Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police


Je crois vraiment que la légalisation du cannabis donne des idées malhonnêtes à certaines personnes qui croient faire des affaires d’or. Choisir de prendre du cannabis devrait être avant tout être responsable de ses actes et non de chercher un moyen de les contourner.
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Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police

 

Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police

Test du produit K-Toxin Cleaner avec un consommateur régulier de cannabis

Photo Martin Tremblay, La Presse

 

TRISTAN PÉLOQUIN

La Presse

Pendant que les policiers multiplient les opérations pour détecter les conducteurs sous l’effet du cannabis autour de Montréal, un entrepreneur flairant la bonne affaire tente de commercialiser un produit « miracle » censé berner les agents évaluateurs. La Presse a testé le produit, qui fait bien sourire les policiers.

La promesse

Cannabis au volant: un produit «miracle» censé berner la police

Le produit K-Toxin Cleaner

Photo Martin Tremblay, La Presse

 

Vendu 26 $ la petite fiole de 30 ml lors de l’Expo cannabis de Montréal en octobre dernier, le produit K-Toxin Cleaner promet d’éliminer toute trace de THC dans la bouche et sur la langue des consommateurs de cannabis jusqu’à une heure après son utilisation.

 « Avec ça, tu n’es pas détectable par la police quand tu conduis », assure sans détour le président de K-Labs, Vincent Jardin, qui dit avoir conçu le liquide au goût de menthe avec de l’extrait de neem, « un bactéricide et fongicide complètement naturel qui détruit le THC dans la bouche ».

Le test 

Pour en avoir le coeur net, nous avons testé l’efficacité du produit en demandant à un consommateur régulier de cannabis de nous fournir un échantillon de salive quelques minutes après avoir fumé un joint, puis un second échantillon 10 minutes après avoir utilisé le K-Toxin Cleaner en suivant les instructions du fabricant à la lettre. Les deux échantillons de salive ont été vérifiés au moyen du test Cannabis Verdict, d’Alco Prévention Canada, vendu une vingtaine de dollars en ligne. Les deux tests ont détecté une présence de THC supérieure à 20 ng/ml de salive. Verdict : le K-Toxin Cleaner ne fonctionne pas. Vincent Jardin n’a pas répondu à nos courriels et le numéro de téléphone affiché sur sa carte professionnelle a été désactivé depuis l’Expo cannabis.

La réalité sur le terrain

Sur le terrain, les agents de l’escouade BRAVES (Barrages routiers, alcool au volant et évaluation de stupéfiants), une unité spécialisée du Service de police de la Ville de Montréal créée le 17 octobre dernier, font peu de cas d’un produit comme le K-Toxin Cleaner. La quinzaine de policiers de l’escouade n’utilisent aucun appareil pour détecter la présence de cannabis dans la salive, même si le ministère fédéral de la Justice a homologué une de ces machines, le Dräger DrugTest 5000, en août dernier.

« Ce n’est pas parce qu’on n’a pas la machine qu’on n’arrive pas à déceler les conducteurs sous l’influence du cannabis. Les médias ont fait beaucoup état de cette machine, mais c’est un peu un gadget », affirme le lieutenant Bryan Cunningham, responsable de l’unité.

Recherche de doutes raisonnables

Les agents se basent plutôt sur une épreuve de coordination des mouvements pour détecter toute conduite sous l’effet de la drogue. Lors d’une opération tenue jeudi dans la nuit aux abords du pont Victoria, c’est grâce à cette approche que les agents de l’escouade BRAVES ont arrêté un homme qui semblait conduire sous l’effet du cannabis.

« Les policiers ont vite décelé une forte odeur de marijuana dans l’auto et quand ils ont questionné le conducteur, il leur a dit qu’il était parti de Montréal-Nord pour aller conduire un ami sur la rue Notre-Dame, alors qu’il se trouvait pratiquement sur le pont Victoria, ce qui est un peu bizarre. Ça constituait pour eux un motif suffisant pour aller plus loin. Il suffit d’un petit doute pour pouvoir procéder à une évaluation plus poussée », a expliqué le lieutenant Cunningham.

Épreuve de coordination des mouvements

Avant d’être mis en état d’arrestation, le conducteur suspect a été emmené au chaud dans une pièce fermée, dans un bâtiment situé tout près du pont, où une policière lui a fait passer une épreuve de coordination des mouvements.

« On leur donne les conditions idéales pour réussir l’examen, sinon ça risque de leur donner matière à contester en cour », explique le lieutenant.

Une fois dans la pièce, la policière lui a demandé de suivre du regard un point en mouvement.

« Sous l’influence de la drogue, les yeux ont tendance à bouger de façon saccadée. C’est l’un des nombreux signes qui sont reconnus et acceptés par les tribunaux pour démontrer la conduite sous influence », précise le lieutenant.

Agents évaluateurs de drogues

Si le conducteur échoue à ce premier test, il est emmené au poste de police, où un agent évaluateur accrédité procède à un examen encore plus approfondi en 12 étapes, qui peut durer environ une heure.

« On vérifie les yeux, les pupilles, l’équilibre, la perception du temps, la pression artérielle, le pouls, le tonus musculaire et d’éventuelles traces d’injection », explique l’agent évaluateur Sylvain Forgues, du Service de police de l’agglomération de Longueuil, qui a participé à l’opération de jeudi. « Ça nous permet de compléter les motifs justifiant l’arrestation et de déterminer quelle catégorie de drogue le suspect a consommée. Ultimement, ça nous permet de demander un échantillon d’urine, qu’on fera analyser pour trouver des traces de drogue. »

Une technique qui a fait ses preuves

Cette approche a jusqu’à maintenant fait ses preuves, tant au Canada qu’aux États-Unis. Les agents évaluateurs qui entrent en jeu au poste de police ont suivi une formation de 14 jours sur la détection des drogues, alors que les agents sur le terrain ont suivi un cours de trois jours. BRAVES affirme avoir épinglé quatre conducteurs sous l’effet de la drogue depuis sa création, en plus d’avoir arrêté une quinzaine de conducteurs pour facultés affaiblies par l’alcool.

« Notre mandat est d’être très présents sur le terrain, de jour comme de soir. On veut passer le message que la conduite sous l’effet du cannabis et de toute autre drogue est illégale. »

Lors de l’opération de jeudi, les policiers ont contrôlé 175 conducteurs, dont trois qui ont affiché un taux d’alcoolémie supérieur à 0,08 et un qui était vraisemblablement sous l’effet du cannabis.

