Le Saviez-Vous ► 15 idées reçues totalement fausses sur les animaux


On nous a appris beaucoup de choses sur les animaux, dont beaucoup sont en réalité des légendes urbaines. Comme par exemple qu’un crapaud donne des verrues si on y touche. Que le rouge agace le taureau etc …
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15 idées reçues totalement fausses sur les animaux

oiseau

par Floriane

Tout comme c’est le cas pour les humains, nous avons des idées reçues particulièrement tenaces sur certains animaux. Nombreux sont ceux qui croient certaines choses totalement fausses. En voici 15 pour que vous ne fassiez plus partie de ces gens-là !

1. Le rouge énerve les taureaux

Une bonne fois pour toutes : ce n’est pas le rouge qui énerve les taureaux étant donné qu’ils ne distinguent même pas la couleur rouge. Ce qui les excite, c’est le mouvement de la muleta.

taureau torero corrida

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Crédits : Pxhere

2. Les autruches mettent leurs têtes dans un trou quand elles ont peur

En réalité, une autruche prend la fuite lorsqu’elle est effrayée, une technique bien plus efficace lorsque l’on sait qu’une autruche peut courir près de 70km/h.

autrucheCrédits : Bluesnap/Pixabay

3. Les caméléons changent de couleur pour se camoufler

Ce n’est pas vraiment le cas. En changeant de couleur, le caméléon a pour but principal de communiquer avec d’autres caméléons.

Caméléon vertCrédits : Frédéric BISSON/Flickr

4. Les chiens voient en noir et blanc

Le spectre de vision du chien est beaucoup plus restreint que le nôtre mais ce n’est pas pour autant qu’il voit en noir et blanc, il peut voir des couleurs aussi.

chien berger allemand portraitCrédits : Pxhere

5. On attrape des verrues en touchant un crapaud

Certes, le crapaud n’est pas l’animal le plus glamour du monde mais il ne donne pas de verrues. Il possède des glandes sous la peau qui peuvent sécréter des substances irritantes pour l’Homme, notamment chez certaines espèces exotiques, mais cela est plutôt rare.

crapaudCrédits : Armin Kübelbeck/Wikipédia

6. Un grain de riz cru peut tuer un oiseau

Certains croient qu’un grain de riz cru pourrait tuer un oiseau s’il gonfle dans son ventre. Cela est faux.

oiseauCrédits : iStock

7. Les poux sautent de tête en tête

Un poux ne peut ni sauter, ni voler. Les poux se propagent donc de deux façons différentes : par le biais d’objets déjà colonisés et par les contacts.

PouxCrédits : James Gathany/Pixnio

8. Les chauves-souris sont aveugles

Cette idée reçue est totalement fausse. Toutes les espèces de chauves-souris peuvent voir mais elles ne sont pas toutes dotées de l’écholocalisation.

chauve-sourisCrédits : bayanga85/Flickr

9. Il existe des cimetières pour les éléphants

Cette croyance du XIX° siècle qui dit que les éléphants se rendraient dans un endroit avant de mourir est erronée. Les cimetières pour éléphants n’existent pas. Les éléphants se rapprochent simplement de points d’eau avant de mourir mais ne se rendent pas dans un endroit spécialement pour l’occasion.

éléphant éléphanteauCrédits : Comfreak/Pixabay

10. Les chats voient dans le noir complet

En cas d’absence totale de lumière, un chat ne peut pas voir, bien qu’il puisse voir dans des situations avec peu, voire très peu de lumière.

Chat yeux verts regard moustaches

Crédits : iStock

11. Les poissons rouges n’ont pas de mémoire

Les poissons rouges n’ont pas une mémoire à long terme mais ils en ont une quand même, d’une durée d’environ trois mois.

Poisson rougeCrédits : iStock

12. Les éléphants font beaucoup de bruit lorsqu’ils marchent

Les gens ont tendance à croire cela par rapport à leur taille et leur poids. Mais, en réalité, les éléphants ne font presque pas de bruit quand ils marchent.

