Comment la bouse d’hippopotame tue les poissons du Masai Mara


La bouse des hippopotames joue un grand rôle dans l’écosystème à l’est de l’Afrique. La quantité qu’ils défèquent lors de la saison de sécheresse tue un bon nombre de poissons par suffocation, ils nourrissent les animaux charognards. La saison des pluies viens porter les nutriments grâce à la bouse dans l’environnement de la rivière. Pas très ragoutant, mais bon !
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Comment la bouse d’hippopotame tue les poissons du Masai Mara

 

Hippopotamus amphibius de Tanzanie

Les bouses des hippopotames de la rivière Mara sont mortelles pour les poissons

WIKIMEDIA COMMONS – USER : NEVIT DILMEN – CC BY-SA 3.0

Par Guillet Emmanuel

Régulièrement à la saison sèche, les eaux de la rivière Mara gonflent et abandonnent des tombereaux de poissons mort à pourrir sur ses rives. Un mécanisme fondamental de l’écosystème de la rivière qui repose sur des prémices inattendues.

La rivière Mara est un cours d’eau africain. Elle coule paisiblement au Kenya dans la réserve nationale du Masai Mara et en Tanzanie au parc national du Serengeti. Dans ses eaux vivent de nombreux crocodiles et hippopotames. Ces derniers sont la cause d’un phénomène jusqu’à présent attribué aux pesticides utilisés par les agriculteurs…

Trop de bouses tue les poissons

Lors de la saisons sèche, de fortes pluies peuvent venir gonfler la rivière Mara. Au retrait des eaux, après de tels événements, il arrive fréquemment que la rivière abandonne quantité de poissons morts sur ses rives. Une équipe de scientifique américain, dans un article publié le 16 mai 2018 dans la revue Nature communications, livre le mécanisme à l’origine de ce phénomène.

Le coupable, on l’a dit, est l’hippopotame. Ces énormes animaux paissent la nuit non loin des berges de la rivière, engloutissant jusqu’à 40 kilogrammes de matières végétales par virée nocturne ! Ils retournent dans l’eau pendant le jour pour se maintenir au frais et se protéger du soleil. Les hippopotames pataugent en bande toute la journée et, au cours de leurs occupations quotidienne, défèquent et urinent abondamment dans le cours d’eau. Tous les jours ils relâchent ainsi, pour un tronçon de 100 kilomètre de rivière, 8500 kg de matière organique dans l’écosystème aquatique. La vase au fond d’un bassin d’hippopotame est donc profondément mêlée de bouse d’hippopotame constamment piétinée. À la saison sèche, le niveau de l’eau baisse et les animaux se concentrent dans des bassins de plus en plus peuplés et réduits. En conséquence, la décomposition des excréments recouvrant le fond constamment brassé par les animaux entraîne une hypoxie sévère des eaux de fond du bassin. Les bactéries décomposant les bouses consomment tout l’oxygène disponible dans un bouillon d’ammonium, de sulfure d’hydrogène, de méthane et de dioxyde de carbone, transformant ces eaux en piège mortel pour les poissons.

Un piège mortel qui régénère la rivière

Le piège se referme lorsque de fortes pluies très localisée viennent jouer le rôle de chasse d’eau pour ces bassins d’hippopotame. Le brusque débit provoqué par les pluies, entraîne les eaux de fond anoxiques vers l’aval. A l’aide de différentes expériences, les chercheurs ont confirmé que ce sont ces  » flux de rinçage «  qui réduisent considérablement les niveaux d’oxygène de la rivière, l’oxygène dissous dans les eaux en aval ne parvenant pas à compenser l’hypoxie des eaux de fond des bassins d’hippopotames. L’entraînement des ces eaux transporte également les sous-produits toxiques de l’activité microbienne – l’ammonium, le sulfure d’hydrogène et le méthane – dans les tronçons en aval. Ainsi, lors de ces événements, les poissons de la rivière Mara meurent par suffocation. En masse.

Mais ces événements impressionnants sont avant tout naturels. Ils font partie depuis des temps immémoriaux de l’écosystème de la rivière Mara. Et s’ils tuent une grande quantité de poissons, leurs carcasses abandonnées par le reflux des eaux nourrissent vautours, crocodiles, hyènes et autres charognards terrestres ou aquatiques. Les épisodes d’écoulement permettent de rincer les bassins d’hippopotames de la rivière Mara, restaurer leur valeur d’habitat pour le milieu aquatique, exporter la matière organique et les nutriments vers les eaux en aval et augmenter la productivité aquatique. En d’autres termes, la beauté de l’écosystème des grands parcs naturels de l’est africain repose aussi sur la bouse d’hippopotame et ses monceaux de poissons morts.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Les Masaïs seraient chassés au profit des touristes


Chasser des autochtones de leur terre, brûler leur maison pour permettre à des compagnies américaines d’acheter les terres étendre l’accès au pays pour le tourisme, les safaris, est tout simplement odieux. Pire, la justice ne les protège pas, mais se penche vers les Américains. Sachant cela, ce genre de tourisme devrait être boycotté
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Les Masaïs seraient chassés au profit des touristes

 

Getty Images/iStockphoto

Par Rodney MuhumuzaThe Associated Press

KAMPALA, Ouganda — Des dizaines de milliers de Masaïs se retrouvent sans toit depuis que le gouvernement tanzanien a incendié leurs maisons pour libérer la savane au profit de deux entreprises étrangères de safaris, a accusé jeudi une organisation américaine.

