Indonésie : des termites réduisent en miettes son petit pactole


Un mois de salaire englouti par des termites. Si on ne fait pas confiance aux banques, mettre de l’argent dans un sac en papier, n’est pas la meilleure solution.
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Indonésie : des termites réduisent en miettes son petit pactole


Par LePoint.fr

Les insectes ont dévoré des billets cachés chez la grand-mère d’une habitante de Jakarta. La banque a refusé d’en remplacer une bonne partie, raconte le « Jakarta Post ».

Mettre son argent ailleurs qu’à la banque peut se révéler risqué. C’est ce qu’a appris à ses dépens une Indonésienne, comme le relate le Jakarta Post. Putri Buddin, 23 ans, a publié sur Twitter la photo d’une énorme liasse de billets particulièrement abîmés. Elle accuse des termites de les avoir dévorés alors qu’ils étaient cachés dans une armoire chez sa grand-mère à Jarkata.

Elle raconte avoir donné 3 millions de roupies (environ 200 euros) il y a plusieurs années à son aïeule. Soit un peu moins que le salaire minimum mensuel actuel à Jakarta, la capitale du pays, si on en croit le journal indonésien : il a été fixé à 3,9 millions de roupies (environ 250 euros) cette année.

« Elle m’a dit qu’elle ne voulait pas les utiliser, alors, j’ai mis cet argent dans l’armoire. Je lui ai dit que, si elle en avait besoin, elle pourrait en prendre un peu », raconte la jeune femme.

Un mois de salaire minimum à la poubelle

Au fil des années, la personne âgée va ajouter de l’argent à cette cagnotte. Le pécule atteint 10 millions de roupies, soit environ 640 euros, au moment de son décès cette année. Une jolie somme d’argent… dont une grande partie est en miettes.

« Il y avait deux liasses de billets. Une était dans un sac en papier, l’autre dans un sac en plastique. J’ai jeté le sac en papier, parce que c’était devenu un nid de termites », raconte Putri Buddin.

Elle a réussi à rassembler 5,4 millions de roupies (environ 350 euros), restées intactes, et a rapporté le reste à la Banque d’Indonésie. Son objectif : faire remplacer les billets rendus inutilisables par l’appétit des insectes. Mais elle va vite déchanter : la Banque n’a accepté de remplacer que 1,05 million de roupies (environ 65 euros). Comme si cela ne suffisait pas, le porte-parole de la Banque d’Indonésie explique au Jakarta Post que les autres billets endommagés ne pourront pas être utilisés pour des transactions.

En effet, pour être remplacés ou utilisés, les billets abîmés doivent être intacts à au « moins 67 % », selon la Banque, se désole la jeune femme. L’équivalent d’un peu plus d’un mois de salaire minimum devra donc être jeté à la poubelle. Le journal indonésien ne précise pas si la jeune femme a développé une aversion pour les termites – ou pour les banquiers – après cette histoire…

https://www.lepoint.fr/

Cette colonie de termites a créé une société 100 % féminine


 

Généralement, dans une colonie de termites, il y a des mâles et des femelles. Voilà, qu’au Japon, les entomologistes trouvent une colonie seulement de femelles. Les mâles ne servent donc qu’à la reproduction et ne seraient pas actifs au sein de cette colonie japonaise
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Cette colonie de termites a créé une société 100 % féminine

Crédits : Toshihisa Yashiro

par  Laura Boudoux

Parmi les 4 200 individus observés dans cette colonie de termites ne se trouve pas un seul mâle.

Le 28 septembre dernier, le New York Times  évoquait une étude fascinante, menée par BMC Biology au Japon. Les scientifiques de l’université de Sydney y ont découvert plusieurs colonies de termites uniquement composées de femelles.

« J’en ai eu des maux de tête, car nous étions persuadés qu’avoir des mâles et des femelles était la règle dans une société de termites », explique le meneur de l’étude, Toshihisa Yashiro.

Les femelles de cette colonie japonaise ont donc potentiellement volontairement éliminé tous les membres du sexe opposé, pour parvenir à une reproduction asexuée.

