Le Saviez-Vous ►Léonard de Vinci souffrait-il d’un trouble de l’attention ?


Bien qu’il soit difficile de diagnostiqué un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité chez une personne qui a existé, il y a quelques siècles, il est possible d’émettre une hypothèse s’il y a assez de documentation comme Léonard de Vinci. Cela démontre que les gens qui souffrent de TDAH peuvent faire de grandes choses.
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Léonard de Vinci souffrait-il d’un trouble de l’attention ?


delcarmat/Shutterstock.com

L’œuvre de Léonard de Vinci est immense. Des centaines de travaux encore visibles aujourd’hui, mais aussi pas mal restés inachevés. Ce qui a poussé des chercheurs britanniques à s’interroger : et si le maître souffrait d’un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) ?

Peintre, sculpteur, inventeur… Léonard de Vinci possédait une extraordinaire créativité. Mais en s’appuyant sur des comptes rendus de l’époque, des scientifiques  du King’s College de Londres ont constaté qu’il procrastinait aussi de façon chronique.

Les chercheurs se sont donc interrogés sur cette alternance de travail compulsif et de remise au lendemain. Et si Léonard de Vinci souffrait d’un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité ?

« Il est impossible de poser un diagnostic post-mortem sur une personne qui vivait il y a 500 ans », lance le Pr Marco Catani, principal auteur de ce travail. « Mais je suis convaincu que le TDAH est l’hypothèse la plus convaincante et la plus plausible scientifiquement. »

Une difficulté à finir ses travaux

Le TDAH est un trouble du comportement caractérisé par une procrastination continue, une incapacité à effectuer des tâches, un esprit errant et une agitation du corps et de l’esprit.

« Les archives historiques montrent que Leonardo passait beaucoup de temps à planifier des projets mais manquait de persévérance », note le Pr Catani. « Les récits de biographes et de contemporains montrent qu’il était constamment en déplacement, sautant de tâche en tâche. Comme beaucoup de patients souffrant du TDAH, il dormait peu, travaillait nuit et jour de façon continue en alternant des siestes courtes et des périodes de veille prolongée. »

« Il existe une idée fausse largement répandue selon laquelle le TDAH est typique des enfants peu intelligents, destinés à une vie difficile », conclut le Pr Catani. « Au contraire, la plupart des adultes que je vois rapportent avoir été des enfants intelligents et intuitifs, mais avoir développé des symptômes d’anxiété et de dépression plus tard dans la vie parce qu’ils n’avaient pas réussi à atteindre leur potentiel. »

A noter : L’œuvre la plus emblématique de Léonard de Vinci reste sans doute La Joconde, qu’il retouchera jusqu’à la fin de sa vie sans jamais la livrer.

  • Source : Kings College London,
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

https://destinationsante.com/

Le Saviez-Vous ► Voici cinq faits que vous ignorez peut-être sur le TDAH


Le TDAH est une maladie neurologique et comme il est mal compris par une bonne partie de la population, il y a beaucoup de préjugés face à ce trouble de l’attention
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Voici cinq faits que vous ignorez peut-être sur le TDAH

 

Voici cinq faits que vous ignorez peut-être sur le TDAH.

SUZANNE TUCKER/SHUTTERSTOCK

PAR NADINE DESCHENEAUX

De récentes recherches portent à croire que les stigmates et la confusion persistent encore au sujet du TDAH : un sondage de Purdue Pharma (Canada) révèle que près du tiers des Canadiens sondés croient que le TDAH est un trouble mental.