Éléphant éléphanteauCrédits : Free-Photos/Pixabay

13. Les baleines bleues peuvent manger des choses énormes

La baleine bleue est un animal immense qui se nourrit essentiellement de crustacés et de petits poissons. La chose la plus grande qu’elle puisse avaler est un pamplemousse.

baleine bleueCrédits : iStock

14. Les taupes sont aveugles

Décidément, les hommes aiment croire n’importe quoi sur ce que peuvent voir ou non les animaux. Les taupes ne sont pas aveugles, elles ont juste une très mauvaise vue.

TaupeCrédits : iStock

15. Les animaux hibernent parce qu’ils ont froid

Non, les animaux n’hibernent pas parce qu’ils ont froid mais parce qu’il n’y a plus de nourriture pour qu’ils puissent se nourrir pendant l’hiver.

Ours brun dortCrédits : iStock

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Le Saviez-Vous ► La surprenante faune de Montréal


À Montréal, comme ailleurs au Québec, des animaux profitent des espaces verts comme les parcs. Il faut avoir de l’oeil pour voir autre chose que des souris, moufettes, chat, raton-laveurs…
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La surprenante faune de Montréal

 

Bien que ce soit la présence de coyotes qui défraie actuellement les manchettes, l’île de Montréal est l’hôte d’une faune riche et diversifiée : castors, lapins à queues blanches, loutres, pics à tête rouge et visons trouvent refuge dans ses parcs. Outre les habituels écureuils et chats errants, quelles bêtes surprenantes risquez-vous de croiser lors de votre prochaine balade? Survol avec Jacques Dancosse.

Par Amélie Gamache

L’opossum de Virginie

L’opossum de Virginie se reconnaît à sa figure et sa gorge blanche, et ses 80 cm de long en font le plus grand de tous les opossums.

Seul marsupial que l’on retrouve au nord du Mexique, l’opossum de Virginie se retrouve surtout dans le sud des États-Unis, où il est très commun.

« Mais il y a eu des cas rapportés au centre-ville de Montréal. Il prend de l’expansion et remonte doucement vers le nord », selon Jacques Dancosse, vétérinaire au Biodôme de Montréal.

Pour le voir, il faudra toutefois attendre la tombée de la nuit : l’animal, de la taille d’un chat domestique, est strictement nocturne. Surveillez près des poubelles : c’est un des ses endroits favoris pour trouver de la nourriture.

Si vous apercevez un opossum de Virginie sans vie, couché sur le côté, le corps raide, les yeux fixes et la langue pendante, sachez que vous pouvez avoir à faire à un bon comédien. Bien qu’il soit agressif et préfère la fuite comme moyen de défense, l’opossum peut très bien « faire le mort » s’il est saisi par surprise par un chasseur!

Le condylure étoilé

Certaines des tentacules du condylure étoilé sont plus longues et lui permettent d’empoigner sa proie, d’autres, plus courtes, lui permettent de l’emmener à sa bouche très agilement.

Cette petite taupe doit son nom à l’allure particulière de son nez, muni de 22 tentacules symétriques qui bougent dans tous les sens. 

Il va chercher sa nourriture avec ses tentacules qui bougent dans tous les sens, comme une pieuvre », illustre M. Dancosse.

C’est une espèce endémique, que l’on retrouve un peu partout sur l’île de Montréal. Il se retrouve surtout sur les terrains humides et les rives des lacs et cours d’eau, et habite dans un réseau de galeries qu’il creuse à l’aide de ses puissantes pattes aux griffes acérées. Bon nageur, il utilise ses tentacules pour boucher son nez et ainsi empêcher l’eau d’y entrer et peut rester immergé plusieurs secondes.

Les chercheurs ont récemment découvert qu’il était doté d’un système nerveux exceptionnel qui lui permet d’identifier et manger sa nourriture en moins de deux dixièmes de seconde. Son organe tentaculaire  contient plus de 100 000 fibres nerveuses, soit 5 fois plus que celles de la main humaine. Pas besoin d’une bonne vue avec un tel outil!

Le faucon pèlerin

Pour suivre la famille de faucon pèlerin qui niche à l’Université de Montréal, vous pouvez visiter la page Facebook « Faucons de l’UdeM », qui compte plus de 6000 abonnés.

