Les animaux peuvent-ils être en deuil?


Sujet controversé entre scientifiques ! Cependant, du comportement animal, semble montré que certains animaux auraient conscience de la mort et vivent leur deuil à leur façon. Si les animaux ont des liens sociaux, sans vouloir humaniser les bêtes, je crois qu’il est probable qu’ils vivent des émotions de tristesse.
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Les animaux peuvent-ils être en deuil?

 

Une orque qui transporte la carcasse de son petit sur son nezUne femelle orque de la côte ouest a transporté son petit, mort, pendant des jours à l’été 2018. Photo: Ken Balcomb/Centre for Whale Research

Gaëlle Lussiaà-Berdou

Des animaux comme les orques peuvent-ils connaître des émotions comme la tristesse, le déni ou le découragement à la perte d’un proche? La question intéresse de plus en plus de chercheurs et a même donné naissance à une discipline appelée thanatologie comparée.

L’été dernier, les images d’une orque de la côte ouest transportant son bébé mort-né ont fait le tour de la planète. La femelle J35, surnommée Tahlequah par les observateurs, a mis bas fin juillet après 17 mois de gestation. Le bébé est mort à la naissance. Malgré cela, la mère a continué à garder son petit à la surface de l’eau pendant 17 jours, plongeant pour le récupérer quand il s’enfonçait dans les flots. Un exercice si épuisant que les scientifiques qui observent cette population d’épaulards ont craint pour sa vie.

« Elle était en deuil », croit Deborah Giles, directrice scientifique de l’organisme voué à la conservation des épaulards Wild Orca.

La chercheuse s’est précipitée sur place dès qu’elle a appris que la femelle avait mis bas.

« L’idée qu’elle ait pu donner naissance à un petit parfaitement formé qui a pu prendre une ou deux respirations avant de mourir… Ça a dû être horrible », dit la biologiste qui siège aussi sur le Killer Whale Recovery Task Force, un comité chargé d’établir un plan de rétablissement pour cette population menacée d’extinction établie au sud de l’île de Vancouver.

Les comportements des primates

Différentes études se penchent sur les éléphants, les oiseaux ou encore les insectes pour comprendre comment ces animaux réagissent à la mort. Sans surprise, ce sont nos plus proches parents, les singes, qui suscitent le plus d’intérêt.

En Zambie, par exemple, une trentaine de chimpanzés d’un sanctuaire ont été observés se rassemblant calmement autour d’un congénère mort d’une pneumonie. Sur des images filmées par des chercheurs américains et néerlandais, on les voit le toucher, le flairer et sa mère adoptive va même jusqu’à lui nettoyer les dents avec un brin d’herbe, du jamais-vu.

On voit la femelle chimpanzé manipuler le corps de son bébé, au sol.

Agrandir l’imageEn haut, à gauche, la femelle chimpanzé Noel s’approche du corps de Thomas, dont elle était la mère adoptive. Elle se tourne ensuite pour prendre un brin d’herbe. Elle ouvre après la bouche de Thomas pour finalement lui nettoyer les dents à l’aide du brin d’herbe. Photo : Edwin J. C. van Leeuwen, Katherine A. Cronin & Daniel B. M. Haun/Scientific Reports

Les mêmes chercheurs ont observé une femelle à la mort de son bébé de 16 mois. Après l’avoir transporté pendant toute une journée, elle l’allonge dans une clairière puis s’en approche régulièrement pour le toucher. Des gestes très inhabituels qui témoignent, selon les scientifiques, de la façon dont ces animaux apprivoisent la mort.

Sans nécessairement y voir un deuil au sens où on l’entend, des chercheurs concluent que ces primates peuvent, à la perte d’un proche, vivre un stress qui se traduit par des fluctuations hormonales et des pertes de sommeil. Des caractéristiques aussi associées au deuil chez l’humain.

La mort chez les cétacés

 

On voit le dos et la nageoire dorsale de deux orques qui filent à la surface de l'eau.

Plus tard à l’été 2018, la femelle orque J35 a été aperçue sans son bébé mort, qu’elle avait finalement abandonné. Elle chassait en compagnie de ses congénères. Photo : Ken Balcomb/Centre for Whale Research

Les mammifères marins intéressent aussi les scientifiques. Une étude publiée l’an dernier analyse 78 cas où des cétacés ont modifié leur comportement après la mort d’un congénère. Le geste le plus couramment observé est celui d’une femelle qui maintient son bébé mort à la surface, comme dans le cas de Tahlequah.