« Le TDAH est en réalité un trouble neurobiologique qu’on connaît depuis plus d’un siècle », explique Dre Annick Vincent, psychiatre et spécialiste du TDAH. « Il s’agit d’un trouble chronique caractérisé par un déficit du système nerveux qui cause une inattention, de l’hyperactivité, de l’impulsivité et souvent une hyperréactivité émotionnelle. La science nous a d’ailleurs appris que des facteurs génétiques et biologiques peuvent intervenir dans son développement. »

Cinq grands préjugés sur le TDAH

  1. Les hommes sont plus à risque. 42 % des Canadiens sondés croient à tort que le TDAH est plus fréquent chez les hommes. Toutefois, comme les hommes affichent plus de symptômes visibles de l’hyperactivité et moins de symptômes plus subtils d’inattention, ils sont peut-être plus faciles à diagnostiquer ou ils le sont plus tôt dans la vie.

  2. Le TDAH est une invention. Le TDAH est reconnu par les grandes associations médicales et les agences de santé publique. Son existence est étayée par plus d’un siècle de données scientifiques.

  3. Le TDAH est surdiagnostiqué. Bien qu’il soit le trouble le plus fréquent chez l’enfant au Canada et l’un des troubles psychiatriques les plus faciles à traiter, il demeure méconnu et sous-diagnostiqué.

  4. Le TDAH empire plus la journée avance. Comme le commun des mortels, les personnes vivant avec un TDAH perdent de la résistance à la fin d’une longue journée, en plus de devoir composer avec les symptômes du trouble et ses fluctuations du lever au coucher.

  5. On guérit du TADH en vieillissant. Environ 80 % des enfants diagnostiqués souffrent toujours du trouble à l’adolescence et 60 % en sont toujours atteints à l’âge adulte.

Pour en savoir plus sur le TDAH, visitez le site du Centre for ADHD Awareness, Canada

http://selection.readersdigest.ca/

Voici pourquoi les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles


La première année de vie d’un enfant est importante, on essaie tant bien que mal à passer à côté des stéréotypes pour offert toutes chances égales aux filles et aux garçons. Cependant, les garçons auraient pourtant plus besoin d’affection, d’attention que les filles. Cesser les clichés qu’un homme ne pleures pas, de se conduire en fillette etc .. Ils doivent comprendre leurs émotions pour mieux réagir socialement, car curieusement, leur cerveau serait plus fragile que les filles et c’est important de préserver leur santé mentale
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Voici pourquoi les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles

 

 

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Ils ne sont pas plus solides.

La littérature sur les stéréotypes entourant les questions de genre chez les enfants aborde plus souvent qu’autrement le fait que les filles aiment les poupées et les garçons, les camions. Mais qu’en est-il des autres différences?

Des études récentes et anciennes mettent en lumière les différences liées au genre dans le cerveau et son développement. Et ce sont ces recherches auxquelles nous devrions nous attarder quand vient le temps de comprendre le soutien affectif dont nos enfants, particulièrement les garçons, ont besoin.

Dans une étude publiée en 2000 et intitulée The Fragile Male, Sebastian Kraemer affirme que le cerveau des bébés garçons est plus fragile que celui des bébés filles. Même dans l’utérus, le cerveau des garçons est plus sensible à la dépression et au stress de la mère. Et à la naissance, le cerveau des garçons est en retard d’un bon six semaines sur celui des filles.

Des études démontrent également que les garçons ont un plus haut taux de cortisol (l’hormone liée au stress) après une naissance traumatique où ils ont été séparés de leur mère ou si la personne qui s’occupe d’eux est négligente.

Sebastian Kraemer avance que le cerveau des filles a une longueur d’avance qui demeure tout au long de l’enfance, et que les garçons tirent de la patte sur plusieurs fronts.

Alors qu’ils grandissent, les garçons continuent à avoir la vie dure. Un manque de soutien affectif alors qu’ils sont bébés ne fait qu’aggraver la chose. Bien que les chercheurs ne s’entendent pas sur la question, on croit que les garçons courent plus de risques d’être dyslexiques et d’avoir des difficultés de lecture et de langage, ce qui rend l’apprentissage à l’école plus ardu. Les garçons sont aussi plus susceptibles de vivre des problèmes de comportement et sont de deux à trois fois plus enclins à être TDAH que les filles.