« À ce jour, la disparition totale des mâles au sein d’espèces animales sociales avancées n’avait été rapportée que chez les fourmis et les abeilles, dont les ouvrières sont toujours des femelles et dont les mâles ne présentent aucun comportement d’aide », souligne le scientifique. C’est donc la première fois que la disparition des mâles est constatée dans une communauté mixte, au sein de laquelle ils jouaient pourtant « un rôle crucial, d’ouvrier et de soldat, au-delà de celui de la reproduction ».

« Nos résultats (…) prouvent que les mâles sont dispensables au maintien de sociétés animales avancées dans lesquelles ils jouaient auparavant un rôle social actif », confirme Toshihisa Yashiro.

L’entomologiste de l’université de Pennsylvanie, Anya Dapkey a affirmé qu’il y avait encore beaucoup à apprendre de ces sociétés « dirigées sans aucune contribution des mâles ».

Quant à Edward Vargo,  professeur d’entomologie à la Texas A&M University, il espère que ces études permettront de répondre à la grande question 

« Quel est le but du sexe et de la reproduction sexuelle ?». Une chose est sûre pour Toshihisa Yashiro  : « The future is female ! » – en tout cas pour les termites japonaises. 

Sources : New York Times / BMC Biology

https://www.ulyces.co/

Chez les termites, les plus âgés combattent en première ligne


Chez les insectes sociaux, ceux qui sont stériles et ont une vie plus courte sont en premières lignes en cas d’attaque. C’est ce qui se passe chez les termites. Ce sont les termites les plus âgés protégeant donc les plus jeunes, car ils sont stériles et leur vie s’achève. Ils sont donc sacrifiés pour la colonie
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Chez les termites, les plus âgés combattent en première ligne

 

Reticulitermes speratus

Une colonie de Reticulitermes speratus, Japon.

© WIKIMEDIA COMMONS / KEISOTYO

Par Anne-Sophie Tassart

Selon une nouvelle étude publiée dans Biology Letters, chez les termites, les soldats plus âgés ne se mettent pas à l’abri. Bien au contraire.

Les femmes, les enfants et les vieillards à l’abri ? Pas chez les termites, bien au contraire : des chercheurs de l’Université de Kyoto (Japon) ont découvert que les soldats les plus âgés de l’espèce Reticulitermes speratus se placent en première ligne pour défendre le couvain. A l’inverse, les plus jeunes se dirigent vers le centre, à l’abri, révèlent leur étude publiée le 7 mars 2018 dans la revueBiology Letters.

Une tête qui sert de bouchon pour bloquer les entrées

Chez cette espèce, les soldats sont totalement stériles et n’aident donc pas à maintenir la population. Par contre, ce sont des protecteurs farouches de la colonie qui permettent ainsi, aux spécimens fertiles, de la maintenir en bonne santé. Afin d’étudier leur comportement lors d’une attaque, les scientifiques nippons ont introduit dans une zone de test des fourmis Brachyponera chinensis. Ils ont ainsi pu remarquer que les soldats âgés se placent davantage en première ligne, bloquant les entrées du couvain en se servant de leur tête comme d’un « bouchon vivant« , comme l’explique l’étude. Pour ces insectes, les risques de tomber durant la bataille sont élevés. Les soldats plus jeunes se dirigent quant à eux préférentiellement au centre du couvain, une zone moins exposée au danger.

Des termites âgées plus enclines à se sacrifier pour la colonie

Selon cette étude, ce partage des rôles ne s’explique pas par des différences de performances : en ne mettant que des soldats jeunes ou que des soldats âgés dans la colonie, la protection de la colonie se révèle tout autant efficace.

« Ce partage des tâches des soldats en fonction de leur âge augmente leur espérance de vie, leur permettant ainsi de promouvoir tout au long de leur existence leur contribution au succès reproducteur de la colonie », notent les chercheurs.

Un soldat plus âgé dont la mort naturelle approche va donc s’occuper des tâches les plus dangereuses. Selon la théorie des histoires de vie, chez les insectes sociaux, les missions les plus risquées sont prises par les spécimens stériles avec une espérance de vie courte. Cette nouvelle étude confirme cette idée.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Certaines fourmis viennent au secours de leurs blessés


On apprend encore des choses sur les fourmis, enfin une certaine espèce de fourmi peuvent devenir secouriste pour un des leur qui est blessé après une attaque avec des termites. Après l’appel de détresse d’une victime, d’autres vont la chercher pour l’amener à la fourmilière pour y être traité
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Certaines fourmis viennent au secours de leurs blessés

 

Une fourmi matabele.... (PHOTO REUTERS)

Une fourmi matabele.

