Frontière américaine: passeport et mots de passe, SVP!


Avec Donald Trump, on dirait que les Américains vont devenir de plus en plus paranoïaques. Ce n’est pas admissible que des douaniers prennent le pouvoir d’arrêter ou de refuser des gens dans leur pays à cause qu’il refuse de donner leur mode passe des réseaux sociaux et des codes d’accès des téléphones ou autres appareils. Ce n’est pas le principe de cacher quelque chose de croche, mais une protection pour la vie privée des gens
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Frontière américaine: passeport et mots de passe, SVP!

 

Le gouvernement américain a déjà commencé en décembre... (photo rebecca cook, archives reuters)

Le gouvernement américain a déjà commencé en décembre à recueillir des informations sur l’utilisation des réseaux sociaux en introduisant une question dans un formulaire utilisé par les ressortissants d’une quarantaine de pays pour réclamer une exemption de visa par voie électronique.

PHOTO REBECCA COOK, ARCHIVES REUTERS

 

MARC THIBODEAU
La Presse

Les douaniers américains pourraient bientôt exiger des voyageurs leurs informations pour accéder à leurs comptes de réseaux sociaux.

Alors que le Canada insiste sur le caractère modéré de son approche en la matière, les États-Unis songent à élargir le pouvoir des douaniers afin de leur permettre d’explorer en détail les activités en ligne de voyageurs étrangers.

Le secrétaire à la Sécurité intérieure, John Kelly, a déclaré la semaine dernière qu’il était possible qu’on demande à certains d’entre eux, dans un avenir rapproché, de dévoiler les mots de passe permettant d’accéder à leurs comptes sur des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou Instagram.

Le gouvernement américain a déjà commencé en décembre à recueillir des informations sur l’utilisation des réseaux sociaux en introduisant une question dans un formulaire utilisé par les ressortissants d’une quarantaine de pays pour réclamer une exemption de visa par voie électronique.

La demande est officiellement « optionnelle », mais elle a... (photo tirée de l'internet) - image 2.0

La demande est officiellement « optionnelle », mais elle a de quoi inquiéter.

PHOTO TIRÉE DE L’INTERNET

La demande est officiellement « optionnelle », mais elle inquiète les organisations de défense de droits de la personne, qui bondissent par ailleurs à l’idée que des individus puissent se voir sommer de dévoiler leurs mots de passe pour les réseaux sociaux.

« L’idée qu’une agence gouvernementale ait le pouvoir de les réclamer semble absurdement dangereuse », souligne Emma Llanso, qui s’occupe des questions de liberté d’expression au Center for Democracy and Technology (CDT), une ONG américaine.

DE PLUS EN PLUS DE CONFLITS

La polémique survient alors que les cas conflictuels entre voyageurs et douaniers se multiplient à la frontière américaine, dans la foulée de l’adoption d’un décret controversé du président Donald Trump sur l’immigration.

Mme Llanso note que des douaniers ont exigé à plusieurs reprises les codes d’accès de téléphones portables pour pouvoir explorer leur contenu. Des demandes relatives aux réseaux sociaux ont aussi été relevées, dit-elle.

En principe, l’accès au contenu d’un téléphone est étroitement balisé aux États-Unis, et un mandat est requis pour que la police puisse y accéder.

Les douaniers, note Mme Llanso, disposent cependant d’une « grande latitude dans la conduite de fouilles ». 

« La question est de voir jusqu’où ils peuvent aller dans leur exploration », dit Emma Llanso.

L’analyste souligne l’existence d’une zone grise juridique s’appliquant tant aux téléphones qu’aux réseaux sociaux.

Au cours des dernières semaines, deux ressortissants québécois, incluant un athlète rattaché à l’Université de Sherbrooke, ont indiqué qu’ils avaient été refoulés à la frontière américaine après avoir été sommés de donner le code d’accès de leur téléphone.

Rob Currie, qui dirige l’Institut de droit et technologie de l’Université de Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, note que les Canadiens qui se présentent à la frontière se trouvent dans une position de grande vulnérabilité face aux douaniers.