À l’âge adulte, les hommes canadiens sont trois fois plus susceptibles de s’enlever la vie que les femmes. Et bien que la dépression guette autant les femmes que les hommes, ces derniers montrent des signes différents qui sont souvent difficiles à déceler.

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

S’il est clair que le genre affecte la structure du cerveau et son développement, celui-ci est aussi grandement influencé par les expériences de vie. Nous appelons ce phénomène neuroplasticité.

L’étude de Kraemer démontre que les parents couvent leurs bébés garçons moins que leurs bébés filles. Pourquoi? En partie parce que les garçons sont plus exigeants et que cela peut creuser un fossé entre le parent et l’enfant; chose qui n’aidera pas le garçon dans son cheminement.

«Les garçons ont tendance à être plus nerveux et démonstratifs et les mères font tout en leur pouvoir pour les calmer, note le chercheur. Les soins portés aux garçons sont habituellement plus compliqués et, par conséquent, les « erreurs » sont plus courantes, ce qui s’ajoute au déficit déjà présent avant la naissance. Comme le cerveau humain se développe surtout après la naissance, certains facteurs de stress précoces peuvent désavantager les garçons. Dans tous les cas, chez les garçons, le développement de l’attachement à une personne est plus affecté par l’indisponibilité, l’insensibilité et la dépression d’un parent.»

«À l’âge adulte, les hommes canadiens sont trois fois plus susceptibles de s’enlever la vie que les femmes. Et bien que la dépression guète autant les femmes que les hommes, ces derniers montrent des signes différents qui sont souvent difficiles à déceler.»

De plus, nous entretenons le stéréotype culturel voulant que les garçons soient plus durs et plus forts. Les parents procurent moins de soutien affectif aux garçons qu’aux filles, croyant qu’ils n’en ont pas besoin.

Ce sont ces stéréotypes masculinistes toxiques légués à l’enfance qui nuiront à nos garçons à l’âge adulte.

«Les jeunes garçons apprennent tôt qu’exprimer leurs sentiments est tabou. Cela cause des traumatismes qui affectent leurs relations entre eux et avec le sexe opposé», avait souligné à HuffPost Canada Jessica Raven, directrice de Collective Action for Safe Spaces.

Nos garçons sont donc doublement pénalisés : ils ont un cerveau plus vulnérable et reçoivent moins de soutien affectif de leurs parents. Ce sont ces différences dans la première année de vie qui font que les hommes sont plus aux prises avec des problèmes de santé mentale, aux dires de Kraemer.

Des chercheurs soulignent aussi que les hommes qui souscrivent aux normes genrées de la société, prescrites à la naissance, voient leur santé mentale affectée et ont moins tendance à chercher de l’aide, selon ce que rapporte CBC.

Le Dr Allan Schore, de UCLA, appuient les propos de Sebastian Kraemer. Dans son article All Our Sons: The Developmental Neurobiology and Neuroendocrinology of Boys at Risk, il affirme que «compte tenu de la maturation plus lente du cerveau masculin, l’attachement protecteur de la mère agit comme un régulateur pour la moitié droite du cerveau dans la première année de développement et est essentielle à l’optimisation du développement socioémotionnel des garçons».

Qu’est-ce que ce charabia scientifique veut dire pour les parents comme vous et moi qui doivent élever des garçons? Ce que le Dr Schore tente d’expliquer, c’est que les relations façonnent les humains et que les parents aident au développement des qualités émotionnelles de leurs enfants grâce à l’attention qu’ils leur portent.

Des relations empreintes d’amour, de confiance, de sensibilité et d’intimité aident l’enfant à comprendre et à démêler les émotions ainsi qu’à s’exprimer. Cela l’aide dans le développement de ses habiletés sociales. Il peut comprendre ses semblables, s’entendre avec les autres, s’occuper d’eux. Les garçons ont simplement besoin de plus d’aide que les filles à ce chapitre, surtout dans la première année de leur vie.

