Produits comestibles: plus de risque de surdose pour les néophytes



C’est une bonne chose que le gouvernement du Québec n’autorise pas  »les friandises, les confiseries, les desserts, le chocolat ou « tout autre produit jugé attrayant pour les personnes de moins de 21 ans ».  ». Par contre ailleurs au Canada, c’est légal et cela craind pour des surdoses chez les personnes qui essaient pour la première fois. Le problème avec les produits comestibles a base de cannabis prend plus de temps à faire effet et cela peut durer plus 8 h. Les nouveaux clients risquent d’être déçu de ne pas sentir les effets rapidement et auront peut-être tendance de prendre des doses plus grandes
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Produits comestibles: plus de risque de surdose pour les néophytes


Produits comestibles: plus de risque de surdose pour les

JAMIE GRILL VIA GETTY IMAGES

Un médecin de la santé publique craint que les personnes qui n’ont jamais consommé du cannabis continuent à manger en attendant le «buzz», ce qui pourrait entraîner des palpitations et des crises de panique.

  • Camille Bains

  • La Presse Canadienne

  • Les personnes qui n’ont jamais fumé de marijuana pourraient courir plus de risque de surdose en consommant des produits comestibles à base de cannabis qui seront bientôt offerts dans certaines provinces, prévient un médecin de la santé publique.

    Le docteur Lawrence Loh, professeur auxiliaire à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto, craint que ces néophytes continuent à manger en attendant le «buzz», ce qui pourrait entraîner des palpitations, de l’anxiété et des crises de panique.

    Le spécialiste rappelle qu’une surdose signifie souvent une visite à l’urgence pour ceux qui ne savent pas que les effets de la marijuana contenue dans des produits comestibles peuvent prendre plusieurs heures à se manifester — il faut plus de temps pour digérer et absorber les aliments dans l’intestin grêle que pour faire passer dans le sang, par les alvéoles pulmonaires, le THC, l’ingrédient psychoactif de la marijuana.

    Les personnes âgées sont particulièrement à risque en raison d’un métabolisme plus lent, a expliqué le docteur Loh.

    La réglementation fédérale fixe une limite de 10 mg de THC par portion — les produits doivent être emballés individuellement. Mais quelqu’un qui mangerait un paquet entier de produits au cannabis pourrait consommer 100 mg de THC et s’exposer à des risques, prévient le médecin.

«Je pense que l’important, surtout pour les néophytes ou ceux qui ont des enfants à la maison, c’est avant tout d’éviter les surdoses.» 

  • Le docteur Loh est coauteur d’un article sur le sujet publié lundi dans le «Journal de l’Association médicale canadienne».

    Les autorités préviennent que les effets des produits de cannabis comestibles peuvent commencer à se faire sentir jusqu’à 60 minutes ou plus après l’ingestion, et peuvent durer jusqu’à 8 heures, voire plus. Le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies recommandait en juillet que quiconque n’a jamais fumé ou vapoté du cannabis ne consomme pas plus de 2,5 mg de THC dans un produit — et qu’il attende d’en ressentir les effets avant d’en prendre plus.

    Les règlements fédéraux régissant les produits comestibles, les boissons, les produits de vapotage et les formes topiques de cannabis sont entrés en vigueur en octobre dernier, un an après que le Canada a légalisé le cannabis frais ou séché, l’huile, les plants et les graines.

    Au Québec, les seuls produits comestibles autorisés pour l’instant, depuis le 1er janvier, sont les boissons prêtes à boire et les infusions de cannabis, ainsi que la poudre de cannabis décarboxylé (le «cannabis décarb»). Le gouvernement québécois n’a pas autorisé les friandises, les confiseries, les desserts, le chocolat ou «tout autre produit jugé attrayant pour les personnes de moins de 21 ans». Les produits topiques ne seront pas non plus vendus par la Société québécoise du cannabis.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

« Percée » dans les pneumonies liées au vapotage


Il semble que les analyses américaines des cas de pneumonie liée à la vapoteuse commence a donner des réponses. Les coupables sont l’acétate de vitamine E et le THC vendu sur le marché noir. Cependant rien ne dit sur les cigarettes électroniques fumée avec du THC est sans danger pour le moment.
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« Percée » dans les pneumonies liées au vapotage

Les autorités médicales américaines dévoilent vendredi midi qu’elles ont trouvé un composé suspect, l’acétate de vitamine E, dans les poumons de victimes de la vague de pneumonies liées au vapotage. De plus, le problème semble être lié à du THC contrefait obtenu sur le marché noir.

