Le zona: un virus qui vous guette


C’est vrai que le zona fait mal pour l’avoir déjà eu, mais au moins il n’a duré quelques mois. J’avais l’impression d’être transpercé par une lame de métal très tranchante entre les côtes. Tout le monde peut être atteint et n’importe quel âge
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Le zona: un virus qui vous guette

 

«Si j’avais su qu’un vaccin existait pour aider à prévenir le zona, je n’aurais jamais hésité une seconde à me faire vacciner.»

Louise Forestier, chanteuse, auteur compositeur et maintenant porte-parole de la campagne de sensibilisation portant sur la vaccination contre le zona, dont elle a déjà souffert, l’affirme haute et fort.

Le zona est redoutable. Voici tout ce que vous devez connaître à son sujet:

1. Le zona est issu du même virus qui cause la varicelle. Qui n’a jamais eu la varicelle parmi nous? Et bien suite à l’éruption cutanée de cette dernière, le virus demeure dans nos cellules nerveuses… et peut redevenir actif à tout moment vers l’âge de 50 ans et ainsi causer le zona.

2. Tout ce qui entoure le zona est considéré comme étant tabou. Au Québec, les gens qui en souffrent préfèrent plutôt se faire discrets… Louise Forestier explique :

«Ça fait partie des maladies dont on n’aime pas parler. C’est perçu comme une maladie honteuse… La varicelle, l’herpès et le zona, c’est le même virus. Ces gens auront donc plus de chances de souffrir du zona à un moment dans leur vie».

3. Soyez averti : chaque seconde compte! Vous devez prendre des antiviraux 72 heures maximum après l’apparition des boutons. Il faut agir extrêmement rapidement afin de commencer le traitement le plus tôt possible. Brunet, Pharmaprix, Jean Coutu et Uniprix se sont par ailleurs joints à la campagne de sensibilisation et seront en mesure de vous informer adéquatement à propos de ce virus.

4. La douleur est terrible.

«C’est comme s’il y avait un fil électrique qui parcourt les nerfs ou comme si je me faisais torturer par des instruments du Moyen Âge», explique Louise Forestier. «Je ne pouvais rien supporter sur ma peau, même pas mon propre souffle».

Il n’est pas rare que, même après la guérison de l’éruption cutanée, une douleur névralgique perdure durant… des années.

5. Ce n’est pas tous les médecins qui savent traiter efficacement cette maladie.

« Les médecins vous diront que cette affectation neuropathique est traitée rapidement, et que les antiviraux fonctionnent bien, que le vaccin n’est pas si important que ça. Il y a une étude canadienne qui a pris les dossiers médicaux de 200 médecins qui traitaient des patients ayant le zona. Ils ont inspecté tous les dossiers et seulement 13% des patients avaient été traités adéquatement. Ils ont donc pris ces médecins-là, ils leur ont donné un cours sur le zona, ils ont refait cette étude un an plus tard et le taux a alors monté à… 27 %» affirme le Dr Alain Lalonde, chef des Maladies Infectueuses au Centre Universitaire de Santé McGill.

6. 1 adulte sur 3 souffrira du zona après 50 ans, selon plusieurs études. C’est près de 33 % des Québécois. Les jeunes aussi peuvent être touchés par cette maladie qui survient sans crier gare. Comparativement, le cancer touchera en moyenne 38% des Canadiens.

7. Un vaccin existe maintenant : le Zostavax II, mais il n’est pas efficace à 100% – comme tous les vaccins, d’ailleurs. Il ne peut être utilisé pour traiter ni l’intensité ni la durée de la douleur causée par un zona existant. Selon le Dr Lalonde, le vaccin contre le zona est un des vaccins les plus difficiles à produire. Il affirme aussi que, malheureusement, les antiviraux sont plus ou moins efficaces, selon une étude de Cochrane à cet effet. Le zona demeure une maladie qui n’est que partiellement évitable. Le vaccin, un des plus dispendieux sur le marché, coûte environ 200 $, car sa fabrication est extrêmement complexe.

8. Un œil averti en vaut deux : malheureusement, toutes les parties du corps sont susceptibles d’être affectées par cette maladie. Il est fréquent que la maladie touche la tête, par exemple le front. La lésion encercle parfois l’œil et peut atteindre la cornée. Sinon, l’éruption suit parfois un nerf situé entre deux côtes de la cage thoracique. On peut aussi retrouver des manifestations du zona sur les parties génitales.

9. En 1995, le zona était la deuxième cause de suicide chez les plus de 65 ans, selon le Dr Lalonde.

Il explique : «Si tu es vieux et que tu as extrêmement mal, tu espères guérir rapidement. Mais la réalité est que parfois, la maladie ne guérit jamais. Ceux qui ont ça depuis un an, deux ans, eh bien, ils deviennent fous. Maintenant, ce n’est plus le cas, on a depuis développé des outils de prévention et de traitement de la douleur».

10. La maladie s’intensifie à chaque récidive. Ce virus méconnu affecte votre qualité de vie, le boulot, votre retraite, votre vie sociale.

«À 65 ans, il y a 40% de chances que le virus prenne plus d’un an à guérir», selon le Dr Lalonde.

«À 50 ans, la guérison prend en moyenne un mois. Mon fils a fait un zona à l’âge de 13 ans, il n’a même pas eu mal. À 42 ans il en a refait un autre. Il affirme que ce fut la pire douleur de toute sa vie».

Avec une population en croissance et vieillissante, le zona est d’actualité plus que jamais.

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La violence conjugale : un sujet tabou en Chine


Alors qu’ici, on lutte contre la violence faite aux femmes avec des lois et des organismes qui sont là pour aider, quoiqu’il reste encore beaucoup a faire, ailleurs, c’est encore un balbutiement de loi qui ne protégerait que certaines femmes, alors qu’une femme sur deux se fait battre en Chine, cela n’a aucun sens.
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La violence conjugale : un sujet tabou en Chine

 

Pour la première fois de son histoire, Pékin songe à adopter une loi sur les violences conjugales – un sujet tabou en Chine, où près d’une femme sur deux serait pourtant victime de violence physique ou sexuelle de la part de son conjoint, selon l’ONU.