Dr Schore suggère des congés parentaux plus longs afin que les parents connectent sur une plus longue période de temps avec leurs enfants. Il faut cajoler, sourire, parler et jouer à la cachette avec nos bébés garçons!

Voici quelques conseils afin de vous assurer que nos garçons reçoivent le soutien affectif dont ils ont besoin :

Plutôt que de penser que les garçons ne montrent pas leurs émotions (ce qui est faux), reconnaissez le fait qu’ils ont de la difficulté à le faire et encouragez-les à s’ouvrir. Dites-leur que c’est normal de le faire. Écoutez-les.

Encouragez-les à porter attention aux émotions qu’ils vivent et créez un environnement où il est sans danger d’exprimer ses sentiments.

• Ne les faites jamais sentir coupables de s’ouvrir. Ne dites pas des choses du genre : «Les garçons ne pleurent pas», «Ne sois pas dramatique», «Cesse de faire ta fillette», «Comporte-toi comme un grand garçon.»

Enseignez-leur la régulation émotionnelle, et ce, sur le coup. Restez calme (sinon, vous ne transmettez pas la bonne énergie). Ne voyez pas leur comportement comme une attaque personnelle.

Reconnaissez que les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles.

Encore une fois, mieux vaut prévenir que guérir. La première année de vie est la plus importante pour le développement émotionnel du cerveau. Nos garçons en ont besoin afin de grandir heureux et en santé. Cajolez vos bébés garçons autant que possible!

Ce texte traduit de l’anglais a été publié sur HuffPost Canada.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Manipuler un objet… et se calmer!


Je n’ai pas encore vue sauf sur Internet le fidget spinner, une sorte de toupie que l’on manipule pour le faire tourner entre les doigts et qui permet de se concentrer. Il semblerait que pour certains comportements, que cet objet serait utile en autant que l’enfant ou même l’adulte en prenne conscience du pourquoi, qu’il a ce besoin de manipulation. Il y a d’autres objets qui peuvent faire l’affaire. À l’école, que je devais écouter un professeur, je dessinais sur mes cahiers, pour me concentrer sur le cours
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Manipuler un objet… et se calmer!

 

 

Le « fidget spinner », l'objet de modulation sensorielle de... (PHOTO FOURNIE PAR FDMT)

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Le « fidget spinner », l’objet de modulation sensorielle de l’heure

PHOTO FOURNIE PAR FDMT

ISABELLE AUDET
La Presse

Les enfants et les adolescents se ruent ces jours-ci sur le fidget spinner, tout petit objet qui tournoie entre leurs doigts. Outil attrayant, certes, mais qui favoriserait aussi la concentration. Au-delà de cet engouement, en quoi la manipulation d’un objet nous rend-elle plus attentifs ?

Le « fidget spinner » est présenté comme le jouet de l’année 2017 par le magazine Forbes aux États-Unis.

IMAGE TIRÉE DE TWITTER

Bien qu’il soit d’abord annoncé comme un outil favorisant la concentration, le fidget spinner connaît depuis le début de l’année un succès qui dépasse largement les besoins thérapeutiques. Tant et si bien que cette toupie nouveau genre est présentée comme le jouet de l’année 2017 par le magazine Forbes aux États-Unis.

« C’est vraiment la folie ! C’est la première fois que je vois ça. On a beaucoup de mal à en garder en stock », confirme Karine Gagner, présidente de FDMT, une entreprise spécialisée dans les outils d’apprentissage.

Au-delà du divertissement, cet objet tient-il ses promesses ?

« On peut en débattre, tempère-t-elle. Le faire tourner et ressentir la vibration dans sa main peut permettre à certains de mieux se concentrer. Mais est-ce l’idéal pour la salle de classe ? Je n’en suis pas convaincue, surtout qu’il y a un phénomène de nouveauté. »

Certaines personnes éprouvent effectivement un besoin irrépressible de manipuler de petits objets, de les déformer ou encore de les tourner dans tous les sens.

