Étude montréalaise Le tabac «trompe» le cerveau des fumeurs


Bien des gens pensent que ceux qui échouent sur l’arrêt du tabac, ne sont pas assez motivés, ils n’ont pas de volonté, cependant les causes de leurs échecs et beaucoup plus sournoises. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas arrêter, mais cela demande du temps, et parfois, il faut récidiver plusieurs fois avant d’éteindre pour de bon
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Étude montréalaise

Le tabac «trompe» le cerveau des fumeurs

 

Le tabac «trompe» le cerveau des fumeurs

Crédit photo : archives TVA Nouvelles

Agence QMI

Le jugement que les fumeurs chroniques portent sur le tabac est biaisé, selon une récente étude de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et de l’Université de Montréal.

Les fumeurs seraient plus sensibles aux aspects positifs de la cigarette et auraient tendance à minimiser ses inconvénients, ont démontré les chercheurs.

«Nous avons constaté qu’il y a un biais entre ce que le fumeur voit et ce qu’il ressent, comme un processus inversé», a expliqué Le-Anh Dinh-Williams, l’auteure principale de l’étude.

Ainsi, lorsqu’on montre à des fumeurs des images négatives et positives reliées au tabac, leur cerveau est davantage motivé par des images qui les confortent dans leur choix de continuer à fumer que par celles qui les incitent à cesser de le faire.

«Les fumeurs étaient aussi plus affligés par des images de situations négatives non associées au tabac que par celles présentant des conséquences négatives spécifiques du tabagisme», a précisé la chercheuse.

Les scientifiques disent que cela fait probablement partie des raisons pour lesquelles les fumeurs ont tant de mal à mettre un terme à leur mauvaise habitude.

«Le fait que les effets de la cigarette trompent le cerveau des fumeurs peut certainement faire partie de l’explication», a affirmé le coauteur de l’étude, Stéphane Potvin.

«Nous avons découvert que les régions du cerveau liées à la motivation s’activent davantage chez les fumeurs lorsqu’on leur présente des images de plaisir associées à la cigarette et ralentissent lorsqu’il est question des effets négatifs du tabagisme», a souligné M. Potvin.

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FUMER LA CHICHA : QUATRE IDÉES FAUSSES À COMBATTRE ABSOLUMENT !


Fumer la chicha est vraiment intéressant comme goût, cependant, c’est tout aussi nocif que la cigarette. Une bouffé peut correspondre à une bouffée de 40 cigarettes en même temps. Et comme ex fumeur, c’est à fuir comme la peste. Si on vous dit que cela est sans danger, ne les croyez surtout pas
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FUMER LA CHICHA : QUATRE IDÉES FAUSSES À COMBATTRE ABSOLUMENT !

Avez-vous déjà fumé la chicha ?


Cette pipe à eau très populaire au Moyen-Orient et en Asie du Sud est de plus en plus souvent utilisée chez nous, soit dans des bars ou chez des particuliers.

La chicha est aussi très à la mode chez les ados, pour qui elle représente un moyen ludique et convivial d’être en groupe…

Or, trop souvent, les utilisateurs de chicha ne sont pas conscients des dangers qu’elle présente pour leur santé…

Chicha : 4 idées fausses à combattre absolument.

Rappel : la chicha, c’est quoi ?

Il s’agit d’une pipe à eau.
Le tabac est mis dans un petit réservoir et recouvert de papier d’aluminium troué. On place ensuite sur l’alu un
charbon ardent qui va faire se consumer le tabac. La fumée passe ensuite dans de l’eau, puis elle est aspirée par la personne qui fume au travers d’un tuyau souple.

Problème : cette pratique est de plus en plus populaire, surtout auprès des jeunes : à 18 ans, un jeune sur deux a déjà tenté l’expérience ! Pire encore, les jeunes sont nombreux à considérer la chicha comme complètement inoffensive alors qu’elle est largement aussi néfaste que la cigarette.

Idée reçue n°1 – La fumée de la chicha est filtrée par l’eau, donc elle contient moins de substances néfastes que celle d’une cigarette

FAUX

Il est vrai que la fumée est filtrée par l’eau, mais cela retient à peine la moitié des substances nocives. Et celles qui restent présentes sont les plus petites, c’est-à-dire celles qui vont pénétrer le plus profondément dans les poumons… et faire les plus gros dégâts.

