Faudrait-il bannir les crèmes solaires pour protéger les océans?


    Si vous allez en vacances à la plage dans le sud. Il est important de ne pas oublier sa crème solaire. Si vous avez un souci de l’environnement, les crèmes solaires qui contiennent d’oxybenzone et l’octonoxate sont à éviter pour protéger les coraux et les algues qui sont essentiels pour les coraux. Même si on ne se baigne pas dans la mer, sous la douche, des résidus de la crème se retrouvent dans les eaux usées, puis dans la mer. Mieux vaut opté pour des crèmes solaires minérales.
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    Faudrait-il bannir les crèmes solaires pour protéger les océans?

    Faudrait-il bannir les crèmes solaires pour protéger les

    BOOPHOTOGRAPHY VIA GETTY IMAGES

    Entre 6000 et 14 000 tonnes d’écrans solaires sont retrouvées chaque année dans les océans.

    • Par Annie St-Jacques,

      • Prévenant le vieillissement de la peau, les coups de soleil et le cancer, la crème solaire est l’accessoire primordial d’une journée en bord de mer. Et si cet accessoire est grandement valorisé pour ses bienfaits pour la peau, il serait aussi responsable de la destruction de la vie aquatique.

        Chaque année, entre 6000 et 14 000 tonnes d’écrans solaires se retrouvent dans les océans. Et bien que la baignade soit en cause, le rejet des eaux usées en est aussi responsable, puisque les filtres UV qui font partie des cosmétiques, des textiles, des plastiques et des peintures s’y retrouvent. 

        Le 3 juillet dernier, l’État d’Hawaï a banni les crèmes solaires qui contiennent deux produits chimiques, soit l’oxybenzone et l’octinoxate, ce qui interdira, dès janvier 2021, près de 70% des écrans solaires commerciaux. Il s’agit du premier État américain à adopter cette loi afin de préserver les coraux déjà fragilisés par le réchauffement climatique et la pollution.

        Mais si la destination vacances américaine est la première à poser des actions concrètes, elle est loin d’être la seule dont les récifs de corail subissent des impacts négatifs. À l’échelle mondiale, ce sont près de 10% des coraux qui sont menacés d’être atteints par les filtres UV organiques, qui contiennent des produits chimiques; en zone côtière, ce taux s’élève à 40%. 

        Les destinations touristiques devraient-elles toutes adopter une législation?

        Selon le professeur en chimie environnementale à l’Université de Montréal Sébastien Sauvé, dans les régions touristiques où les coraux pourraient être directement affectés, oui

         «Là où il y a des coraux en quantité raisonnable, c’est certainement valable d’offrir des alternatives. Ce n’est pas comme si on enlevait les crèmes solaires, on demande aux gens d’utiliser des écrans solaires sans la molécule qui est dangereuse.»

        Les filtres UV organiques sont les principaux responsables de la fragilisation des coraux. Plus précisément, ce sont l’oxybenzone et l’octonoxate. Ces filtres pénètrent dans notre épiderme et absorbent les rayons UV à la place de notre peau.

        «Quand les rayons UV touchent cette molécule, elle va se mettre à absorber les rayons UV et donc, à les empêcher de continuer ou de traverser plus loin. Ce sont ces molécules-là qui sont soupçonnées d’avoir des impacts sur les coraux.»

        Les filtres minéraux, quant à eux, ne sont pas toxiques pour les récifs coralliens, puisqu’ils ont une action physique ou mécanique, explique le professeur. Les crèmes solaires minérales contiennent de l’oxyde de zinc ou de l’oxyde de titane, qui sont comme des grains de sable sur notre peau; ceux-ci bloquent «physiquement» les rayons UV, ajoute-t-il. 

        «Les deux (types de crème solaire) vont avoir une efficacité un peu différente pour protéger les gens qui les prennent, mais la toxicité sur les coraux va être assez différente. Un écran opaque à base d’oxyde de titane, donc mécanique, n’aura pas de toxicité chez les coraux», a soulevé Sébastien Sauvé. 

        Pour ce qui est des impacts, l’oxybenzone engendre une déformation des larves des coraux qui sont, simplement dit, des «bébés» coraux. Il les immobilise, accélère leur blanchissement et leur ossification. Ces «bébés» coraux se retrouvent donc prisonniers de leurs propres squelettes.

