Norvège : Repenser les terrains de jeux et la ville


Aujourd’hui, plus que jamais, je trouve que les enfants ont besoin d’endroits pour jouer avec balançoires et glissades et autres appareils, mais l’idée d’inclure aussi des objets divers pour aiguiser leur créativité m’apparaît une bonne idée. Cela m’a fait rappeler que plus jeune, on jouait dans des vieilles carcasses d’auto ou encore les grosses boites du magasin Sears qui partageait la même ruelle que nous ou encore une bouteille de javel vide et un bâton …
Nuage

 

Norvège : Repenser les terrains de jeux et la ville

 

Ni pelle ni sceau, ni petit tracteur dans ce carré de sable où quelques petits et grands s’amusent, mais un crâne d’orignal, des instruments de plomberie qui ressemblent à des Spoutnik ou des bâtiments rétrofuturistes, un vieux fer à repasser, des coquillages et encore d’autres matériaux éclectiques, naturels ou recyclés d’industries diverses

Plus loin, d’autres installations faites d’autant de pièces hétéroclites que les enfants déplacent et réorganisent au gré de leur inspiration.

C’est un terrain de jeux nouveau genre – ou est-ce une installation artistique interactive ? qui est apparu dans le centre-ville de Trondheim. L’artiste en art visuel Pål Bøyesen, qui s’occupe du centre ReMida, dédié au « recyclage créatif », en est le responsable. Avec la collaboration d’industries locales, Bøyesen ramasse tout matériau susceptible de servir la créativité des jeunes. Matériau qu’il classe selon les matières, les formes ou les couleurs dans son entrepôt de 225 mètres carrés où vient s’approvisionner une cinquantaine de garderies et d’écoles des environs de Trondheim.

Rencontré dans ce « terrain de jeu » éphémère à l’occasion d’un séminaire organisé par ReMida, Bøyesen espère que les planificateurs urbains qui viendront voir l’installation s’en inspirent pour concevoir de futurs aménagements urbains destinés aux enfants :

«Les villes deviennent des endroits entièrement voués à la consommation, malheureusement. Nous travaillons à ce que les enfants deviennent des citoyens actifs des villes, à aménager des lieux qu’ils puissent s’approprier, des espaces de rencontres où ils peuvent laisser libre cours à leur créativité ».

Le centre ReMida est situé dans le quartier historique et autogéré de Trondheim, Svartlamon, un endroit qui rappelle la communauté libre de Christiana à Copenhague. La garderie de Svartlamon emploie une artiste reconnue, Anne Helga Henning, qui collabore à divers projets artistiques avec les tout-petits (collaboration récompensée par quelques prix nationaux).

Anne Helga Henning, tout comme ReMida, s’inspire de la pédagogie Reggio, une approche ‘alternative’ qui pourrait grossièrement se résumer à l’apprentissage par l’expérimentation, où l’adulte n’est plus celui qui inculque son savoir, mais plutôt un chercheur, un collaborateur qui accompagne les enfants dans leurs explorations.

Quant au nom de ReMida, il évoque le roi Midas, qui avait le don de transformer en or tout ce qu’il touchait

.

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Les plantes sont propices à l’imagination dans les aires de jeux


Dans les garderies, je ne doute pas du tout, qu’aménager une aire de jeu naturel avec des plantes est bénéfique. Je déplore par contre, que beaucoup de parcs avec une air de jeux édifié par la ville, n’offrent pas cette opportunité. Près de chez-moi, il y a des structures de métal que les enfants peuvent glisser, grimper … et une étendue de sable, ce en plein soleil. L’an dernier, la ville a planter quelques arbres près des tables de pique-nique, mais ce qui est suggérer dans cet article serait surement une bonne chose
Nuage

 

Les plantes sont propices à l’imagination dans les aires de jeux

 

Jeux d'enfants

PHOTO : © ISTOCKPHOTO / FOTOSTORM

Les terrains de jeux extérieurs aménagés avec des éléments naturels influencent favorablement le comportement des jeunes enfants, indique une étude de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Installer des tiges de bambou, des briques, des herbes décoratives ou du sable dans une aire de jeux terne est un moyen suffisant pour rendre les enfants plus imaginatifs, disent des chercheuses de l’école d’architecture et d’aménagement paysager.

Les enfants se retrouvent dans un espace propice à la créativité, car ils manipulent des briques, se cachent derrière des plantes et inventent des jeux, dit l’auteure principale de l’étude, Susan Herrington, qui observe le comportement des enfants depuis 20 ans.

Les signes dépressifs des enfants peuvent même être atténués, affirme l’étude.

Avec sa collègue étudiante Sara Brunelle, de UBC, Mme Herrington a observé pendant 6 mois 46 enfants âgés de 2 à 5 ans dans l’aire de jeux de 2 garderies à Vancouver. Au départ, disent-elles, les enfants semblaient s’ennuyer, mais leur énergie a sensiblement augmenté une fois qu’ils eurent été entourés d’éléments naturels.

Les chercheuses reconnaissent que les garderies hésitent à réaménager leurs terrains de jeux en raison des coûts élevés, mais qu’installer des plantes peut être un outil peu cher pour rendre les enfants heureux.

http://ici.radio-canada.ca/