Par ailleurs, quand on fume la chicha, on inhale beaucoup plus qu’en tirant sur une cigarette. Ajoutons à cela qu’une chicha contient beaucoup plus de tabac qu’une cigarette, et que les « séances » de pipe à eau peuvent durer plusieurs heures… La comparaison n’est pas facile à faire, mais il est clair que l’effet filtre de l’eau est une illusion.

A savoir : le volume d’une bouffée de chicha est plus de 20 fois supérieur à celui pris d’une bouffée de cigarette et 40 bouffées d’une seule chicha intoxiquent autant que 2 paquets !

Fumer une pipe à eau est au moins aussi néfaste que fumer une cigarette ordinaire.

Ainsi, en Syrie, une étude qui comparait des personnes qui fumaient uniquement des cigarettes et d’autres qui n’utilisaient que la chicha n’a pas trouvé de différences significatives dans leur exposition à des substances cancérigènes (1).

Idée reçue n°2 – Le tabac pour chicha est mélangé à du miel, il est donc moins dangereux

 

FAUX

La teneur en tabac des produits fumés en pipe d’eau varie. Le plus connu, le tabamel, contient 30% de tabac seulement, mais on peut aussi fumer du tabac pur, ou faire des mélanges…

 

Il est vrai que les tabacs le plus souvent utilisés dans les chichas sont mélangés avec d’autres produits (mélasses, miel, extraits de fruits…), mais cela ne la rend pas moins dangereuse. En effet, la combustion des substances aromatiques entraîne aussi la création de composés mauvais pour la santé, comme du goudron.

Par ailleurs, le fonctionnement de la chicha fait que les personnes qui l’utilisent inhalent aussi la fumée du charbon posé sur le tabac, ainsi que de l’aluminium qui les sépare.

Attention, les étiquettes apposées sur les paquets de tabac pour chicha sont rarement fiables. Elles présentent les ingrédients du tabac, pas ce qui se dégage quand on le fume !

 

Idée reçue n°3 – Si je vais dans un bar à chicha et que je ne fume pas, je ne risque rien

FAUX

Le tabagisme passif est particulièrement néfaste dans le cas de la chicha.

En effet, les personnes qui sont près des fumeurs sont contaminés de deux manières :

  • Par la fumée qui se dégage directement du charbon ardent.
  • Et par l’air expiré par les fumeurs.
    Rappelons que les volumes de fumée aspirés (et donc expirés) sont beaucoup plus importants dans la chicha par rapport à la cigarette.

Précisons aussi que certains utilisent des charbons traités pour allumage rapide dans leur chicha. Mais les produits ajoutés au charbon dégagent encore plus de substances toxiques…

Enfin, il n’est pas rare que l’utilisation de la chicha entraine la création de monoxyde de carbone. Dans une pièce très enfumée ou mal ventilée, ceci peut entraîner de véritables intoxications.

Idée reçue n°4 – Ex-fumeur(se), je peux me permettre une après-midi chicha de temps en temps

FAUX

C’est même un piège terrible !
Plus ludique et conviviale qu’une simple cigarette, bénéficiant à tort d’une image de produit doux pour la santé, la chicha contient tout de même de fortes doses de nicotine.
Plus, même que les cigarettes normales ! Certes, celle-ci
atteint le cerveau moins rapidement – on évite donc le « pic » de nicotine qui est le plus addictif.

Mais pour une personne qui a déjà été dépendante à la nicotine, le risque de rechute est bien réel.

par Marion Garteiser, journaliste santé
Sources : (1)
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23988862 2013 Sep 2. doi: 10.1136/tobaccocontrol-2013-051206. [Epub ahead of print]. Fonds des affections respiratoires – service prévention tabac – Bertrand Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFPT), auteur avec Jean-Yves Nau, de Tout ce que vous ne savez pas sur la chicha (Éd. Margaux Orange).

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LA BOUCHE, REFLET DE NOTRE SANTÉ


La santé buccodentaire est importante plus ce que l’on peut penser. Cette visite chez le dentiste qui nous stresse est pourtant nécessaire pour évaluer notre état buccal, car une infection de la bouche peut être un symptôme d’un trouble encore plus grand ailleurs …
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LA BOUCHE, REFLET DE NOTRE SANTÉ

 

La cavité buccale est en rapport direct avec l’ensemble de l’organisme. Ainsi, les maladies de la bouche ou des dents peuvent être la manifestation de maladies générales, ou inversement, être à l’origine ou devenir des facteurs d’aggravation de ces affections.