        Les zooxanthelles, ces algues qui recouvrent les coraux et leur donnent leur couleur, sont essentielles à la survie des récifs coralliens. Or, les filtres UV retrouvés dans les crèmes solaires déclencheraient une infection virale chez les algues, ce qui les chasserait des coraux, et ainsi mèneraient ceux-ci à un blanchissement. Le virus se répand ensuite sur les autres récifs à proximité, entraînant d’autres vagues d’infection. Le blanchissement du corail affecte son alimentation, son métabolisme et sa capacité à construire un récif, ce qui le rend très vulnérable. 

        Un aperçu du blanchissement des récifs coralliens à l'archipel de la Société,...

        ALEXIS ROSENFELD VIA GETTY IMAGESUn aperçu du blanchissement des récifs coralliens à l’archipel de la Société, en Polynésie française.

        Les solutions

        Se rincer sous la douche, bien qu’elle semble une bonne idée, ne constitue pas une solution pour contrer les résidus de crème solaire retrouvés dans les océans. La raison est simple: en se douchant, l’excès de crème solaire se retrouve dans les eaux usées qui, elles, se déversent dans les océans.

        «Si on se met de la crème solaire et qu’on va prendre notre douche, on va se laver et donc, on va enlever la crème. Elle va aller dans l’eau de la douche, qui va aller dans l’égout et qui peut, selon le traitement d’eau qu’il y a en place, se retrouver dans l’environnement», a expliqué Sébastien Sauvé.

        Et donc, la solution la plus simple serait d’opter pour des crèmes solaires «biologiques». Toutefois, prises en plein débat, les crèmes solaires dites «biologiques» contiennent des éléments métalliques comme l’oxyde de zinc ou de titane qui, pour certains, n’entrent pas dans la catégorie du «bio», explique le professeur. Mais qu’elles soient biologiques ou pas, les crèmes solaires minérales n’auraient aucune incidence sur les coraux, ou la vie marine, ajoute-t-il.

        Ainsi, elles présentent des solutions écologiques aux crèmes solaires traditionnelles qui contiennent des molécules toxiques pouvant nuire aux coraux. Lors de votre prochaine escapade, ne bannissez surtout pas la crème solaire, mais tentez de vous procurer des marques qui sont écoresponsables. Quelques compagnies québécoises bien connues offrent cette option, par exemple, Les produits de MaYa, Druide, Attitude et La Coursière bio organic.

        Et puis au Québec?

        S’il est important d’opter pour une crème solaire minérale lors d’une escapade en bord de mer, il en est autrement sur les plages du Québec. Bien qu’il n’y ait pas d’étude concrète sur l’impact des résidus de crème solaire sur les plantes aquatiques et les autres animaux marins, les filtres UV chimiques ne sont certes, pas une priorité dans les contaminants des eaux d’ici, a soulevé Sébastien Sauvé.

        «Il y a quand même une nuance; au Québec, c’est beaucoup moins un enjeu. Il y a beaucoup d’autres soucis et plein d’autres contaminants qui m’inquiètent plus que les résidus de crèmes solaires; tout ce qui va être les résidus de pesticides, d’hormones, les molécules perforées, les antibiotiques, les sous-produits de plastique. Il y a plein d’autres choses qui sont toxiques pour nous, pour les poissons, ou pour l’environnement.» 

        https://quebec.huffingtonpost.ca/

      Voici le premier pantalon indestructible qui dure 100 ans


      Un pantalon qui dure 100 ans, donc plus qu’une vie d’adulte. Il résiste au feu, imperméable, extensible, protège du vent … Il est très cher, mais peut-être pour certains travailleurs, cela finirait par être rentable.
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      Voici le premier pantalon indestructible qui dure 100 ans

       

      Céline Deluzarche
      Journaliste

      Résistant à l’abrasion, à la torsion, aux déchirures, au vent et à l’eau, ce pantalon permet même de traverser un feu sans se brûler ! À contre-courant de la fast-fashion, ce vêtement durable a été mis au point par une startup en collaboration avec un groupe spécialiste des textiles militaires.