Les villageois de la région de Loliondo — dans le nord de la Tanzanie, près du cratère Ngorongoro, une des principales attractions touristiques du pays — ont été chassés depuis un an, et on leur refuse maintenant l’accès à l’eau potable et aux pâturages dont ils ont besoin pour survivre, a dit l’Institut Oakland, un groupe de recherche basé en Californie.

Une représentante de l’organisation, Anuradha Mittal, a prévenu que «les stratagèmes de safaris et de réserves fauniques chamboulent les vies et la survie des Masaïs», au fur et à mesure que le tourisme prend de plus en plus de place au sein de l’économie de la Tanzanie.

Des allégations d’actes répréhensibles éclaboussent depuis des années Tanzania Conservation Limited, une filiale de la compagnie américaine Thomson Safaris, et Othello, qui organise des voyages de chasse pour la famille royale des Émirats arabes unis.

Les jeunes bergers masaïs ont tellement peur du gouvernement qu’ils s’enfuient «dès qu’un véhicule approche», par crainte qu’il ne s’agisse de représentants des entreprises de safaris, affirme le rapport.

Ce n’est pas la première fois qu’on s’inquiète du sort des Masaïs. Des groupes comme Minority Rights International et Survival International ont déjà prévenu que ces accaparements allégués de terres «pourraient sonner le glas des Masaïs».

Des centaines de milliers de bergers masaïs habitent le sud du Kenya et des portions du nord de la Tanzanie voisine. Ils ont besoin de pâturages pour leur bétail et pour préserver leur mode de vie pastoral, mais les terres qui encerclent le légendaire parc du Serengeti sont aussi très populaires auprès des touristes venus admirer la faune africaine.

Le gouvernement tanzanien dépend lourdement des revenus touristiques pour financer son budget.

Le gouvernement fait passer les groupes de safaris avant les communautés autochtones, accuse Hellen Kijo-Bisimba, du Centre tanzanien des droits juridiques et de la personne.

«Le gouvernement a révisé les frontières et subséquemment il a évincé des communautés au nom de la conservation, a-t-elle dit à l’Associated Press. D’après moi la conservation devrait profiter aux habitants, et si les habitants en souffrent alors il y a lieu de s’inquiéter. Et la communauté masaïe souffre.»

Un tribunal de la capitale régionale, Arusha, a débouté les Masaïs en 2015 quand il a statué que Thomson Safaris avait légalement acheté 10 000 acres de terrain en 2006. Les Masaïs ont porté cette décision en appel et un nouveau jugement est attendu.

Thomson Safaris n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

Le ministre tanzanien du Tourisme, Gaudence Milanzi, nie que les Masaïs soient ciblés. Il prétend plutôt que le gouvernement cherche à améliorer leurs vies en adoptant des méthodes modernes d’élevage du bétail.

«Aucun groupe particulier, par exemple les Masaïs, n’est intimidé, arrêté, battu ou chassé de ses terres par la force», a-t-il assuré.

http://journalmetro.com

Des phénomènes naturels étonnant aux quatre coins du monde


Il y a tellement des coins magnifiques sur notre Terre. Chaque endroit est unique avec un paysage époustouflant. Il serait dommage que tout cela disparaisse par notre faute
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Des phénomènes naturels étonnant aux quatre coins du monde

1. La porte de l’enfer, au Turkménistan, est un champ de gaz naturel brûlant en permanence depuis qu’il a été allumé par des scientifiques soviétiques

@sfw.so

2. Situé au plein centre de l’île, le Wai-O-Tapu Geothermal Wonderland est un parc géothermique des plus étonnants.

La star incontestée des lieux, c’est « Lady Knox », un geyser qui projette son eau à plus de 20 m de haut !

@Florian Bugiel/Flickr

3. Le lac Natron est un lac salé au nord de la Tanzanie (Afrique).

Ses eaux chargées de micro-organismes (qui donnent cette couleur écarlate aux fonds) attirent une importante communauté de flamants nains qui se régalent d’algues bleues et qui s’y reproduisent et y nidifient.