Ça aide à moduler notre niveau d’éveil, qui est éventuellement notre niveau de stress », explique Caroline Huard, ergothérapeute.

Ainsi, le fait de triturer un objet répond à un besoin – un besoin de se stimuler ou, au contraire, de se détendre.

« Disons qu’à un niveau d’éveil à zéro, je ne suis pas motivée du tout, et qu’à neuf ou dix, je suis en mode panique ; il faut que je me situe environ au niveau cinq pour bien fonctionner », explique-t-elle.

« Manipuler un objet permet de me garder éveillée, ou encore de me calmer si j’éprouve le besoin de me lever ou de courir partout. » – Caroline Huard, ergothérapeute

Balles de stress, objets de caoutchouc à mordiller, bracelets de plastique à déformer : ces outils permettent notamment à des personnes atteintes d’une affection comme un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) ou un trouble du spectre de l’autisme de s’« autoréguler », et d’être disposées à écouter ou à travailler.

Ces objets connaissent aussi beaucoup de succès dans la population en général.

« Il y a plus de demande qu’il n’y en avait pour des personnes avec ou sans diagnostic, constate Mme Gagner. On est tous des êtres humains plus ou moins sensibles. Si j’assiste à une conférence pendant deux heures, c’est utile ! »

PAS UNE SOLUTION MAGIQUE

Il ne suffit toutefois pas d’un objet à manipuler pour régler un problème d’attention ou de stress, ajoute Caroline Huard :

« Disons qu’un enfant a accès à un spinner dans son coffre à crayons. S’il sent que quelque chose ne va pas, il va avoir le réflexe d’aller le chercher et de « gosser » avec. Ça peut l’aider, mais pour qu’il en retire des bienfaits, il doit y avoir une approche plus globale. On va amener l’enfant à être conscient qu’il est stressé, par exemple, et que c’est pour cette raison qu’il utilise cet outil. »

L’ergothérapeute précise que l’utilisation de ce type d’objet de modulation sensorielle demande un certain niveau de conscience. Elle invite notamment les enfants à comprendre quelles sont les raisons qui les poussent à les utiliser.

« Faire une utilisation inconsciente de cet outil ne fait que mettre un pansement sur un bobo. » – Caroline Huard

« Si l’enfant apprend à reconnaître ses besoins, il pourra se dire qu’à ce moment-là, il a plutôt besoin de se lever pour bouger un peu, ou encore de respirer pour mieux gérer son stress. C’est comme ça qu’on l’amène à devenir un adulte en meilleure santé », explique l’ergothérapeute.

L’ergothérapeute conseille d’utiliser différents outils sensoriels et de vérifier leur efficacité auprès des enfants afin d’éviter qu’ils ne soient qu’une distraction.

« Tenir un journal de bord peut être utile. Est-ce que l’anxiété baisse quand on utilise un objet en particulier ? Est-ce qu’elle remonte par la suite ? Ça peut nous aider. »

LE QUOTIDIEN DE FRÉDÉRIC

Les outils sensoriels font partie du quotidien d’Isabelle* et de son fils Frédéric, 10 ans. Le garçon vit avec un TDAH, des troubles orthographiques, mais aussi avec une douance. Résultat : il a du mal à se concentrer en classe et ses difficultés entraînent beaucoup d’anxiété.

« Je teste tous les objets parce que j’ai peur qu’il joue avec ces bébelles, mais ça fonctionne généralement bien, parce qu’il a vraiment besoin de bouger et de se calmer », raconte Isabelle, qui a elle-même une formation d’ergothérapeute.

Au quotidien, Frédéric utilise une chaise qui lui permet de bouger, une bague qui tournoie… et un fidget spinner aussi. Après plusieurs changements d’école, Frédéric et ses parents ont trouvé un environnement où l’utilisation des outils nécessaires à sa réussite ne pose aucun problème.

À la maison, Frédéric peut aussi bouger à sa guise. Trampoline, ballon d’exercice pour s’asseoir… tous les moyens sont bons.