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Bière, bonbons, biscuits: divers aliments au cannabis produits au Canada


Le cannabis a été accepté au Canada et sera légal vers le milieux octobre .Pourquoi vouloir faire des produits alimentaires avec  du cannabis. Étant donné que les consommateurs ne sont pas tous responsables, on risque d’entendre aux nouvelles des enfants intoxiqués au cannabis pour avoir consommé un biscuit ou autre pâtisserie.
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Bière, bonbons, biscuits: divers aliments au cannabis produits au Canada

 

Le gouvernement a prévenu que la vente de... (archives AFP)

Le gouvernement a prévenu que la vente de produits alimentaires au cannabis ne sera pas autorisée pour le moment.

ARCHIVES AFP

 

La Presse Canadienne

De la bière brassée avec de la marijuana, des pâtisseries conçues pour faire ressortir la saveur de cannabis, de bons vieux biscuits au pot: les entreprises canadiennes ne manquent pas de créativité, mais on ne sait toujours pas quand elles seront autorisées à commercialiser leurs produits alimentaires à base de cannabis.

En attendant, les entrepreneurs améliorent leur méthode de production, raffinent la qualité de leurs produits et leur stratégie de mise en marché.

Ottawa a promis de légaliser le cannabis à des fins récréatives cette année et le Sénat a récemment approuvé le projet de loi en question. Le gouvernement a cependant prévenu que la vente de produits alimentaires ne sera pas autorisée pour le moment.

Ce délai annoncé n’a pas empêché les entreprises canadiennes de prendre le marché d’assaut.

Tim Moore, président de Xanthic Biopharma, une entreprise établie à Toronto, croit que les produits alimentaires sont la forme de consommation du cannabis que de nombreuses personnes préfèrent. Ces aliments sont discrets, faciles à transporter et à consommer n’importe où sans avoir à porter le stigmate de s’allumer un joint.

«Le fait de fumer a été vilipendé parmi les nouvelles générations et le vapotage soulève d’autres problèmes», soutient M. Moore.

Son entreprise a mis sur pied une technologie pour convertir le cannabis en poudre et elle collabore avec des producteurs de marijuana accrédités afin de fabriquer des boissons infusées au THC, l’ingrédient actif contenu dans la marijuana.

En raison des lois canadiennes actuelles, ces produits ne sont vendus que dans certaines régions des États-Unis.

Pour Tim Moore, le fait de travailler au sud de la frontière a ses avantages. Après avoir établi sa crédibilité dans l’ouest des États-Unis, l’entreprise sera fin prête pour le marché canadien lorsque le moment sera venu.

D’autres compagnies vivent plus difficilement avec les interdictions en vigueur au Canada.

Dooma Wendschuh, cofondatrice de Province Brands, qui brasse de la bière à base de marijuana, soutient qu’il est «plus ou moins impossible» de travailler au Canada.

S’il leur est permis de produire de petites quantités de bière, il leur est interdit de la boire explique le brasseur.

Pour se conformer à la loi, l’entreprise effectue ses tests de dégustation à l’extérieur du pays et utilise du chanvre dans sa production au Canada.

À Calgary, reTreat Edibles vend déjà ses mélanges de brownies et de biscuits, mais tant que la loi ne sera pas modifiée, l’entreprise laisse le soin aux consommateurs d’ajouter eux-mêmes l’huile de cannabis à la recette.

Pour la petite boîte, la vente de produits sans cannabis leur permet de se faire connaître avant le changement de la loi.

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Le Saviez-Vous ► 7 effets du cannabis que vous ignorez peut-être


Je comprends que le gouvernement canadien veut diminuer le marché noir du cannabis, et qu’il soit de meilleur qualité, cependant, le légalisé est vraiment une bonne chose ? Il y a tellement d’effets négatifs à fumer un joint ou le consommer dans la nourriture, qu’il me semble irréfléchi de le rendre légal
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7 effets du cannabis que vous ignorez peut-être

Effets à court terme

SHUTTERSTOCKPROFESSIONAL

Avec les changements proposés à la législation du cannabis au Canada, les gens sont nombreux à se poser des questions au sujet des effets et des risques potentiels pour la santé.

TIRÉ DE L’ÉDITION NOUVELLES

Bien que le cannabis entraine souvent des effets relaxants et euphorisants, il peut également causer des effets désagréables, inattendus et néfastes sur le cerveau et l’organisme. Voici certaines données en matière de santé relativement à la consommation du cannabis qui vous aideront à y voir plus clair.

1. Effets à court terme

L’usage occasionnel du cannabis peut entrainer de la confusion, de la fatigue, des pertes de mémoire et de l’anxiété. Parmi les effets à court terme sur l’organisme, on retrouve une baisse de la pression artérielle, ce qui peut provoquer des évanouissements; une accélération de la fréquence cardiaque, ce qui peut être dangereux pour les personnes souffrant de problèmes cardiaques, et des dommages aux vaisseaux sanguins causés par l’inhalation de la fumée.

2. Votre cerveau

Votre cerveau

TATIANA SHEPELEVA / SHUTTERSTOCK

Les effets néfastes à long terme du cannabis se font sentir graduellement lors d’une consommation régulière et surtout fréquente, c’est-à-dire quotidienne, et peuvent affecter la mémoire, la concentration, l’intelligence (QI) ainsi que la capacité de réfléchir et de prendre des décisions.

3. Votre corps

Certains des effets à long terme de la consommation du cannabis sur l’organisme sont semblables aux effets du tabagisme, et comprennent un risque accru de bronchite, d’infections pulmonaires, de toux chronique et d’accumulation de mucus dans la gorge.

4. Santé mentale

Chez certaines personnes, la consommation de cannabis augmente les risques de voir apparaître une maladie mentale comme la psychose ou la schizophrénie, surtout chez les gens qui ont des antécédents personnels ou familiaux de maladie mentale. La consommation fréquente de cannabis peut également être associée à une incidence accrue de suicide, de dépression et de troubles anxieux.

5. Affaiblissement des facultés

Bien que la plupart des gens estiment qu’ils peuvent conduire sans danger quelques heures après avoir consommé du cannabis, l’affaiblissement des facultés peut durer beaucoup plus longtemps. Le cannabis peut affecter votre capacité de conduire un véhicule de façon sécuritaire ou de prendre part à des activités de haute vitesse comme le vélo et le ski. Car le cannabis peut affecter votre coordination, votre vitesse de réaction, votre capacité de concentration et de prise de décisions, et votre capacité d’évaluer les distances. La combinaison du cannabis et de l’alcool augmente grandement l’affaiblissement des facultés et les risques d’accident.

6. Sécurité

N’oubliez pas que les dangers pour la santé sont plus importants lorsque vous consommez du cannabis obtenu de façon illégale. Comme le cannabis illégal contient du THC dont la puissance est souvent inconnue, vous risquez de consommer un produit qui est beaucoup plus fort que prévu, ce qui pourrait augmenter ou prolonger certains effets comme la confusion ou l’anxiété. De plus, le cannabis illégal pourrait avoir été traité avec des pesticides qui sont nocifs pour la santé.