Les maladies de la bouche et des dents révélatrices de maladies générales

Un nombre élevé d’affections de la bouche ou des dents découlent d’un problème de santé général et constitue alors le symptôme d’une maladie. Ainsi, les manifestations buccales telles que les candidoses, l’herpès récidivant, les aphtes en poussée ou la maladie de Kaposi sont l’expression d’une altération de l’écosystème microbien local ou du système immunitaire. Elles sont d’ailleurs caractéristiques des patients immunodéprimés (patients porteurs du virus du sida, patients atteints de lupus érythémateux). Dans certaines affections virales telles que les hépatites, on peut observer des lichens. Enfin, les atteintes des gencives (gingivites) et du parodonte (parodontites) suggèrent la présence de maladie métabolique telle que le diabète.

Répercussions des maladies de la bouche et des dents sur la santé générale

Inversement, la bouche peut constituer une porte d’entrée pour une maladie infectieuse qui aura des répercussions dans d’autres parties du corps. En effet, les germes ou les bactéries présentes dans la bouche peuvent être véhiculés par le sang et se transmettre à un autre organe. Ces atteintes peuvent être graves, voire très invalidantes.

Pour exemple, les endocardites infectieuses. Cette lésion de la tunique interne du coeur est due le plus souvent à des streptocoques et on recense 1.500 personnes touchées chaque année. Même si les endocardites à streptocoques oraux sont en diminution, on constate encore dans 15 à 25% des cas le décès du patient.

Ces affections de la bouche et des dents peuvent engendrer d’autres complications générales: des néphrites (infections du rein), des rhumatismes articulaires aigus, des sinusites, des infections O.R.L. récidivantes (laryngites,angines, bronchites,…).

A ces problèmes infectieux peuvent s’ajouter des atteintes fonctionnelles: la perte des dents postérieures (de l’arrière de la bouche) est souvent à l’origine d’une diminution de la capacité masticatoire et, à plus ou moins long terme, d’un dysfonctionnement du système digestif. En effet, la mastication est la première étape de la digestion. On comprend donc aisément qu’une mauvaise mastication puisse provoquer des troubles digestifs (oesophagites, ballonnements,…).

Enfin, la bouche a une influence majeure sur l’esthétisme: l’absence des dents antérieures (incisives et canines) provoquent l’affaissement des traits du visage, le creusement des rides, l’avancée du menton. Autant d’éléments donnant un aspect de vieillissement avant l’âge.

Le tabac et l’alcool: ennemis de la santé bucco-dentaire

Les comportements à risque comme la consommation de tabac ou d’alcool peuvent poser des problèmes sérieux de santé mais ils ont aussi des effets néfastes sur notre bouche, nos dents, et plus particulièrement sur notre flore buccale. En plus de colorer les dents et d’augmenter la quantité de tartre, le goudron et les autres composants de la fumée de cigarette détériorent les moyens de défense et de cicatrisation de la muqueuse et altèrent la micro-circulation sanguine.

C’est ainsi que les fumeurs présentent un risque plus élevé que les non-fumeurs, d’apparition de maladies parodontales dont l’une des conséquences est la perte des dents. De plus, le succès de réponse aux traitements de ces maladies est moindre chez les fumeurs, en raison de l’altération de la cicatrisation de leurs tissus osseux et gingivaux.

Mais les méfaits du tabac et de l’alcool ne s’arrêtent pas là. On estime que 80 à 90% des cancers de la bouche sont reliés à l’usage du tabac. Les fumeurs de cigares et de pipe sont aussi vulnérables que les fumeurs de cigarettes. L’alcool, s’il est consommé régulièrement en grande quantité, augmente également les risques de cancer de la bouche, même chez les non-fumeurs. Il va de soi que les personnes qui abusent des deux substances ont un risque très élevé de développer un cancer de la bouche.

Mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé
Créé initialement par Dr Sophie Emmanuelli

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De plus en plus de jeunes fument la cigarette électronique


L’étude est aux États-Unis, mais je ne serais pas surprise que les résultats soient similaires au Canada. Pour arrêter de fumer, cela ne fonctionne pas vraiment, pour un ex fumeur, c’est la meilleure façon de recommencer à fumer et pour un non-fumeur, c’est probablement, une occasion pour fumer de vraies cigarettes
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De plus en plus de jeunes fument la cigarette électronique

 

Photo Fotolia

De plus en plus de jeunes Américains fument la cigarette électronique dont la consommation a doublé en un an, une source «d’inquiétude» pour les autorités en raison de «l’incertitude» qui entoure ce produit, indique vendredi le ministère de la Santé.