@flgoo.com

4. La dépression de Danakil, d’une superficie de 4000 km², est située sous le niveau de la mer (jusqu’à -155m).

Elle s’étale entre l’Éthiopie, l’Érythrée, le sud de Djibouti et l’extrême nord-ouest de la Somalie, entourée de montagnes et de falaises culminant à plus de 4000m d’altitude.

@phununews.vn

5. Le Parc Naturel des Lagunas de La Mata-Torrevieja est situé dans la province d’Alicante.

Il se compose principalement de deux lagunes, le Salinas de Torrevieja, et Salinas de La Mata, dont les eaux ont une couleur rose caractéristique. Les lagunes sont interconnectées et le sel y est exploité.

@David Herraez Calzada/Shutterstock.com

6. Pamukkale (« château de coton » en turc) est un site naturel et touristique de Turquie composé de sources formant une tufière (une création géologique insolite qui occasionne ces concrétions calcaires en formes d’escaliers et de cascades).

@muratart/Shutterstock.com

7. Dans la ville de Genève se rejoignent le Rhône, dont l’eau est claire, et la rivière Arve, dont l’eau chargée en éléments minéraux venant des montagnes et a une couleur gris/beige.

Leur jonction offre un spectacle très spécial, les deux eaux ne se mélangeant pas.

@Elenarts/Shutterstock.com

8. Les rizières en terrasse de Yuanyang, en Chine, s’étendent sur une vaste superficie au sud de la rivière Rouge.

Elles totalisent plus de 11300 ha de rizières en terrasse. Les pentes des rizières en terrasse varient de 15 à 75 degrés. Une rizière peut alors posséder 3000 terrasses !

@asharkyu/Shutterstock

9. Le lac du Croissant de lune, une oasis au milieu d’un désert en Chine.

Situé à environ 6 km au sud de la ville de Dunhuang, dans le nord-ouest de la Chine, ce point d’eau existerait depuis 2000 ans.

@DR Reddit

10. Le Grand Prismatic Spring est un énorme bassin d’eau chauffée à plus de 70 °C se trouvant dans le parc national de Yellowstone.

Il s’agit de la troisième plus importante source chaude au niveau mondial. Chaque minute, plus de deux mille litres d’eau brûlante montent des entrailles de la terre et viennent remplir cette cuvette volcanique aux anneaux bleus, verts, jaunes et ocre.

@windows10free.org

11. Les Salinas Grandes, en Argentine, est un petit désert de sel situé sur les hauts plateaux des provinces de Jujuy et de Salta. Sa superficie est de plus ou moins 12 000 ha, soit 120 km2. Le site se trouve à environ 3 350 m d’altitude.

@flickr.com

12. Le Vermilion Cliffs National Monument abrite bien des merveilles.

La plus connue de toutes est sans aucun doute « The Wave » (traduction : la vague) aux lignes absolument parfaites.

@blaineharrington.photoshelter.com

13. La station de ski la plus connue dans la préfecture de Yamagata est sans aucun doute celle de Zao Onsen.

Chaque hiver, un phénomène naturel célèbre dans le monde entier pour sa beauté se produit. Les rudes conditions climatiques génèrent du givre qui recouvre les arbres donnant ainsi l’illusion de monstres enneigés peuplant la montagne.

@KPG_Payless/Shutterstock.com

14. La structure de Richat, surnommée « l’œil de l’Afrique, est une structure géologique située dans le désert du Sahara en Mauritanie.

Longtemps considérée comme une « énigme scientifique », elle mesure environ 50 km de diamètre et ne s’observe pleinement que depuis l’espace. Depuis les années 2000, il est acquis que la structure de Richat est issue d’une forme rare de volcanisme géant, vieux de 100 millions d’années.

@mashable.com

15. Le parc national des lacs de Plitvice, situé en Croatie, entre les villes de Zagreb et Zadar, et d’une superficie de 296 kilomètres carrés, est formé d’un ensemble de seize grands lacs, reliés entre eux par 92 cascades ou de petites rivières.

@wilderange.org

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Source : ScienceAlert

http://www.demotivateur.fr

Trois jours dans la peau d’un chasseur-cueilleur vont-ils améliorer mon microbiote?


Une expérience de vie qui a dut être très intéressante à vivre. 3 jours avec les derniers chasseurs-cueilleurs de la planète en Tanzanie. Vérifié si ce mode vie permet à une meilleure santé intestinale. Il semble que oui par une augmentation de la diversité microbienne. On ne peut pas vivre partout ce genre d’expérience, mais nous pouvons diversifier notre alimentation pour rechercher de meilleurs aliments qui seraient rassasiant et aiderait à prévenir l’obésité et autres maladies
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Trois jours dans la peau d’un chasseur-cueilleur vont-ils améliorer mon microbiote?

 

Les Hadza, qui vivent en Tanzanie, ont l'une des flores intestinales les plus riches à travers la planète I Jeff Leach

Les Hadza, qui vivent en Tanzanie, ont l’une des flores intestinales les plus riches à travers la planète I Jeff Leach

Tim Spector

Plus votre flore intestinale est riche et diverse, moins vous avez de chance de tomber malade.