      Des vêtements toujours moins chers pour vendre toujours plus : tel est le modèle économique de la plupart des enseignes de mode. Les marques à petit prix ont ainsi instauré le concept de « fast fashion », qui conduit à un énorme gaspillage textile. En France, 2,5 milliards de vêtements sont ainsi mis sur le marché chaque année, soit 600.000 tonnes selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Une personne achète aujourd’hui 60 % de vêtements en plus qu’il y a 15 ans et les conserve moitié moins longtemps, révèle une étude McKinsey.

      À contre-pied de cette tendance, la startup Vollebak vient de lancer un pantalon conçu pour durer… 100 ans. Il a été testé avec une machine mécanique qui frotte inlassablement le tissu jusqu’à ce que les fibres cèdent. Résultat :

      « Alors qu’un tissu polyester classique résiste à 25.000 tours, chaque fibre de notre pantalon était intacte après 100.000 cycles », assure Nick Tidball, le cofondateur de Vollebak.

      Outre sa résistance exceptionnelle aux déchirures et à l’abrasion, le « 100 Years Pants » est imperméable, respirant, extensible, coupe-vent, et permet même « de marcher à travers un feu».

      Bref, il sera difficile d’en venir à bout, à moins d’être déchiqueté par un grizzly.

      Le pantalon Vollebak est vendu 575 euros… pour une durée de vie affichée de 100 ans. © Vollebak, Sun Lee

      Le pantalon Vollebak est vendu 575 euros… pour une durée de vie affichée de 100 ans. © Vollebak, Sun Lee

        Un sandwich de trois couches de tissu

        Conçu à l’origine pour les soldats opérant en situations extrêmes, ce pantalon est fabriqué dans un tissu spécial développé par la marque suisse Schoeller, spécialisée dans les textiles techniques pour la police et les militaires.

        Alors que la plupart des vêtements résistants au feu sont lourds, inconfortables et contiennent des produits chimiques, le « 100 Years Pants » promet d’être « un des pantalons les plus confortables que vous n’ayez jamais porté », garantit Nick Tidball.

        Le secret de ce matériau innovant ? Un sandwich de trois couches de tissu différents. La couche extérieure fait office de protection contre le vent et l’eau. Celle du milieu joue le rôle « d’airbag » : elle peut gonfler de 1.000 fois sa taille instantanément et former ainsi une barrière ignifugeinfranchissable. La couche intérieure, tissée en fibre aramide ultra-fine, consolide le tout et apporte le confort.

        En mode survie

        En outre, le pantalon est doté de 5 poches, dont 4 zippées, et renforcé à tous les endroits les plus sollicités (fesses, genoux…). Chaque couture est doublée avec du fil spécial ultra-résistant conçu pour la torsion et l’étirement, et les chevilles sont protégées par une membrane en polyuréthane que, « même des crampons ne peuvent pas traverser ». Il est équipé de boucles de paracorde dans une petite puce sous la ceinture. Cette corde en nylon multibrins a d’ailleurs été utilisée par les cosmonautes pour s’arrimer dans l’espace !

        « Elle pourra éventuellement vous servir à allumer un feu si vous ne disposez de rien d’autre sous la main », souligne la marque.

        Veste en graphène et blouson en Kevlar

        Ce n’est pas la première fois que la marque s’illustre pour ses vêtements indestructibles. En 2017, elle avait sorti un blouson renforcé en Kevlar, également conçu pour durer 100 ans, et une veste phosphorescente. En juillet 2018, elle avait présenté la première veste en graphène capable de se transformer en véritable radiateur. Reste à savoir qui est prêt à débourser 575 euros ($ 853 canadien) (même avec frais de port offerts vers l’Europe) pour s’offrir un tel pantalon. Certes, cela représente seulement 5,75 euros par an… à condition de vivre suffisamment longtemps pour vérifier la promesse, ce qui ne sera pas évident si vous vivez des aventures aussi dangereuses que celles prévues par le vêtement.

        CE QU’IL FAUT RETENIR

      • La startup Vollebak a mis au point un pantalon conçu pour durer 100 ans.

      • Résistant aux flammes, imperméable, respirant et extensible, il est constitué d’un sandwich de trois couches de tissu.