L’utilisation de la cigarette électronique a doublé chez les collégiens et lycéens aux Etats-Unis entre 2011 et 2012, avec 1,78 million de jeunes l’ayant utilisée en 2012, selon une étude des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

De plus, une estimation de quelque 160 000 jeunes ont fumé la cigarette électronique sans avoir jamais fumé auparavant de cigarette traditionnelle, ajoutent les CDC qui estiment que ceci soulève «une véritable inquiétude car l’impact global de la cigarette électronique sur la santé publique reste incertain».

Chez les lycéens, l’expérimentation au moins une fois de la cigarette électronique est passée de 4,7% en 2011 à 10% en 2012, et son utilisation courante de 1,5% à 2,8%. Près de 7,2% n’ont jamais fumé de cigarette conventionnelle.

Chez les collégiens, l’expérimentation du produit est passée de 1,4% à 2,7% sur la même période.

«La montée de l’utilisation de la cigarette électronique est inquiétante», indique Tom Frieden, directeur des CDC, dans un communiqué, car la nicotine que contient la cigarette électronique «est une drogue qui entraîne une forte dépendance et de nombreux jeunes qui commencent avec elle peuvent être condamnés à être dépendants toute leur vie».

Alors que 90% des nouveaux fumeurs sont des adolescents, rappelle Tim McAfee, directeur du département Tabac aux CDC, «il est urgent de mettre en oeuvre des stratégies pour empêcher la publicité, la vente et l’utilisation de la cigarette électronique par les jeunes».

Le gouvernement américain devrait annoncer en octobre ses projets de règlementation de la cigarette électronique, les lois étant pour le moment différentes selon les Etats. Nombre d’entre eux en ont interdit la vente aux mineurs.

En Europe, plusieurs pays dont la France et l’Italie ont fait de même.

L’étude des CDC a été réalisée à partir d’un questionnaire délivré à quelque 20 000 élèves, pour un rapport annuel sur les jeunes et le tabac.

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Les cigarettiers condamnés à avouer leurs mensonges


Un coup dur pour les compagnie de tabac aux USA que si cela n’aurais presque pas de répercussion en France .. cela pourrait donner un bon coup de pouce à ceux qui ont aussi amener en justice les cigarettiers au Canada Cependant, il faut espérer que les compagnies de tabac, n’accentueront pas leur marché dans les pays défavorisés
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USA : Les cigarettiers condamnés à avouer leurs mensonges

 

Josef Vostarek/ASSOCIATED PRESS

Chaque année, 5 millions de personnes meurent dans le monde à cause du tabac

Par  Martine Perez, Caroline Piquet

«Un tribunal fédéral a décidé que les compagnies de tabac ont délibérément menti aux Américains à propos des effets de la cigarette sur la santé.»

Cette phrase devrait être diffusée par des campagnes de publicité financées par les cigarettiers pendant deux ans, ainsi que vient de l’exiger mercredi le juge fédéral Gladys Kessler, mercredi dernier. Ils sont également condamnés à délivrer d’autres messages pour corriger ces mensonges, par des «vérités» définies par ces mêmes juges:

«Plus de personnes meurent chaque année du tabac que des meurtres, du sida, des suicides, des drogues, des accidents de la route et de l’alcool, le tout réuni» ;

«Les compagnies de tabac ont sciemment fabriqué des cigarettes avec suffisamment de nicotine pour créer une dépendance» ; ou encore «Quand vous fumez, la nicotine a un effet sur votre cerveau, c’est pour cela qu’il est très difficile d’arrêter» …

Le 17 août 2006, dans le cadre de la loi antimafia, la justice fédérale américaine avait estimé que les compagnies de tabac avaient violé la législation en trompant le grand public pendant des décennies sur les dangers de la cigarette pour la santé. Les compagnies avaient été reconnues coupables et condamnées à publier des correctifs. Cette condamnation s’appuyait sur une autre procédure judiciaire lancée par 46 États américains contre les principaux industriels du tabac qui, en 1998, leur avait imposé une amende de 250 milliards de dollars et la publication sur Internet de tous leurs documents secrets. L’analyse de ces millions de pages a permis de décrypter et de dévoiler tous les mensonges et toutes les stratégies de l’industrie du tabac pour inciter la population à fumer.