Un texte d’Yvan Côté

À près de 40 ans, la vie de Zhang Hongyan ne ressemble en rien à ce qu’elle avait imaginé. Sans le sou, meurtrie, la mère de famille vit aujourd’hui seule dans une minuscule chambre juste assez grande pour contenir son lit.

Sa descente en enfer débute à l’été 2004. Elle est alors propriétaire d’une entreprise de meubles avec son mari lorsqu’elle découvre qu’il a une maîtresse. Elle le confronte et leur relation dégénère rapidement. Il la rue de coups de poings et de coups de pieds et lui interdit de revenir à la maison. Alors qu’elle se réfugie chez ses parents, les violences reprennent. Une nuit, il s’introduit dans sa chambre et lui fracture la jambe à l’aide d’une barre de métal.

« J’ai demandé l’aide des policiers à plusieurs reprises, indique Zhang, mais ils ont toujours jugé qu’il s’agissait de disputes conjugales et qu’ils n’avaient pas à intervenir. Ils m’ont aussi expliqué que leurs budgets ne leur permettaient pas d’enquêter ce type de dossier. »

Dans les semaines qui suivent, Zhang reçoit une autre nouvelle qui la dévaste. Son mari a réussi à obtenir le divorce à son insu et s’est enfui avec tout l’argent de la famille.

« Je ne pouvais pas y croire, dit Zhang. Mon mari a menti à la cour en affirmant que j’avais disparu. Le tribunal a prononcé le divorce sans même avoir de preuve. Ça m’a fait aussi mal que toutes les ecchymoses qui recouvraient mon corps. »

Désintérêt en Chine

La violence conjugale est un drame qui touche des millions de femmes chaque année en Chine et dont personne n’ose parler ouvertement. Selon les groupes de femmes, il s’agirait de l’un des plus grands tabous dans le pays, et ce, même si près d’une femme sur deux serait victime de violence physique ou sexuelle de la part de son mari ou son conjoint.

« Les pourcentages qui circulent dans le pays varient, explique Julie Broussard, responsable pour la Chine du Fonds de développement des Nations unies pour la femme. Une enquête qui date de 2010 parle d’une femme sur quatre qui est victime de violence conjugale, mais lorsque les Nations unies ont mené une étude indépendante, ce chiffre a grimpé à 40 %. »

Dans les années 1990, la violence physique n’était pas encore reconnue comme motif de divorce en Chine. Ce n’est qu’en 2001 qu’une modification de la loi sur le mariage a formellement interdit la violence conjugale.

Une loi trop conservatrice

Le gouvernement communiste planche depuis des mois sur sa première loi pour contrer le phénomène, ce qui constitue une véritable révolution en soit. Mais le projet de texte ne va pas assez loin, selon plusieurs ONG.

S’il est vrai que projet de loi fournit pour la première fois une approche légale à ce type de violence conjugale et qu’il forcera dorénavant les policiers à intervenir en cas d’appels à l’aide, en contrepartie seules les femmes mariées sont mentionnées dans la législation et l’ONU déplore qu’aucun article ne traite des violences sexuelles.

« Le viol est une forme de violence sexuelle, s’insurge Julie Broussard. Nous saluons le travail du gouvernement communiste, mais exclure les violences sexuelles du projet de loi nous a déçus. »

La législation est aussi problématique pour Zhang. Elle exclut les couples non mariés et divorcés. Or, depuis 10 ans, le tribunal refuse de l’entendre pour absence de preuve. Sa cause pourrait donc être perdue à jamais.

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Pédophilie: ces femmes qui pardonnent


Donner son pardon à son conjoint pour avoir été infidèle est une chose, mais de pédophilie me paraît plutôt difficile voir quasi-impossible. Que ces actes soient faits auprès d’enfants étrangers où sur ses propres enfants, laissent de grandes cicatrices. Que ce soit tabou où non, c’est un acte horrible qui semble souvent lié à l’alcool et ou à des drogues. J’ai comme l’impression que celles qui pardonnent à leur conjoint, ce sont les enfants qui en sorte perdant et que les agresseurs ont plus d’aide que leurs victimes. Pour ma part, je pense que j’aurais cessé tout lien avec un conjoint pédophile, car les vraies victimes sont les enfants
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Pédophilie: ces femmes qui pardonnent

 

Trois histoires, trois femmes qui ont un point en commun : elles ont pardonné à... (Photomontage La Presse)

Photomontage La Presse

Michèle Ouimet
La Presse

Trois histoires, trois femmes qui ont un point en commun : elles ont pardonné à leur mari, reconnu coupable d’agressions sexuelles. Dans la foulée de l’affaire Jian Ghomeshi, alors que la tendance est à la dénonciation, elles ont choisi l’absolution. Pourquoi ? Et à quel prix ? La Presse les a rencontrées. Histoires d’agressions, de pleurs et de pardon.

Louise, le pardon envers et contre tous

 

Quand le chum de Louise* lui a avoué qu’il avait agressé sa fille, c’est comme si le ciel venait de lui tomber sur la tête. Non seulement elle n’avait rien vu, mais elle avait jugé sa fille. Elle trouvait qu’elle était du «genre à se promener nue devant [son] chum».

Elle n’a pas cru sa fille quand la DPJ a frappé à sa porte pour lui dire qu’elle avait reçu une plainte pour agression sexuelle. Et elle l’a ignorée quand elle a fui la maison pour se réfugier chez ses grands-parents parce qu’elle avait peur de son beau-père.

«J’avais deux versions, explique Louise, celle de ma fille et celle de mon chum.»

Elle a cru son chum.

***

Marc buvait et fumait du pot. Il commençait à boire du vin à 11h le matin. Il «calait» une bouteille et il fumait du pot à la chaîne, un joint après l’autre.

Quand il a tout avoué, Louise s’est effondrée. Il n’avait pas le choix, il venait d’échouer au test du polygraphe.

«Ça m’a fait tellement mal. C’est venu me chercher là. Quand on dit un coeur brisé…»

Louise se tait, le temps de refouler ses larmes.

«Tu fais quoi avec ça? Comment tu veux que je pardonne? Ma fille d’un bord, mon chum de l’autre. Ça fait 14 ans qu’on est ensemble. On a eu trois enfants. Tu te dis, c’est 14 ans de ma vie qui viennent de partir.»