PHOTO REUTERS

Agence France-Presse
Washington

 

Les fourmis matabele, répandues dans le sud du Sahara et farouches prédatrices des termites, viennent au secours de leurs blessés dans des combats et les ramènent dans la fourmilière pour les «soigner», ont observé des entomologistes.

Deux à quatre fois par jour, ces fourmis (Megaponera analis) lancent des raids pour aller tuer des termites ouvriers, expliquent ces scientifiques dont la découverte était publiée mercredi dans la revue américaine Science Advances. Ces derniers sont responsables de la nourriture. Pour ce faire ils transforment le bois et toutes autres matières végétales en sucre, régurgité sous forme de salive.

Mais ces attaques provoquent une forte résistance de la caste des termites soldats, qui armés de puissantes mâchoires blessent et tuent des fourmis matabele dans des combats.

Pour apparemment minimiser leurs pertes lors de ces invasions, ces fourmis ont développé un comportement de secouristes jusqu’alors inconnu chez les insectes.

Ainsi, quand une des leurs est blessée, elle appelle ses congénères en excrétant certaines substances chimiques, un peu comme un signal de détresse. La fourmi blessée est alors ramenée à la fourmilière où elle peut récupérer après avoir été «traitée».

Ce traitement consiste le plus souvent à retirer le termite qui est encore accroché à elle.

«C’est la première fois que nous observons un comportement d’aide à un animal blessé par ses congénères chez les invertébrés», explique Erik Frank, un chercheur au Biocentre de l’Université de Würzbourg en Allemagne, et un des co-auteurs de cette recherche.

Cette observation est surprenante, surtout chez des insectes sociaux où les individus ont généralement peu de valeur, souligne-t-il.

Mais de toute évidence «cet investissement dans un système de secours est avantageux pour l’ensemble de la colonie», concluent ces scientifiques.

http://www.lapresse.ca

Les insectes envahissants affectent durement l’économie mondiale


Les insectes semblent parcourir le monde grâce aux changements climatiques. Cela a un coût qui touche plusieurs secteurs comme la santé, l’agriculture, ….
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Les insectes envahissants affectent durement l’économie mondiale

 

Le longicorne brun de l'épinette fait quelque 5... (PHOTO WIKICOMMONS)

Le longicorne brun de l’épinette fait quelque 5 milliards $ de dégâts par année rien qu’au Canada.

PHOTO WIKICOMMONS

Agence France-Presse
Paris

 

Les insectes envahissants, en pleine expansion sous l’effet des échanges mondiaux et du réchauffement planétaire, font chaque année au moins 100 milliards de $ CAN de dégâts dans le monde, un chiffre largement sous-estimé, selon une étude parue mardi.

Dommages aux biens et services, coûts en matière de santé, pertes agricoles… les impacts des insectes envahissants (proliférant hors de leur milieu naturel) sont nombreux. Et le résultat chiffré de cette évaluation est a minima, soulignent les auteurs de cette synthèse inédite publiée dans Nature Communications.

Sur 100 milliards de $ CAN de dommages, le termite de Formose (Coptotermes formosanus) apparaît comme l’un des plus destructeurs, relève cette équipe pluridisciplinaire impliquant notamment le CNRS, l’Université Paris-Sud et l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

Une fois établi, ce termite n’a d’ailleurs jamais pu être éradiqué, et son potentiel établissement en Europe est à craindre avec le changement climatique.

Également en haut du classement, la teigne des choux (Plutella xylostella) coûte 6 milliards de $ CAN par an, et le longicorne brun de l’épinette (Tetropium fuscum) 5,1 milliards de $ CAN, rien qu’au Canada.

Sur la santé, le coût attribuable aux insectes envahissants dépasse 9 milliards de $ CAN annuels (non inclus le paludisme – dont l’essentiel est lié à un moustique présent naturellement – ou le virus Zika). La dengue est la maladie la plus coûteuse (84% des dépenses, rien que pour les zones où ces moustiques sont envahissants). Le virus du Nil occidental en représente 15%.