C’est à la lecture de ces documents que la procédure, cette fois fédérale, a été lancée et a abouti à la condamnation de 2006. Mais ce n’est que mercredi 28 novembre, soit six ans plus tard, que la justice a enfin statué sur la formulation des messages.

Aux États-Unis, la consommation baisse

Désormais, des groupes comme Reynolds American Inc., qui fabriquent et vendent de nombreuses marques (Camel, Lucky Strike, Pall Mall, Winston) ou Philip Morris USA (Marlboro, Chesterfield) sont concernés par cette campagne d’information d’un genre nouveau. Les messages rectificatifs seront diffusés à la télévision, dans les journaux, sur les paquets, dans les points de vente et sur les pages Web des marchands de tabac.

«Aux États-Unis, contrairement à la France, la consommation de tabac est en train de diminuer, explique le Pr Gérard Dubois (Académie de médecine). En Californie, par exemple, seulement 13 % des adultes fument, contre 30 % en France.»

La révélation des méfaits du tabac, la divulgation du comportement inadmissible de cette industrie a lentement convaincu les Américains que le tabac, contrairement à ce qu’affirment ses représentants, ce n’est pas la liberté, mais la dépendance. Chaque année, 5 millions de personnes meurent dans le monde à cause du tabac, responsable de 100 millions de morts au XXe siècle.

«En France, ça ne bouge pas. Partout dans le monde, l’industrie du tabac est reconnue comme délinquante, menteuse, manipulatrice et bafouant les lois. Malheureusement, cette même industrie reste “persona grata” au ministère de l’Économie, à Bercy, déplore le Pr Yves Martinet (pneumologue, président du Comité national contre le tabagisme), qui salue cette décision américaine. La France a pourtant signé et ratifié la convention cadre de l’OMS contre le tabac qui précise que les politiques doivent se prémunir contre toute interaction avec ces industriels dans la définition des politiques publiques de santé.»

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Recherche médicale → Le tabac rend moins intelligent


C’est une des pires inventions légales qu’est la cigarettes. Et en plus, les compagnies ont tout fait pour nous rendre dépendant. Car même si on sait toutes les conséquences de fumer .. on continu .. Alors voici une autre conséquence négative
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Recherche médicale → Le tabac rend moins intelligent

 

Le tabac rend moins intelligent

Crédit photo : archives Reuters

Agence QMI

Le tabac accélérerait le déclin des facultés cognitives, selon une étude franco-britannique.

Des chercheurs de l’University College London au Royaume-Uni et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale en France ont découvert que le tabagisme est associé à un déclin cognitif plus rapide chez les hommes. Les résultats obtenus ne sont pas significatifs chez les femmes, pour des raisons qui n’ont pas encore été éclaircies par les scientifiques.

Pour parvenir à ce résultat, les auteurs de ces travaux ont analysé l’évolution des capacités cognitives d’une cohorte de 7000 participants (5000 hommes et 2000 femmes) âgés en moyenne de 56 ans. Trois séries de tests ont été menées sur une période de dix ans et la consommation de tabac a été évaluée sur 25 ans.

Les hommes ayant fumé pendant toute la durée de l’étude ont affiché la plus forte baisse dans tous les tests cognitifs. Ceux qui ont arrêté de fumer dix ans avant les premiers tests présentent toujours un risque plus important de déclin cognitif, contrairement à ceux qui avaient arrêté bien avant.

Les effets du tabac se font particulièrement sentir sur ce que les chercheurs appellent les «fonctions exécutives», c’est-à-dire celles qui permettent d’atteindre un objectif, et qui combinent mémoire, attention et traitement rapide de l’information.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique Archives of General Psychiatry.

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Naître drogué de parents accros


Quand je pense qu’on voudrait légaliser les drogues, alors qu’il y a tellement de conséquences pour le corps et le cerveau. Imaginez les bébés qui dans l’utérus rentre en contact avec les drogues, alcool, cigarettes et médicaments .. c’est un début de vie bien difficile pour ce petit être.
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Naître drogué de parents accros

Naître drogué de parents accros

Leur corps minuscule s’est habitué à l’héroïne, aux médicaments antidouleur ou à la méthadone dans l’utérus de leur mère. À la naissance, lorsqu’ils en sont brutalement privés, c’est la souffrance.