Oiseau de proie nichant sur les falaises et les hauts bâtiments, le faucon pèlerin était jadis menacé d’extinction, mais les efforts de conservation portent leurs fruits et l’animal fait un retour, bien qu’il soit encore considéré vulnérable au Québec. On recense une dizaine de couples à Montréal.

Ces oiseaux, dont la vitesse de plongée peut atteindre 300km/h,  peuvent adopter des nids créés par l’homme.

« Il  y a un couple qui nichait sous le pont Champlain, raconte Jacques Dancosse. On a d’ailleurs fait un nouveau nid sous le nouveau pont pour eux. »

On peut observer d’autres faucons dans la tour du pavillon Roger-Gaudry de l’Université de Montréal, dans un nichoir installé en 2008. La première femelle, Spirit, a eu plusieurs portées, avant de laisser place à une de ses filles, Ève, cette année. On peut d’ailleurs suivre l’évolution de la communauté de faucon via caméra, puisque le nid est filmé 24h/24h.

La tortue géographique

La tortue géographique, unique à l’Amérique du Nord, est farouche, et n’hésite pas à plonger à l’eau dès qu’elle perçoit une présence humaine.

La tortue géographique est une espèce aquatique qui fréquent les eaux des grandes rivières ou des grands lacs. Le nom fait référence aux motifs de sa carapace qui rappellent les courbes de niveau d’une carte topographique. À Montréal, on peut surtout l’observer à l’ouest de la ville, dans le lac des Deux Montagnes, qui abrite une des deux plus grandes populations au Québec.

« C’est une assez grosse tortue, surveillée par le ministère. Il y a des sites de pontes à Montréal, mais vu le risque de braconnage et la volonté de conservation, on garde les endroits exacts secrets »,  explique le vétérinaire du Biodôme.

D’autres tortues peuvent être observées sur l’île: des tortues peintes, que l’on retrouve davantage dans les étangs et les marais, et des tortues serpentines, reconnaissables à leur longue queue dentelée à l’allure préhistorique.

La salamandre à points bleus

La salamandre à points bleus mesure une dizaine de centimètres, et les mâles ont une taille légèrement inférieure à celle des femelles.

Reconnaissable à son corps noir tacheté de bleu et blanc, la salamandre à points bleus mesure une dizaine de centimètres. Discrète, elle affectionne les zones humides où elle s’abrite sous les roches et les feuilles durant le jour, avant de sortir la nuit pour se nourrir.

« On la retrouve un peu partout, mais surtout sur le Mont-Royal, qui est un site vraiment unique », selon Jacques Dancosse. Pour la voir, ouvrez l’œil près des étangs et des marais.

Sachez toutefois que sa queue sécrète un liquide nocif blanchâtre. Lorsqu’elle est en danger, la salamandre à points bleus remue sa queue pour ensuite la coller sur son corps. Celui qui voudrait en faire son repas se retrouvera avec un goût bien désagréable en bouche!

Le dindon sauvage

Le dindon sauvage avait complètement disparu de l’est canadien lorsqu’il a été réintroduit par l’homme dans les années 1980.

Le dindon est difficile à manquer avec sa large queue en éventail et sa caroncule rouge qui pend par-dessus le bec! Les populations de dindons sauvages sont en expansion depuis une trentaine d’années, et plusieurs ont été aperçus à Montréal.

« On a rouvert la chasse dans les Cantons de l’Est tellement il y en a, souligne M. Dancosse. Il refait son apparition sur l’île. Comme il vit dans les champs, c’est plus aux extrémités, à l’est et à l’ouest, qu’on peut le voir. »

Entre autres, des citoyens de Rosemont-Petite-Patrie, Rivière-des-Prairies, Montréal-Nord, Lachine et Ahuntsic ont eu la surprise d’en croiser.

S’il vous prend l’envie de partir à sa chasse, sachez qu’il est doté d’une très bonne vision à 300 degrés, et qu’il est toujours aux aguets, ce qui le rend difficile à attraper!