La plupart des cas recensés par les auteurs concernent des dauphins, sans doute parce qu’ils sont les plus étudiés. Les autres baleines à dents, comme les bélugas et les orques, sont aussi plus susceptibles de réagir à la perte d’un proche. Ces espèces ont des cerveaux plus développés et des liens sociaux plus solides que les autres cétacés.

En 2010, le biologiste Robin Baird a assisté à un comportement semblable de la part d’une autre femelle de la population d’orques résidentes du sud, dont le petit était mort-né. Il croit que si l’idée que ces animaux puissent vivre un deuil est de moins en moins controversée, c’est qu’on les connaît mieux qu’auparavant.

« Pensez à la vie qu’ils mènent : les femelles atteignent leur maturité sexuelle vers 16 ans, mettent bas en moyenne tous les cinq ans, vivent 60, 70 ou 80 ans, passent toute leur existence en petits groupes sociaux tissés serrés », explique-t-il. « Il n’y a aucune raison pour qu’ils ne vivent pas le même type d’émotions à la perte d’un bébé qu’un humain ou un autre mammifère. »

D’autres chercheurs sont plus sceptiques et croient que ces comportements relèvent de l’instinct, comme celui qui pousse une mère épaulard à garder son petit à la surface pour qu’il respire.

C’est le cas du biologiste Robert Pitman, qui a cosigné l’étude sur les réactions des cétacés à la mort.

« Certains individus ne se rendent peut-être même pas compte que leur petit est mort, ne comprennent pas ce qu’est la mort, mais leur instinct les pousse à faire la bonne chose, c’est-à-dire que tant que le petit est là, il faut le garder à la surface parce qu’il va peut-être s’en remettre. Je crois que certains individus savent quand laisser tomber et d’autres moins », croit ce chercheur du service des pêches de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère qui passe la moitié de sa vie à observer les animaux marins, dont les cétacés.

« Je ne dis pas que le deuil n’existe pas [chez ces animaux], mais je ne crois pas qu’on ait fait la démonstration qu’il existe. Simplement parce que ça ressemble à un deuil, ça ne veut pas dire que c’en est un », estime-t-il. « Le jury ne s’est pas encore prononcé », conclut le chercheur.

Le reportage de Gaëlle Lussiaà-Berdou

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Voilà pourquoi les corbeaux ont des rapports sexuels avec leurs morts


La nécrophilie est d’avoir un rapport sexuel avec un mort. Il semble qu’environ 4 % des corbeaux aient ce comportement. La thanatologue que ces oiseaux n’ont plus de repère d’ou cette déviation sexuelle
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Voilà pourquoi les corbeaux ont des rapports sexuels avec leurs morts

 

Crédits : Kaeli Swift

par  Malaurie Chokoualé

 

Kaeli Swift est depuis toujours intéressée par le comportement des animaux. Cette doctorante a tout d’abord eu une passion pour les loups, avant de se tourner avec ardeur vers les corvidés.

Comme elle l’annonce d’emblée sur son site :

« Mon domaine de recherche est la thanatologie des corbeaux. »

En avril 2015, elle a posé le cadavre d’un corbeau au pied d’un cerisier, et elle a attendu patiemment. La suite l’a surprise au plus haut point : un corbeau – bien vivant celui-là – s’est alors posé non loin du corps, avant de s’accoupler violemment avec lui, expliquait-elle sur son blog le 16 juillet dernier dans un nouvel article.

Une fois le choc passé, cette candidate au doctorat à l’École des sciences environnementales et forestières de l’université de Washington, aidée de son superviseur John Marzluff, a commencé à planifier des expériences pour découvrir la place qu’occupe la nécrophilie dans la vie des corbeaux. Kaeli Swift a toujours voulu comprendre pourquoi un grand nombre de corbeaux se réunissaient autour d’un individu décédé et lançaient des signaux d’alarme pour prévenir leurs congénères du danger. Elle suppose que ces funérailles sont utilisées pour permettre aux corbeaux d’en apprendre davantage sur de potentielles menaces. Mais s’ils traitent les individus morts comme des signes de danger, pourquoi s’en approchent-ils et pourquoi ont-ils des rapports sexuels avec eux ?