Photo: Alain Roberge, La Presse

Marie-Claude Malboeuf
La Presse

Chaque année, au Québec, près d’une centaine de bébés doivent être sevrés parce qu’ils naissent drogués et sont en manque d’opiacés, révèlent les toutes dernières données de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

Leur corps minuscule s’est habitué à l’héroïne, aux médicaments antidouleur ou à la méthadone dans l’utérus de leur mère. À la naissance, lorsqu’ils en sont brutalement privés, c’est la souffrance. Après quelques jours, les bébés les plus touchés peuvent se mettre à trembler, à pousser des cris aigus, à vomir, à respirer péniblement, à s’agiter et à pleurer intensément dès qu’un bruit, une lueur ou un mouvement les perturbe. Certains symptômes peuvent mettre des semaines à disparaître.

Les mères ne viennent pas toutes de la rue ou de milieux pauvres, même si c’est souvent le cas.

«J’ai accouché des avocates et des notaires qui prenaient de l’héroïne de façon récréative», rapporte l’obstétricien montréalais Samuel Harper, qui suit la majorité des héroïnomanes enceintes.

Dans son bureau du CLSC des Faubourgs, dans le quartier Centre-Sud, il suit aussi la grossesse d’un petit nombre de femmes incapables de se passer de médicaments antidouleur. Dérivés du pavot, comme l’héroïne, ils leur ont été prescrits à la suite d’une opération ou pour soulager de violents maux de dos, et les choses ont mal tourné.

En Ontario, dans les deux dernières années, la forte popularité de ces médicaments a fait augmenter de 38% le nombre de bébés qui ont nécessité un sevrage, constate l’ICIS. Au Québec, leur nombre a parallèlement baissé de 21% – une donnée surprenante puisque le nombre de Québécois consommateurs d’opiacés d’ordonnance a bondi de 182% depuis 2000, tandis que les dépenses du gouvernement pour le paiement de l’un d’eux (l’OXyContin) ont augmenté de 1280%.

Les toxicomanes québécoises sont peut-être plus prudentes que les autres durant leur grossesse.

«Malgré nos efforts, il est aussi possible que plusieurs femmes passent encore inaperçues, avance le Dr Harper. Celles qui fonctionnent bien n’éveillent pas les soupçons et peuvent avoir déjà quitté l’hôpital quand les premiers symptômes de sevrage se manifestent, après quelques jours.»

Des milliers de bébés touchés

Les patientes du Dr Harper accouchent pourtant au Centre des naissances du CHUM, qui se trouve à l’avant-garde pour le dépistage et l’accompagnement des mères toxicomanes. Le centre en a dépisté 111 en 2010-2011 (39 abusaient de cannabis, 29 de cocaïne, 22 d’opiacés, 15 d’alcool et 6 d’amphétamines), et sevré 19 bébés.

Ailleurs, l’ampleur du problème est encore plus difficile à cerner, même si le dépistage des femmes enceintes devrait être «systématique», selon le Plan d’action interministériel en toxicomanie 2006-2011. On y lit que 5% des Québécoises font une consommation abusive d’alcool durant leur grossesse et que, dans certains secteurs, 10% se droguent alors qu’elles attendent un bébé.

Les gynécologues doivent poser plus de questions et envoyer plus souvent leurs patientes aux travailleurs sociaux, car plusieurs d’entre elles ont le réflexe de minimiser les quantités qu’elles consomment», plaide l’infirmière-chef du service de néonatalogie de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, Patricia Geraldes.

L’an dernier, de 20 à 25 femmes accros à la cocaïne ou aux amphétamines ont accouché à son hôpital. Les femmes enceintes qui consomment du cannabis s’y comptent carrément par dizaines, mais elles ne sont pas nécessairement ciblées pour cette raison.

«On leur suggère quand même de fumer moins», indique la travailleuse sociale Maude Ménard.

Comme le tabac, le cannabis peut causer des retards de croissance. La cocaïne et les amphétamines aussi, en plus de provoquer chaque année des dizaines de naissances prématurées.

«À long terme, ces substances laissent même plus de traces dans le cerveau que les opiacés», affirme l’anesthésiologiste Édith Villeneuve, chef de la Clinique antidouleur du CHU Sainte-Justine.