7. Dépendance

Dépendance

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Contrairement à la croyance populaire, il est possible de développer une dépendance au cannabis. Les recherches ont démontré que le THC du cannabis entraine une augmentation des niveaux de dopamine, cette substance chimique dans le cerveau associée à la notion du plaisir, ce qui incite les gens à continuer de consommer. En fait, l’on estime que 9 % des gens qui consomment du cannabis développeront une dépendance envers la drogue – un pourcentage qui augmente avec la consommation quotidienne et chez les gens qui ont commencé à consommer à l’adolescence.

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Saisie de bonbons au cannabis en forme d’oursons


Les jujubes aux cannabis reviennent encore. Il semble que ces bonbons ne fussent destinés pour cueillette des enfants, mais il est préférable de bien surveiller la récolte par les parents et de bannir certaines friandises. Me semble qu’il a assez de moyen pour consommer les dogues, que ces gens devraient éviter que ce soit dans des bonbons que les enfants aiment
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Saisie de bonbons au cannabis en forme d’oursons

 

La Sûreté du Québec a récemment intercepté une... (Photo d'archives)

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La Sûreté du Québec a récemment intercepté une livraison de jujubes recelant des drogues dans un véhicule.

PHOTO D’ARCHIVES

 

La Presse Canadienne

À l’approche de l’Halloween, les autorités dans le nord du Québec mettent la population en garde contre des oursons en gélatine contenant du cannabis.

La Sûreté du Québec a récemment intercepté une livraison de ces jujubes recélant des drogues dans un véhicule en direction d’une des communautés cries du territoire Eeyou Istchee Baie-James.

Le corps de police local et le conseil de la santé ont signalé dans un communiqué conjoint que ces friandises contenaient du THC, une substance que l’on retrouve dans le cannabis.

Les autorités disent ignorer la quantité de drogue dans chaque jujube, mais elles soulèvent un risque d’empoisonnement.

Un porte-parole de la Sûreté a confirmé la récente saisie, mais a précisé que l’enquête montre que les bonbons ne sont pas destinés à être distribués le soir de l’Halloween.

Le sergent Daniel Thibaudeau invite tout de même les parents à vérifier avec soin ce que reçoivent leurs enfants.

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Légalisation du pot: pas avant l’âge de 21 ans, plaident les psychiatres


Le Canada s’apprête à légaliser le cannabis pour contrôler le THC ainsi que contré le réseau criminel qui vendent les drogues. Mais que seront les conséquences sur les consommateurs et surtout sur les adolescents et jeunes adultes ? Le cerveau et les troubles mentaux risquent d’augmenter considérablement d’après un grand nombre de psychiatres
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Légalisation du pot: pas avant l’âge de 21 ans, plaident les psychiatres

 

L'Association des médecins psychiatres du Québec estime que... (Photo Pablo Sanhueza, archives Reuters)

L’Association des médecins psychiatres du Québec estime que le projet de loi fédéral sur la légalisation de la marijuana est « inacceptable dans sa forme actuelle ».

PHOTO PABLO SANHUEZA, ARCHIVES REUTERS

 

MARIE-CLAUDE MALBOEUF
La Presse

Sur la base de leur expérience, les psychiatres québécois réclament aux gouvernements de ne pas autoriser la consommation de cannabis avant l’âge de 21 ans et de ne pas permettre sa culture à domicile. Voici les 10 requêtes, regroupées par thèmes, que leur association rendra publiques ce matin, pour réduire ce qu’elle qualifie d’« énormes risques ».

GARE AUX CERVEAUX IMMATURES

« Le projet de loi fédéral est inacceptable dans sa forme actuelle. On lutte contre le tabac, les boissons énergisantes et le décrochage, mais on est prêt à offrir aux jeunes quelque chose qui peut abîmer leur cerveau ! », dénonce en entrevue la Dre Karine Igartua, présidente de l’Association des médecins psychiatres du Québec (AMPQ).

Avant l’âge de 25 ans, le cerveau est encore en plein développement, renchérit sa consoeur, la Dre Amal Abdel-Baki. En l’inondant de cannabis à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, on perturbe son processus de maturation. Surtout lorsque le cannabis est très concentré en THC (sa substance psychoactive).

« Avec l’imagerie cérébrale, on peut souvent voir les lésions causées au cerveau par le THC », dit la Dre Abdel-Baki.

Dans la vie courante, cela se traduit par des problèmes de mémoire, d’attention et de traitement de l’information – qui peuvent tous contribuer à l’échec scolaire.

« On a l’impression que la société se trouve cool de légaliser et qu’on ne veut pas voir que la vie de certains jeunes pourrait basculer. Pour protéger les générations à venir, on propose un compromis – 21 ans – entre ce que la science nous dit sur le cerveau et le désir de réduire les méfaits liés au marché noir. » – La Dre Karine Igartua

À QUI S’ADRESSENT LES DEMANDES DES PSYCHIATRES ?

Au gouvernement du Canada, pour qu’il corrige le projet de loi déposé en avril avant de le faire adopter.

Au gouvernement du Québec, qui pourrait à défaut se montrer plus strict que le fédéral.

  • DE 9 À 15 %: Proportion d’utilisateurs précoces (ayant commencé avant 16 ans) devenus dépendants1
  • 2 %: Proportion d’utilisateurs quotidiens de cannabis parmi les Québécois de 15 à 17 ans1
  • 5 %: Proportion d’utilisateurs quotidiens parmi les Québécois de 18 à 24 ans1

TROP DE PSYCHOSES

D’après certains chercheurs, ce n’était pas le cannabis qui rendait schizophrène, mais plutôt la schizophrénie qui poussait à en consommer, pour s’automédicamenter. En 2016, une étude publiée dans JAMA Psychiatry a toutefois montré que la marijuana augmente bel et bien le risque de psychose. Car plus on en fume fréquemment, plus on augmente le risque de rechute après sa première hospitalisation.

Fumer trop jeune peut aussi précipiter de deux à trois ans le déclenchement de la maladie. Fumer de la marijuana ne rendra pas un jeune schizophrène s’il n’a pas de prédisposition génétique, nuance la Dre Igartua.