Cette somme de 100 milliards a été obtenue grâce à quelque 700 articles et rapports, mais de ce fait elle tient peu compte d’espèces et de régions sous-étudiées.

Le calcul n’intègre pas non plus le coût des perturbations générées aux «services» de la nature (par exemple la pollinisation des cultures).

Ainsi «l’extrapolation minimale que l’on peut faire (du coût de ces insectes) serait plutôt de 355 milliards de dollars», indique l’écologue Franck Courchamp, auteur principal et directeur de recherche au CNRS.

Or la situation devrait encore se dégrader avec le réchauffement planétaire: les aires favorables à leur expansion devraient croître de 18% d’ici 2050, si rien n’était fait pour freiner le déréglement climatique, pointe l’étude.

Depuis des milliers d’années, les insectes ont propagé des maladies et généré des dommages aux écosystèmes: ils forment «probablement le groupe le plus «coûteux»» du règne vivant, rappellent les auteurs.

Aujourd’hui environ 10% des insectes introduits dans une nouvelle région s’y implantent, et 10% d’entre eux finissent par y proliférer.

Pour M. Courchamp, outre l’information du public et la lutte climatique, la solution réside dans la «biosécurité», des mesures en amont pour limiter ces invasions : surveillance des cargaisons sensibles en provenance de certaines régions, législations limitant certains exports non contrôlés (par exemple pulvériser d’insecticide certaines cargaisons à risque avant export) etc.

Ce genre de protocoles est en place et très efficace dans certains pays comme les États-Unis ou l’Australie, ajoute le chercheur.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► 7 insectes qu’on mangera dans le futur


Seriez-vous prêt à manger des insectes ? Certains peuvent se manger cru et, où cuit. Quelqu’un ne serait pas ragoutant à préparer. Par contre, tous ont de grands atouts nutritifs
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7 insectes qu’on mangera dans le futur

Les chapulines

Des criquets dont les Mexicains raffolent. Mangés frits, souvent avec du piment, du jus de citron et de l’ail, ils auraient un goût un peu spécial, dû au mélange amer, épicé et salé. On ne les collecte qu’à certaines périodes de l’année, notamment du printemps au début de l’automne.

Attention à bien les cuire, il paraît que si ce n’est pas le cas, des nématodes (vers) peuvent infester le corps humain. Appétissant.

La larve du ténébrion meunier

Cette image vous dit sûrement quelque chose, et pour cause, ces vers sont souvent utilisés dans des émissions de téléréalité, afin de faire souffrir un peu quelques candidats malheureux.

Le ténébrion meunier est un coléoptère, mais on le mange sous sa forme larvaire. Leur apparence peu ragoutante et leur consistance juteuse cacherait une saveur sucrée rappelant celle de la noisette. Mais pour ça, il faut les manger vivantes. Pour les moins téméraires, ces larves peuvent remplacer les lardons lorsqu’on les fait frire.

Le ver mopane

Bouillis puis séchés au soleil, parfois pendant plusieurs mois, ces vers sont une source nutritionnelle de taille: fer, potassium, sodium, calcium… Le ver mopane se trouve dans le sud de l’Afrique. Avant de le faire bouillir, il faut pincer le bout de la queue afin de vider l’insecte de ses intestins et autres matières visqueuses. Il faut également leur enlever la tête. A part ça, il devraient rehausser la saveur de vos sauces.

Les pentatomoidea

C’est une famille de punaise. En anglais, on l’appelle « stink bug » (insecte qui pue), et ce n’est pas pour rien. Les glandes situées dans leur thorax, en cas de danger, produisent un liquide nauséabond. Ça ne donne pas envie? Grillés ou trempés dans de l’eau puis séchés au soleil, ces insectes sont une source importante de nutriments: fer, potassium, phosphore.

Les termites

Pas la peine de présenter les termites, on a tous connu des constructions en bois rongées par ces insectes. On vous sert la solution sur un plateau: mangez-les. Faites-les frire et elles deviendront une excellente source de protéine.