Les bébés qui y ont été exposés restent hospitalisés jusqu’à ce que toute trace de drogue ait disparu de leur urine. Pour les soulager, il n’y a pas grand-chose à faire.

«Quand il s’agit d’une substance qu’on ne trouve que dans la rue et qui a pu être mélangée à toutes sortes de choses, ses effets sont plus néfastes, et c’est impensable d’en donner à un bébé, même à toutes petites doses», précise la Dre Villeneuve. Elle se rabat donc, à l’occasion, sur des médicaments qui servent à réduire l’anxiété ou l’hyperactivité, ou encore à induire la somnolence.

On donne parfois de la caféine aux bébés exposés à la cocaïne, dit de son côté Patricia Geraldes. En général, les mères n’ont eu aucun suivi de grossesse. Elles arrivent à la salle d’accouchement en pleine crise, sans carte d’assurance maladie. Mais d’autres nous arrivent très adéquates. Elles sont organisées et n’ont pas l’air d’avoir consommé. On le découvre parce que le bébé ne va pas bien.»

Ces mères ont beau être moins démunies, la travailleuse sociale Maude Ménard s’en inquiète.

 «Gérer un emploi tout en consommant, c’est une chose; être parent, c’en est une autre, dit-elle. La fatigue fragilise. Sans compter qu’avoir un enfant, c’est très confrontant. Ça peut aggraver les problèmes.»

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Imiter Toronto et Vancouver

Depuis plus de 10 ans, le CHUM cherche à ouvrir un centre périnatal et familial en toxicomanie où les parents trouveraient tout sous le même toit: thérapies, diagnostics, soins médicaux, conseils éducatifs, dépistage, stimulation, gardiennage, etc.

Vancouver et Toronto ont déjà leur centre de suivi (Sheeway Project et Breaking the Cycle), et ils sont apparemment très efficaces.

«Si le bébé est stimulé après sa naissance, si on aide la mère à lui offrir de bonnes conditions de vie, il peut s’en tirer relativement bien. Même s’il a été exposé à la drogue, plusieurs effets se résorbent», souligne l’obstétricien Samuel Harper.

À Montréal, les parents doivent faire le tour de la ville pour obtenir les services dont ils ont besoin, se désole la travailleuse sociale Marielle Venne. Ce n’est pas très efficace. Souvent, ils n’osent pas tout dire à leur pédiatre, qui prescrit des examens inutiles.»

Déjà en 1999, le Comité permanent de lutte contre la toxicomanie a applaudi le projet du CHUM, mais le centre hospitalier est toujours à la recherche de partenaires pour le lancer.

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Le crack moins nocif que l’alcool

Au risque de choquer, le Dr Samuel Harper est catégorique:

«Ce qui est légal – le tabac et l’alcool en grande quantité – est pas mal plus dangereux pour le foetus que certaines drogues illicites.»

Et le gynécologue n’hésite pas à le dire aux héroïnomanes enceintes qu’il suit au CLSC des Faubourgs, en plein coeur du quartier Centre-Sud, à Montréal.

«J’aime mieux que mes patientes arrêtent la cigarette que la méthadone, dit-il. Et j’aime mieux qu’elles prennent un peu de crack chaque jour plutôt que de se soûler une fois par mois.»

À fortes doses, l’alcool peut avoir un effet dévastateur, rappelle le Dr Harper.

«À cet égard, on devrait aussi s’inquiéter pour la dame qui déprime à la maison, et qui va sans doute passer inaperçue parce qu’elle a de l’argent», dit-il.

Pendant la grossesse, le banal Advil est plus problématique que la morphine», affirme de son côté l’anesthésiologiste Édith Villeneuve, chef de la Clinique antidouleur du CHU Sainte-Justine.

Chaque année, elle y traite une dizaine de femmes enceintes qui ont remplacé l’héroïne par la méthadone, plus une dizaine d’autres qui ont besoin d’opiacés pour supporter des douleurs chroniques ou aiguës. Et ce n’est pas une attitude égoïste, dit-elle.

Ces patientes ne veulent rien prendre parce qu’elles trouvent ça atroce pour leur bébé. Mais les douleurs fortes peuvent déclencher des contractions et interrompre la grossesse. Le sevrage est préférable, car il est assez simple quand une femme n’a rien pris d’autre que des opiacés achetés à la pharmacie. La moitié des bébés n’en auront même pas besoin.»

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