« Mais puisque les gens ne savent pas s’ils ont une telle prédisposition, à moins d’avoir des cas dans leur famille, c’est comme jouer à la roulette russe. Il n’y a pas de test de dépistage. »

40 %: Hausse du risque de trouble psychotique chez ceux qui ont consommé du cannabis au cours de leur vie1

79 %: Proportion de psychiatres québécois convaincus que la légalisation du cannabis nuira au fonctionnement et au rétablissement de leurs patients2

PAS À LA MAISON

Le projet de loi fédéral permet de cultiver quatre plants de marijuana chez soi. Puisqu’on ne peut cacher des plantes dans un placard, c’est trop risqué pour l’AMPQ, qui veut qu’on interdise une telle culture à des fins non médicales.

« Il ne faut pas que ce soit accessible aux enfants », justifie la Dre Igartua, peu importe qu’ils habitent sur place ou soient en visite.

« Jeunes, on est tous allés voler une once de fort dans les bouteilles de nos parents. L’adolescent qui voit quatre plants à domicile n’aura qu’à aller se chercher une couple de feuilles. Ça ne se remarquera pas. » – La Dre Karine Igartua

SONNER L’ALARME

« Je donne des conférences dans les écoles secondaires et les jeunes comprennent que si le gouvernement légalise, c’est que c’est sans danger », rapporte la Dre Abdel-Baki, qui préside l’Association québécoise des programmes pour premiers épisodes psychotiques et qui a vu plusieurs patients sombrer dans la paranoïa.

Pour l’AMPQ, il faudra donc lancer des campagnes pour faire connaître les risques et les signes de dérive. L’association propose de passer aussi par les parents et par l’école.

« On aimerait que ce soit fait systématiquement dès le début du cursus secondaire, précise la Dre Igartua. En 4e ou 5e secondaire, il est trop tard ; ils ont déjà commencé. »

NE PAS VISER LES PROFITS

La Société des alcools accorde des rabais et des points pour fidéliser ses clients. Ce serait « un non-sens » pour les psychiatres. La distribution du cannabis ne devra être soumise à « aucune logique de profit ou de croissance des activités de vente », plaide la Dre Igartua. « Dans les points de vente, les employés devraient être formés et récompensés pour dépister les problèmes et référer, non pas pour vendre le plus possible. »

La publicité et les emballages attrayants doivent aussi être interdits.

FINANCER LE SYSTÈME DE SANTÉ

Le nombre de Québécois hospitalisés pour soigner des troubles mentaux ou du comportement causés par le cannabis a quadruplé entre 2004 et 2014. Comme le ministre québécois de la Santé, les psychiatres craignent que leur nombre augmente encore avec la légalisation. Et que cela coûte une fortune.

« Les troubles psychotiques sont généralement chroniques et nécessitent des soins très intensifs. Une hospitalisation peut durer de trois à quatre semaines. Il faut prévoir les ressources », souligne la Dre Igartua.

En avril, la ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, a accusé les Québécois de crier au loup.

72 %: Proportion de psychiatres convaincus que la légalisation du cannabis entraînera une augmentation des besoins de services psychiatriques et psychosociaux2

Sources :

1. Énoncé de position de l’AMPQ sur la légalisation du cannabis à des fins récréatives

2. Sondage interne fait en mai par l’AMPQ et auquel ont répondu 27 % des 1150 membres

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Conduire sous l’influence du cannabis : qu’en dit la science?


Point de vue de la sécurité routière, les amateurs de cannabis ont-ils les même facultés affaiblis que ceux qui consomment de l’alcool et choisissent de conduire leur auto ? En fait, l’effet sur la conduite de la drogue est différent à celle de l’alcool. Mais les risques sont tout aussi réels. Le problème pour détecter la quantité de THC sur une personne est plus complexe que le taux d’alcoolémie
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Conduire sous l’influence du cannabis : qu’en dit la science?

 

Le reportage de Bouchra Ouatik

La légalisation du cannabis est imminente au Canada, mais les effets de cette drogue au volant ne sont pas toujours bien connus. À quel point le cannabis nuit-il aux facultés de conduite? Quelle devrait être la limite permise? Et surtout, comment débusquer les conducteurs intoxiqués?

Un texte de Bouchra Ouatik, de Découverte

Le cannabis est prisé pour son effet euphorisant et relaxant, mais la molécule responsable de ces sensations – le tétrahydrocannabinol ou THC – affaiblit aussi des facultés cognitives, soit la concentration, l’attention, la mémoire, la coordination et la perception du temps.

Ces facultés sont toutes essentielles à la conduite automobile. Plus la concentration de THC est élevée, plus ces effets seront importants.

Des recherches démontrent que la concentration de THC dans le cannabis a doublé depuis les 30 dernières années. La marijuana, soit les fleurs séchées de cannabis, contient aujourd’hui en moyenne 15 % de THC, tandis que le haschisch — soit la résine provenant des fleurs — en contient environ 30 %. Certains produits plus concentrés peuvent même contenir jusqu’à 90 % de THC.

Par contre, un autre cannabinoïde connu sous le nom de cannabidiol, ou CBD, a la propriété d’atténuer les effets du THC. En raison de ses propriétés anti-inflammatoires, il se retrouve en concentration élevée dans le cannabis médicinal. Mais comme il ne procure pas d’euphorie, on en trouve rarement dans le cannabis récréatif.

Une conduite au ralenti

Les Pays-Bas ont une longue expérience avec le cannabis au volant. La substance n’y est pas officiellement légale, par contre sa consommation est tolérée depuis plus de 40 ans.

À l’Université de Maastricht, le psychopharmacologue Johannes Ramaekers étudie la conduite avec les facultés affaiblies depuis plus de 30 ans.

Johannes Ramaekers, psychopharmacologue à l’Université de Maastricht, aux Pays-Bas

Johannes Ramaekers, psychopharmacologue à l’Université de Maastricht, aux Pays-Bas Photo : Radio-Canada/Nicolas St-Germain

Dans le cadre de ses recherches, les participants consomment du cannabis ou de l’alcool, ou les deux à la fois, avant d’effectuer un test de conduite sur une autoroute, dans des conditions réelles. Un instructeur de conduite, assis du côté passager, est prêt à freiner en cas d’urgence.

Tout au long du test, une caméra installée sur le toit enregistre la position de la voiture par rapport à la ligne blanche au centre de la route.

« Cela nous permet de calculer la déviation de la voiture sur une période de temps donnée, explique Johannes Ramaekers. Ce mouvement est une bonne indication du niveau de contrôle que le conducteur a sur son véhicule pendant un long trajet. »

Le chercheur Johannes Ramaekers utilise une voiture équipée d’une caméra sur le toit.

Le chercheur Johannes Ramaekers utilise une voiture équipée d’une caméra sur le toit. Photo : Radio-Canada/Nicolas St-Germain

Les participants sont également soumis à des tests informatisés en laboratoire pour mesurer certaines facultés cognitives, comme leur attention, leur prise de décision et leur impulsivité.