J’ai rencontré Louise chez elle. L’appartement est petit, encombré. Outre ses trois enfants, deux garçons et une fille âgés de 9 à 11 ans, Louise a six gerboises, un chien et un lézard. Des poches de hockey sont empilées dans un coin, un paquet de cigarettes traîne sur la table. Sur le mur, un grand tableau avec des photos, des instantanés de vie de famille, témoins silencieux des temps heureux, avant les accusations, avant que le ciel ne tombe sur la tête de Louise.

Quand Marc s’est fait arrêter, les voisins l’ont su. Ils ont placardé d’affiches l’immeuble résidentiel où ils vivaient, les autos et les abribus. Sur l’affiche, une photo de Marc avec son adresse et le mot pédophile en grosses lettres. Les voisins ont aussi crevé les pneus de leur voiture, un 24 décembre, la veille de Noël.

Dans l’autobus scolaire, les enfants ont subi les sarcasmes de leurs camarades. Catherine, l’aînée, s’en souvient.

«Ils me disaient que mon père était un pédophile. Je leur criais: « C’est pas vrai! « »

Un de ses fils s’est automutilé. Il voulait mourir.

Marc a été condamné à trois ans de prison. Sa demande de libération a été refusée. La Commission des libérations conditionnelles a noté que

les nombreux délits avaient «perduré pendant plusieurs années et causé des dommages graves» à la victime. La Commission ajoute que Marc ne reconnaît pas ses problèmes sexuels, qu’il n’a fait «aucun travail en profondeur» pour régler son problème de toxicomanie et que ses «remords et regrets ne sont pas sentis».

Louise ne voit plus ses parents ni sa fille qui, aujourd’hui, a 17 ans.

«Ils ont coupé les liens. Mes parents m’ont dit que j’étais une dépendante affective, une pourriture, que Marc m’avait ensorcelée et qu’il me manipulait même en prison.»

Louise et Marc ont été chassés du camping où ils avaient leurs habitudes.

«On s’est fait intimider. Une quinzaine de personnes nous ont entourés. Ils étaient très agressifs, ils voulaient battre Marc. Ils nous criaient: « On n’a pas besoin d’un gars de même sur le terrain!  » On n’est jamais revenus.»

Pourquoi a-t-elle pardonné?

«Marc n’a jamais blâmé ma fille. Il a assumé ses fautes. Il consommait et il était dépressif. C’est le père de mes enfants, un bon père. Je l’aime. Il a dérapé, c’est tout. Je ne voulais pas jeter en l’air 14 ans de ma vie.»

Louise a payé les pots cassés. Et elle continue de les payer. Elle a perdu ses amis, sa mère, sa fille.

«On a tout perdu parce que j’ai pris pour lui. On me disait: « Tu ne devrais pas être avec lui, mais avec ta fille. » On m’a jugée. On m’a traitée de niaiseuse et de sans-dessein.»

Louise persiste et signe, envers et contre tous. Et elle n’a aucun regret.

«C’est ma décision. Acceptez-la ou acceptez-la pas, mais mêlez-vous-en pas!»

* Les noms et certains détails ont été modifiés pour préserver l’anonymat des personnes concernées.

Lucie, le pardon avant les enfants

 

Il est 8h du matin, la sonnette retentit dans la maison. Sur le palier, deux policiers. Pierre ouvre la porte. Il ne comprend pas. Il entend le mot mandat. Les policiers le menottent.

Sa femme Lucie* est abasourdie. Elle leur dit:

«Mais voyons! C’est une erreur!»

«Je suis tombée des nues. J’ai appelé au bureau pour leur dire que je ne rentrais pas. D’autres policiers sont entrés dans la maison. Ils ont fouillé partout. Ils sont partis avec l’ordinateur.»

Lucie se retrouve seule dans le silence de sa maison. Elle n’a aucune nouvelle de son mari, elle ignore où il se trouve. Pour tuer le temps et chasser l’angoisse, elle fait du ménage.

«J’ai passé la balayeuse partout.»

Pierre l’appelle en fin de journée. Elle ne se souvient pas de l’heure, mais il faisait noir. Elle va le chercher au poste de police.

Le retour à la maison se fait en silence.

«On a parlé ici, dans la cuisine. J’étais sur les nerfs, lui aussi, j’étais fâchée, ébranlée. Qu’est-ce qui va arriver à notre couple?»

***

Lucie et Pierre se sont rencontrés à l’âge de 20 ans. Mariés depuis plus de 30 ans, deux enfants, deux filles, un bonheur tranquille tricoté jour après jour. Puis, le coup de tonnerre qui a tout fait chavirer. Pierre est accusé d’agressions sexuelles sur deux mineures. Il travaille pour une équipe sportive de haut niveau. Sa fille, athlète, fait partie de la même équipe que les victimes.

Pierre buvait. Beaucoup.

«Je prenais deux bouteilles de vin par jour. J’essayais de dealer avec ce qui se passait. J’étais mal, mais c’est elle [la victime] qui poussait l’affaire.»

L’histoire sort dans les médias. La famille est bouleversée.

«Quand ça passe dans les journaux, c’est terrible, dit Lucie. Tout le monde le sait, les voisins, les collègues, la famille.»

Pierre plaide coupable. Il est condamné à un an de prison.

Assise dans sa cuisine, Lucie raconte les détails de cette histoire qui a chamboulé sa vie. Elle a souvent les yeux dans l’eau, même si les événements se sont déroulés à la fin des années 2000. Elle s’accroche à sa tasse de café comme à une bouée de sauvetage. Son mari l’interrompt souvent en lui disant: «Juste un instant, Lucie!»

Elle se tait et laisse son mari rectifier ce qu’elle vient de dire.

Cette affaire a déchiré la famille.