MATHIEU PERREAULT
LA PRESSE

« C’est une percée », a dit Anne Schuchat, directrice adjointe aux Centres de contrôle des maladies (CDC) du gouvernement américain, pendant une conférence de presse téléphonique ce midi. « C’est la première fois qu’on identifie une toxine potentielle dans des échantillons biologiques des patients, pris dans l’endroit où la blessure a eu lieu, les poumons. Jusqu’à maintenant, nous n’avions identifié l’acétate de vitamine E que dans des échantillons de liquides pour vapoteuses. »

Le nombre de cas de pneumopathies liées au vapotage continue d’augmenter aux États-Unis. Jeudi, les CDC ont mis à jour le nombre de victimes (2051, contre 1890 une semaine auparavant) et de morts (39, contre 37 une semaine auparavant) d’EVALI (le nom scientifique de la vague de pneumopathies liées au vapotage). En date du 29 octobre, Santé Canada recensait cinq cas au Canada, dont deux au Québec.

L’acétate de vitamine E, utilisée comme « agent de viscosité » pour vapoter du THC, un ingrédient actif du cannabis, a été retrouvée dans du liquide pulmonaire de tous les 28 patients testés. Ce liquide a été recueilli dans le cadre des soins cliniques pour la pneumopathie, aux quatre coins des États-Unis.

Du THC a été également retrouvé dans le liquide pulmonaire de 23 des 28 patients. Cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas vapoté du THC, a prévenu Benjamin Blount, le biologiste qui a mené l’analyse. 

« On ne s’attend pas à retrouver du THC dans les poumons, mais dans l’urine, alors c’est une proportion très élevée », a dit M. Blount.

Une autre analyse, menée en Illinois, a montré que le risque de pneumopathie grave était particulièrement élevé, entre 8,5 et 9,2 fois plus élevé, pour les vapoteurs qui se sont procuré du THC contrefait appelé « Dank Vapes », ou de manière « informelle ». Cette analyse a comparé les habitudes de 66 victimes d’EVALI avec celles de 4600 vapoteurs, dont 600 qui vapotaient au cannabis.

« Le risque semble être beaucoup plus grand si le vapotage de THC implique des produits achetés de manière informelle », a dit la Dr Schuchat.

La vitamine E fait officiellement l’objet d’une demande de brevet canadien pour un liquide de vapotage au cannabis. La demande a été présentée récemment à l’Office de la propriété intellectuelle du Canada par l’entreprise californienne Constance Therapeutics inc., qui produit des extraits de cannabis à des fins médicales. La vente au Canada de produits du cannabis Constance Therapeutics inc. n’est toutefois pas encore autorisée.

-Avec la collaboration de Tristan Péloquin

https://www.lapresse.ca/

Pas de vapoteuses au cannabis, tranche Québec


Au Canada, le cannabis est légal, mais heureusement, les provinces peuvent mettre certaines conditions. Au Québec, les vapoteuses au THC seront interdites ainsi que des boissons, bonbons, jujubes, brownies, bref tous desserts qui sont attrayant pour les enfants seront aussi interdites. Certains sont déçus et croient que plusieurs personnes se tourneront vers le marché noir, Peut-être, mais il semble que de toute façon, le marché noir n’a pas trop souffert de la légalisation de la marijuana au pays.
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Pas de vapoteuses au cannabis, tranche Québec

PHOTO HOLLIE ADAMS, ARCHIVES BLOOMBERG

Les autorités médicales des États-Unis ont rapporté, depuis le mois d’août, 1888 cas de maladies pulmonaires aiguës liées au vapotage.