Le constat de Johannes Ramaekers : l’effet du cannabis sur la conduite automobile est différent de l’effet de l’alcool.

« Les deux substances nuisent à la performance au volant et aux facultés telles que l’attention, le contrôle moteur et la prise de décision. Mais l’alcool augmente aussi la prise de risque. Je crois que c’est pour cela que les gens prennent le volant même lorsqu’ils sont complètement ivres. Ils sont prêts à prendre ce risque. Ils perdent leurs inhibitions. »

Sous l’effet du cannabis, au contraire, les conducteurs sont conscients de leurs limites, ils conduisent plus lentement, et ils tentent d’être plus prudents. Mais cela ne les rend pas moins dangereux, insiste le psychopharmacologue.

Un des plus grands mythes à ce sujet est que les conducteurs sous l’effet du cannabis ne sont pas dangereux sur la route, car ils savent que leurs facultés sont affaiblies et ils s’adaptent. C’est vrai qu’ils sont conscients de leur état et qu’ils essaient de compenser, mais ils échouent. Ils demeurent intoxiqués. Johannes Ramaekers, psychopharmacologue, Université de Maastricht

Les conducteurs qui ont consommé du cannabis réagissent plus lentement en cas d’imprévu et sont moins attentifs à leur environnement. Ils ont aussi plus de difficulté à rouler en ligne droite que les conducteurs qui ont consommé de l’alcool.

Les tests de salive à l’étude

Plusieurs pays européens, dont la Belgique, utilisent des tests de salive pour détecter la présence de THC chez les conducteurs. Le plus populaire d’entre eux est le DrugWipe, de la compagnie allemande Securetec. Il permet aux policiers de recueillir un échantillon de salive, au moyen d’une languette, et au bout de quelques minutes, une ligne rouge apparaît si le résultat est positif.

Un policier belge tient un test de dépistage de drogues dans la salive.

Un policier belge tient un test de dépistage de drogues dans la salive. Photo : Radio-Canada/Nicolas St-Germain

Le médecin Alain Verstraete, chercheur à l’Université de Gand en Belgique, a mené des études sur l’efficacité de ces instruments.

« Le grand avantage de ce dispositif, c’est que la prise d’échantillons se fait très, très rapidement. Et c’est pour ça que la police aime bien utiliser ce dispositif », souligne-t-il.

Le médecin Alain Verstraete, chercheur en toxicologie à l’Université de Gand en Belgique.

Le médecin Alain Verstraete, chercheur en toxicologie à l’Université de Gand en Belgique. Photo : Radio-Canada/Nicolas St-Germain

Le Canada évalue présentement l’efficacité du DrugWipe, ainsi que d’un dispositif de la compagnie Alere, qui fonctionne selon un principe similaire.

Comment connaître le niveau d’intoxication?

Le niveau d’intoxication d’un conducteur dépend de la quantité de drogue ou d’alcool dans son cerveau.

Pour l’alcool, la détection est simple.

« L’alcool est une molécule qui est soluble dans l’eau, explique le Dr Verstraete. Elle va se diffuser dans toute l’eau qu’il y a dans l’organisme, donc ce sera une distribution uniforme dans tout le corps. »

Pour cette raison, en mesurant la concentration d’alcool dans l’haleine à l’aide d’un éthylomètre, on peut en déduire la concentration d’alcool dans le sang, et par le fait même, dans le cerveau.

La détection de THC est beaucoup plus complexe que celle de l’alcool. Les tests de salive indiquent si la substance a été consommée dans les heures précédentes, mais ne permettent pas de connaître la concentration de THC dans le corps. Pour cette raison, les policiers doivent emmener les automobilistes suspects à l’hôpital pour subir des analyses sanguines.

Un autre obstacle se pose alors. Contrairement à l’alcool, le THC s’élimine rapidement du sang et s’accumule plutôt dans les zones du corps riches en graisses, comme le cerveau.

« Les effets maximaux du cannabis, on les voit quand la concentration est déjà [en train de] baisser dans le sang », souligne le médecin.

Quand on fait un contrôle au bord de la route, c’est important de ne pas perdre trop de temps entre le moment où il y a eu l’accident, ou le moment où l’on a arrêté le conducteur, et la prise de sang, parce que chaque heure, la concentration va diminuer de moitié. Dr Alain Verstraete, chercheur en toxicologie à l’Université de Gand

Ainsi, après quelques heures, le THC a presque entièrement disparu du sang, mais il est toujours présent dans le cerveau et le conducteur est toujours sous l’effet de la drogue.

Pour que les analyses sanguines soient fiables, les experts estiment qu’elles doivent être faites moins de deux heures après la consommation.

Fixer une limite

Un policier de Portland, en Oregon, effectue un test de sobriété.

Un policier de Portland, en Oregon, effectue un test de sobriété. Photo : Pond5/night_stringers

Certaines études indiquent qu’une concentration de 5 nanogrammes de THC par millilitre de sang (ng/ml) pose un risque d’accident comparable à une alcoolémie de 0,08 %.

Les premiers États américains à avoir légalisé le cannabis, soit le Colorado et l’État de Washington, ont d’ailleurs fixé leur limite légale de THC à 5 ng/ml. Le Nevada a cependant adopté une limite plus basse, soit 2 ng/ml.

« Même une toute petite quantité de cannabis peut déjà vous amener à cette limite-là, souligne le Dr Verstraete. Il y a par exemple une étude qui a montré que de tirer une fois sur un joint, ça donne une concentration maximale entre 7 et 18 nanogrammes par millilitre. »

D’autres États américains, comme l’Oregon et l’Alaska, ne fixent quant à eux aucune limite légale et évaluent plutôt l’intoxication à partir de signes physiques, comme le mouvement des yeux ou l’équilibre.

Probablement qu’un joint ou même un demi-joint peut déjà doubler les risques d’accident, certainement chez une personne qui n’a pas l’habitude de fumer du cannabis. Dr Alain Verstraete, chercheur en toxicologie à l’Université de Gand

Lorsqu’un joint entier est consommé, il faut donc attendre plusieurs heures avant de prendre la route.

Si l’on inhale le cannabis, par exemple en le fumant, les effets se font sentir dès les premières minutes et ils s’estompent au bout de quatre heures. Mais si on l’ingère, par exemple sous forme de gâteaux, les effets prennent parfois une heure avant de se manifester et ils peuvent durer plus de huit heures.

Des joints de cannabis et des gâteaux à base de cannabis, dans un « coffee shop » d’Amsterdam.

Des joints de cannabis et des gâteaux à base de cannabis, dans un « coffee shop » d’Amsterdam. Photo : Radio-Canada/Nicolas St-Germain

Cependant, pour ceux qui consomment du cannabis de manière quotidienne, l’intoxication dure encore plus longtemps, car le THC s’accumule dans les graisses du corps et continue de se libérer durant les jours suivant la consommation.