Le charançon rouge des palmiers

Ce coléoptère se propage sur les palmiers. A côté de ça, il est considéré comme un met délicat en Asie. Cru, il serait crémeux. Cuit, il ressemblerait à du bacon.

Les vers blancs (d’Australie)

Le nom de ce vers nous vient tout droit d’Australie. Chez les aborigènes, il était un aliment de base. Leur goût varierait selon leurs habitudes culinaires (ces larves mangent du bois). Certains disent qu’elles ont un goût d’amande, d’autres de poulet ou d’œuf. Il ne nous reste plus qu’à nous faire notre propre avis.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Voici à quoi ressemble une reine termite!


J’avoue que je ne connais pas grand chose sur les termites, mais je n’aurais pas crue qu’une reine soit aussi grosse et puisse vivre aussi longtemps. Ca en fait des bébés pendant toute une vie
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Voici à quoi ressemble une reine termite!

 

 

Une personne a capturé et filmé une reine termite.

Ce qu’il faut savoir, c’est que chez les termites, il existe plusieurs classes « sociales ». En effet, dans une colonie, il y a un roi principal, une reine principale, une reine secondaire, une reine tertiaire, des soldats et des ouvriers.

La reine principale est la plus grosse des termites et elle possède un gros abdomen qui lui permet de pondre entre 30 000 et 40 000 oeufs par jour! De plus, la reine principal peut vivre jusqu’à 45 ans.

http://www.insoliteqc.com

Un raid de fourmis immortalisé dans l’ambre


Les fourmis et termites d’hier et d’aujourd’hui ne semblent pas avoir changé leur mode de vie malgré les millions d’années qui les séparent. Il y a parmi les fourmis celles qui s’adonnent avec d’autres espèces d’insectes et d’autres sont des envahisseurs
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Un raid de fourmis immortalisé dans l’ambre

 

Cette scène de prédation entre fourmis et termites date de plus de dix millions d’années.

Une scène de bataille entre fourmis légionnaires d’une part et termites et fourmis Azteca d’autre part, figée dans l’ambre il y a plus de dix millions d’années, montre que la cohabitation pacifique entre espèces existait déjà à la fin de l’Oligocène

Les Azteca ne gardaient pas toujours bien leurs cités contre les légions étrangères. Un morceau d’ambre jaune issu de la formation de Totolapa atteste que c’était déjà le cas au Mexique au milieu du Miocène (il y a 23 à 5,3 millions d’années).

Cet ambre contenant trois fourmis du genre Azteca, trois termites du genre Nasutitermes et une fourmi légionnaire du genre Neivamyrmex a été découvert dans la formation de Totolapa au Chiapas. À partir des études géologiques et des datations disponibles, notamment de celles de la formation sœur de Simojovel, voisine, les chercheurs estiment qu’il date de la fin de l’Oligocène (33,9 à 23 millions d’années) au milieu du Miocène, et serait dû à plusieurs coulées de sève successives d’un arbre de la famille des légumineuses, Hymenaea mexicana.

La scène saisie dans la sève fossilisée il y a plus de dix millions d’années témoigne probablement de l’attaque par des fourmis légionnaires de la termitière, qui abritait aussi une population d’Azteca sans doute en cohabitation pacifique avec les termites. Dans l’ambre, la fourmi soldat tient en effet dans ses mandibules le corps d’un termite Nasutitermes, et en observant la scène de près, les chercheurs ont constaté que l’abdomen d’un autre termite était lacéré, ce qu’ils ont interprété comme le fait d’autres fourmis soldats.

Aujourd’hui encore, la cohabitation dans une termitière de termites et de certaines autres espèces d’insectes, tout particulièrement de fourmis, est un phénomène fréquent. Certaines termitières accueillent ainsi des douzaines d’espèces étrangères, sans que cela leur soit particulièrement nuisible, ni profitable, si ce n’est qu’elle se repaissent des cadavres des individus d’autres espèces.

On apprend ainsi que l’inquilinisme, c’est-à-dire le fait que certains organismes profitent du corps ou du nid d’autres organismes sans leur nuire (ce qui serait du parasitisme), ni leur profiter (ce qui serait de la symbiose) existait déjà au Miocène au Mexique. Tout comme la prédation guerrière des fourmis légionnaires.

http://www.pourlascience.fr/