«Mes deux filles m’ont dit: « Tu demandes le divorce, sinon on coupe les liens. »

J’ai refusé. J’étais mariée pour le meilleur et pour le pire. Je leur ai dit:

« Je vais me retrouver seule, pis c’est pas avec vous que je vais vivre! »

Je n’étais pas prête à balancer 30 ans de mariage. Mes filles venaient gérer ma vie. Je leur ai dit

« Non! » Elles sont tombées des nues, elles étaient insultées. Elles ne s’attendaient pas à cette réponse. Je leur ai lancé: « Prenez la porte! » Une de mes filles m’a crié: « T’es une ostie de folle! » »

«Je n’avais plus de mari, plus d’enfants. Ça n’avait pas d’allure. Tes enfants qui te revirent de bord! C’est ça que j’ai trouvé le plus dur. Ça ne se pouvait pas.»

Ses filles sont entrées dans la maison pendant son absence pour prendre des albums de photos. Lucie a fait changer les serrures.

Son mari était en prison et ses filles l’avaient rejetée. Lucie était perdue.

«J’ai appelé Relais famille [organisme communautaire qui aide les familles des détenus]. J’ai pleuré pendant 10 minutes. Au bout du fil, on m’a dit: « Vous avez de la peine. » Je me suis remise à pleurer pendant 10 autres minutes!»

Pendant que Pierre était en prison, ils s’envoyaient des lettres d’amour.

«On se parlait profondément, explique Lucie. Tout ça nous a rapprochés. Je l’aime.»

«Je ne pensais pas que tu étais aussi forte», ajoute Pierre.

Lucie recevait parfois des lettres d’une de ses filles, des lettres «très dures, très crues».

«Elle avait une telle rage au coeur», dit Lucie.

Cinq ans après le tsunami qui a broyé leur vie, l’une des filles leur a tendu la main. Pierre était sorti de prison, la poussière était retombée. Lucie et Pierre étaient grands-parents depuis peu. Les liens se sont retissés, mais la trame reste fragile.

* Les noms et certains détails ont été modifiés pour préserver l’anonymat des personnes concernées.

Nicole, le cheminement vers le pardon

 

Ce sont les aveux de sa fille qui ont tout déclenché.

«Elle m’a dit: « Je me sens comme la maîtresse de ton mari. Je commence à être tannée! » J’étais sous le choc. Ça m’a gelée en dedans. Mon monde a chaviré.»

Nicole* a confronté son mari.

«Louis a tout avoué sur-le-champ. Il a craqué et il a pleuré. Je lui ai demandé de quitter la maison. J’en ai parlé à ma famille et j’ai alerté la police.»

Les attouchements ont commencé quand Amélie avait 10 ans. Nicole et Louis n’ont pas eu d’enfants ensemble. Louis en avait déjà deux, Nicole, aussi. Deux filles.

Louis broyait du noir. Il travaillait trop, il ne voyait presque pas ses enfants et il consommait de la coke. Il vivait dans un brouillard qui l’anesthésiait.

À l’heure du coucher, il bordait sa belle-fille. De caresses en bisous, les mains de Louis s’égaraient.

«Quand je sortais de la chambre, je me disais: « Tabarnac! Ostie! C’est la dernière fois ».

Mais si je faisais une ligne de coke, je résistais pas. J’ai tellement essayé d’arrêter!»

Nicole, elle, ne se doutait de rien.

«Quand j’ai rencontré Nicole, elle savait pas que j’étais défait en dedans. Moi aussi, je le savais pas. La déprime, la détresse. J’étais down, je filais pas, je me cherchais.»

Amélie a retiré sa plainte lorsqu’elle a su que Louis risquait la prison.

J’ai rencontré Nicole et Louis dans un café. Ils sont venus ensemble raconter leur histoire. Quand Nicole parle, il l’écoute sans l’interrompre, les yeux fixés sur son déjeuner. Quand il prend la parole, c’est pour faire son mea-culpa et étaler sa faute.

***

Louis a consulté, Nicole aussi. Ils se voyaient de temps en temps, puis les rencontres se sont multipliées.

«J’étais encore amoureuse de lui. L’homme que j’aimais existait toujours. Je le voyais cheminer.»

Quatre ans après les attouchements, Louis et Nicole ont recommencé à vivre ensemble, même si la petite soeur d’Amélie était dans le décor.

«On a établi des règles. Les portes des chambres ne devaient jamais être fermées. Je lui faisais confiance», précise Nicole.

Amélie a quitté la maison à 17 ans. Elle a déposé une plainte à la police cinq ans après les agressions, car elle croyait que sa soeur de 10 ans était en danger. La DPJ a débarqué, la police aussi. Louis a été arrêté. Il a plaidé coupable. Il a été condamné à deux ans moins un jour de prison.

Le choc, un deuxième choc.

Son expérience en prison a été traumatisante.

«Quand les détenus voient une tête grise en protection, ils comprennent que ce n’est pas pour un délit économique. Les délinquants sexuels sont isolés.»

Il s’est fait tabasser.

 «Ils se sont ramassés 25 ou 30 autour de moi. J’ai mangé une méchante volée. Des coups de poing, des coups de pied. Ils hurlaient: « On va le passer, le vieux câlisse de pédo! » J’ai entendu un gardien crier dans son micro: «Rentrez dans vos cellules!» J’étais à moitié mort. J’ai eu un choc post-traumatique.»

Nicole et Louis se regardent, complices.

Pendant que son mari était en prison, Nicole devait affronter la tempête.

Sa fille l’a reniée, sa famille aussi. Seuls ses parents l’ont soutenue.

«Ma fille ne veut plus rien savoir de moi. Mais c’est ma fille, je vais toujours l’aimer.»

«J’ai choisi Louis parce qu’il s’est rebâti. Il a reconnu ses erreurs et il a refait sa vie. Ça vaut son pesant d’or.»

«Je suis plus ostracisée que Louis. J’ai perdu mes amis, ils m’ont jugée. Le vide s’est fait autour de moi. Lui, on le traite comme un malade. Il est étiqueté, il a purgé sa peine. Moi, je suis celle qui a été incapable de protéger ses enfants et qui est revenue avec l’agresseur de sa fille. C’est l’ultime tabou. Je suis une victime collatérale, une victime dont on ne parle jamais.»

«Moi aussi, je suis en prison, mais pas entre quatre murs.»

Et contrairement à Louis, sa condamnation n’a pas de fin.

* Les noms et certains détails ont été modifiés pour préserver l’anonymat des personnes concernées.

Un tabou puissant

 

Ce sont surtout des femmes qui accompagnent un proche qui a commis un acte criminel.