« Il y a certaines études qui montrent que des gens qui ont beaucoup consommé et qui arrêtent ont encore des effets après 28 jours », souligne le Dr Alain Verstraete.

Si vous fumez quotidiennement, plusieurs fois par jour, vous êtes dans un état constant d’intoxication au cannabis. Johannes Ramaekers, psychopharmacologue, Université de Maastricht

Comme plusieurs experts, Johannes Ramaekers considère que ceux qui consomment du cannabis quotidiennement ne devraient jamais prendre le volant.

Derrick Bergman, militant pour la légalisation du cannabis aux Pays-Bas

Derrick Bergman, militant pour la légalisation du cannabis aux Pays-Bas Photo : Radio-Canada/Nicolas St-Germain

C’est d’ailleurs la décision qu’a prise le militant pour la légalisation du cannabis Derrick Bergman.

« Personnellement, je n’ai pas de permis de conduire, je fais tout en transport en commun, à vélo, ou bien j’embarque avec d’autres personnes, confie-t-il. Si vous commencez à fumer, ne combinez pas ça à la conduite. Trouvez un autre moyen de transport. »

http://ici.radio-canada.ca

Les cas de chiens sous cannabis sont en hausse (et il n’y a pas de quoi en rire)


C’est tout simplement stupide que des chiens se retrouvent drogués avec des drogues. Pire si le maître l’a fait exprès. C’est un mauvais quart d’heure pour le chien
Nuage

 

Les cas de chiens sous cannabis sont en hausse (et il n’y a pas de quoi en rire)

 

Crazy Dog | Victor Trovo Afonso via Flickr CC License by

Crazy Dog | Victor Trovo Afonso via Flickr CC License by

Repéré par Xavier Ridel

Ils ne supportent pas le THC et pourtant, de plus en plus de vétérinaires observent une croissance des cas d’intoxication.

Contrairement aux chats, les chiens ne supportent pas le cannabis. C’est un article –très sérieux– du New York Times qui l’affirme, à grand renfort d’exemples en tout genre. Il faut dire que l’idée est plutôt absurde. Pourtant, les cas de canidés sous weed ne cessent de croître.

D’après le centre anti-poison de l’ASCPA, le nombre d’animaux ayant consommé de la marijuana a augmenté de 144%, de 2010 à 2015, tandis que l’Animal Medical Center annonce qu’il traite plusieurs cas par semaine.

Les accidents ne sont pas rares, puisque d’après le Dr Levitzke, «les chiens mettent n’importe quoi dans leur bouche». Ce alors, ajoute-t-il, que «vous ne verrez jamais un chat le faire, parce qu’ils sont plus intelligents».

Les amateurs de félin apprécieront.

En tous les cas, les maîtres qui retrouvent leur animal dans un état bizarre en rentrant du travail ou se levant ne se font pas rares. Un matin, Betsy Gotbaum, ancienne avocate new-yorkaise, tombe face-à-face avec son caniche:

«Il ne mangeait pas, ne buvait pas, sa tête oscillait d’avant en arrière. […] Nous avions peur que ce soit quelque chose de neurologique.»

Les tests du vétérinaire concluront plus tard que le chien a en des résidus marijuana sur ses pattes. Une autre fois, une vétérinaire revient chez elle et trouve son cairn terrier, Bella, allongé dans son urine, tremblant et effrayé. Pas besoin de chercher très loin pour essayer de savoir ce qui s’est passé: l’emballage d’un chocolat blanc à la weed, acheté un peu plus tôt, se trouve juste à coté de l’animal.

Maîtres rigolards… ou honteux

Fort heureusement, les effets ne durent pas indéfiniment. L’intoxication à la marijuana se traite ainsi assez facilement, grâce à une série de traitements décrits à cette adresse. Les médecins ne savent en revanche pas ce qui provoque les troubles des chiens. L’ingrédient psychoactif de la drogue, le THC, serait en cause, mais rien n’est sûr.Certains médicaments à base de cannabis existent pour les animaux et servent à guérir les douleurs de ces derniers ou à leur redonner de l’appétit. Ils ne contiennent pratiquement pas de THC.

Du coté des maîtres, ces derniers sont parfois trop hilares pour se rendre compte de la situation. Le docteur Levitzke déclare au New York Times:

«Des propriétaires viennent et se rendent compte de la gravité de la situation, mais comme ils sont un peu défoncés, ils pensent que c’est le truc le plus drôle du monde et n’arrêtent pas de rire dans la salle d’examen. Pour le pauvre chien, ce n’est pas très marrant.»

Face au médecin, d’autres, trop honteux ou trop anxieux, ont du mal à reconnaître l’origine du mal qui touche leur animal de compagnie. Une chose qui a frappé le Dr. Levitzke:

«Je leur dis: “Hé, je ne suis pas la police, je m’en fiche, ça va juste m’aider à diagnostiquer votre chien un peu plus vite.”.» 

Une chose est en tout cas certaine ; évitez de faire fumer du cannabis à votre chien pour le filmer ensuite. La chose est sans doute assez drôle sur le moment, le compteur de vues sur YouTube explose, mais après coup, c’est très gênant:

 

http://www.slate.fr/

Première poursuite contre un fabricant de marijuana récréative


C’est clair qu’une personne qui choisit de prendre des drogues légalement à des fins récréatives est responsables de ses actes. Cependant, ce qui m’inquiète, c’est les produits qui sont fabriqués à base de marijuana. Pourquoi des friandises, des gâteaux ou autres, n’est-ce pas attirant pour des enfants (dans l’article, les enfants n’y ont pas touché) ? En plus, il semble que ces produits sont généralement plus puissants et l’effet dure plus longtemps qu’un joint.
Nuage

 

Première poursuite contre un fabricant de marijuana récréative

 

Les enfants du couple Kirk ont déposé une... (Photo tirée de Facebook)

Les enfants du couple Kirk ont déposé une poursuite contre les compagnies Gaia’s Garden LLC et Nutritional Elements Inc., qui ont fabriqué et distribué la friandise à base de marijuana qu’avait consommée leur père ce jour-là.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

NICOLAS BÉRUBÉ
La Presse

Son mari avait des visions, parlait de la fin du monde et menaçait de se défenestrer. Puis il a empoigné le revolver qu’il gardait dans un coffre-fort.

Quelques instants plus tard, Kristine Kirk gisait par terre, morte sur le coup après avoir reçu une balle du revolver de son mari, pendant que les trois enfants du couple tentaient de se cacher dans la maison familiale.