De plus en plus d’indices suggèrent que, plus votre flore intestinale est riche et diverse, moins vous avez de chance de tomber malade. Le régime alimentaire est la clé pour maintenir cette diversité. Cela fut démontré de manière frappante lorsque mon fils Tom, étudiant britannique, imita pour les besoins de la science le réalisateur du documentaire Super Size Me en suivant un régime purement McDonald’s. Au bout de seulement quatre jours, le nombre de ses microbes bénéfiques avait significativement baissé.

Des résultats similaires ont été obtenus dans des études plus larges, à la fois chez l’homme et chez l’animal.

Votre microbiote intestinal est constitué d’une vaste communauté de milliards de milliards de bactéries ayant une influence majeure sur votre métabolisme ainsi que sur votre système immunitaire et votre humeur. Ces bactéries et champignons colonisent chaque recoin de votre tube digestif. Leur diversité, reflétant le nombre et la richesse en espèces différentes, est le meilleur indicateur de votre santé intestinale globale. La majeure partie des 1 à 2 kilos de cet «organe microbien» est situé dans votre colon (la partie la plus importante de votre gros intestin).

Nous observons les plus gros changements microbiens chez les personnes suivant un régime alimentaire peu sain, avec un microbiote instable et d’une faible diversité. Ce que nous ne savions pas, c’était si un microbiote sain et stable peut être amélioré en seulement quelques jours. L’opportunité de tester cette hypothèse d’une manière peu habituelle s’est présentée quand mon collègue Jeff Leach m’invita à une expédition de terrain en Tanzanie, où il vivait et travaillait chez les Hadza, un des derniers groupes de chasseurs-cueilleurs du continent africain.

Chasseurs de la tribu Hadza. Jeff Leach, Author provided

Direction la Tanzanie

Mon microbiote est plutôt sain actuellement et, parmi les premières centaines d’échantillons que nous avions testés dans le cadre d’un précédent projet, celui de l’entreprise de test du microbiote MapMyGut, j’avais la plus grande diversité au niveau intestinal. Une grande diversité est associée à un faible risque d’obésité et d’autres nombreuses maladies. Les Hadza ont une des diversités les plus riches de la planète.

La méthodologie de recherche fut conçue par Jeff qui me suggéra de me nourrir exclusivement comme un chasseur-cueilleur pendant trois jours, lors de mon séjour dans son camp. Je devais évaluer mes microbes intestinaux avant, pendant et après mon séjour en Tanzanie. Je n’avais pas le droit de me laver ou d’utiliser des lingettes désinfectantes. De plus, on attendait de moi que je chasse et cueille le plus possible avec les Hadza. Cela impliquait de se trouver au contact du caca des bébés Hazda et des babouins traînant aux alentours.

Pour nous aider à faire des enregistrements lors du séjour, j’étais accompagné de Dan Saladino, l’intrépide présentateur et producteur de l’émission de cuisine de la radio britannique BBC 4, qui préparait une émission spéciale sur les «microbes Hadza».

Après un vol long et épuisant jusqu’à l’aéroport Mont Kilimandjaro en Tanzanie, nous restâmes une nuit à Arusha, une ville au nord du pays. Avant de partir, le matin suivant, je produisis mon échantillon de caca de référence.

Suite à un voyage de huit heures dans un Land Rover sur des chemins cahoteux, nous arrivâmes. Depuis le sommet d’un grand rocher, Jeff nous fit signe de nous rapprocher pour observer, sur le lac Eyasi, le plus beau lever de soleil au monde. Là, au milieu des roches du célèbre site de fossiles des gorges d’Olduvai, avec en ligne de mire les plaines du Serengeti, Jeff nous expliqua que nous ne serions jamais plus proches du berceau du genre Homo.

Un régime vieux de millions d’années

Les Hadza recherchent les mêmes animaux et les mêmes plantes que les humains ont chassés et ramassés pendant des millions d’années. Il est à noter que le tango dansé entre l’humain et les microbes depuis une éternité a probablement dessiné notre système immunitaire actuel et nous a construit tel que nous sommes aujourd’hui. Être sur la terre des Hadza avait donc un sens primordial pour moi.

À la différence des Hadza qui dorment auprès du feu ou dans des huttes en herbe, on m’avait donné une tente et dit de bien la fermer à cause des scorpions et des serpents. Je devais être attentif à l’endroit où je marchais si j’avais une envie nocturne pressante. Après une nuit riche en émotions mais peu reposante, une grosse pile de cosses de baobabs cueillies pour mon petit déjeuner m’attendait.