Normalement, dit-il, les personnes préfèrent céder lorsqu’un code d’accès est demandé plutôt que de protester, parce qu’elles craignent que la situation s’envenime, que leur appareil soit saisi et qu’on leur refuse l’entrée aux États-Unis.

Ce même réflexe explique, note M. Currie, qu’il n’existe pas non plus au Canada de jurisprudence claire quant à la capacité des douaniers d’exiger le code d’accès d’un téléphone.

LES DIRECTIVES

Selon Scott Bardsley, porte-parole du ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, les douaniers canadiens ne peuvent explorer les appareils électroniques de voyageurs et exiger les codes requis pour le faire que s’il existe de « multiples indications » qu’une infraction pourra ainsi être confirmée.

Une directive en vigueur depuis l’été 2015 précise que l’étude du contenu de l’appareil doit être menée « avec autant de respect que possible pour la vie privée du voyageur ».

Les douaniers sont avisés qu’ils doivent couper toute connectivité avec l’internet de manière à ne pouvoir accéder à des données contenues hors de l’appareil et ils ne peuvent demander de mots de passe permettant d’accéder à des comptes en ligne, ce qui inclut les réseaux sociaux, précise M. Bardsley.

Micheal Vonn, de l’Association des droits civiques de Colombie-Britannique, pense qu’il est possible pour un voyageur de refuser de remettre son code d’accès de téléphone « puisque c’est son droit de ne pas s’auto-incriminer ».

Donner un tel code n’est pas du tout l’équivalent d’ouvrir sa valise, puisque l’accès à « l’univers numérique » d’un individu permet d’obtenir des informations « beaucoup plus élaborées » à son sujet, souligne-t-elle.

La même logique, dit Mme Vonn, devrait s’appliquer aux mots de passe utilisés pour les réseaux sociaux.

Emma Llasso, du Center for Democracy and Technology, pense que la meilleure façon pour les voyageurs de se protéger par rapport aux demandes abusives de douaniers est de laisser leur appareil à la maison ou de s’assurer avant de partir qu’il ne contient pas d’information sensible.

« Les risques qu’un individu soit bloqué à la frontière et se voie demander des informations qu’il ne devrait pas avoir à fournir sont plus élevés que jamais », dit-elle.

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La dépendance au cellulaire est-elle une question de personnalité?


Il semblerait que certaines caractéristiques communes rendent des personnes dépendantes de son téléphone portable. Une technologie qui s’avère utile, mais aussi esclaves pour certaines personnes
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La dépendance au cellulaire est-elle une question de personnalité?

 

James A. Roberts

Professeur de marketing à l’université de Baylor

Combien de fois par jour consultez-vous votre cellulaire ?

Selon les chiffres les plus récents, un Américain regarde son téléphone portable en moyenne 150 fois par jour. Une autre étude avance même le chiffre alarmant de 300 fois par jour.

Pour les plus jeunes, l’attachement au mobile est particulièrement important: 53% des Américains de 15 à 30 ans avouent qu’ils préféreraient perdre le sens du goût que leur cellulaire.

Ces données indiquent qu’une bonne partie de ces jeunes sont complètement dépendants de leur téléphone. Pour avoir étudié les dépendances liées à la consommation pendant 20 ans, je sais assez précisément à quel moment un comportement normal devient malsain. Le fait que 80 à 90 % des gens utilisent leur cellulaire au volant – ce qui coûte la vie à 6000 personnes chaque année aux États-Unis – montre clairement qu’il y a quelque chose qui cloche dans notre rapport au portable. Et en tant que professeur d’université, je suis bien placé pour voir combien les étudiants se laissent distraire par leur mobile pendant les heures de cours.

Pour mieux comprendre cette dépendance, je me suis demandé si certaines personnes étaient plus susceptibles que d’autres de devenir accros à leur téléphone. Un important corpus de recherchesassocie des types personnalité à certaines dépendances. Peut-on établir un lien de ce type pour les personnes dépendantes de leur cellulaire?