Les policiers de Denver ont vite arrêté le suspect, Richard Kirk, 49 ans, accusé du meurtre au premier degré de sa femme, survenu le 14 avril 2014.

Ce mois-ci, l’affaire tragique a pris un tournant inattendu quand les enfants du couple, aujourd’hui sous la responsabilité des parents et de la soeur de Mme Kirk, ont déposé une poursuite contre les compagnies Gaia’s Garden LLC et Nutritional Elements Inc., qui ont fabriqué et distribué la friandise à base de marijuana qu’avait consommée leur père ce jour-là.

« Les fabricants du produit ont été négligents en cachant les informations vitales sur le dosage. Ils tenaient leurs clients dans l’ignorance dans le but de faire un profit », dit la poursuite.

Selon les avocats, les gens qui achètent des produits faits à partir de marijuana devraient être avertis que leur ingestion peut mener à la paranoïa, à la psychose et provoquer des hallucinations. Il s’agit de la première poursuite contre un fabricant de produits à base de marijuana à des fins récréatives aux États-Unis.

Pour Sam Kamin, professeur spécialiste des politiques sur la marijuana à l’Université de Denver, il est peu probable que la poursuite soit fructueuse.

« Les chances de succès sont minces, car il sera presque impossible de prouver qu’il y a un lien entre l’utilisation de la marijuana et le meurtre terrible qui s’est produit » a indiqué Sam Kamin, dans un courriel à La Presse.

« Je ne crois pas que les avocats des plaignants pourront prouver que la marijuana a contribué à ce meurtre d’une manière qui aurait dû être annoncée par le manufacturier. »

Ken Whitehurst, directeur général du Conseil des consommateurs du Canada, remarque que des citoyens sont déjà responsables de leurs actes après avoir volontairement consommé une substance qui affaiblit leurs facultés, notamment de l’alcool.

Une éventuelle légalisation de la marijuana au Canada va-t-elle demander un changement dans l’étiquetage des produits qui contiendraient du THC, le principe actif du cannabis ?

« La question sera de voir si une éventuelle légalisation va augmenter les incidents liés aux facultés affaiblies, et si ça va causer plus de procès dans le futur », dit M. Whitehurst en entrevue.

Au Colorado, pionnier dans la légalisation de la marijuana utilisée à des fins récréatives aux États-Unis, l’explosion de la demande en friandises et autres produits alimentaires faits à base de marijuana a surpris les autorités. La vente de ces produits représente 45 % des ventes totales de marijuana dans l’État.

L’ingestion de produits contenant du THC entraîne généralement des effets beaucoup plus puissants et prolongés que l’inhalation de la fumée d’un joint, effets qui peuvent surprendre un consommateur non initié.

Le groupe Marijuana Policy Project de Washington note que la consommation de marijuana, bien qu’elle ne cause pas de surdose, peut provoquer « une augmentation du rythme cardiaque, assécher la bouche et (ou) des sentiments de paranoïa et d’anxiété ».

HOSPITALISATIONS EN HAUSSE

Le nombre d’hospitalisations pour des problèmes liés à la marijuana a grimpé au Colorado après la légalisation du pot, en 2012. Les hospitalisations sont passées de 803 par 100 000 admissions à 2413 par 100 000 admissions pour 2014-2015. Or, les experts ne savent pas si cette situation est due à une augmentation réelle des cas ou à une plus grande propension des consommateurs de marijuana à se faire soigner sans crainte d’être accusés d’avoir utilisé une drogue illégale.

La légalisation de la marijuana est bien acceptée au Colorado, où 62 % des électeurs estiment que la décision était la bonne, selon un sondage mené fin 2015. Il s’agit d’une hausse de 7 points de pourcentage vis-à-vis des appuis dont jouissait le projet de légaliser la substance au moment où la mesure a été adoptée, en 2012.

http://www.lapresse.ca/

Maladie mentale : une variété puissante de cannabis augmenterait le risque


Avec la légalisation des drogues, on peut penser que de nouvelles variétés vont apparaitre sur les tablettes, les habitudes des consommateurs risquent de changer et les risques seront d’autant plus grand de voir apparaitre des maladies mentales dû aux drogues
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Maladie mentale : une variété puissante de cannabis augmenterait le risque

 

La Skunk, une variété de cannabis avec un fort taux de THC développée durant les années 1970 aux États-Unis. ©  SIPANY/SIPA

La Skunk, une variété de cannabis avec un fort taux de THC développée durant les années 1970 aux États-Unis. © SIPANY/SIPA

Les personnes consommant quotidiennement de la « skunk », une variété de cannabis, seraient cinq fois plus susceptibles de développer une maladie mentale, selon une étude.

« SKUNK ». La consommation fréquente d’une variété puissante de cannabis, comme la « skunk », augmente fortement les risques de développer une maladie mentale, selon une étude publiée par The Lancet. Les personnes consommant de la « skunk » (une variété de cannabis avec une forte capacité psychotrope) tous les jours sont cinq fois plus susceptibles de développer une maladie mentale, selon cette étude réalisée dans le sud de Londres pendant six ans auprès de 370 personnes saines et de 410 patients atteints pour la première fois d’un trouble psychotique.

Le risque de psychose dépend de la fréquence d’utilisation et de la puissance du cannabis »

 

La probabilité de développer une maladie mentale tombe à trois fois plus en cas de consommation seulement le week-end et à deux fois plus pour une consommation réduite à moins d’une fois par semaine (voir schéma ci-dessous). En revanche, l’étude n’a pas trouvé de lien entre la consommation de haschich (variété moins puissante de cannabis) et le développement d’une maladie mentale.

« Les résultats montrent que le risque de psychose chez les consommateurs de cannabis dépend de la fréquence d’utilisation et de la puissance du cannabis », a mis en avant le docteur Marta Di Forti, principal auteur de l’étude. « L’utilisation de haschich n’a pas été associée à un risque accru de psychose ».

© Marta Di Forti / The Lancet

Le haschich contient moins de THC (tétrahydrocannabinol, la molécule à l’origine des effets psychotropes du cannabis) que la « skunk ».

« Nos résultats montrent l’importance de sensibiliser le public au risque associé à l’utilisation de cannabis à forte puissance, en particulier à un moment où ces variétés sont de plus en plus disponibles », jugent les auteurs de l’étude. »La tendance mondiale à la libéralisation de l’utilisation du cannabis rend en outre urgent le développement de l’éducation des jeunes sur les risques du cannabis à forte puissance », concluent-ils.

LÉGALISATION. L’Uruguay est devenu en 2014 le premier pays au monde à légaliser la production et la vente de cannabis tandis que quatre États américains ont réglementé son usage à des fins récréatives. Le cannabis est la drogue illicite la plus consommée en Europe (73,6 millions des 15-64 ans l’ont expérimenté dans leur vie, soit 21,7% des Européens adultes), selon le dernier rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT).