      • La marque est spécialiste des vêtements innovants, avec déjà à son actif, la première veste en graphène.

      https://www.futura-sciences.com

      L’humanité va-t-elle vivre une pénurie de spermatozoïdes?


      Depuis 1970, les hommes seraient de moins en moins fertiles. Les causes sont les perturbateurs endocriniens, produits chimiques … De plus, cela est héréditaire, alors peut-on penser qu’un jour, il ne sera plus possible d’avoir des enfants du moins de façon naturelle
      Nuage

       

      L’humanité va-t-elle vivre une pénurie de spermatozoïdes?

       

      Le taux de spermatozoïde par millilitre de sperme a baissé de 50% en moins de 50 ans | eagoravoce via Unsplash CC License by

      Le taux de spermatozoïde par millilitre de sperme a baissé de 50% en moins de 50 ans | eagoravoce via Unsplash CC License by

      Repéré par Barthélemy Dont

       

      Depuis 1973, le taux de spermatozoïde de la population a radicalement chuté et n’est pas près de remonter.

      L’humanité pourrait être un jour incapable de se reproduire. Selon une très vaste étude réalisée sur plus de 40.000 hommes résidant en Europe, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande, en moins de cinquante ans, le taux de spermatozoïdes par millilitre de sperme a baissé de 50%. Depuis 1973, le nombre de spermatozoïdes global a aussi baissé de 60%. On produit donc moins de sperme, et de moins bonne qualité.

      Nos modes de vie ont radicalement changé depuis 1973. Anna-Maria Andersson, une biologiste spécialisée dans la diminution du taux de testostérone, explique qu’une «révolution chimique» a commencé au XIXe siècle.

      Révolution qui s’est accélérée après la Seconde Guerre mondiale. Une grande quantité de nouveaux produits chimiques est arrivée sur le marché très rapidement. Elle a eu des effets positifs, sur la médecine par exemple, mais a aussi modifié le corps humain.

      Inévitables perturbateurs

      Certains des produits ingérés ont des effets sur les hormones, ce sont les fameux perturbateurs endoctriniens. C’est le cas par exemple des phtalates, qui une fois dans le corps font baisser le taux de testostérone et réduisent le nombre de spermatozoïdes. Les phtalates sont utilisés massivement. Plastiques, aliments, textiles, cosmétiques… impossible d’y échapper. Pour ne rien arranger, ils sont héréditaires. Les générations d’hommes qui suivent celles qui ont été exposées héritent du taux de spermatozoïdes bas de leurs pères, puis sont exposées à leur tour. Et les phtalates ne sont qu’un exemple parmi d’autres. De plus en plus de scientifiques s’accordent à dire que c’est une cause majeure de la chute libre de la fertilité depuis les années 1970.

      Ce taux peut-il descendre jusqu’à zéro? Les spécialistes ne peuvent pas se projeter mais cela reste une possibilité.

      Pour Hagai Levine, l’auteur de l’étude, «nous devrions espérer le meilleur mais nous préparer au pire. Et le pire est dans ce cas-ci l’extinction de la race humaine».

      Ces vingt dernières années, il y a eu des tentatives pour limiter les produits chimiques nocifs. Mais l’industrie chimique est réticente à abandonner un business qui se compte en milliards de dollars. Les produits chimiques interdits sont remplacés par d’autres, parfois tout aussi dangereux.

      Pour l’instant, la baisse de la fertilité est compensée par l’assistance médicale à la procréation, qui ne cesse de se répandre et de s’améliorer. Tant que le nombre de spermatozoïdes n’atteint pas zéro, peut-être que la médecine moderne permettra de tenir le choc.

      Une autre alternative vient du Japon, où en 2016, des chercheurs et chercheuses ont réussi à l’aide d’une technique appelée la «Gamétogenèse in vitro» à transformer une cellule souche embryonnaire de souris en spermatozoïdes puis à féconder une femelle avec. La cellule en question était elle même issue d’une femelle…

      http://www.slate.fr/

      Des messages alarmants retrouvés dans des vêtements chez Zara


      Des marques connues font faire leurs vêtements aux moindres coups. Malheureusement, les conditions de travail et de salaire sont dérisoires pour les employés et quand ces usines fermes, ils peuvent avoir des mois de salaires non payés et sans travail
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      Des messages alarmants retrouvés dans des vêtements chez Zara

       

      © reuters.