«Les hommes ont plutôt tendance à rejeter le délinquant, explique la coordonnatrice de Relais famille, Claudie Bourget*. Ils sont moins ouverts à l’accompagnement.»

Relais famille est le seul organisme du Québec qui s’occupe des proches qui sont seuls, isolés, sans personne pour les soutenir ou les conseiller. La plupart du temps, les crimes sont d’ordre sexuel: viol, séquestration, agressions, attouchements, voyeurisme.

«Dans les journaux, on traite ces hommes comme des monstres. Les proches vivent beaucoup de culpabilité et d’isolement», précise Claudie Bourget.

Les femmes qui décident de rester avec leur mari accusé d’agressions sexuelles sont jugées, ostracisées. Le tabou est puissant. Elles paient pour la faute de leur mari. Elles deviennent des victimes collatérales.

«Elles sont prisonnières du tabou social», précise Claudie Bourget.

Relais famille est un organisme communautaire qui se démène avec un budget minimaliste de 40 000$ par année. La coordonnatrice est la seule salariée. Les autres sont bénévoles.

* Claudie Bourget vient de quitter Relais Famille. Patricia Moniz l’a remplacée.

Les agressions en chiffres

 

1 femme sur 3 a été victime d’agression sexuelle.

1 homme sur 6 sera victime d’agression sexuelle au cours de sa vie.

Les deux tiers des victimes ont moins de 18 ans.

1 femme sur 7 est agressée sexuellement par son conjoint.

90% des agressions ne sont pas déclarées à la police.

8 victimes sur 10 connaissent leur agresseur.

82% des victimes sont des femmes.

Source: ministère de la Santé et des Services sociaux

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Le visage de Renée Zellweger met en lumière le tabou du vieillissement


Je ne suis pas une fan qui suit la vie des vedettes de film, cependant cette actrice a fait l’objet de plusieurs articles sur le web. Cela est triste qu’une femme ne puisse assumer son âge et les aléas du vieillissement. À qui la faute ! C’est l’image que l’on donne aux femmes en générale, vieillir est mal vue. Il faut avoir une belle taille, une belle peau, pas de cheveux blancs brefs, paraître plus jeune que son âge
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Le visage de Renée Zellweger met en lumière le tabou du vieillissement

Renée Zellweger photographiée lundi lors d'une soirée organisée... (Photo: AP)

Renée Zellweger photographiée lundi lors d’une soirée organisée par le magazine Elle.

Photo: AP

Sara Puig
Agence France-Presse
Los Angeles

Retarder l’irréparable outrage du temps à coups de bistouri ou se retrouver à court de rôles? La controverse autour de la nouvelle apparence de l’actrice Renée Zellweger met en lumière la difficulté de vieillir à Hollywood.

L’actrice oscarisée en 2004 pour Cold Mountain a fait polémique en apparaissant, méconnaissable, lundi lors d’une soirée organisée par le magazine Elle.

Disparues la moue boudeuse et les rondeurs de ses joues, prêtées à l’adorable Bridget Jones ou à la sulfureuse Roxie Hart dans Chicago, deux de ses films les plus acclamés.

Les commentaires sont allés bon train sur les réseaux sociaux et dans la presse anglo-saxonne, certains évoquant des opérations esthétiques trop poussées, d’autres s’inquiétant sur la santé de l’actrice, certains enfin, fustigeant la pression qu’Hollywood inflige à ses actrices pour les faire adhérer à des canons de beauté.

«À Hollywood c’est plutôt étrange de ne pas (avoir recours aux traitements esthétiques) si vous êtes une femme. Vous ne pouvez pas travailler», a commenté auprès de l’AFP Sasha Stone, fondatrice du site www.awardsdaily.com.

Pour elle, Renée Zellweger est victime d’un «phénomène américain, où les femmes ne peuvent pas vieillir» contrairement au «Royaume-Uni ou à la France».

Jeunesse éternelle

La liste des actrices ayant eu recours à la magie de la chirurgie esthétique pour garder une apparence jeune est longue: Demi Moore, Nicole Kidman, Meg Ryan, Jane Fonda ou Melanie Griffith pour n’en citer que quelques-unes.

Certaines sont allées un peu trop loin dans ce pacte avec le diable, se retrouvant avec un visage figé aux pommettes trop rebondies et aux lèvres trop pulpeuses devenu monnaie courante à Hollywood.

«En se faisant opérer, elles espèrent garder les rôles principaux et ne pas se retrouver cantonnées dans ceux de la grand-mère», insiste Sasha Stone.

L’une des actrices qui incarne actuellement le mieux l’esthétique hollywoodienne est la jeune Jennifer Lawrence, blonde mince et pulpeuse de 1,75 mètre devenue l’un des «sex-symboles» planétaires grâce à ses rôles dans des blocksbusters comme Hunger Games ou Silver Linings Playbook, et qui a été récompensée d’un Oscar à l’âge tendre de 22 ans l’an dernier.

L’obsession de la jeunesse est moins forte sur les hommes qui décrochent souvent leurs meilleurs rôles à l’âge de la maturité.

Les retouches physiques poussées d’acteurs comme Mickey Rourke ou John Travolta sont plus des exceptions que la norme.

En 2013, 7 millions d’opérations et actes esthétiques ont été réalisés aux États-Unis sur des femmes de 40 à 54 ans, soit 49% du total. Les injections de botox et reconstructions des paupières ont été les plus prisées.

Le chirurgien plastique Ashkan Ghavami, dont le cabinet à Beverly Hills est fréquenté par certaines célébrités, juge que les films aujourd’hui de «haute définition, qui montrent les détails du maquillage et des rides, ajoutent à la pression».

Il estime que les opérations de Renée Zellweger ont été ratées car «les paupières ont été trop étirées et qu’il y a eu trop de botox».

La comédienne de 45 ans a déclaré au magazine People que la polémique autour de son apparence était «idiote».

«Il semble qu’il y ait des gens qui aillent chercher une vérité peu glorieuse qui n’existe pas».

«Je vis une vie différente, heureuse, je me sens plus accomplie et je suis ravie que peut-être cela se voie», a-t-elle ajouté.