Lise Loumé avec afp

http://www.sciencesetavenir.fr/

Quels sont les effets du cannabis sur le cerveau des adolescents?


Personnellement, je ne comprends pas vraiment pourquoi qu’on veut légaliser le cannabis, ce besoin d’avoir quelque chose d’artificiel pour vivre m’apparait aberrant, mais bon. Malheureusement, légal ou pas, les adolescents sont plus à risque de prendre cette substance alors que leur cerveau est en pleine maturation
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Quels sont les effets du cannabis sur le cerveau des adolescents?

 

 

Photo :  iStockphoto

Un texte de Danny Lemieux de Découverte

Les adolescents canadiens sont parmi les plus grands consommateurs de cannabis au monde. Le cannabis est-il une drogue douce comme on le prétend souvent? Son image inoffensive est-elle scientifiquement exacte?

L’adolescence est souvent associée à une période de sensations fortes. L’univers des drogues intrigue. Facilement accessible, le joint de cannabis dérègle les perceptions et procure un plaisir sensoriel.

Chez l’adulte, l’impact durable sur la santé est habituellement négligeable, mais qu’en est-il pour l’adolescent? Au-delà des sensations passagères, le cannabis est une drogue complexe, dont les effets à long terme sont difficiles à isoler. Malgré les nombreuses études publiées, il subsiste encore des zones d’ombre. Didier Jutras-Aswad, psychiatre à l’Université de Montréal, a revu 120 études scientifiques sur le cannabis et ses effets sur le cerveau des adolescents.

Premier constat : fumer avant l’âge de 15 ans pose de plus grands risques

« L’adolescence est vraiment une période critique sur le plan de la maturation cérébrale. » — Didier Jutras-Aswad, psychiatre

Cette période s’avère « un moment où le raffinement de la communication entre les différentes zones du cerveau va finalement se développer, se raffiner, et c’est une période où, quand on vient altérer le développement normal du cerveau, il peut y avoir des conséquences à plus long terme », ajoute M. Jutras-Aswad.

Adolescence rime souvent avec insouciance. Dans ce contexte, il est normal que psychose, névrose et schizophrénie soient des mots qui ne font pas partie du vocabulaire. Difficile de dire avec certitude si le cannabis cause la maladie mentale, mais il agit certainement comme facteur déclencheur d’une maladie latente. La psychose, comme la schizophrénie, touche environ 1 % de la population.

Chez l’adolescent qui consomme régulièrement, dans l’ensemble, le risque de psychose ou de schizophrénie est multiplié par quatre ou cinq.

Dans ses publicités de prévention, le gouvernement canadien soutient que « la marijuana est en moyenne de 300 % à 400 % plus forte qu’elle l’était il y a 30 ans ».

Il faut toutefois mettre ces risques en perspective. Au Québec, près de 50 % des finissants au secondaire avouent avoir consommé du cannabis au cours de la dernière année. Aussi, 80 % des jeunes consommateurs de cannabis cesseront de consommer avant la fin de leur adolescence.

Par contre, un jeune sur 10 développera une dépendance. Et c’est principalement lui qui court le plus de risques.

Deuxième constat : les adolescents ne sont pas tous égaux face à la dépendance

« On est en train de s’apercevoir sur le plan scientifique de la portée de l’effet de cette substance-là, particulièrement chez les individus qui sont vulnérables autant sur le plan génétique que sur le plan psychologique. » — Didier Jutras-Aswad, psychiatre

En effet, les prédispositions génétiques combinées à certains facteurs comme l’anxiété multiplient par huit ou neuf le risque de dépendance. Au quotidien, des indices concrets peuvent trahir une certaine vulnérabilité.

Une question de molécules

Comment le cannabis laisse-t-il son empreinte sur le cerveau? Le grand responsable, c’est le THC. Cette molécule parvient à modifier le fonctionnement du système endocannabinoïdes, un ensemble de neurotransmetteurs, de récepteurs et d’enzymes responsables en partie de la maturation cérébrale.

Naturellement produits par le cerveau, les endocannabinoïdes sont présents dans des zones associées à l’apprentissage, la motivation et la prise de décision.

La structure moléculaire du THC ressemble à celle des endocannabinoïdes. Cette ressemblance lui permet de se lier à certains récepteurs présents à la surface des neurones. Ainsi trompés, les neurones sont incapables de réguler leurs messages.

La dose et la fréquence à partir de laquelle le cannabis modifie le cerveau des ados vulnérables restent floues, voire inconnues.

L’émission Découverte présente dimanche à 18 h 30 un reportage complet sur le cannadis et l’adolescence sur ICI Radio-Canada Télé.

Quels effets à long terme?

Le THC altère le cerveau. Mais les conséquences sont-elles irréversibles pour autant? Selon le pédiatre Richard Bélanger, la question mérite d’être posée.

« On n’a pas encore la capacité scientifique de déterminer d’une manière exacte les conséquences des changements [du THC sur le cerveau]. » — Richard Bélanger, pédiatre

« On a de plus en plus d’évidences que, en effet, il y a des changements structurels et fonctionnels du cannabis au niveau cérébral, mais les conséquences exactes, je ne suis pas si sûr qu’on a assez d’information pour le dire d’une manière aussi certaine », ajoute M. Bélanger.

Didier Jutras-Aswad est du même avis. Puisque le cerveau est une machine complexe, il croit qu’il ne faut pas sous-estimer sa capacité d’adaptation.

Moins de 10 % des fumeurs de cannabis courent un risque réel pour leur santé. Dans ce sens, plusieurs s’entendent pour dire que rien ne sert de diaboliser le cannabis.

D’autres effets insoupçonnés

L’usage répété du cannabis a déjà été associé à plusieurs problèmes de santé tels que les dépendances, l’initiation et le maintien du tabagisme, certaines maladies mentales (la dépression, les troubles anxieux et la psychose). Il est également admis que les jeunes consommateurs s’exposent également à un développement cérébral altéré, à des troubles cognitifs au long cours et à des performances scolaires moindres.

En outre, la fumée du cannabis contient plus de substances cancérigènes que celle du tabac.

Tout cela ne semble pas effrayer le jeune consommateur de cannabis. Par contre, plusieurs semblent craindre les répercussions du cannabis sur leur santé sexuelle. En voici des exemples :

Chez les filles 

  • Apparition de montées laiteuses (galactorrhée)

Chez les garçons

 

  • Suppression de la testostérone
  • Baisse des performances sexuelles et de la libido
  • Développement des seins (gynécomastie)

http://ici.radio-canada.ca/