Les vapoteuses au cannabis, source de vives inquiétudes médicales aux États-Unis, ne trouveront pas leur place sur les tablettes de la Société québécoise du cannabis (SQDC), du moins jusqu’à nouvel ordre.

TRISTAN PÉLOQUIN
LA PRESSE

Des sources proches du dossier au sein du gouvernement ont confirmé mercredi à La Presse que ces cigarettes électroniques au THC, tout comme les produits comestibles qui s’apparentent à des desserts ou qui sont « attrayants pour les enfants », seront interdits de vente dans les succursales de la société d’État.

Pas de produits comestibles au cannabis avec la dinde de Noël

Ceux qui espéraient tenter un accord cannabis et mets avec la dinde ou la bûche de Noël seront déçus : les boissons infusées au THC ainsi que les autres produits comestibles destinés aux adultes ne seront autorisés au Québec qu’à partir du 1er janvier 2020. Leur vente sera permise partout ailleurs au Canada à partir du 16 décembre. Le gouvernement Legault a décidé de reporter de quelques jours l’entrée en vigueur du règlement pour l’harmoniser avec sa loi 2 qui, à partir du 1er janvier, fixera à 21 ans l’âge légal pour consommer de la marijuana.

Les vapoteuses font peur

Le règlement adopté mercredi par le Conseil des ministres n’interdit pas explicitement la mise en marché de vapoteuses au THC. C’est plutôt le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, qui émettra une directive demandant à la SQDC de ne pas les vendre, indiquent nos sources. Le gouvernement estime qu’il lui manque beaucoup trop de données à ce stade-ci pour les autoriser. Les autorités médicales des États-Unis ont rapporté, depuis le mois d’août, 1888 cas de maladies pulmonaires aiguës liées au vapotage. Une forte proportion de ces cas semble liée à l’inhalation de produits contenant du THC provenant du marché noir.

« Nous sommes très heureux de cette décision. Non seulement il y a beaucoup d’incertitude et d’inquiétudes autour de ces produits, mais on voit aussi que le vapotage est lié à une augmentation de la consommation de nicotine chez les jeunes », commente la porte-parole de l’Association pour la santé publique du Québec, Marianne Dessureault.

La ligne dure pour les produits comestibles

Québec a reçu une quinzaine de mémoires de représentants de l’industrie agroalimentaire et du cannabis qui lui demandaient d’assouplir sa position sur les produits de cannabis comestibles. Le gouvernement Legault a préféré maintenir la ligne dure, jugeant que le principe de précaution est préférable. Les bonbons, jujubes, brownies et boissons sucrées infusés au cannabis demeureront interdits. Les portions devront également être limitées à 5 mg de THC par emballage, soit la moitié de ce qu’a permis Ottawa avec sa propre loi.

« C’est un œil au beurre noir pour nous », réagit Michel Timperio, président de l’Association québécoise de l’industrie du cannabis. « Cette interdiction encourage les consommateurs à trouver des alternatives à la SQDC. Que ce soit sur internet ou sur les réserves autochtones, le marché noir pullule de commerces qui vendent ces produits, qui ne sont l’objet d’aucun contrôle de qualité », déplore-t-il. « On expose toute une catégorie de consommateurs à des produits aux dosages aléatoires », affirme pour sa part Mélissa Thibeault, présidente du Conseil québécois du cannabis comestible.

Flou volontaire dans la réglementation

Certains produits comestibles pourront néanmoins trouver leur place sur les tablettes de la SQDC, pourvu qu’ils ne soient pas « attrayants pour les enfants ». Québec a préféré garder un certain flou autour de cette notion, par crainte que l’industrie contourne le règlement en créant des produits qui respectent les définitions à la lettre, mais pas l’esprit du règlement, comme l’ont fait les industries du tabac et de l’alcool à maintes reprises. Il reviendra à la SQDC d’interpréter le règlement pour décider quels produits sont acceptables ou pas.