Swift s’est donc procurée des corbeaux morts – chez des particuliers, des musées, etc. – et les a placés à des endroits stratégiques dans Seattle et ses environs. Pendant trois ans, elle a testé les réactions de 309 corbeaux sur leurs pairs décédés. Le plus souvent, les oiseaux lançaient un signal d’alarme et attaquaient le corps, ce qui correspondait à l’hypothèse selon laquelle les corbeaux traitent les morts comme des signes de danger. Mais dans 24 % des cas, les oiseaux touchaient, tiraient ou mangeaient les corps ; et dans 4 % des cas, ils ont eu des rapports nécrophiles violents avec eux. Selon Swift, c’est parce qu’ils mélangent tout et n’ont plus de repères : un corbeau mort possède des caractéristiques à la fois de nourriture, d’ennemi ou de compagnon. C’est pourquoi, d’après elle, il leur arrive de mélanger agressivité et accouplement.

Il s’agit de la première étude pour mesurer la prévalence de la nécrophilie chez un animal sauvage.

Ce type de comportements ont été longtemps ignorés car « pendant longtemps, la possibilité que les animaux pourraient être en deuil ou partager un semblant de l’expérience humaine était risible », explique Swift.

Source : Corvid Research

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Vert, à la vie à la mort


. De la vie à la mort, nous laissons une empreinte écologique, et la façon que nous vivons et que nous mourrons en fait toute la différence. Bon, moi qui a toujours voulu être enterrée dans un linceul, j’apprends que c’est possible au Canada SAUF au Québec. Mais en aucun cas, je ne voudrais réduite par le feu, mais bien enterré sans embaumement
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Vert, à la vie à la mort

 

Un texte de Catherine Mercier

 

Recycler, composter, conduire un véhicule hybride. On ne compte plus les gestes, petits ou grands, qui nous permettent de faire notre part pour la planète. Des gestes bien intégrés au quotidien. Mais comment faire preuve de cohérence et transposer ce souci de l’environnement jusqu’aux rituels funéraires?

Quel choix s’offre donc à ceux qui souhaitent partir en laissant le moins de traces possible?

« En ce moment, les questions environnementales, écologiques, sont en train de devenir ce qui est sacré pour notre société. » Julia Duchastel-Légaré, vice-présidente de la maison funéraire Alfred Dallaire MEMORIA

Polluer à petit feu

Longtemps perçue comme une solution plus écologique, la crémation a connu un boom de popularité sans précédent au cours des 50 dernières années. Interdite par l’Église jusqu’en 1963, elle est désormais le premier choix d’une majorité de Canadiens.

Incinération

Mais s’il est vrai que la crémation permet une occupation de l’espace beaucoup moins grande que l’inhumation, elle n’est pas sans impact pour l’environnement. Selon une étude d’un professeur de l’Université de Melbourne en Australie, chauffer un four crématoire pour brûler un seul corps produirait 160 kg de gaz à effet de serre.

Et ce n’est pas tout : le cercueil incinéré avec la personne contient souvent du métal, tout comme… le corps lui-même! On peut penser aux amalgames dentaires, dans lesquels on retrouve du mercure. Une fois relâché dans l’atmosphère, ce métal hautement toxique se dépose au sol, dans l’eau et s’accumule dans la chaîne alimentaire.

En 2006, 16 % de la pollution au mercure du Royaume-Uni était liée à la crémation des amalgames dentaires. Le gouvernement a pris les grands moyens et forcé l’industrie à se doter de filtres ultraperformants. L’objectif de réduire cette pollution de moitié a été atteint en 2012.

Mais il a fallu y mettre le prix : ces filtres coûtaient 142 000 euros chacun.

En Suède et au Danemark, on est carrément remonté aux sources du problème. Depuis 2008, les amalgames dentaires contenant du mercure y sont interdits.

L’inhumation, pas si verte qu’on pourrait le croire

Un enterrement écologique

L’enterrement standard peut s’avérer, lui aussi, très polluant. Un cercueil en métal ou en bois exotique viendra tout de suite alourdir l’empreinte écologique du défunt. Sans compter que le cimetière, lieu du repos éternel, n’est pas toujours le parc naturel que l’on croirait. Dans un cimetière standard de 10 acres se trouveraient assez de bois de cercueil pour construire 40 maisons, près de 1000 tonnes de métal enfoui dans le sol et 20 000 tonnes de ciment dans les voûtes souterraines.