L’emprise du portable

Pour commencer, j’ai cherché à comprendre plus avant l’emprise du portable sur notre attention. En 2014, j’ai mené une recherche avec plusieurs collègues pour savoir combien de temps les jeunes passaient sur leur portable. Nous avons découvert qu’un étudiant passait environ 8 heures et 48 minutes par jour sur son téléphone (un chiffre qui m’étonne toujours autant).

Les autres chiffres vont tous dans le sens d’un attachement intense au téléphone : 79 % des Américains cherchent leur téléphone dans les 15 minutes qui suivent leur réveil,68 % dorment avec, 67 % le consultent même en l’absence de sonnerie ou de vibration et enfin 46 % déclarent qu’ils « ne peuvent pas vivre sans ».

Il y a tout de même quelques exceptions, de rares personnes qui ne tombent pas dans les nombreux pièges du portable, l’utilisent peu ou évitent carrément de s’en servir. Quant à ceux qui ont complètement perdu le contrôle, ils présentent tous les symptômes de l’addiction – euphorie, tolérance, syndrome de privation, conflit et rechute – tels que je les ai identifiés dans mon livre sur l’usage du cellulaire, Too Much of a Good Thing (Une bonne chose en trop grande quantité).

Pour comprendre ce qui peut favoriser la dépendance au portable, j’ai récemment conduit une nouvelle étude avec mes collègues Chris Pullig et Chris Manolis pour savoir si certaines personnalités étaient plus à risque. Nous avons isolé sept traits de caractère pouvant favoriser cette dépendance au sein d’un échantillon représentatif de 346 étudiants américains. Nous avons aussi évalué le degré d’impulsivité de chacun d’entre eux.

Un calmant et un symbole social

Les résultats de cette étude montrent qu’une faible capacité de concentration et une forte impulsivité sont des traits de caractère associés à la dépendance au portable. Logique : si vous avez du mal à vous concentrer sur une tâche, il y a des chances que vous vous précipitiez sur votre téléphone.

Cette nouvelle forme d’addiction se généralise alors que notre capacité de concentration a sévèrement chuté. Une étude menée par Microsoft en 2015 prouve que la capacité de concentration moyenne d’une personne « normale » est de 8,25 secondes – soit moins que celle du Carassius auratus (le poisson rouge), et presque 4 secondes de moins qu’il y a 15 ans, où elle s’élevait à 12 secondes.

Quant aux traits de caractère, il y en a trois qui semblent prédisposer à devenir dépendant de son téléphone. Le premier d’entre eux est l’instabilité émotionnelle. Pour les personnes plus instables émotionnellement, le portable joue le rôle d’un calmant qui offre une combinaison idéale de divertissement et de consolation, à travers des informations ou des notifications incessantes. « Scroller » sans fin représente pour eux un apaisement.

Nous avons aussi découvert que les étudiants les plus extravertis – ceux qui veulent toujours être « là où ça se passe » et rester connectés aux autres – risquent davantage la dépendance au portable que les plus introvertis. L’« impression d’être connecté aux autres » est une émotion essentielle parmi les plus dépendants, ce qui explique que les étudiants introvertis – qui ne ressentent pas ce besoin impérieux – ont moins tendance à succomber aux pièges du portable.

Enfin, les étudiants les plus matérialistes ont déclaré une plus grande dépendance à leur téléphone. Cela peut sembler étrange de prime abord, mais étant donné le rôle primordial que jouent les téléphones dans la vie des jeunes, ce n’est pas si surprenant. Ils utilisent leur portable en public et ne cessent de le montrer aux autres : la marque et les fonctionnalités de l’engin deviennent un moyen de frimer, exactement comme d’autres exhibent un sac de luxe ou une montre hors de prix.

Notre obsession contemporaine pour le portable est un bon exemple de ce qu’on nomme le « paradoxe de la technologie ». C’est un outil qui nous offre de nouvelles libertés, nous permet de faire des choses dont on rêvait il y a 20 ans, mais qui, dans le même temps, nous rend esclaves de la technologie. Avons-nous dépassé la frontière qui sépare l’outil bénéfique de la machine maléfique ?