Déjà, la société d’État a ouvert la porte à des « barres tendres » ou des « muffins au son » au THC, par exemple. « Nous allons mettre notre créativité et notre ingéniosité à l’œuvre pour développer de tels produits », annonce Mélissa Thibeault, elle-même dirigeante d’une entreprise de chocolats qui souhaite se lancer dans le marché du cannabis.

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Des jujubes au pot dans un sac d’Halloween


Heureusement, que des parents donnent des consignes de ne pas manger de bonbons pendant la collecte et que les parents font une inspection tout en jetant les bonbons qui n’ont l’emballage d’origine. Dans le fond, je ne vois vraiment pas l’intérêt de faire des bonbons au THC qui sont comme ceux que les enfants mangent. Probablement, qu’il s’agit d’une erreur (enfin, j’espère) cela montre qu’il y a des gens vraiment irresponsables.
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Des jujubes au pot dans un sac d’Halloween

PHOTO FOURNIE PAR LA GRC VIA PC

La police affirme que les parents ont par la suite découvert dans le sac de friandises un sachet aux couleurs de l’Halloween contenant plusieurs bonbons de type jujubes.

(Coldbrook) Des parents en Nouvelle-Écosse ont découvert un produit de cannabis comestible dans le sac de bonbons récoltés par leur enfant à l’Halloween.

LA PRESSE CANADIENNE

Selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC), les parents, de Coldbrook, dans la vallée d’Annapolis, ont déclaré aux enquêteurs que leur enfant faisait partie d’un petit groupe de huit jeunes qui ont passé l’Halloween dans la région jeudi soir.

La police affirme que les parents ont par la suite découvert dans le sac de friandises un sachet aux couleurs de l’Halloween contenant plusieurs bonbons de type jujubes.

Le sachet comprenait, au dos, des informations sur la teneur en THC du produit ainsi qu’un logo représentant une feuille de marijuana.

PHOTO FOURNIE PAR LA GRC VIA PC

Les parents ignorent l’origine du sachet puisque les enfants ont visité des maisons à Cambridge, Kentville et Coldbrook.

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Des liens entre cannabis et autisme se confirmeraient


Il semble que le cannabis soit un des responsables de l’autisme. Le cannabis change la nature du sperme et les conséquences se retrouvent dans les tissus cérébraux des bébés. Bien que l’étude soit faite sur un petit nombre, les scientifiques le confirment.

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Des liens entre cannabis et autisme se confirmeraient

Montage photo avec un enfant et une feuille de cannabis. Les chercheurs ont étudié des échantillons de sperme ainsi que les tissus cérébraux de foetus pour trouver des liens entre cannabis et autisme.   Photo : iStock

Les conclusions spectaculaires d’une étude lient la consommation de cannabis chez l’homme à l’autisme de sa progéniture. S’il faut étendre l’étude à davantage de participants avant de conclure sans l’ombre d’un doute que ce lien s’avère exact, la chercheuse en neurosciences Sonia Lupien explique à Patrick Masbourian ce que les scientifiques ont réellement confirmé.

Il est déjà démontré que les comportements des mâles – animaux et humains – en âge de procréer peuvent modifier le sperme. Ces modifications peuvent également être transmises à la progéniture. Par exemple, administrer du THC à un rat mène à une modification de l’ADN de son sperme. L’une des régions de changement identifiées implique une protéine jouant un rôle important dans la communication entre les cellules du cerveau. Des études montrent que des dérèglements de cette protéine sont associés à certains troubles mentaux, dont la schizophrénie et l’autisme.

Sperme et tissus cérébraux

Sonia Lupien explique que l’équipe de chercheurs en question a mis à contribution une clinique de cessation de grossesse pour y recruter 12 hommes qui consommaient fréquemment du cannabis et 12 autres qui n’en consommaient pas.

Ils ont ensuite récolté des échantillons de sperme ainsi que les tissus cérébraux des fœtus chez les conjointes ayant subi une cessation de grossesse. L’objectif était de chercher une diminution de la protéine DLGAP2 dans le cerveau des fœtus dont le père consommait régulièrement du cannabis.