      VIDÉO Cette situation fait étrangement penser à celle d’il y a trois ans avec l’enseigne Primark.

      « J’ai fabriqué l’article que vous vous apprêtez à acheter mais je n’ai pas été payé pour ».

      Voilà la phrase inscrite sur une étiquette glissée dans plusieurs vêtements de la marque Zara à Istanbul (Turquie).

      Ce signal de détresse a été déposé par des ouvriers de l’usine de textile Bravo (usine frabriquant les vêtements pour les enseignes Zara, Next et Mango).

       « Nous n’avons reçu ni nos trois derniers mois de salaires, ni nos primes d’ancienneté », expliquent-ils. « L’usine, elle, a été fermée en l’espace d’une nuit. S’il vous plaît, dites à Zara de nous payer ».

      Pas le premier cas

      Bravo Tekstil a, en effet, fermé ses portes le 25 juillet 2016 laissant ainsi 140 employés sur le carreau. Après un an de négociation pour tenter de récuperer leur salaire, une autre mauvaise nouvelle est malheureusement tombée.

      « Les marques ont déclaré qu’elles ne payeraient qu’un peu plus d’un quart de ce que nous réclamions. En d’autres termes, les marques ont accepté leur responsabilité mais elles ont pensé que nous ne méritions pas plus que leurs restes », pouvait-on lire sur une pétition.

      Ce n’est pas la première fois que les conditions de travail dans une usine de textile sont pointées du doigt. En 2014, des clients de chez Primark avaient retrouvé une étiquette similaire dans des robes fabriquées en Chine. Sur cette dernière, on pouvait lire la phrase: « Forced to work exhausting hours » (obligé de travailler des heures supplémentaires, ndlr).

      http://www.7sur7.be

      Des polluants organiques retrouvés dans les abysses


      Il n’y a vraiment pas de quoi à être fière si en plus de polluer la terre, le ciel, et même l’espace qu’en plus, cette pollution a atteint les profondeurs des abysses
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      Des polluants organiques retrouvés dans les abysses

       

      Même la fosse des Mariannes, le point le plus profond de la Terre, est polluée. Une pollution organique d'origine humaine, invisible à l'œil nu. © USFWS/Flickr.

      Même la fosse des Mariannes, le point le plus profond de la Terre, est polluée. Une pollution organique d’origine humaine, invisible à l’œil nu. © USFWS/Flickr.

      Par Valentine Delattre

      Des crustacés prélevés dans des fosses océaniques entre 7.000 et 10.000 mètres de profondeur contiendraient des polluants créés par l’Homme, d’après des chercheurs britanniques.

      FOSSES. La pollution humaine… atteint même les profondeurs insondables des océans. Des chercheurs de l’Université d’Aberdeen, au Royaume-Uni, ont détecté des polluants d’origine humaine dans des fosses de l’océan indopacifique. Ils ont collecté de petits crustacés appelés amphipodes dans la fosse des Kermadec, au large de la Nouvelle-Zélande (jusqu’à 10 kilomètres de profondeur) et dans la fosse des Mariannes. Située à l’est des îles Mariannes dans l’océan Pacifique, cette fosse est officiellement l’endroit le plus profond sur Terre : le plancher océanique y est situé à 11 kilomètres de profondeur. A titre de comparaison, le mont Everest culmine « seulement » à 8 kilomètres d’altitude

      Dans ces deux fosses, les amphipodes contiennent de grandes quantités de polluants d’origine humaine, d’après les chercheurs. Ces derniers ont présenté leurs résultats, pas encore publiés, lors d’un colloque à Shangai (en Chine) le 8 juin 2016. Les polluants en question sont des composés organiques (contenant des atomes de carbone) persistants, donc très difficiles à éliminer. Leur nom : des polybromodiphényléthers (PBDE), des produits chimiques utilisés pour l’extraction pétrolière et pour ignifuger des matières plastiques et des textiles, suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Mais aussi des PCB (polychlorobiphényles), des composés industriels cancérigènes qui servaient à fabriquer du plastique, interdits dans de nombreux pays depuis la fin des années 1970 (en France, leur fabrication et leur utilisation est prohibée depuis 1987). Or ces polluants ont été retrouvés en grandes quantités.