Tom Nunan, producteur et enseignant à UCLA School of Theatre, Film and Television, juge «triste» qu’une star de la renommée de Renée Zellweger ne puisse assumer ses «choix personnels» publiquement.

«Tout le monde comprend un peu de botox ici et là, une retouche des paupières» mais pas ceux qui «transforment radicalement» leur visage, souligne-t-il.

Il souligne que si les films des grands studios sont dominés par des acteurs de 20 ans, «de très nombreuses séries télé mettent en scène des femmes de plus de 40 ans dans de très beaux rôles».

«Hollywood veut que les stars soient belles et en forme, pas forcément qu’elles aient l’air jeune», conclut-il.

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Battu par sa conjointe : Un homme qui a vécu l’enfer se confie


Les violences conjugales sont des fléaux, difficiles pour les femmes de s’en sortir même avec de l’aide. Alors qu’en est-il pour les hommes qui sont battus et violenter verbalement ? Beaucoup vont croire que ces hommes sont faibles. C’est malheureusement un sujet tabou : un homme victime de violence conjugale !!! Pourtant, ils ont besoin autant d’aide.. Car que ce soit pour les femmes ou les hommes, il faut une tolérance zéro
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Battu par sa conjointe

Un homme qui a vécu l’enfer se confie

 


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

 

TVA Nouvelles

C’est un véritable tabou pourtant c’est bel et bien réel; les hommes aussi peuvent être victimes de violence conjugale. Un homme qui en a été victime et qui a vécu l’enfer s’est confié.

«C’est une mauvaise passe, ça va aller mieux, ça va aller mieux, mais ça n’allait jamais mieux. Ça empirait tout le temps», raconte Guy.

Il y a trois ans, il a été victime de violence conjugale.

«Elle criait après moi, elle me criait des noms devant ses enfants, elle faisait des crises de jalousie démentielles. Elle faisait du chantage émotif, elle disait: « Je vais m’enlever la vie à cause de toi »», ajoute-t-il.

Il restait avec son ex-conjointe à cause de leur enfant. Mais aujourd’hui, il est enfin sorti de cette relation. Il est maintenant capable d’en parler, mais faire face au jugement des autres est loin d’être facile.

«Il y en a qui sont mal à l’aise, qui ne savent pas comment réagir ou qui se sentent coupables de ne pas avoir vu ça. J’ai eu des commentaires sexistes. J’en ai eu», poursuit Guy.

L’aide se fait rare. Pour le Service d’aide aux conjoints, un organisme de Montréal, il faut briser l’isolement.

«La violence conjugale, la première étape, c’est l’isolement. Il faut d’abord l’isoler pour arriver à pouvoir le manipuler, le contrôler, le dénigrer», explique Yves Nantel du Service d’aide aux conjoints.

Les statistiques sont peu nombreuses. Il y a dix ans, Statistique Canada dénombrait 546 000 victimes masculines.

«Entre 15 et 20% des situations où il y a des plaintes auprès de la police seraient des hommes qui subissent de la violence conjugale», ajoute M. Nantel.

Guy n’a qu’un seul souhait: que les choses changent et que les hommes comme lui qui sont victimes de violence conjugale osent briser le silence.

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«L’effet Nathalie Simard» aura été de courte durée


Beaucoup se souviennent de Nathalie Simard quand elle a dénoncé son gérant Guy Cloutier. Cela a donné à plusieurs victimes de faire le pas et dénoncer à leur tour. Avec les années, les dénonciations ont diminuées et pourtant, les agressions sexuelles chez les enfants sont toujours aussi fréquentes
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«L’effet Nathalie Simard» aura été de courte durée

 

Nathalie Simard a brisé le silence à propos... (Archives La Presse)

Nathalie Simard a brisé le silence à propos de son ex-imprésario en 2004. Durant les deux années suivantes, le taux de dénonciations pour agression sexuelle a grimpé en flèche.

ARCHIVES LA PRESSE

Février 2004. La chanteuse Nathalie Simard porte plainte à la Sûreté du Québec contre son ex-agent Guy Cloutier. Un mois plus tard, le populaire imprésario arrive, menotte aux poings, au palais de justice de Montréal.

> Les victimes doivent «briser le silence»

> «Je l’aime encore, même s’il n’y a aucune raison de l’aimer»

Son arrestation fait l’effet d’une bombe. Au départ: le doute.

Pourquoi cet homme riche, père de famille de surcroît, s’en serait-il pris à des enfants? Puis, la vérité éclate. Cloutier reconnaît avoir agressé son ancienne protégée et un autre mineur. La première fois, l’enfant-vedette avait 11 ans.

Au cours des deux années suivantes, des femmes qui ont longtemps gardé le silence s’inspirent de la chanteuse et portent plainte contre leur agresseur. Le taux de dénonciations grimpe en flèche. Dix ans plus tard, l’«effet Nathalie Simard» se fait-il encore sentir?

Premier constat: la hausse des dénonciations a été éphémère. Les taux d’infractions sexuelles enregistrés ces dernières années par les corps policiers du Québec sont les plus bas depuis 10 ans.

Les signalements d’agressions sexuelles retenus par la Direction de la protection de la jeunesse affichent aussi une légère baisse.

Y a-t-il moins de crimes sexuels commis au Québec pour autant? Y a-t-il moins de jeunes victimes?

«Malheureusement non», répondent sans détour tous les intervenants interviewés par La Presse.

«Les dénonciations, ce n’est que la pointe de l’iceberg», confirme la directrice du développement de l’expertise au Centre d’expertise Marie-Vincent, Mélanie M. Gagnon.

Une agression sexuelle sur 10 est signalée aux services policiers, selon plusieurs études réalisées au Canada sur le sujet.

«On ne peut pas dire que les abus sexuels sur des enfants sont moins fréquents qu’avant. C’est encore trop présent», lance Mme Gagnon, qui voit passer annuellement au centre quelque 250 enfants de moins de douze ans victimes d’agressions sexuelles.

Ce centre montréalais, créé à l’époque de l’éclatement de l’affaire Cloutier, est unique au Canada. Il offre sous un même toit tous les services dont les jeunes victimes ont besoin.