Études citées (en anglais) :

  1. Effect of Cannabis Legalization on US Autism Incidence and Medium Term Projections
  2. Cannabis use is associated with potentially heritable widespread changes in autism candidate gene DLGAP2 DNA methylation in sperm

https://ici.radio-canada.ca/

Le marché noir des dérivés du cannabis a le vent dans les feuilles


Si je ne m’abuse, une des raisons que le cannabis soit maintenant légal au Canada, est pour diminuer le marché noir et pour contrôler le taux et la qualité du THC. Au Québec, la loi est plus stricte, mais le marché noir ici ou ailleurs au pays feront des affaires d’or. Cette drogue se vendra sous toutes sortes de formes, des jujubes, boissons, en passant par des crèmes topiques, etc. Franchement, je crois vraiment que c’est une très mauvaise idée d’avoir légalisé la marijuana.
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Le marché noir des dérivés du cannabis a le vent dans les feuilles

Des sacs de jujubes au cannabis.

Les friandises au cannabis seront très bientôt légalisées au Canada, mais pas au Québec où le gouvernement les interdira.

PHOTO : REUTERS / RICK WILKING

Danny Braun


Avec la nouvelle réglementation sur le cannabis dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 17 octobre prochain, qui ouvrira la voie aux produits dérivés et comestibles, le marché risque de monter en flèche. Et certains « commerces » ont déjà pris une longueur d’avance.

L’application Weedmaps présente dans la région de Montréal une vingtaine d’entreprises qui proposent chacune un menu élaboré de produits dérivés du cannabis.

Nous sommes dans la région de Hamilton en Ontario, mais si vous êtes au Québec, on peut vous livrer votre commande par courrier à domicile en quelques jours, mentionne un des vendeurs.

Certains détaillants vont même jusqu’à proposer un service de livraison express.

 En moins d’une heure, un livreur sera à votre porte avec votre commande. Le paiement doit se faire en argent comptant. Et nous livrons jusqu’à minuit!, explique un représentant.

Les produits offerts sont très variés : des jujubes en forme d’ourson, des boissons, des tisanes, des crèmes topiques, des barres de haschisch et des produits faits de concentré solide ou distillé, qui contiennent jusqu’à 97 % de THC [tétrahydrocannabinol, substance psychoactive du cannabis].

Les concentrations élevées en THC ont une plus grande incidence sur la santé mentale au niveau des psychoses ou des hallucinations. C’est pour cette raison que les nouveaux produits qui seront autorisés au Québec ne dépasseront pas les 30 % de taux de THC, affirme le médecin Réal Morin, de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Concentration élevée en THC

Par contre, les produits à haute concentration seront disponibles dans le reste du pays, puisque Santé Canada n’entend pas fixer de limite quant à la concentration de THC contenu dans la marchandise à vendre. Le ministère compte plutôt contrôler les quantités que les consommateurs pourront se procurer.

En d’autres mots, tout ce que propose le marché noir actuellement – y compris les produits qui contiennent un fort taux de THC – se retrouvera dans les magasins des différentes provinces, sauf au Québec d’ici la fin de l’année. Ce marché est évalué à plus de 2,7 milliards de dollars, selon un récent rapport de la firme Deloitte.

Weedmaps n’est pas la seule application à fournir une liste d’entreprises qui vendent illégalement du cannabis au Canada. Leafly offre aussi une carte interactive qui présente les vendeurs situés à proximité, et ce, quelle que soit la ville où vous vous trouvez.

La réglementation de Santé Canada prévoit que seuls les distributeurs, les détaillants ou les vendeurs qui sont titulaires d’une licence fédérale peuvent vendre du cannabis. Il est donc illégal d’obtenir du cannabis d’autres sources.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dit être au courant qu’il existe un florissant marché noir à Montréal.