      Dans la fosse des Mariannes, les amphipodes contiennent 15 fois plus de PCB que ceux de la fosse des Kermadec, soit « encore plus que les estuaires de deux rivières parmi les plus polluées en Chine, la Rivière aux Perles et le Liao », d’après Alan Jamieson (coauteur de l’étude) sur le site internet de la revue scientifique Nature.

      La fosse des Kermadec, quant à elle, remporte la palme des PBDE : ses habitants en contiennent 5 fois plus que ceux de la fosse des Mariannes. Une concentration plus élevée que dans les zones côtières de Nouvelle-Zélande, d’après les chercheurs.

      « Tout est connecté »

      « C’est vraiment surprenant de trouver des polluants aussi profondément dans l’océan et à des concentrations aussi élevées », s’étonne Jeffrey Drazen, chercheur en écologie marine à l’Université d’Hawaii.

      En 2014, des chercheurs britanniques avaient trouvé des polluants organiques persistants comme des PCB dans des poissons des grands fonds. Mais les chercheurs s’étaient alors arrêtés à 2.000 mètres de profondeur.

      Cette étude montrerait que « tout est bel et bien connecté » et que l’océan profond ne serait pas épargné par la pollution. Gravité oblige, tout ce qu’on jette à l’eau précipite au fond des océans, analyse Alan Jamieson : « Quand les polluants tombent dans les fosses, ils n’ont nulle part où aller. Alors ils s’accumulent. »

       Les chercheurs craignent un dérèglement de la « pompe à carbone » naturelle de l’océan : des bactéries qui, en consommant le dioxyde de carbone atmosphérique, contribuent à atténuer le changement climatique.

      « Si ces activités sont affectées par toute cette pollution des grands fonds, je me demande ce qu’il adviendra du cycle du carbone en général… ».

      Reste maintenant à attendre la publication de l’étude, pour vérifier le bienfondé de ses craintes.

      http://www.sciencesetavenir.fr/

      Le cuir d’ananas pourrait changer le monde de la mode


      Voilà un usage bien particulier des feuilles de l’ananas qui en plus d’être naturelle permet de remplacer le cuir animal
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      Le cuir d’ananas pourrait changer le monde de la mode

       

      Par Monika Markovinovic

      Du cuir fait d’ananas? Il faut le voir pour le croire!

      Lancé par la compagnie de textile Ananas Anam, le cuir d’ananas (ou Piñatex) est un textile « innovant, naturel et durable » dérivé des feuilles d’ananas.

      Le cuir vient des fibres de la plante perdue et est à la fois biodégradable et durable, en faisant une belle alternative au cuir animal.

      Il a été découvert par la designer espagnole et fondatrice d’Ananas Anam, Carmen Hijosa pendant un voyage d’affaires aux Philippines. Elle a là-bas été introduite au barong talong, un chandail philippin traditionnel tissé avec des fibres de feuilles d’ananas. Après cinq ans de recherche, le Piñatex était né.

      En plus d’être socialement responsable, Piñatex est peu cher, revenant à environ « 23 euros par mètre carré, versus 25-38 euros pour le cuir ». Des compagnies comme Puma et Camper sont déjà en train de regarder les possibilités d’utiliser ce cuir d’ananas.

      Non seulement l’arrivée du Piñatex permet plus d’opportunités pour les communautés agricoles, mais c’est aussi un grand pas vers la disparition des textiles animaliers dans la mode.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Bientôt, les vêtements seront (presque) aussi intelligents que vous


      Pour vouloir être toujours connecté à quelque chose, l’ordinateur, le téléphone intelligent, la tablette, c’est beau, mais le reste !!! Un jour, de la tête au pied, et tout ce qui nous entoure seront connecté ? Serons-nous plus intelligent ? En sécurité ? Plus informé … ?
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      Bientôt, les vêtements seront (presque) aussi intelligents que vous

       

      polo intelligent om signal

      Dominik Pogorzelski, chef de produit pour l’entreprise montréalaise OM Signal, portant le «polo intelligent» conçu pour Ralph Lauren.