Il y a dix ans, les services n’étaient pas adaptés à cette clientèle, indique Mme Gagnon. Les petits devaient rencontrer les enquêteurs dans un poste de police, souvent dans les mêmes locaux que les agresseurs. Ils devaient se rendre à l’hôpital pour subir des examens.

Aujourd’hui, un médecin du CHU Sainte-Justine se déplace au Centre Marie-Vincent. La police et la DPJ aussi. Les enfants suivent ensuite une thérapie sur place.

«Ça sécurise l’enfant de savoir qu’il revient toujours au même endroit», explique Mme Gagnon.

Autre changement majeur: il y a quelques années à peine, la DPJ n’avait pas le droit d’intervenir auprès d’une famille sur la seule base d’un «risque» d’agression, explique Marie-Jo L’Espérance, travailleuse sociale chargée de l’évaluation des signalements d’agressions sexuelles au Centre jeunesse de Montréal.

Par exemple, lorsque la DPJ apprenait qu’une mère de famille avait un nouveau conjoint pédophile, elle n’avait pas les pouvoirs légaux d’agir. Il fallait attendre que le pire survienne.

Le problème a été résolu en 2007 alors qu’un nouveau motif de signalement – le risque sérieux d’agressions sexuelles – a été créé grâce à un changement à la Loi sur la protection de la jeunesse.

Voilà pour les notes d’espoir. Sur une note plus pessimiste, la majorité des petites victimes sont agressées par un proche. Plus troublant encore, selon Mme Gagnon, la moitié des mamans qui viennent consulter avec leur enfant ont elles-mêmes été agressées durant leur enfance.

«Prétendue excuse» de l’agresseur

Michèle Roy, du Mouvement contre le viol et l’inceste, voit aussi beaucoup de jeunes femmes franchir les portes de son organisme. Elles sont dans la vingtaine. Elles ont été agressées dans leur enfance par un père, un beau-père ou un proche.

«Faites le calcul. Ces filles-là ont été agressées alors que l’affaire Guy Cloutier battait son plein. Leur père ou leur beau-père ne pouvaient pas ignorer que c’était un crime. On en parlait partout», déplore l’intervenante d’expérience.

«Dans les années 1950, la prétendue excuse du père abuseur était que sa femme ne voulait plus faire l’amour et qu’elle était toujours enceinte, alors il se tournait vers sa propre fille, se rappelle Mme Roy. J’avais l’impression qu’on avait évolué sur cette question, qu’il y avait eu une prise de conscience. Il faut croire que non.»

Les victimes attendent en moyenne 13 ans avant de demander de l’aide, selon les données du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS).

«Ça signifie que c’est encore tabou, surtout lorsque ça se passe à l’intérieur de la famille», dit Chantal Robitaille, intervenante au CALACS de Châteauguay.

Briser des tabous

L’affaire Cloutier a permis de briser des tabous concernant les agresseurs.

«Les gens ont tendance à penser que les viols surviennent juste le soir dans le fond d’une ruelle et qu’ils sont commis par des inconnus, alors que c’est vraiment dans l’entourage que ça arrive», souligne Maude Chalvin, du Regroupement québécois des CALACS.

Autre point positif: le réseau d’aide aux victimes est mieux financé et plus connu, indique Arlène Gaudreault de l’Association québécoise Plaidoyer-Victimes.

http://www.lapresse.ca/

La mode est partout, l’anorexie aussi


La mode et les problèmes relier a l’alimentation tel que l’anorexie et la boulimie sont étroitement relier .. C’est important, de chercher a mettre les valeurs a la bonne place, se sentir bien dans sa peau tout en cherchant un équilibre santé moralement et physiquement
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La mode est partout, l’anorexie aussi

 

La mode est partout, l'anorexie aussi

Photo: Courtoisie

Pour son 25e anniversaire, Anorexie et boulimie Québec ose un concept audacieux pour sa nouvelle campagne publicitaire montréalaise.

Par cette campagne, Anorexie et boulimie Québec (ANEB) veut montrer l’omniprésence des troubles alimentaires, même s’ils ne sont pas toujours faciles à détecter, bien que de 3 à 10% des Québécoises de 13 à 30 ans en souffrent.

«L’anorexie et la boulimie sont des maladies mentales encore mal comprises, entourées de tabous et de préjugés. Pourtant, les troubles de l’alimentation présentent un important taux de chronicité, de rechute et de mortalité» souligne Josée Champagne, directrice générale d’ANEB.

«Le concept audacieux choisi par ANEB présente une femme dans une tunique aux formes floues, avec le slogan La mode est partout. Dès la tombée de la nuit, grâce à une prouesse technique d’éclairage et d’impression, l’image dévoile une silhouette d’une maigreur extrême et on peut lire la suite du message: l’anorexie aussi» explique Steve Blanchet, concepteur et directeur artistique chez Cossette Québec, qui signe la campagne.

L’ANEB ne cache pas son but de sensibiliser l’industrie de la mode à la réalité des troubles alimentaires. Ce n’est pas en bombardant des messages de minceur excessive que sera faite la promotion d’une image corporelle saine et diversifiée.

http://fr.canoe.ca

Ces enfants-là Une vidéo-choc contre les pédophiles


Un gars ordinaire a voulu dénoncer la pédophilie, avec une victime qui a déjà été abusée … Bien que ce ne soit pas mon style de chanson, les mots ont quand même le mérite de dire les vrais choses avec un montage vidéo que certains passages, faut le dire sont assez explicites et porte a mon avis réflexion .. sur les imbécilités et la cruauté que peuvent faire les pédophiles a des enfants
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Ces enfants-là Une vidéo-choc contre les pédophiles

 

TVA Nouvelles

Armé de sa voix et de sa guitare, Mario Benjamin s’est lancé dans une croisade pour défendre les enfants victimes de violences. Il a choisi sa passion, la musique, pour exprimer une révolte etappeler à réfléchir.

Son tout dernier tube, Ces enfants-là, soulève la problématique de l’agression sexuelle et ses conséquences chez les jeunes. La portée virale du vidéoclip ne se dément pas: près de 400 000 internautes l’ont visionné à ce jour.

(YouTube)

«Briser les tabous, créer un état de choc et montrer la réalité», voilà ce que le chanteur avait en tête en réalisant un vidéoclip coup-de-poing.

