Météo de l’hiver: les temps sont fous


Que nous réserve l’hiver 2015 ? Il semble que partout dans le monde, c’est une bien drôle de température. Au Québec, les prévisions sont un hiver plus chaud, mais tout est possible, tempête de neige, verglas et peut-être de la pluie ? Pour le moment chez-moi, c’est souvent venteux, mais toujours pas de neige …
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Météo de l’hiver: les temps sont fous

 

Gilles Brien

Bio-météorologue, communicateur scientifique et auteur du livre «Les Baromètres humains»

Avec un effet El Nino extrêmement fort cette année, l’hiver qui vient risque bien de passer à l’histoire. Depuis le début de l’automne, les températures sur tout le sud du Québec se maintiennent largement au-dessus des normales de saison. Et avec un épisode El Nino qui n’a pas fini de s’amplifier, il n’y a pas de raisons de croire que les choses vont changer.

Le phénomène El Nino est un courant d’eau chaude saisonnier dans le Pacifique, au large du Pérou. Le réchauffement de cette eau de surface est si grand à l’heure actuelle que le record de 1997-98 est en voie d’être battu. Quelle relation avec l’hiver qui approche? L’hiver 1997-98 a été marqué par le grand Verglas…

Pour leur part, tant le Service Météorologique du Canada que le National Weather Service américain partagent la même opinion sur l’hiver à nos portes. Leurs prévisions saisonnières sont semblables: l’hiver sera chaud. Comment «chaud»? Assez pour se classer dans les 10 hivers les plus doux en 30 ans.

Ce temps plutôt anormal sur le Québec est à l’image du climat mondial en 2015, une année de tous les records. Le mois de septembre, notamment, a été le mois le plus chaud à ce jour à la surface du globe, selon l’administration nationale américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA).

De son côté, le Service météo en Angleterre, le Met Office, a annoncé le 9 novembre que 2015 sera la première année où la température du globe franchira le seuil de 1 degré Celsius de différence par rapport à l’ère pré-industrielle. En d’autres mots, le réchauffement planétaire ne se compte plus en fraction de degré par rapport aux normales, mais en beaux et gros degrés entiers!

Malheureusement, le réchauffement global ne se traduit pas par des hivers toujours plus doux pour le Québec. Les deux derniers hivers en ont fait la preuve. Alors que la plupart des régions de l’hémisphère Nord connaissaient des températures hivernales plus chaudes, le nord-est du Canada et le Québec étaient frappés, pour une deuxième année de suite, par un effroyable vortex polaire qui a fait grincer bien des dents. Il a fait si froid que les Grands Lacs ont gelé en 2014, ce qui n’avait pas été vu depuis 35 ans. L’hiver qui a suivi, en 2015, a été le plus glacial au Québec en 20 ans. Réchauffement global, vous dites? Bref, le El Nino cette année pourrait confondre les sceptiques et faire fondre bien des bancs de neige.

Il n’y a pas deux épisodes El Nino semblables. Il est donc difficile d’en déduire des conclusions et des prédictions justes. Ce qu’on sait, par expérience, c’est que des épisodes forts de El Nino sont associés à des hivers québécois aux températures moins froides.

Et quant aux précipitations, un effet El Nino puissant comme celui de cette année devrait réduire les quantités par rapport aux moyennes. Mais les amateurs de neige et déneigeurs avides de revenus ne devraient pas désespérer pour autant. Il arrive que des hivers plus doux amènent quand même de bonnes tempêtes de neige. En revanche, avec des températures plus chaudes, le risque de verglas sera à la hausse dans la vallée du St-Laurent. Tout dépendra de la trajectoire des dépressions qui monteront à l’assaut du Québec cet hiver.

Mais il n’y a pas que sur la scène météo que l’année 2015 se distingue. Sur le plan astronomique aussi. Depuis 2008, le Soleil est entré dans une phase de grande activité solaire qui devrait se traduire par une série de tempêtes magnétiques et d’éruptions massives de grande amplitude. Or jusqu’ici, c’est plutôt le calme plat.