Que faire alors?

Se renseigner, poser des questions sur les produits écologiques.

« Quand survient un décès, c’est brutal, c’est une décision qui se prend rapidement », explique Julia Duchastel-Légaré. Difficile parfois pour le personnel des maisons funéraires de savoir si le défunt avait la fibre écolo.

« Quand les gens viennent faire des préarrangements chez nous, dans un contexte beaucoup moins émotif, où ils ont le temps de réfléchir à ce qu’ils veulent, alors là, c’est sûr qu’on voit ces questions-là poindre et les gens nous demandent ces produits. » — Julia Duchastel-Légaré, vice-présidente de la maison funéraire Alfred Dallaire MEMORIA

Des urnes écologiques, faites de matériaux biodégradables et fabriquées ici, sont désormais disponibles. Diane Bisson, une designer industrielle qui travaille en collaboration avec la maison Alfred Dallaire MEMORIA a d’ailleurs développé une urne de glace.

« L’urne de glace, c’est l’immatérialité. Je me disais : « Quel est le matériau qui me permet d’obtenir zéro impact? » De l’eau! ».

Une urne de glace

Des cercueils écologiques, exempts de métal et faits de bois issu de forêts bien gérées, sont également disponibles.

Leurs laques ne contiennent pas de produits toxiques, leurs tissus de rembourrage sont faits de fibres naturelles, non blanchies.

Certaines maisons offrent des funérailles vertes de A à Z : pas de vaisselle jetable au buffet, des signets en papier recyclé, le transport en voiture hybride.

Être ou ne pas être embaumé?

L’embaumement, popularisé d’abord aux États-Unis, est une pratique qui nécessite l’emploi de produits tels le formaldéhyde. Celui-ci permet de donner aux morts un visage de vivant. Or, le formaldéhyde est un cancérigène reconnu… pour les vivants! Des études ont démontré les impacts négatifs qu’il avait, notamment, sur la santé des travailleurs en thanatologie.

Les 8 à 10 litres de produits formolés nécessaires à l’embaumement d’une seule personne se retrouvent ensuite dans le sol et la nappe phréatique en cas d’inhumation, ou dans l’air, lors de la crémation. Joint au téléphone, Michel Kawnik, président de l’Association française d’information funéraire est formel : il s’agit d’un poison.

« Le formol devrait être interdit dans les cas de crémation, car celle-ci transforme les produits formolés en dioxine, des molécules cancérigènes, qui perturbent la fertilité. »

Une table d'autopsie

En France, les services d’embaumement, qu’on appelle là-bas thanatopraxie, sont relativement nouveaux. Les salons funéraires, tels qu’on les connaît en Amérique du Nord, y sont apparus il y a une vingtaine d’années. Ailleurs en Europe, hormis dans les pays anglo-saxons, l’embaumement est une pratique qui reste marginale, sinon carrément interdite.

Michel Kawnik reconnaît toutefois qu’elle s’avère nécessaire dans certains cas, comme le rapatriement d’un corps, ou lorsqu’une famille choisit de garder la dépouille à la maison pour les rites funéraires.

« Quand la température est élevée, qu’on est en présence d’enfants, l’embaumement, c’est très bien », dit-il.

Mais en général, d’autres options existent. « On peut employer de la glace carbonique, qui va congeler le corps, ou encore utiliser une rampe réfrigérante ». Ces lits de métal, qui fonctionnent à l’électricité, sont utilisés en France tant à domicile que dans les centres de soins.

Au Québec, Julia Duchastel-Légaré note que la crémation sans embaumement préalable est en hausse.

« De pouvoir venir faire un dernier adieu à la personne avant une crémation et d’assister à ça, sans embaumement, c’est une demande qui a triplé dans les dernières années chez nous. »

« C’est sûr que ça coûte beaucoup moins cher quand il n’y a pas d’embaumement, mais c’est aussi plus écologique. Alors souvent, nous, ce qu’on essaie de faire, c’est de montrer aussi que les solutions écologiques ne sont pas nécessairement plus coûteuses. » — Julia Duchastel-Légaré, vice-présidente de la maison funéraire Alfred Dallaire MEMORIA

Depuis quelques années, des produits plus écologiques pour l’embaumement sont apparus sur le marché, mais selon plusieurs thanatologues, ils n’offrent pas le même résultat que les produits formolés. Toujours apprécié, le formaldéhyde a aussi l’avantage d’être très peu coûteux.