       

      Des lacets qui s’attachent automatiquement, un gilet qui modifie sa taille sur commande, des lunettes qui remplacent le téléphone intelligent… Oui, on voit ces «gadgets» dans le film Retour vers le futur. Mais ce sont aussi des vêtements et des accessoires intelligents qui existent, ou qui existeront sous peu. Et les designers d’ici pourraient jouer un rôle important dans cette industrie en pleine croissance.

      Avec la miniaturisation de l’électronique, les nouveaux textiles et les imprimantes 3D, nous sommes à l’aube d’une véritable «révolution vestimentaire», qui ira bien au-delà de la montre Apple et des lunettes Google. C’est du moins ce qu’avance Paulette Kaci, directrice générale de Vestechpro, un centre collégial de transfert en technologie de l’habillement. «Dans 20, 30, 100 ans, je suis certaine qu’on ne s’habillera pas de la même façon […] Je ne vois pas pourquoi le vêtement s’arrêterait en si bon chemin et ne poursuivrait pas son évolution», dit-elle.

      Les débuts des vêtements intelligents

      Les premiers vêtements intelligents ont vu le jour dans l’armée, qui cherchait des solutions aux enjeux de communication et de performance des soldats. Depuis, plusieurs autres domaines ont décidé de développer cette technologie, que ce soit dans le secteur sportif, médical, du spectacle et de la mode.

      «Un vêtement intelligent va communiquer avec son environnement. Par exemple, il y a maintenant des habits qui aident à prévenir la mort subite du nourrisson en lançant une alarme quand le battement cardiaque change», explique Paulette Kaci.

      Assise dans l’atelier de Vestechpro, elle fixe du regard le mannequin en bois sur lequel repose une camisole de la marque montréalaise Hexoskin. Son équipe a participé à la confection de cet habit auquel sont incorporés des senseurs et une technologie biométrique pouvant aider tant à la performance sportive qu’au suivi médical du sommeil. La jeune compagnie OM Signal, aussi basée à Montréal, a développé à l’automne dernier un «polo intelligent» en partenariat avec Ralph Lauren. Le «smartshirt» communique des informations précises via une application mobile, qui aide les athlètes à repousser les limites de l’entraînement.

      Repositionner l’industrie de la mode québécoise

      L’univers des vêtements intelligents ne se limite pas à intégrer des technologies biométriques, ajoute Valérie Lamontagne, designer et fondatrice de la compagnie 3lectromode. Celle qui enseigne au département de design de l’Université Concordia essaye pour sa part de créer les «vêtements du futur». Par exemple, elle a élaboré des tenues mode auxquelles sont intégrés des systèmes lumineux. À l’UQAM, la professeure et designer Ying Gao travaille aussi sur ce type d’intégration.

      «C’est encore difficile d’intégrer la technologie dans les produits de [prêt-à-porter], mais tôt ou tard il y en aura dans nos vêtements de tous les jours», prédit Valérie Lamontagne.

      À son avis, les jeunes designers québécois doivent continuer d’innover en développant des technologies vestimentaires, c’est un des meilleurs moyens pour que le Québec retrouve une place prépondérante dans l’industrie de la mode.
      3lectromode

      Quelques créations de Valérie Lamontagne et sa compagnie 3lectromode, qui comportent entre autres des systèmes lumineux.

      Plusieurs jeunes entreprises de design aident d’ailleurs le Cirque du Soleil à confectionner des costumes intelligents, poursuit Valérie Desjardins, chef de développement de produit aux ateliers du Cirque. Dans un futur rapproché, l’équipe du Cirque aimerait explorer l’intégration de systèmes permettant aux artistes d’interagir avec le spectateur à travers leur costume.

      Des questions éthiques sans réponse…

      Toutes ces technologies intégrées aux vêtements vont récolter énormément d’information très personnelle, souligne Valérie Lamontagne, qu’il s’agisse de ce qu’on a mangé, des émotions qu’on a eues dans la journée.

      «Que se passera-t-il si ces informations sont partagées? Ce sont des questions très pertinentes que devront se poser les personnes qui porteront ces vêtements dits intelligents », conclut-elle.

      costume intelligent

      Dans le spectacle du Cirque du Soleil Michael Jackson ONE, un grand nombre de systèmes lumineux contrôlables à distance ont été intégrés aux costumes des artistes.

      http://quebec.huffingtonpost.ca/