On n’a jamais vu les taches solaires si peu actives depuis plus d’un siècle, selon Paul Charbonneau, titulaire de la chaire de recherche de l’Université de Montréal en astrophysique solaire.

Serait-ce le prélude à une super tempête solaire monstrueuse qui nous pend au-dessus de la tête? Personne ne le sait.

En attendant, l’année 2015 continue d’être anormale à tout point de vue. Dans bien des pays, c’est de la drôle de météo qu’on parle. À la ville comme à la campagne. Mais attention. Comme le dit un dicton Français, qui parle trop météo passe sa vie au bistro.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le scénario de l’apocalypse : à quoi ressemblera la disparition de la vie quand la température du Soleil explosera


Non ce n’est pas la fin de la vie sur Terre, du moins pas avant quelques milliards d’années… Sauf si, d’autres catastrophes arrivent entre-temps. Comme l’imbécilité humaine a s’auto détruire, une météorite, etc. Mais chose de certain, rien n’est éternelle ni sur Terre, ni dans l’espace
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Le scénario de l’apocalypse : à quoi ressemblera la disparition de la vie quand la température du Soleil explosera

Le Soleil va progressivement se réchauffer jusqu’à se transformer en boule de feu géante.

La vie sur Terre devrait s’étendre d’ici 2,8 milliards d’années. Les conclusions de cette nouvelle étude, si elles ne sont pas préoccupantes pour les quatre ou cinq générations à venir, soulèvent toutefois de nombreuses questions.

Selon l’équipe dirigée par l’astrobiologiste Jack O’Malley-James, de l’Université de St-Andrews (Ecosse), le Soleil va progressivement se réchauffer jusqu’à atteindre une température telle que l’astre se transformerait en boule de feu géante – à un niveau largement supérieur que ce que nous connaissons actuellement.

Selon les scientifiques, l’élévation des températures solaires vont provoquer le même effet sur le mercure terrestre.

Première conséquence : la hausse de la formation de vapeur d’eau, entraînant une suppression constante de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. La perte de CO2 provoquée sera, elle, fatale aux plantes, qui s’appuient sur le dioxyde de carbone pour produire de l’énergie grâce à la photosynthèse. L’étude estime à dans 500 millions d’années les premières morts dues à ce changement climatique. Les espèces de plantes les plus faibles ne pourront en effet pas résister.

L’effet domino ne s’arrête pas là. La disparition des espèces végétales provoquera inévitablement la mort d’animaux qui se servent d’elles comme une source de nourriture et d’oxygène.

« Lorsque le nombre de plantes diminue, ces deux ‘produits’ deviennent de plus en plus rares, ce qui entraîne la fin simultanée des animaux et la fin des plantes. »

Comme souvent, ce sont les microbes qui survivront à ces extinctions d’espèces.

Mais seuls les plus résistants d’entre eux seront les derniers héritiers de notre planète et pas de manière éternelle. Une grande partie d’entre eux sera d’abord amenée à périr, la hausse des températures faisant s’évaporer les océans et réduisant les quantités d’eau sur Terre. Les survivants finiront, eux, par disparaître lorsque « les températures franchiront le seuil à partir duquel l’ADN se décompose, autour de 140°C », explique O’Malley-James.

Les résultats de cette étude devraient permettre d’améliorer la recherche de vie ailleurs que sur Terre.

Selon le scientifique, « une planète à un stade ultérieur de son développement habitable peut apparaître inhabitée si nous regardons seulement les signes de la vie telle que nous la connaissons sur Terre aujourd’hui ». Jack O’Malley-James, qui annonce tout de même l’extinction de la vie sur Terre, conclut toutefois sur une note « positive ».

« Alors qu’il est déprimant de savoir que la vie se terminera un jour, il y a encore beaucoup de réconfort dans le fait de savoir que cela ne se produira pas avant une incroyablement longue période de temps », déclare-t-il.

Vu comme ça…

http://www.atlantico.fr/