Un enterrement écologique

Quand le gazon est plus vert chez le voisin

Au Canada, les lois entourant les services funéraires et les enterrements varient d’une province à l’autre. Ainsi, l’une des façons les plus vertes de reposer éternellement est interdite au Québec. Pour réduire au maximum son empreinte écologique, on peut choisir d’être inhumé sans cercueil, simplement dans un linceul. C’est possible dans toutes les provinces canadiennes, sauf au Québec, où un cercueil est absolument nécessaire.

En Colombie-Britannique et en Ontario, notamment, il existe des cimetières entièrement verts, où tout a été pensé pour que la mort soit la moins polluante possible. Chez nos voisins du sud, on compte une cinquantaine de cimetières de ce type.

Et s’il y avait une autre option?

On l’appelle hydrolyse alcaline, biocrémation, résomation… et plusieurs sont convaincus qu’il s’agit de la voie de l’avenir. Exactement comme lors de crémation par le feu, le processus final donne des fragments d’os, mais pour le même résultat, on utilise huit fois moins d’énergie.

Comment ça fonctionne? Le corps est déposé dans un grand récipient muni d’un couvercle scellé auquel on ajoute 300 litres d’eau ainsi qu’un mélange d’hydroxyde de sodium et de potassium. L’eau circulera autour du corps et la température du récipient sera maintenue à près de 98 degrés Celsius pendant 12 heures. Drew Gray, de Prince Albert en Saskatchewan, est le premier thanatologue à s’être doté de cette machine au Canada.

« Quand un animal meurt dans la forêt, l’alcalinité du sol, l’humidité, les précipitations feront en sorte qu’au bout d’un certain temps, il ne restera que le squelette. C’est exactement la même chose qui se passe avec l’hydrolyse alcaline. »

À la fin du processus, il ne reste dans l’eau que les composants de base que l’on retrouve dans le corps humain, dont des acides aminés, des peptides, du sel.

Un corps au moment de l'autopsie Photo :  iStocktphoto

M. Gray a installé ce nouvel équipement en 2012, car sa maison funéraire était située trop près d’un quartier résidentiel. Impossible pour lui d’obtenir le permis pour un crématoire.

À sa grande surprise, il n’a pas eu à se battre pour faire accepter ce nouveau procédé.

« La province de la Saskatchewan était très en avance sur moi, les lois avaient déjà été adaptées. On ne parlait plus de crémation par les flammes, mais plutôt par la chaleur ».

La température étant beaucoup plus basse que lors d’une crémation par le feu, aucun danger que le mercure des amalgames dentaires ne se transforme en gaz. Il pourra être récupéré et traité en conséquence. Le procédé est également disponible en Ontario, et bientôt, au Québec.

Entre-temps, une autre façon de réduire son empreinte écologique dans la vie comme dans la mort serait peut-être de recycler la chaleur des crématoires, comme au Danemark, où elle sert à chauffer des maisons et des écoles.

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Se faire voler l’argent de ses propres funérailles


Je respecte ceux qui font leur arrangement funéraire pendant qu’ils sont en vie, mais de voir comment il semble facile de se faire avoir dans ce domaine, et que souvent, ils jouent avec les émotions des gens, ce n’est pas très tentant de faire la même chose
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Se faire voler l’argent de ses propres funérailles

 

Carmen Charette

Carmen Charette, comme d’autres, avait payé d’avance ses funérailles, avant de découvrir que son argent n’avait pas été placé comme prévu.

Un texte de Nancy Desjardins

La mort, ce n’est pas un sujet facile à discuter ni à vivre. Pour éviter les problèmes, plusieurs personnes veulent s’assurer que leurs dernières volontés soient exaucées. C’est pourquoi des milliers de Québécois achètent de leur vivant des arrangements préalables de services funéraires.

L’an dernier, près de 70 millions de dollars ont été encaissés par les directeurs de funérailles.

3000 clients floués par un thanatologue

Mais attention, même si votre contrat est signé et votre argent encaissé, cela ne veut pas nécessairement dire que vos dernières volontés seront exaucées.

Carmen Charette l’a appris à ses dépens.