À vous d’y réfléchir.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les ondes peuvent avoir un impact sur les fonctions cognitives des enfants


Des études parlent des effets néfastes sur la santé dus aux appareils connectés comme les téléphones, tablettes, mais rien n’est encore catégorique sauf la fatigue, le stress causé par ces technologies, mais chez les enfants, cela n’est pas la même chose Ils sont plus sensible par leur physiologie aux ondes électromagnétiques qui peuvent occasionnées des problèmes a des fonctions cognitives.
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Les ondes peuvent avoir un impact sur les fonctions cognitives des enfants

 

Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes... (PHOTO THINKSTOCK)

PHOTO THINKSTOCK

CÉLINE SERRAT
Agence France-Presse
Paris

Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives  – mémoire, attention, coordination – des enfants, indique vendredi un rapport de l’Agence sanitaire française (Anses).

Les experts, qui recommandent de limiter l’exposition des jeunes populations, ont également recensé des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété), qu’ils attribuent non pas aux ondes elles-mêmes, mais à une utilisation intensive du téléphone portable.

Dans son état des lieux des connaissances, l’Agence nationale de sécurité sanitaire indique en revanche que «les données actuelles issues de la littérature internationale ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes».

Dans certains cas, comme pour le système reproducteur ou les cancers, «il n’y a pratiquement pas d’études disponibles pour les enfants», explique à l’AFP Olivier Merckel, chef de l’évaluation du risque lié aux nouvelles technologies à l’Anses.

Pour d’autres cas de figure, comme les fonctions auditives, «il n’y a rien de flagrant en matière d’effet négatif», dit-il.

Concernant les effets sur le bien-être (fatigue, anxiété), «l’effet observé pourrait être davantage lié à l’usage fait des téléphones portables plutôt qu’aux radiofréquences elles-mêmes», explique le spécialiste.

Certaines études semblent aussi associer «un usage intensif du téléphone portable par des jeunes et une santé mentale affectée», qui se traduit par des comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires, relève l’Anses, en souhaitant que des travaux complémentaires soient faits pour vérifier la relation de cause à effet.

Sur la base de ces constats, l’Anses réitère sa recommandation de 2013 de s’en tenir à «un usage modéré» des téléphones portables et d’utiliser le plus souvent possible le kit mains libres.

«Le téléphone mobile reste la source majeure d’exposition aux radiofréquences, c’est la plus intense», souligne Olivier Merckel.

Cela est dû à la puissance intrinsèque des ondes émises par les téléphones et au fait qu’ils soient placés directement contre le corps (à l’oreille ou dans une poche).

Les enfants plus exposés

Ces conseils de modération, valables pour les adultes, ciblent particulièrement les enfants qui sont plus sensibles aux ondes que leurs aînés pour des raisons physiologiques.

«Nous sommes aujourd’hui certains que les enfants sont plus exposés que les adultes du fait de leurs différences morphologiques et anatomiques», explique Olivier Merckel. «Ce ne sont pas de petits adultes», insiste-t-il.

Au niveau du cerveau en particulier, certaines zones encore en transformation sont plus sensibles aux ondes.

Or, les très jeunes enfants – moins de six ans – sont aujourd’hui exposés très tôt – même in utero – à de plus en plus d’ondes en raison du développement tous azimuts des technologies sans fil (tablettes, jouets connectés, wifi…).

D’où les recommandations de l’Anses d’appliquer à tous les dispositifs émetteurs d’ondes «les mêmes obligations réglementaires» que pour les téléphones. Principalement la mesure du débit d’absorption spécifique (DAS), qui correspond à la quantité d’énergie absorbée par le corps, et la publicité de cette information.

«Nous avons des interrogations sur les tablettes, notamment celles qui fonctionnent non pas en WiFi, mais en 3G ou 4G», confie l’expert de l’Anses.

L’agence sanitaire voudrait aussi que les conditions de ces mesures soient révisées pour être plus proches des conditions d’utilisation et que le niveau d’exposition générale aux ondes soit «reconsidéré» pour assurer des marges de sécurité plus importantes, en particulier pour les enfants.