Selon M. Benjamin, la facture amateur de la production permet de «montrer la réalité comme elle est». L’auteur ne craint pas la dérision et anticipe même les moqueries.

«C’est normal que les gens rient en visionnant la vidéo. Les gens ont toujours peine à voir la réalité», estime-t-il.

En entrevue avec Mario Dumont, une collaboratrice de M. Benjamin, Caroline Moreau, souhaite que l’initiative porte fruit et encourage les jeunes victimes à dénoncer leurs agresseurs.

«J’ai confiance que le vidéoclip va aider des gens. Si ça permet à une personne de dénoncer, on aura réussi», confie celle qui a déjà été la proie d’un pédophile.

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Troubles de santé mentale Déjouer les préjugés


Les maladies mentales sont très mal connue par la société Oui il y a des préjugés et beaucoup de jugements, mais ces maladies mentales peuvent être diagnostiquées et avoir un traitement adéquat .. Es-ce que ces tabous peuvent être engendrés par les crimes commis souvent allégé par la maladie mentale .. ??? Je pense que oui .. et ce n’est pas facile pour monsieur et madame tout le monde d’avoir un jugement neutre
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Troubles de santé mentale ►Déjouer les préjugés

 

Déjouer les préjugés

Crédit photo : TVA Nouvelles

Vincent Salvail a eu l’idée du tournoi de hockey-balle pour amasser des fonds pour la Fondation les petits trésors.

TVA Nouvelles

Encore en 2012, les problèmes de santé mentale font l’objet de nombreux préjugés. Une situation qui n’est pas toujours facile à vivre, tant pour les jeunes qui en souffrent que pour les proches qui les entourent.

Vincent Salvail a 22 ans. Il souffre de trouble anxieux et de trouble envahissant du développement.

«S’il y en a un qui m’écoeure, je le frappe. Je peux devenir violent, raconte le jeune homme. Je n’aime pas ça me tenir dans un cinéma ou une épicerie à côté (de gens) que je ne connais pas.»

Au Québec, 235 000 jeunes sont diagnostiqués avec un trouble de santé mentale.

Line Bellavance, de la Fondation les petits trésors, se désole qu’on ne parle pas assez des troubles de santé mentale.

«Ces jeunes-là, ce sont nos adultes de demain, si on ne fait pas quelque chose aujourd’hui pour les aider, quand ils vont être adultes, ça va être des plus grandes difficultés… c’est des coûts de société qui vont augmenter», explique-t-elle.

Isolement, jugement des autres. Voilà ce qui attend souvent les jeunes aux prises avec des troubles mentaux.

«Contrairement à une maladie physique, qui est souvent très apparente, un enfant qui a problème neurodéveloppementaux, ce n’est pas apparent, donc souvent on a des commentaires du genre « Voyons, il n’est pas élevé cet enfant-là? »», déplore Yves Salvail, le père de Vincent.

«C’est difficile, de s’adapter au fait qu’il a des réactions d’enfant souvent, mais quotidiennement, genre vivre avec, ce n’est pas tant différent», explique Pascale, la mère de Vincent.

La Fondation les petits trésors travaille depuis 32 ans à briser les tabous liés à la santé mentale des jeunes. Pour le porte-parole Guy Lafleur, la clé réside dans l’information.

«Il faut que les gens soient conscients que ça existe. C’est faire tout en notre possible pour venir en aide à ces gens-là», explique M. Lafleur.

Aujourd’hui Vincent va mieux. Tranquillement il apprend à gérer ses émotions grâce aux différentes thérapies qu’il a suivies à l’Hôpital Rivière-des-Prairies, le seul centre au Québec dédié à la santé mentale des enfants et adolescents.

C’est lui qui a eu l’idée du tournoi de hockey-balle pour amasser des fonds pour la Fondation les petits trésors. En milieu d’après-midi, l’objectif de 15 000 dollars avait été dépassé.

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Violence conjugale Peu d’hommes osent dénoncer


Tabou et préjugé voilà ce qui malheureusement empêchent des personnes de vouloir changer les choses .. Comme les hommes victime de violence conjugales .. Non ce ne sont pas nécessairement des hommes qui sont incapable de se défendre physiquement, bien au contraire mais ces hommes ont choisit d’encaisser les coups dans le silence et ce silence doit être brisé au même titre que la violence fait aux femmes
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Violence conjugale

Peu d’hommes osent dénoncer

 

Peu d'hommes osent dénoncer

Crédit photo : L’écho du Nord

L’animateur Érick Rémy a dénoncé la violence conjugale dont il a été victime.

Par Isabelle Maher | Journal de Montréal

Il n’est pas rare qu’un homme vive plusieurs épisodes de violence conjugale avant de porter plainte, c’est même encore la norme, affirment des intervenants auprès des hommes en difficulté.

«C’est le plus grand tabou, résume Christine Fortin, directrice de la Maison Oxygène, un organisme d’hébergement et de soutien pour hommes. C’est la dernière chose qu’un homme va nous avouer, ils ont encore terriblement peur d’être jugés», observe-t-elle.

Bien que le nombre de voies de fait envers les hommes soit nettement inférieur à celui des femmes, le nombre d’hommes qui portent plainte a fait un bond de 9,5% en 2010, selon les dernières données rendues disponibles par le ministère de la Sécurité publique.

Mais les chiffres sont bien en deçà de la réalité, soutient Clement Guèvremont, thérapeute conjugale et familiale.

«Pour les hommes, porter plainte, c’est entrer dans un processus d’humiliation à répétition. Un homme n’est pas censé être une victime, ils sont complètement hors stéréotypes» , explique le directeur du Groupe Option.

Briser le tabou

Dans plusieurs cas, les hommes victimes de violence conjugale sont les premiers à avoir du mal à identifier le problème. Les cas de personnalités publiques comme l’ex-hockeyeur Vincent Damphousse ou l’animateur Érick Rémy ont contribué à briser le tabou, affirme Madame Fortin.

«Que des gens osent le dire, ça aide», constate-t-elle.

«C’est terrible de vivre ça et de ne pas pouvoir le communiquer à quelqu’un d’autre», avait confié l’animateur lors de son passage à Tout le monde en parle.

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