Des sections spécialisées en matière de stupéfiants du SPVM traitent les plaintes en matière de cannabis […], mais afin de ne pas nuire au déroulement des enquêtes présentes et futures, nous ne pouvons dévoiler le détail des techniques et outils utilisés. Ainsi, nous ne pouvons pas confirmer ou diffuser de l’information sur des enquêtes en cours ou en attente, déclare le corps policier.

https://ici.radio-canada.ca/

Cannabis: mise en garde contre la diversification des produits dérivés


Depuis que le cannabis est légal au Canada, toute une industrie est en marche pour offrir divers produits pour les consommateurs. Car on peut fumer, manger ou boire des produits fait à base de cannabis. Le THC fumé agit vite, alors qu’ingérer peut être plus intense et plus prolongé. Il semble que l’industrie du cannabis veuille suivre le même chemin que le tabac et l’alcool pour rendre plus attrayante pour attirer des nouveaux clients. Ainsi, il y a des risques pour que des enfants soient victimes de leur curiosité par manque de prudence des adultes. Heureusement, au Québec, il est interdit de vendre des friandises à base de cannabis et cette drogue est vendu dans des succursales contrôlées .. Un endroit dont je ne mettrais jamais les pieds, à moins peut-être que ce soit pour des raisons médicales et encore …
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Cannabis: mise en garde contre la diversification des produits dérivés

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

L’Institut national de santé publique du Québec suggère à Québec de n’autoriser que la vente de produits comestibles qui goûtent le cannabis pour éviter d’élargir leur attrait et pour prévenir la consommation non intentionnelle et d’interdire complètement toute boisson au cannabis qui soit sucrée.

(Montréal) L’autorisation d’une gamme de produits du cannabis comestibles et autres « semble une initiative précipitée », affirme l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) dans un mémoire présenté au ministère de la Santé du Québec sur la nouvelle réglementation visant à encadrer ces produits.

PIERRE SAINT-ARNAUD
LA PRESSE CANADIENNE

L’Institut ne cache pas son manque d’appétit devant la création de ce nouveau marché, qu’il considère comme « une stratégie industrielle destinée à augmenter les ventes et les profits, en recrutant de nouveaux clients ou en visant une hausse des achats de consommation des usagers existants », ajoutant qu’il s’agit là d’une stratégie identique à celle « qui s’est avérée fort efficace pour les industries de l’alcool et du tabac ».

L’organisme note avec une certaine inquiétude que ces produits, peu connus du public et beaucoup moins consommés que la forme fumée, posent « plusieurs risques pour la santé ».

Parmi ceux-ci, l’INSPQ note que le cannabis ingéré prend une heure ou plus avant de faire effet, comparativement à quelques minutes lorsque fumé, de sorte qu’il est plus difficile de connaître la quantité requise pour avoir l’effet désiré et qu’il est donc plus facile de surconsommer. De plus, l’Institut note qu’à dose équivalente de THC — l’ingrédient psychoactif du cannabis — la forme ingérée peut donner un effet potentiellement plus intense, plus prolongé et plus difficile à anticiper.

L’INSPQ constate que l’industrie travaille à la création de nouveaux produits « dans une perspective de croissance des ventes » et que « les boissons contenant du THC, peu répandues jusqu’à maintenant, constituent l’un des principaux créneaux de développement commercial ».

Il suggère à Québec de n’autoriser que la vente de produits comestibles qui goûtent le cannabis pour éviter d’élargir leur attrait et pour prévenir la consommation non intentionnelle et d’interdire complètement toute boisson au cannabis qui soit sucrée.

À ce chapitre, l’Institut applaudit au passage la décision de Québec d’interdire la vente de friandises, de confiseries, de desserts, de chocolats ou de tout autre produit attrayant pour les mineurs et déplore qu’il n’en ait pas fait autant pour les boissons, surtout que « l’industrie présente ce type de produit comme son principal créneau de développement commercial ».

L’INSPQ est par ailleurs réconforté de voir l’État maintenir toutes les ventes à l’intérieur des succursales contrôlées par le SQDC et salue la prudence de l’État québécois qui a choisi « de ne pas offrir tout ce que l’industrie peut développer ».

https://www.lapresse.ca/