Les experts ont en revanche écarté une interdiction des téléphones portables aux moins de six ans, votée en 2010 mais dont le décret n’est jamais paru.

«Il n’y pas de données sanitaires pour justifier une telle mesure», affirme Olivier Merckel. Si l’utilisation à un si jeune âge des téléphones portables est «heureusement rare», il préconise de «retarder l’âge de la première utilisation».

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Comment le téléphone portable a tué le téléphone


Il est vrai que les téléphones intelligents ont changé la façon de communiquer et de son utilisation.
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Comment le téléphone portable a tué le téléphone

 

<a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Barack_Obama_on_phone_with_Benjamin_Netanyahu_2009-06-08.jpg">President Barack Obama talks with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu</a> / The Official White House Photostream via Wikimedia <a href="https://creativecommons.org/licenses/publicdomain/">License by</a>

President Barack Obama talks with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu / The Official White House Photostream via Wikimedia License by

Repéré par Vincent Manilève

Nous sommes scotchés à nos téléphones portables, mais nous ne les utilisons plus comme des téléphones.

Depuis l’avènement des smartphones, jamais le téléphone portable n’a aussi mal porté son nom. Les coups de téléphones sont de plus en plus rares, explique The Atlantic, et encore plus chez les jeunes, qui préfèrent les textos et les application de messagerie. Comme nous vous l’expliquions il y a quelques années déjà, une étude TNS Sofres sur les adolescents et l’usage du téléphone mobile rapportait que

ces derniers étaient «près des deux tiers en 2009 à textoter tous les jours, mais seulement 39% à appeler tous les jours.» 

«Quand on leur demande, explique The Atlantic, les gens qui n’aiment pas les appels téléphoniques disent qu’ils sont présomptueux et intrusifs, surtout avec les méthodes alternatives de contact dont on dispose et qui ne demandent pas l’attention exclusive de quelqu’un.»

Après plusieurs études sur le sujet, certains chercheurs ont évoqué des raisons sociales et psychologiques, tel que l’inconfort face à un interlocuteur, pour expliquer ce phénomène. Mais ce n’est pas le seul facteur à prendre en compte. Toute l’histoire de la technologie des téléphones était destinée à amener ce rejet des appels.

Par exemple, depuis que le téléphone fonctionne sans fil, nous dépendons d’un réseau cellulaire qui peut être sujet à des problèmes (le fameux appel impossible à passer lorsque vous tombez en panne sur une route de montagne). Une instabilité qui renforce la méfiance des utilisateurs à l’égard des appels téléphoniques, et qui est même devenue une caractéristique intrinsèque des téléphones. On sait qu’un appel peut et va avoir rendre la conversation difficile. Les textos et les messages envoyés via Internet peuvent aussi connaître des problèmes d’envoi, mais il est beaucoup plus facile de les renvoyer que de tenter un nouvel appel vocal.

L’environnement dans lequel se déroulent ces appels a aussi changé. Avant, on s’appelait depuis un salon, une chambre, ou un bureau, ce qui garantissait une certaine intimité. Désormais, un appel peut surgir à n’importe quel moment, dans la rue, dans le train, ou au cinéma, ce qui peut être un frein supplémentaire aux échanges vocaux directs.

Paradoxalement, la possibilité d’appels omniprésents a donc provoqué leur disparition progressive. 

http://www.slate.fr/

Les É-U espionnent les téléphones du ciel


Je comprends pourquoi les Américains ont une crainte d’être espionné. Je trouve, en effet, que leurs méthodes d’espionnage des autorités américaines vont trop loin.
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Les É-U espionnent les téléphones du ciel

 

Les É-U espionnent les téléphones du ciel

Photo Fotolia

SAN FRANCISCO – Les autorités américaines ont mis en place un dispositif d’espionnage par avions qui récupère des données de téléphones de dizaines de milliers de personnes, pour tenter de localiser et de capturer des criminels, écrit jeudi le Wall Street Journal.