Cerf de Virginie

La taille du cerf de Virginie peut atteindre 2 mètres

Le cerf de Virgine, que l’on appelle chevreuil à tort au Québec, est originaire du sud des États-Unis. Les premiers colons l’ont confondu avec le chevreuil européen, et la méprise sur le nom est restée!

La présence de ce majestueux mammifère, surtout dans l’est de la ville, a fait les manchettes à quelques occasions dans les dernières années.

« C’est un problème à Pointe-aux-Prairies, pour ceux qui habitent près des grands parc. Les cerfs mangent les haies de cèdres, et aiment beaucoup la plante vivace hosta, que plusieurs résidents plantent chez eux », explique M. Dancosse. Il fait aussi des ravages dans l’ouest de la ville.

Le problème de surabondance semble toutefois s’être résorbé, du moins dans l’Est, où les dernières données montrent un déclin dans la population et l’atteinte d’un certain équilibre.

La vigilance reste toutefois de mise, et il faut résister au « syndrome de bambi » : oui, ils sont mignons, mais il est préférable de ne pas les nourrir!

http://journalmetro.com/

Le secret de la taupe dévoilé


Les taupes ont beau ne pas voir plus loin que leur nez, étant presqu’aveugle .. ils ont tout de même un excellent odorat mais en stéréo ,.. ce qui leur permet a trouver très rapidement leur nourriture
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Le secret de la taupe dévoilé

 

La taupe, un animal presque aveugle, a recours à un odorat en stéréo pour localiser ses proies, principalement des vers de terre, affirment des biologistes américains.

Les mammifères voient et entendent en stéréo, chaque oeil ou chaque oreille percevant indépendamment de l’autre. Un odorat en stéréo n’avait jamais été mis évidence chez un mammifère. Le phénomène a été observé chez la taupe à queue glabre (Scalopus aquaticus).

« Au début, je n’y croyais pas. Je pensais que les narines des taupes étaient trop proches l’une de l’autre pour détecter efficacement les variations d’odeurs dans l’espace. » Kenneth Catania

La taupe possède dans le nez la plus haute densité de terminaisons nerveuses de tous les mammifères.

La taupe possède dans le nez la plus haute densité de terminaisons nerveuses de tous les mammifères.  Photo :  iStockphoto

La démonstration

Le spécialiste en neurosciences Kenneth Catania et ses collègues de l’Université Vanderbilt ont placé des animaux au centre d’une arène circulaire. Ensuite, ils ont placé au hasard des morceaux de ver de terre dans un des nombreux trous entourant l’enceinte.

« C’était étonnant. Elles trouvaient la nourriture en moins de cinq secondes et se dirigeaient presque à chaque fois directement vers le bon puits. »— 

Immédiatement, la taupe bougeait son museau en reniflant, puis se tournait vers la source de nourriture pour se diriger directement vers elle.

C’est à la suite de cette observation que M. Catania a émis l’hypothèse qu’elle reniflait en stéréo.

Pour le vérifier, il a bouché l’une des narines de la taupe. Résultat : Lorsque la narine gauche était bouchée, la trajectoire de la taupe déviait vers la droite, et inversement. L’animal trouvait toujours sa nourriture, mais il lui fallait plus de temps pour atteindre son objectif.

En outre, pour confirmer qu’elle sentait bien en stéréo, Kenneth Catania a inséré de petits tubes en plastique dans les narines de la taupe tout en croisant ces tubes, de sorte que la narine droite sentait en réalité l’air provenant de sa gauche et inversement.

Ultime preuve de l’existence du nez stéréoscopique, toutes les taupes testées étaient désorientées, effectuant de nombreuses allées et venues et échouaient même à trouver la nourriture.

Ces résultats laissent à penser que d’autres animaux qui utilisent fréquemment leur odorat, comme les chiens et les cochons, peuvent aussi posséder des capacités olfactives en stéréo.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature Communications.

Le saviez-vous?
Ce résultat présente une grande ressemblance avec une autre recherche menée en 1979 sur la chouette effraie. À l’époque, il avait été démontré que l’oiseau avait une audition stéréo très performante, mais qui était perturbée dès qu’on lui bouchait l’une des oreilles.

http://www.radio-canada.ca