« La meilleure façon pour lui d’apprendre ses mots en anglais, c’est de les réciter dans le hamac ! Ça fonctionne vraiment bien avec lui. » – Isabelle, mère de Frédéric

Sans installer de trampoline en classe, Caroline Huard suggère aux enseignants d’intégrer des pauses pour bouger toutes les 20 minutes au primaire.

« Ça n’a pas besoin d’être long. Trente secondes suffisent quand on remarque que tout le monde a envie de bouger », explique-t-elle.

Frédéric comprend très bien ce que les périodes pour bouger et les outils sensoriels lui apportent.

« Il me dit : « Maman, ces outils me gardent éveillé et intéressé à ce qui se passe autour de moi » », raconte Isabelle.

Une conscience qui échappe encore à beaucoup d’adultes.

« La plupart des adultes ne sont pas conscients de leur propre niveau d’éveil, constate Caroline Huard. On va toujours aller consulter son téléphone, on va se lever, on va grignoter, on va aller prendre un autre café… on va tous s’autoréguler quand notre niveau d’éveil n’est pas optimal. Ce sont des stratégies socialement acceptables, mais il faut identifier la cause sous-jacente. »

* Isabelle, la mère de Frédéric, nous a demandé de ne publier que leurs prénoms pour préserver l’anonymat de son fils.

Quelques bjets de modulation sensorielle

 

BALLE DE STRESS

C’est le classique des objets de modulation sensorielle.

Les boutiques spécialisées en offrent plusieurs modèles pour des sensations diverses, mais « celles que l’on trouve dans les [magasins à bas prix] fonctionnent aussi très bien », dit Caroline Huard, ergothérapeute.

TANGLE

Cet outil est fait de pièces de plastique reliées les unes aux autres. Il ressemble à un collier ou à un bracelet, mais sa conception à la fois souple et rigide permet à l’utilisateur de le tordre dans tous les sens.

CUBE RUBIK

Sans nécessairement le réussir, faire tourner les faces d’un Cube Rubik peut avoir un effet apaisant, fait remarquer Caroline Huard. Pour certains, le simple fait de manipuler l’objet peut aider à maintenir l’attention.

CURE-PIPE

Ce petit accessoire de bricolage peut aussi avoir des effets apaisants ou stimulants.

« C’est vraiment intéressant au niveau tactile, soutient Mme Huard. Dans une formation, on avait mis un cure-pipe sur notre bureau sans nous dire pourquoi, et tout le monde jouait avec ! »

PAPIER ET CRAYON

En griffonnant, certains semblent inattentifs, mais au contraire, ils sont plus concentrés que jamais.

« Je suggère parfois [aux enfants] de dessiner dans un cahier de mandalas, explique l’ergothérapeute. On leur demande de répéter ce qu’on a dit pour vérifier, et c’est souvent très efficace. »

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L’alimentation de la mère serait liée au TDAH, selon des chercheurs


Une bonne alimentation est importante pour une femme enceinte, et il semble que certains aliments (mauvais de toute manière pour la santé) pourraient être la cause des troubles du comportement chez l’enfant.
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L’alimentation de la mère serait liée au TDAH, selon des chercheurs

 

Les chercheurs britanniques ont constaté qu'une alimentation prénatale... (PHOTO Andrey Rudakov, ARCHIVES Bloomberg)

Les chercheurs britanniques ont constaté qu’une alimentation prénatale riche en gras, en sucre, en aliments transformés et en confiseries était associée à des symptômes de TDAH plus marqués entre les âges de 7 et 13 ans, mais uniquement chez les enfants chez qui des troubles du comportement se sont manifestés très tôt.

PHOTO ANDREY RUDAKOV, ARCHIVES BLOOMBERG

La Presse Canadienne

 

Une alimentation riche en gras et en sucre pourrait être associée aux symptômes de TDAH chez les enfants qui éprouvent des problèmes de comportement tôt pendant leur vie, selon des scientifiques britanniques.