Le fruit du baobab est la pierre angulaire du régime Hadza, rempli de vitamines, de graisse dans ses graines, et bien sûr, d’une dose significative de fibres. Nous étions entourés de baobabs, s’étendant à perte de vue. Leur fruit a une coque similaire à la noix de coco mais la leur se brise facilement pour révéler une chair blanchâtre autour d’un gros noyau riche en graisse. La haute teneur en vitamine C donnait un goût de citron plutôt inattendu.

Les Hadza ont mixé les parties charnues avec de l’eau puis ont mélangé vigoureusement pendant deux à trois minutes avec un bâton jusqu’à obtenir une mélasse épaisse et laiteuse. Celle-ci fut ensuite filtrée tant bien que mal pour couler dans une tasse pour mon petit déjeuner. Ce fut, à ma grande surprise, plaisant et rafraîchissant. Comme je n’étais pas sûr de ce que j’allais manger d’autre en ce premier jour, j’en pris deux tasses et me sentis tout à coup totalement repu.

«Un peu comme si j’avais mastiqué du céleri dur et terreux»

Mon encas suivant fut composé de baies sauvages provenant des nombreux arbres entourant le camp –les plus communes étant les baies de Kongorobi. Celles-ci, rafraîchissantes et légèrement sucrées, contiennent vingt fois plus de fibres et de polyphénols que les baies cultivées. Elles me garantissaient un puissant carburant pour mon microbiote intestinal. On me proposa ensuite un déjeuner à base de tubercules à haute concentration en fibres, déterrées et jetées dans le feu par les femmes de la tribu. Ce fut plus difficile à manger –un peu comme si j’avais mastiqué du céleri dur et terreux. Je n’ai pas demandé une seconde portion mais n’ai pas non plus eu faim, sans doute grâce à mon petit déjeuner riche en fibres. Personne ne sembla s’intéresser à un éventuel dîner.

Des femmes Hadza font légèrement griller des tubercules riches en amidon et en fibres. Jeff Leach, Author provided

Quelques heures plus tard on nous demanda de nous joindre à une partie de chasse pour débusquer des porcs-épics –une gourmandise rare. Même Jeff, durant ses quatre ans passés à travailler sur le terrain, n’en avait jamais goûté.

Deux porcs-épics de 20kg chacun furent traqués de nuit jusqu’au fond des galeries qu’ils avaient creusées pour s’approcher d’une termitière. Après plusieurs heures passées nous-mêmes à creuser –en évitant soigneusement leurs épines, aussi coupantes que des lames de rasoir– les deux animaux furent ramenés à la surface. Un feu fut allumé. Les épines, la peau et les organes importants furent disséqués d’une manière experte, puis le cœur, le foie et les poumons cuisinés et mangés aussitôt.

Un chasseur Hadza retourne au camp avec un porc-épic dépecé jeté sur son épaule. Jeff Leach, Author provided

Peu de temps à chercher à manger

Le reste des grasses carcasses fut ramené au camp pour un repas commun. Cela avait un goût de cochon de lait. Nous avons eu un menu similaire les deux jours suivants, avec un plat principal composé de damans –un étrange animal à fourrure et à sabots, ressemblant à un cochon d’Inde, pesant environ 4kg– un cousin de l’éléphant, aussi étonnant que cela paraisse.

Notre dessert, récolté en haut d’un baobab, fut le meilleur miel que j’aurais pu imaginer – avec, en bonus, un rayon de miel plein de protéines et de graisses provenant des larves d’abeilles. La combinaison du gras et du sucre rendit notre dessert le plus dense en énergie que l’on puisse trouver dans la nature. Il a sans doute pu rivaliser avec la découverte du feu quant à son importance au titre de l’évolution.

Sur les terres Hadza, rien n’est gâché ou tué sans raison. Cela dit, les membres de la tribu mangent une incroyable variété de plantes et d’animaux (environ 600, la plupart étant des oiseaux) par rapport à nous, en Occident. Ce qui m’étonna le plus, était le peu de temps qu’ils passaient à chercher de la nourriture. Quelques heures par jour leur suffisaient –aussi simple que d’aller au supermarché. Quelle que soit la direction où vous alliez, il y avait de la nourriture au-dessus, sur, et en dessous du sol.

Une énorme augmentation de la diversité microbienne

Vingt-quatre heures plus tard, Dan et moi étions de retour à Londres, lui avec ses précieuses cassettes audio et moi avec mes échantillons de caca chéris. Après en avoir produit quelques un de plus, je les envoyai au laboratoire pour analyse.

Les résultats montrèrent des différences claires entre l’échantillon de départ et celui produit après trois jours de mon régime de glaneur. La bonne nouvelle était que ma diversité microbienne intestinale avait augmenté d’un incroyable 20%, avec des microbes africains totalement nouveaux, par exemple ceux de l’espèce phylum Synergistetes.