Selon le journal, le US Marshals Service opère de petits avions à partir d’au moins cinq importants aéroports aux États-Unis, qui transportent des boîtiers imitant les signaux émis par des tours de relais de téléphonie mobile.

Ainsi dupés, les téléphones portables s’y connectent et partagent à leur insu certaines informations comme des numéros d’identifiants uniques et des données de localisations, affirme le quotidien.

Ces boîtiers dits «dirtbox» tireraient leur nom de l’acronyme de Digital Recovery Technology Inc., filiale de Boeing qui fabriquerait cet appareil.

Le Wall Street Journal, citant des sources anonymes proches du programme, avance que ces avions survoleraient le pays de façon régulière pour recueillir les données de dizaines de milliers de téléphones portables. La majorité de la population américaine serait concernée.

Selon le WSJ, le ministère américain de la Justice a refusé de faire des commentaires, se bornant à dire que ses agences se plient à la législation pour tout ce qui a trait à la surveillance et l’espionnage.

Ce programme aurait permis de révéler la localisation de téléphones portables liés à des criminels ou à des suspects de crimes, selon le journal.

Les téléphones portables sont programmés pour se connecter à la tour de relais la plus proche.

Les boîtiers «dirtbox» peuvent automatiquement assurer aux téléphones portables qu’ils représentent la meilleure tour de relais possible, recueillir des données puis transmettre la connexion à de véritables tours de relais.

Une technique qui peut être utilisée par des pirates.

Le responsable technologique de l’Union américaine de défense des libertés (ACLU), Christopher Soghoian, a qualifié ce programme «d’inexcusable», auprès du WSJ.

http://fr.canoe.ca

Quand peut-on utiliser un cellulaire en voiture?


Au printemps prochain, ceux qui seront fautifs avec un téléphone portable vont perdre 4 points de démérites sur leur permis de conduire. C’est un pensez-y bien ! Il faut savoir aussi que les embouteillages et les lumières rouges ne sont pas des occasions pour utiliser le téléphone
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Quand peut-on utiliser un cellulaire en voiture?

 

Photo :  CBC

Dès le printemps prochain, les conducteurs québécois qui utiliseront leur téléphone portable au volant se verront imposer une pénalité de quatre points d’inaptitude, plutôt que trois. Mais dans quelles circonstances peut-on utiliser un cellulaire en voiture?

D’après un reportage de Anne-Louise Despatie

Depuis 2008, le Code de la sécurité routière interdit d’avoir en main un appareil téléphonique en conduisant.

Le nombre de personnes à avoir commis cette infraction est passé de 11 485 en 2008, à un peu plus de 66 000 en 2013. Les hommes sont plus nombreux à céder à la tentation, dans une proportion de 70 %.

Or, de plus en plus de conducteurs utilisent un dispositif mains libres et un socle pour déposer le téléphone, afin d’éviter de faire ce que la loi interdit.

Mais quand utiliser un cellulaire au volant est-il légal? La journaliste Anne-Louise Despaties a interrogé sur ce sujet Alfredo Munoz, ex-policier et président fondateur de SOS Ticket.

M. Munoz conseille depuis 10 ans des conducteurs qui souhaitent contester une contravention.


1. Peut-on jeter un coup d’œil sur son téléphone pour regarder un message lorsque nous sommes immobilisés à un feu rouge?

« Vous avez le droit de le regarder en tout temps. Ce que vous ne pouvez faire, c’est de le tenir dans votre main », précise M. Munoz.

Ainsi, si un conducteur tient un téléphone dans sa main à un feu rouge, il est fautif.

« En tout temps il faut faire attention à ce qui se passe autour de nous, même quand on est arrêté à une lumière rouge », explique Alfredo Munoz.

Cela vaut aussi pour les bouchons de circulation : la personne est toujours considérée en état de conduite, même si le véhicule est immobilisé.

Et même si un conducteur n’effectue aucune opération sur son téléphone, « le seul fait de tenir en main un cellulaire tout en conduisant, peu importe l’utilisation qui en est faite, est une infraction », peut-on lire sur le site web de la Société de l’Assurance automobile du Québec (SAAQ).