« C’est choquant. Ce n’est pas le 1300 $, c’est de se faire avoir par un petit comme ça. » — Carmen Charette

Mme Charette fait partie des 3000 clients floués par le thanatologue Patrick Fortin.

Les reproches envers ce thanatologue, qui se targue d’offrir de la crémation à bas prix, ne datent pas d’hier. 

Selon la Loi sur les arrangements préalables de services funéraires et de sépulture, le directeur de funérailles doit déposer 90 % de votre argent dans un compte en fidéicommis. Ce dépôt sera administré par une institution financière qui s’assurera que votre argent sera en sécurité et utilisé lors de votre décès.

D’autres salons funéraires aussi

Patrick Fortin a omis de déposer l’argent de Carmen Charrette et de plusieurs milliers d’autres clients.

Au Québec, il n’est pas le seul directeur de funérailles à agir de la sorte. En 2013, quatre salons funéraires ont fait la même chose selon l’Office de la protection du consommateur. Une pratique qui ébranle le monde funéraire québécois.

« Pour le consommateur c’est vraiment épouvantable, parce qu’il venait de se prendre un contrat pour se donner une paix d’esprit, et là, l’argent n’est plus là. » — Nathalie Samson, Corporation des Thanatologues du Québec

La Corporation des Thanatologues du Québec estime que l’Office de la Protection du Consommateur (OPC) a tardé avant de demander la révocation du permis de Patrick Fortin. 

De son côté, l’OPC dit avoir fait les choses en temps et lieu.

« Il y a des conditions pour demander une révocation de permis et pour les obtenir, il faut quand même poursuivre l’entreprise, qu’elle soit déclarée coupable, que d’autres organismes gouvernementaux prennent des décisions, qu’ils emboîtent le pas, alors ce n’est pas une décision simplement de l’Office », explique Jean-Jacques Préaux, porte-parole de l’Office de la protection du consommateur.

En mai dernier, le directeur de funérailles Patrick Fortin s’est suicidé.

Les gouvernements fédéral et provincial et les créanciers lui réclamaient près de 1 million de dollars. Quant à ses clients, l’entreprise funéraire Magnus Poirier a décidé de les prendre à sa charge.

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Prêt à être embaumé Il se réveille dans un sac mortuaire!


C’est peut-être la peur de certains de se réveiller a la morgue, ou dans les locaux d’un salon funérailles avant d’être embaumée. J’imagine très bien, le sursaut du thanatologue de voir bouger le corps qu’il s’apprêtait à préparer. Ce n’est peut-être pas une erreur de jugement, mais des circonstances assez exceptionnelles.
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Prêt à être embaumé

Il se réveille dans un sac mortuaire!

 

Il se réveille dans un sac mortuaire!

Crédit photo : Capture d’écran CNN

Le sac mortuaire à l’intérieur duquel Walter Williams s’est réveillé.

Des thanatologues de Lexington au Mississippi ont eu la surprise de leur vie lorsque le corps de l’homme qu’ils s’apprêtaient à sortir de son sac mortuaire pour l’embaumer s’est mis à bouger, rapporte aujourd’hui CNN.

Lorsque Walter Williams s’est réveillé, enfermé dans une housse noire, il s’est mis à donner de violents coups de pieds.

C’était la première fois que le propriétaire du salon funéraire Porter and Sons, Byron Porter, vivait cette situation inusitée, tout comme les membres de la famille de M. Williams qui étaient sous le choc d’apprendre qu’il était toujours en vie.

«J’étais là quand ils l’ont mis dans le sac mortuaire et qu’ils ont glissé la fermeture éclair», a expliqué le neveu de l’homme, Eddie Hester.

Walter Williams (Crédit photo: Capture d’écran CNN)

Le coroner assure qu’il a pris le pouls de Walter Williams cinq heures avant que ce dernier se retrouve dans cette fâcheuse position.

«J’ai demandé au coroner ce qui s’est passé et tout ce qu’il a trouvé à me dire c’est que c’était un miracle», a lancé le Sheriff du compté de Holmes, Willie March.

La seule hypothèse plausible, croit le coroner, est que le stimulateur cardiaque de M. Williams ait cessé de fonctionner pendant un certain temps avant de reprendre ses pulsations.

Quoi qu’il en soit, Walter Williams a été transporté d’urgence à l’hôpital. Ses proches ont affirmé qu’ils étaient très contents que l’homme soit toujours envie.

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