La mauvaise nouvelle fut qu’au bout de quelques jours, mon microbiote revient vers qu’il était avant mon voyage. Mais nous avions appris quelque chose d’important. Votre régime et votre santé intestinale peuvent être bon, mais ils ne le seront jamais autant que ceux de nos ancêtres. Chacun devrait faire l’effort d’améliorer sa santé intestinale grâce à un régime et un style de vie plus sauvage. Être plus aventurier dans notre cuisine quotidienne, se reconnecter à la nature et la vie microbienne qui lui est associée, pourrait être la seule chose dont nous ayons besoin !

http://www.slate.fr/

Des recherches en Allemagne sur l’origine de plus de 1 000 crânes africains


Pendant l’empire allemand, les colonies ont étendu leur territoire à plus endroits en Afrique. Des restes humains ont été rapatrié pendant cette période de l’histoire. Aujourd’hui, on cherche à savoir l’origine de 1000 crânes qui peuvent venir du Rwanda, Tanzanie et autres pays. Moi, la question que je me demande : pourquoi ces crânes se retrouve en Allemagne
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Des recherches en Allemagne sur l’origine de plus de 1 000 crânes africains

 

ANTONY NJUGUNA / REUTERS

Ces restes humains avaient été ramenés principalement du Rwanda, mais aussi de Tanzanie et du Burundi, dans l’ancien Empire allemand.

Un projet international de recherche de deux ans a été lancé jeudi en Allemagne pour découvrir l’origine de plus de 1 000 crânes provenant des anciennes colonies allemandes en Afrique.

Ces restes humains avaient été ramenés principalement du Rwanda, mais aussi de Tanzanie et du Burundi, dans l’ancien Empire allemand (1871-1918) par l’anthropologue allemand Felix von Luschan à des fins « d’études scientifiques ».

Coordonnées par la Fondation des possessions culturelles prussiennes (FPCP), ces recherches pourraient permettre de restituer in fine ces crânes aux pays d’origine

« Nous allons d’abord chercher à déterminer quelle est l’histoire de ces crânes (…) puis nous réfléchirons avec les pays concernés à ce que nous en ferons », a expliqué lors d’une conférence de presse à Berlin Hermann Parzinger de la FPCP.

L’ambassadeur rwandais en Allemagne Igor Cesar a admis que son pays n’avait appris que récemment, en 2016, l’existence de ces restes humains.

« Quand on entend dire qu’il y a 1 000 crânes, on se demande d’abord d’où ils viennent. Comment peut-on parvenir à récolter 1 000 crânes? », s’est-il demandé, précisant qu’à cette époque les cimetières n’existaient pas au Rwanda. Les corps des défunts étaient simplement enterrés près des maisons familiales.

Selon lui, il est « encore trop tôt » pour que Kigali exige leur restitution: « ces crânes ont attendu 100 ans et à présent ils sont ici (…) quand nous saurons plus précisément ce qu’il en ressort, nous verrons ce qu’il en adviendra ».

La Fondation des possessions culturelles prussiennes avait récupéré ces crânes « en très mauvais état » de l’hôpital berlinois de la Charité. Parmi eux, 986 seraient issus du Rwanda, 41 de Tanzanie, 4 du Burundi et 54 autres ne sont pour le moment identifiés que par « Afrique de l’est ».

Depuis, ils faisaient l’objet d’un important travail de rénovation et d’inventaire.

Mais en l’absence de toute documentation, le travail préliminaire des scientifiques s’est avéré jusqu’à présent très compliqué: les notes griffonnées à même les crânes ont constitué jusqu’à présent leurs meilleurs indices.

C’est pourquoi les chercheurs allemands vont travailler en collaboration avec leurs homologues africains pour faciliter leur tâche.

« Nous allons désormais former un réseau avec nos collègues de Tanzanie, du Rwanda, du Burundi pour rechercher ensemble les origines de ces objets », a affirmé Bernhard Heeb qui coordonne l’étude globale.

Jusqu’au traité de Versailles à la fin de la Première Guerre mondiale, l’Empire allemand possédait plusieurs colonies en Afrique: l’Afrique orientale allemande s’étendait sur les territoires actuels du Rwanda, du Burundi et d’une partie de la Tanzanie, le sud-ouest africain recouvrait l’actuelle Namibie et l’ouest avec les actuels Cameroun et Togo

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Certains paysages ou phénomènes météorologiques semblent irréels


La nature est maître en art et il est difficile d’être à la hauteur devant toute cette beauté offerte à nos yeux. La nature nous réserve souvent des spectacles fabuleux si on prend le temps de la regarder. Certains paysages ou phénomènes météorologiques semblent irréels et grâce à la technologie, nous pouvons voir la beauté de la Terre partout dans le monde
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Certains paysages ou phénomènes météorologiques semblent irréels

