Intimidation ►Les services d’aide débordés d’appels


C’est comme si les québécois se sont réveillée un matin pour s’apercevoir que l’intimidation prend des proportions désastreuses. Pourtant, ce n’est pas la première fois que ces comportements provoquent des suicides chez nos jeunes mais cette semaine c’est comme la goutte qui a fait débordé le vase On ne veut plus que nos jeunes soient intimidés … les parents qui ont vent que leur enfants sont des intimidateurs doivent réagir et ne pas penser que leur enfants sont des anges .. Car on ne pourra pas atteindre la tolérance zéro si les écoles, les parents (les victimes et agresseurs) soient conscient et que nos jeunes soient en confiance de dénoncer tout actes d’intimidations
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Intimidation ►Les services d’aide débordés d’appels

Intimidation - Les services d'aide débordés d'appels

Marjorie Raymond

© Courtoisie

MONTRÉAL – Le suicide de la jeune Marjorie Raymond, victime d’intimidation à l’école, a suscité encore des réactions jeudi.

Les centres d’aide sont débordés d’appels d’élèves ou de parents d’élèves victimes d’intimidation, tout comme d’ailleurs la Fondation Jasmin Roy qui lutte contre l’intimidation et la violence en milieu scolaire.

«Ça n’a pas dérougi depuis la malheureuse nouvelle du suicide de Marjorie, a dit Cédric Beauregard, directeur général de la Fondation. Ça a eu des conséquences. Ça a fait boule de neige, en fait, vers d’autres enfants et d’autres parents qui vivent sensiblement la même chose qu’ont vécue Marjorie et sa mère.»

La Fondation redirige ces personnes qui appellent vers des organismes qui ont développé une expertise dans le traitement d’appels de détresse, comme Tel-Jeunes, Jeunesse J’écoute, LigneParents, Suicide-action ou Gai-écoute.

Briser le silence

Cela dit, tant à la Fondation Jasmin Roy que chez d’autres organismes, on déconseille aux parents de retirer de l’école leurs enfants qui seraient victimes d’intimidation. Cela équivaudrait, dit-on, à pénaliser encore les enfants.

On suggère plutôt aux parents d’établir un dialogue avec les autorités scolaires pour trouver des solutions.

Également, on conseille aux parents de faire un suivi serré des pages Facebook de leurs enfants et d’enregistrer les messages qui seraient assimilables à de l’intimidation.

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Violence à l’école Les filles plus violentes


Un autre billet sur la violence a l’école et l’intimidation, car c’est un sujet important et alarmant, même si nous enfants, sont grand ou que nous en avons pas .. c’est un problème de société. Plus jeune j’ai vécu l’intimidation, mais jamais de cette façon, par des filles …
Instinctivement quand nous entendons violence, intimidation son s’imagine que ce se sont surtout les garçons, mais la réalité en peut être bien différente
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Violence à l’école  Les filles plus violentes

Violence à l'école - Les filles plus violentes

Nelka Pelletier et sa mère Nathalie Langlois ont toutes les deux subi de l’intimidation de la part de filles, à des époques différentes.

© Sarah-Maude Lefebvre/Journal de Montréal/Agence QMI

Sarah-Maude Lefebvre

Ce ne sont pas que les garçons qui posent problème dans les écoles quant aux actes de violence. De plus en plus de filles règlent leurs conflits par les poings et les injures, un phénomène qui inquiète grandement dans le réseau de l’éducation.

Nelka Pelletier en sait quelque chose. La préadolescente de 12 ans a dû changer d’école primaire à quatre reprises au cours des dernières années, victime de la violence d’autres filles à son endroit.

«On me dit que j’ai une belle voix et je suis toujours en train de chanter. Je crois que cela a provoqué la jalousie de certaines. Le fait que je suis un peu différente des autres filles de mon âge n’a pas aidé non plus», explique-t-elle.

«Bitch», «salope», «chienne», Nelka s’est fait traiter de tous les noms et a enduré ce harcèlement jusqu’à s’en rendre malade physiquement.

«Moi aussi j’ai été reject quand j’étais jeune, ça me rappelle de mauvais souvenirs, confie sa mère Nathalie Langlois. Mais, dans mon temps, l’intimidation et la violence n’allaient pas aussi loin.»

Cri d’alarme

Non seulement la violence chez les filles est méconnue, mais elle est également mal documentée, déplore la chercheuse et professeure au Département d’éducation et formation spécialisées de l’UQAM, France Capuano.

«Des données sur la violence chez les filles, il n’y en a pratiquement pas. Or, c’est un phénomène qui mérite qu’on y prête attention», dit-elle.

«On voit moins de filles violentes que de garçons à la maternelle, par exemple, mais celles qui le sont ont souvent une trajectoire pas très heureuse par la suite. Il faut faire quelque chose pour elles».

Les filles oubliées

«On ne s’occupe pas assez de nos filles. Les petits gars, eux, sont plus dérangeants et nous interpellent davantage», déplore Mme Capuano.

Conscient de cette réalité, le comédien Jasmin Roy a d’ailleurs décidé d’en faire l’objet d’une campagne à la grandeur du Québec cet automne, via sa fondation qui lutte contre l’intimidation en milieu scolaire.

«Les filles sont très dures entre elles. Elles se traitent de salopes comme si de rien n’était. Je trouve ça déplorable, confie-t-il. Elles ont perdu l’héritage féministe de leurs mères et de leurs grands-mères. Aucune étude n’a encore été faite sur le sujet et ça urge. Occupons-nous de nos filles.»

* * *

QUAND ELLES FONT PEUR…

Un rapide survol des forums d’échange pour adolescents démontre à quel point la violence et l’intimidation entre filles sont présentes dans le réseau scolaire. Les témoignages suivants proviennent d’adolescentes qui ont demandé de l’aide sur les sites internet de Jeunesse, J’écoute et Tel-Jeunes.

«Il y a une fille qui m’intimide depuis maintenant 10 ans. J’ai tenté plusieurs choses pour qu’elle arrête, mais elle continue. Dans l’autobus, elle me lance des déchets dessus, dans l’école elle passe à côté de moi et m’écoeure avec sa gang. Ça n’arrête plus. J’ai même été voir la directrice 2 fois et elle n’a rien compris ! Je suis VRAIMENT tannée.»
– Namoure017

«Elle a dit à tout le monde que j’étais une pute. En classe, durant les pauses à l’école et en cours d’éducation physique, elle vient m’intimider. Ça me choque parce que je ne lui ai rien fait. J’aurais le goût de la frapper mais en même temps, j’ai le goût d’aller pleurer quelque part.»
– JeSuisMwa

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