Les chercheurs des universités King’s College et de Bristol ont comparé 83 enfants témoignant de tels problèmes à 81 enfants qui n’en avaient pas. Ils ont notamment mesuré l’impact de la nutrition de la mère sur le gène IGF2, qui participe au développement du foetus et de régions du cerveau touchées par le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité.

Une copie altérée de ce même gène avait été décelée chez plusieurs enfants nés de mères néerlandaises ayant souffert de la famine pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Les chercheurs britanniques ont constaté qu’une alimentation prénatale riche en gras, en sucre, en aliments transformés et en confiseries était associée à des symptômes de TDAH plus marqués entre les âges de 7 et 13 ans, mais uniquement chez les enfants chez qui des troubles du comportement se sont manifestés très tôt.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le Journal of Child Psychology and Psychiatry.

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Que risque-t-on à rester trop souvent à l’intérieur?


Nous avons changé notre mode de vie, et souvent, nous passons plus de temps à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pourtant chercher des milieux naturels pour simplement prendre une bonne marche suffi pour se redonner du moral
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Que risque-t-on à rester trop souvent à l’intérieur?

 

Que risque-t-on à rester trop souvent à l'intérieur?

Photo Gentside

Si vous préférez le confort de votre intérieur douillet à de longues marches dans la nature, sachez qu’être casanier nuirait à la santé. Les humains possèderaient en effet une attraction innée, et même biologique, pour les autres formes de vie. Et où peut-on trouver le plus d’êtres vivants, si ce n’est en dehors de chez soi!

Cet amour inné pour les autres formes de vie est nommé par d’Edward O. Wilson, biologiste à Harvard, «biophilie». Ce sentiment est l’expression d’un besoin humain, vital, de vivre en étroite interaction avec l’environnement naturel. Le manque de contact avec ce dernier viendrait affecter notre moral, de même que notre santé. Un état nommé «trouble du déficit de nature» et qui résulte d’une exposition insuffisante au grand air.

«Lorsque nous sommes dehors dans la nature, tous nos sens travaillent en même temps, à moins que nos iPods soient branchés», a expliqué Richard Louv, expert en défense des droits de l’enfant et auteur d’un livre sur le sujet. «Et c’est exactement pendant ces moments que notre esprit est le plus réceptif à l’apprentissage, ce qui accroît la fonction cognitive.»

LA NATURE, SOURCE DE BIENFAITS

D’autres études mettent en avant les bienfaits du contact avec la nature sur les capacités de l’enfant. Des «doses» de nature pourraient ainsi prévenir certains symptômes chez les enfants atteints d’un trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH). En jouant à l’extérieur, ces derniers amélioreraient ainsi leurs capacités d’attention, leur mémoire, mais aussi leur système immunitaire.

Mais avec la hausse significative de la part de la population vivant en milieu urbain, les manières d’appréhender la nature ont changé. Les chercheurs ont constaté que de marcher 90 minutes dans une zone naturelle est meilleur pour la santé que de faire de même en ville.

L’exercice en milieu naturel améliorerait l’estime de soi et l’humeur, ce qui serait dû aux odeurs et aux couleurs que l’on trouve dans la nature. Sans compter l’exposition à la vitamine D, dont les bienfaits ne sont plus à démontrer.

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La menace de l’hyperactivité


Une étude qui s’est échelonné depuis plusieurs années .. n’est pas très encourageant dans l’évolution de la vie de ceux  qui souffre du TDAH et ce même dans des conditions idéales, dans un environnement qui donnerait toute les chances d’un soutien et de soin de qualité Alors que le problème serait peut etre qu’il n’y aurait pas de suivi au bout de quelques années …
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La menace de l’hyperactivité

 

L'étude new-yorkaise a suivi 135 garçon souffrant de... (Photo The New York Times)

L’étude new-yorkaise a suivi 135 garçon souffrant de TDAH pendant 33 ans, jusqu’à un âge moyen de 41 ans. C’est la plus longue du genre, et de loin.