2. Quand considère-t-on qu’un conducteur est bel et bien arrêté pour écrire un texto?

Sur le site web de la SAAQ, on précise que

l’automobiliste doit immobiliser son véhicule « dans un endroit où le stationnement est autorisé et où il est possible de le faire en toute sécurité, comme sur le bord d’une route où la vitesse maximale permise est de moins de 70 km/h, dans un stationnement ou dans une aire de service ».


3. Comme la technologie évolue, est-il permis de dicter un texto au volant?

« Tant et aussi longtemps qu’on ne le tient pas en main [le téléphone], c’est légal. Maintenant, est-ce la bonne chose à faire? Peut-être pas. Mais c’est légal », affirme Alfredo Munoz.

De fait, bien que l’utilisation d’un système mains libres soit permise, la SAAQ estime qu’elle augmente tout de même les risques d’accident et d’infraction à la sécurité routière.


Finalement, quant à l’utilisation du cellulaire au volant dans des circonstances particulières, comme les situations d’urgences, certaines situations sont toujours sujettes à interprétation. La loi étant encore jeune, la jurisprudence en matière de cellulaire au volant commence à se constituer.

D’autre part, l’ancien policier rappelle que l’idéal est d’éviter toute distraction au volant. Car si les dangers reliés aux appels téléphoniques ou à l’envoi de textos sont fort médiatisés, la SAAQ recense tout de même d’autres importantes sources de distractions au volant, comme la cigarette ou la nourriture.

http://ici.radio-canada.ca

Plus de 80 % des bactéries de nos doigts finissent sur notre portable


Nettoyez-vous votre téléphone portable ? Il y a beaucoup de monde sur l’écran de ces téléphones. Quelque chose comme au moins 7 000 types de bactéries. Assez en tout cas, pour que les bactériologistes seraient en mesure de savoir si votre environnement nuit à votre santé
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Plus de 80 % des bactéries de nos doigts finissent sur notre portable

 

Plus de 80 % des bactéries de nos doigts finissent sur notre portable

© istock

On a rarement le réflexe de nettoyer son téléphone portable. Pourtant ce ne serait pas du luxe. Les multiples empreintes digitales qu’on laisse sur l’écran cohabitent avec de nombreuses bactéries.

Les écrans des smartphones sont une fenêtre ouverte sur le monde, avec l’accès à des sites Internet illimité. Mais à ce monde merveilleux se greffe un autre moins ragoûtant : une colonie de bactéries insoupçonnée. Les écrans que l’on touche en moyenne 150 fois en une journée ( !) pourraient bien devenir des outils utiles pour retracer l’exposition des gens aux bactéries.

Les biologistes de l’université de l’Oregon, aux Etats-Unis, ont constaté que les portables reflétaient parfaitement notre microbiome, l’ensemble des micro-organismes qui vivent sur notre corps et à l’intérieur de notre organisme. Les chercheurs ont observé une parfaite adéquation entre les bactéries des smartphones et celles des utilisateurs. Pour cela ils ont séquencé l’ADN des microbes collectés sur les doigts et les pouces de 17 personnes. Des prélèvements ont également été faits sur les smartphones des participants.

En tout, 7 000 types de bactéries différentes ont été identifiés sur 51 échantillons parmi lesquels des streptocoques, des staphylocoques et des Corynebacterium (des bactéries pathogènes responsables de la diphtérie). 82 % des bactéries présentes sur les doigts ont été également retrouvées sur les écrans des portables.

Un outil de contrôle bactériologique

« Nous partageons plus qu’une connexion émotionnelle avec notre portable. Nous portons aussi notre microbiome », affirme à la BBC le Dr Meadow, auteur de l’étude.

Les biologistes pensent que le portable peut être un moyen d’évaluer l’exposition d’une personne à des bactéries pathogènes.

On pourrait ainsi « utiliser les effets personnels comme une façon non invasive de contrôler notre santé et notre contact avec l’environnement environnant ».

http://www.topsante.com