Les bactéries jouent les indics


Les bactéries peuvent devenir des indics pour la police scientifique et aider à résoudre certaines questions comme l’heure de la mort ou l’endroit que la personne est décédée et ce même si le corps à été déplacé
Nuage

 

Les bactéries jouent les indics

 

© ANDREAS REH / GETTY IMAGES

Par Céline Lison

La police scientifique a peut-être trouvé de nouveaux alliés : les microbes qui peuplent nos cadavres.

Une étude, publiée en août dernier dans Journal of Microbiological Methods, s’est intéressée au thanatomicrobiome, l’ensemble des micro-organismes vivant dans notre corps après la mort. Les chercheurs s’attendaient à trouver des bactéries différentes dans chaque organe : certaines dans le foie, d’autres dans le coeur, d’autres encore dans la rate ou le cerveau.

En réalité, les peuplements sont assez homogènes à l’intérieur d’un même cadavre, mais varient fortement d’une dépouille àl’autre. Pourquoi ces disparités ? Parce que les populations changent avec le temps : certains microbes ont le goût des corps tout juste passés à trépas, d’autres préfèrent se manifester pendant la décomposition. Une analyse plus poussée de l’ordre d’arrivée de ces discrètes bactéries permettrait de préciser la date de la mort.

Et ce n’est pas tout : l’endroit du décès pourrait également être révélé. Car l’environnement dans lequel un homme meurt joue aussi un rôle dans la composition du thanatomicrobiome. Une victime tuée dans une forêt abritera ainsi plus d’organismes propres à ce terrain. Et même si elle est ensuite déplacée, ses organes, eux, garderont la trace du lieu du crime. 

 

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