PHOTO THE NEW YORK TIMES

MATHIEU PERREAULT
La Presse

L’hyperactivité est dévastatrice pour la performance scolaire et l’emploi, selon une nouvelle étude américaine qui a suivi des hyperactifs pendant 33 ans. Le problème est l’adolescence, qui rime souvent avec l’abandon des médicaments. Le point sur la question.

Ils sont sept fois moins susceptibles d’aller à l’université, sept fois plus susceptibles de ne pas terminer leur secondaire et gagnent en moyenne 40 000$ de moins par année. Leur couple est trois fois moins stable et ils ont trois fois plus de problèmes de drogue ou d’alcool.

Les personnes souffrant du trouble déficitaire d’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ne connaissent pas seulement des difficultés durant leurs études. Même si les trois quarts des patients guérissent à l’âge adulte, ils gardent souvent les séquelles des problèmes qui ont miné leur enfance et, surtout, leur adolescence, selon une nouvelle étude américaine.

L’étude new-yorkaise a suivi 135 garçons souffrant de TDAH pendant 33 ans, jusqu’à un âge moyen de 41 ans. C’est la plus longue du genre, et de loin.

«Malheureusement, il n’y a pas eu beaucoup de différence dans les traitements, alors on peut considérer que les résultats s’appliquent aux enfants TDAH d’aujourd’hui», explique Rachel Klein, de l’Université de New York, auteure principale de l’étude parue dans la revue Archives of General Psychiatry.

«D’autant plus que notre échantillon provenait d’une banlieue aisée de New York. Ce sont des enfants qui ont eu de l’aide, du soutien, une vie familiale pas trop chaotique.»

Ridha Joober, chercheur en psychologie à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, confirme que les impacts catastrophiques mesurés par les psychologues new-yorkais sont probablement valides aujourd’hui.

«Une fois que les parents trouvent la bonne médication, généralement vers le milieu ou la fin du primaire, ils ne font souvent plus de suivi, déplore M. Joober. Or, il faut entourer ces enfants, les aider à trouver des solutions pour les problèmes à l’école, discuter avec la direction et les professeurs. Il faut souvent changer la médication au bout de deux ou trois ans. On peut faire une thérapie familiale pour trouver des solutions inventives aux problèmes, surtout à l’adolescence. De cette manière, les parents peuvent rencontrer le thérapeute seuls si l’enfant est récalcitrant.»

Il n’y a pas de filles dans l’étude de Mme Klein parce que le TDAH touche surtout les garçons, particulièrement quand il y a hyperactivité, la seule forme de la maladie qui était alors diagnostiquée. Les critères de diagnostic ont changé depuis et incluent maintenant des patients avec des formes moins sévères de TDAH.

«Les impacts sont moins grands quand il n’y a pas d’hyperactivité ou d’impulsivité», précise Mme Klein.

La proportion de patients médicamentés chute de 65 à 30 % entre 12 et 17 ans.

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Les 12-25 ans en Australie

Pour combattre l’abandon des médicaments à l’adolescence, l’Australie a imaginé en 2007 une approche novatrice: des cliniques de santé mentale pour les 12-25 ans.

«Les adolescents TDAH abandonnent souvent les médicaments et, à 18 ans, ils doivent changer d’endroit pour être suivis», explique Ridha Joober, de l’institut Douglas, qui a parlé à La Presse des cliniques Head Space d’Australie.

«Des établissements qui ciblent précisément les adolescents et les jeunes adultes sont une idée brillante.»

Les 40 cliniques ont vu 80 000 jeunes patients depuis leur lancement. Leur nombre devrait augmenter à 90 centres d’ici à 2015. Des critiques ont toutefois attaqué le programme Head Space parce qu’il siphonne une partie des budgets psychiatriques pédiatriques, ce qui laisse moins d’argent pour l’intervention précoce.

http://www.lapresse.ca