1-UN SPECTACLE MAGIQUE SUR L’ÎLE VAADHOO GRÂCE AU PLANCTON BIOLUMINESCENT

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IMGUR / XENOF

2-DES COLONNES DE BASALTE DE LA CHAUSSÉE DES GÉANTS EN IRLANDE DU NORD

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HOTEL CLUB

3-UN MAGNIFIQUE NUAGE EN FORME D’OURSON

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TWITTER / @CEREALSOCHIN

4-CES ÉTRANGES FORMATIONS SOUS-MARINES SONT L’ŒUVRE D’UN POISSON-GLOBE CHERCHANT AINSI À ATTIRER UN PARTENAIRE

9

CONSCIOUS LIFE NEWS

5-SUR L’ÎLE CHRISTMAS, PRÈS DE LA CÔTE AUSTRALIENNE, LES CRABES ROUGES SE REJOIGNENT À L’ÉPOQUE DES MIGRATIONS

10

THOUSAND WONDERS

6-LA FOUDRE DE CATATUMBO EST UN PHÉNOMÈNE MÉTÉOROLOGIQUE IMPRESSIONNANT LOCALISÉ AU VENEZUELA

11

NEAT NATURE

7-AU TURKMÉNISTAN, LA PORTE DE L’ENFER C’EST CE CHAMP DE GAZ QUI S’EST EFFONDRÉ ET BRÛLE DEPUIS PRÈS DE 50 ANS

12

WIKIPEDIA / FLYDIME

8-DES BULLES DE GAZ NATUREL PRISONNIÈRES DES GLACES

13

REDDIT / MIND_VIRUS

9-CE LAC SE TROUVE EN TANZANIE ET ON Y A RECENSÉ PRÈS DE 2.5 MILLIONS DE FLAMANDS ROSES

5

BRITISH BIRD LOVERS

10-EN ANGLAIS, LORSQUE PLUS DE 50.000 OISEAUX VOLENT ENSEMBLE, ON APPELLE ÇA «MURMURATION»

7

TAUBERT CONTEMPORARY / ALAIN DELORME

11-ON PENSE QUE CE GIGANTESQUE TROU BLEU PRÈS DE LA CÔTE DU BELIZE S’EST FORMÉ À CAUSE D’UN GLACIER PRÉHISTORIQUE

6

TWISTED SIFTER

12-UN LAC QUI SEMBLE TROUÉ AU CANADA

4

AMUSING PLANET

13-D’ÉTRANGES CERCLES APPARAISSENT DANS PLUSIEURS PAYS AFRICAINS LAISSANT LES SCIENTIFIQUES STUPÉFAITS

8

INHABITAT

14-UN ORAGE VOLCANIQUE DANS TOUTE SA SPLENDEUR

TWITTER / @JUVENALSV

15-CES COLONNES DE LUMIÈRES SONT EN FAIT COMPOSÉES DE CRISTAUX SUSPENDUS DANS L’AIR ET REFLÉTANT LA LUMIÈRE

2

MNN

16-CES FLEURS DE GLACE SONT TELLEMENT POÉTIQUES

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DEEP SEA NEWS

http://incroyable.co

Utiles, les rats? Ils détectent des mines et dépistent la tuberculose


Les rats sont intelligents et peuvent être très utile par la capacité de son odorat, sa légèreté et sa vitesse de travail. Bien entrainé, ils peuvent détecter des mines, ce fait est, je crois, connu de plusieurs, mais dépister la tuberculose, est assez extraordinaire, surtout pour des pays manquant d’effectifs et de matériels pour revérifier les échantillons
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Utiles, les rats? Ils détectent des mines et dépistent la tuberculose

 

À Morogoro, les rats suivent une formation de...

À Morogoro, les rats suivent une formation de six à neuf mois pour reconnaître soit le TNT, soit la tuberculose. Lorsqu’un rongeur désigne l’échantillon, en grattant le sol, le formateur émet grâce à un petit instrument un bruit de « click » similaire à celui des castagnettes, signe que l’animal peut venir téter une seringue sans aiguille remplie d’un mélange de banane, beurre de cacahuète et noisettes : sa récompense !

NICOLAS DELAUNAY
Agence France-Presse
MOROGORO

 

Le soleil se lève à peine au pied du massif de Morogoro, en Tanzanie, mais Jon Stewart et Stephen Hawking agitent déjà frénétiquement leur museau inquisiteur sur le sol humide d’un champ truffé de mines antipersonnel inactives.

Ces rats géants, des jumeaux nés en juin 2015, participent à la dernière phase de leur entraînement avant d’être envoyés au Mozambique, en Angola ou au Cambodge, pays dans lesquels l’ONG belge Apopo, leur employeur, a déjà neutralisé plus de 83 000 mines antipersonnel après avoir remporté des appels d’offres pour le déminage de ces zones meurtries par la guerre.

À deux pas de là, dans une cage aux larges fenêtres de verre installée dans un laboratoire du campus de l’université Sokoine, Violet et Oprah s’affairent d’éprouvette en éprouvette à la recherche d’une maladie qui tue 1,5 million de personnes par an : la tuberculose.

