur.

http://quebec.huffingtonpost.ca