Ces deux rongeurs ne sont, eux, plus à l’entraînement, mais au travail. Ils reniflent à longueur de journée des échantillons de crachats envoyés par 29 hôpitaux de la région et tentent de détecter les cas de tuberculose passés entre les mailles du filet lors de tests par microscopie peu avancée.

L’utilisation de rats pour ces tâches délicates peut sembler incongrue et n’est dans le cas de la tuberculose pas homologuée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), mais elle a fait ses preuves, assure l’ONG Apopo, selon laquelle ces animaux repèrent les mines à un rythme plus rapide que lorsqu’on recourt aux méthodes traditionnelles et permettent d’augmenter de 40 % le nombre des cas de tuberculose dépistés.

« En fait, le principal obstacle, c’est la perception négative que les gens ont du rat », concède en souriant Christophe Cox, directeur d’Apopo, créée en 1997 et installée à Morogoro depuis 2000.

L’ONG dispose actuellement de 222 rats géants, dont 108 participent à des activités de déminage en Angola, au Mozambique et au Cambodge et 42 dépistent la tuberculose en Tanzanie et au Mozambique, les rongeurs restants étant en « formation » ou utilisés pour la reproduction.

Quadrillage efficace

Si le chien, autre animal au flair reconnu, peut apprendre des tâches multiples et plus compliquées, le rat « est plus adapté pour des tâches très répétitives », souligne M. Cox. Plus petit, il est en outre plus facile à transporter, à loger et à nourrir.

À Morogoro, les rats suivent une formation de six à neuf mois pour reconnaître soit le TNT, soit la tuberculose. La méthode d’entraînement est la même.

Lorsqu’un rongeur désigne l’échantillon, en grattant le sol, le formateur émet grâce à un petit instrument un bruit de « click » similaire à celui des castagnettes, signe que l’animal peut venir téter une seringue sans aiguille remplie d’un mélange de banane, beurre de cacahuète et noisettes : sa récompense !

Pour le déminage, les rats effectuent des allers-retours le long d’une corde tendue au ras du sol miné et décalée de 50 centimètres à chaque passage pour un quadrillage efficace.

« Cela va beaucoup plus vite qu’avec les méthodes traditionnelles, car les rats ne détectent que les mines, alors qu’un détecteur de métaux va sonner pour le moindre débris métallique », soutient Jared Mkumba, coordinateur de l’entraînement de ces petits démineurs, par ailleurs « très légers » et qui « ne font pas exploser les mines ».

Ce rongeur ne remplace pas pour autant les autres moyens utilisés, nuance M. Mkumba, évoquant une « complémentarité ». « Les rats sont plus efficaces sur les vastes terrains où les mines sont éparpillées, mais sur des terrains densément minés, comme les ceintures de mines, ils sont inutiles vu qu’on sait où elles sont ».

« Suspects »

Le dépistage de la tuberculose s’effectue, lui, dans deux laboratoires, à Morogoro depuis 2007, et à Maputo, au Mozambique, depuis début 2013, en vertu de contrats passés avec les autorités locales. Les rats y passent en revue des échantillons provenant de centres de santé avoisinants.

« Par manque de moyens, de qualifications et de temps, les hôpitaux de la région passent à côté de 50 % des cas de tuberculose », assure Christophe Cox. « Grâce aux rats, nous augmentons de 40 % le taux de détection ».

Sont soumis aux rats un mélange d’échantillons déjà testés positifs et d’échantillons ayant été jugés sains, mais qui ont tous été décontaminés, pour des raisons de sécurité.

« Le virus est rendu inactif, mais son odeur est toujours bien présente », souligne Haruni Ramadhan, qui supervise la formation des rats pour le dépistage de la tuberculose.

Lorsqu’un rat désigne un échantillon qui n’avait pas été initialement détecté, celui-ci est soumis à un test de confirmation.

« Le grand avantage ici, c’est à nouveau la rapidité des rats, ils peuvent passer 100 échantillons en revue en 20 minutes alors qu’un technicien de laboratoire mettra quatre jours », indique Christophe Cox.

La présence d’échantillons déjà testés positifs peut étonner, mais elle est indispensable au bon fonctionnement des opérations : le rat n’est en effet récompensé que lorsqu’il détecte un échantillon déjà testé positif.

« On ne peut pas récompenser le rat pour les échantillons non confirmés, car on ne sait pas s’ils sont contaminés et on ne peut pas récompenser le rat si on n’est pas sûr qu’il a raison », explique M. Ramadhan. « Or si le rat n’était jamais récompensé, il arrêterait de chercher. »

Apopo dit avoir détecté 10 000 cas de tuberculose grâce à ces rats dépisteurs. Et sa boîte à idées regorge de projets, comme la détection du cancer ou des maladies neurodégénératives.

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