Le Saviez-Vous ► 15 faits inusités sur le rhume


Le rhume a au moins 150 amis pour contaminer les gens !! Quelque rare personne, comme ma fille ne sont jamais malade alors que nous pauvres mortels si le rhume plane, il nous attrape. Il y a quand même des moyens pour essayer de l’éviter que ce soit le lavage des mains, désinfectés les objets, aérés malgré le froid la maison, être actif etc ..
Nuage

 

15 faits inusités sur le rhume

 

Les virus du rhume mutent régulièrement.

Pormezz/Shutterstock

Par Brandon Specktor avec Jeanne Moncada, Sélection du Reader’s Digest

Rhume ou grippe? Pour mieux prévenir la maladie et se sentir bien durant tout l’hiver, mieux vaut être informé : voici 15 faits à connaître sur le rhume.

 

1 / 15

Le rhume et les virus

Le rhume ou « rhinite infectieuse » est causé par de nombreux virus – plus de 150 selon la Pre Caroline Tapparel-Vu, virologiste au laboratoire de virologie des Hôpitaux universitaires de Genève. Tous sont capables de provoquer congestion et toux, et de contraindre au repos. Chacun de ces virus arrive à tromper à sa façon nos défenses immunitaires.

« Très petits et très malins, ils mutent régulièrement », précise Caroline Tapparel-Vu.

Voilà pourquoi il est peu probable qu’on trouve un jour un remède universel au rhume.

2 / 15

Le rhume ne serait peut-être pas lié aux chutes de température.

Zaitsava Olga/Shutterstock

Le mot rhume, synonyme de temps froid?

Le mot évoque souvent les temps froids. Pourtant, l’effet des basses températures sur l’agressivité d’un virus n’est pas clair. Si les rhumes sont plus fréquents en hiver, c’est probablement parce que nous passons plus de temps à l’intérieur, en contact rapproché avec des personnes et des surfaces contaminées.

3 / 15

Le rhume et l’air sec des pièces chauffées

L’air des pièces chauffées assèche les narines, empêchant le mucus de piéger les microbes avant qu’ils n’atteignent les poumons. Le corps sécrète davantage de mucus pour les évacuer. L’écoulement du nez n’est donc pas causé par le rhume, mais par le corps qui implore d’agir…

La fréquence du rhume

Nous attrapons plus de rhumes qu’il n’y paraît. Selon Roland Reynaert, médecin généraliste à Bruxelles, les jeunes enfants peuvent avoir de six à huit rhumes par an, là où les adultes n’en auront que de deux à quatre. Certaines personnes ne l’attraperont jamais.

5 / 15

Pour éviter d'attraper un rhume, tenez-vous à un mètre de distance des autres.

Estrada Anton/Shutterstock

Un mètre et un rhume

Un mètre. C’est la distance minimale à conserver pour se prémunir du rhume d’un tiers, précise Anne Iten, médecin aux Hôpitaux universitaires de Genève.

6 / 15

Remède gratuit contre le rhume

Le meilleur remède, et il est gratuit, c’est le repos. Selon une étude auprès de 200 personnes, parue dans Brain, Behavior, and Immunity, les sujets enrhumés se sentent moins vigilants et de mauvaise humeur. Leurs facultés mentales sont altérées et leurs réactions plus lentes que celles des sujets en bonne santé.

7 / 15

Les secrets d’un bon repos

Le repos en position allongée est déconseillé, car le mucus du nez descend et irrite la gorge, déclenchant des quintes de toux qui nuisent au sommeil. Adoptez plutôt une position semi-assise pour réduire la stimulation des récepteurs sensitifs de la gorge responsables de la toux. En prime, le mucus s’écoule plus facilement et on respire mieux.

8 / 15

Guérir plus vite?

Pour guérir plus vite et gratuitement, vous pouvez aussi recruter un proche pour qu’il vous dorlote. Dans une étude de 2009 de l’Université du Wisconsin, les patients ayant attribué la note maximale à leur médecin dans un questionnaire mesurant l’empathie ont été malades un jour de moins que ceux dont le médecin était jugé moins prévenant. Les taux d’IL-8, une protéine produite par un organisme malade, étaient deux fois plus élevés chez les sujets des médecins plus attentifs.

9 / 15

Stimuler son système immunitaire

De petites séances d’exercice léger peuvent stimuler les défenses immunitaires. Une expérience menée sur des femmes ménopausées en surpoids ou obèses a montré que celles qui étaient actives attrapaient moins de rhumes que les autres. Une analyse de 2014 laisse croire qu’un entraînement d’intensité modérée contribuerait à prévenir le rhume….

10 / 15

En cas de rhume, les bouillons de viande sont bénéfiques.

Oksana Mizina/Shutterstock

Bouillon de viande ou de légumes?

Le bouillon de viande fonctionne peut-être, mais pas parce que c’est la recette de maman. La plupart des bouillons clairs sont bénéfiques; le liquide chaud décongestionne et facilite l’écoulement du mucus. La soupe au poulet est un excellent réhydratant – un liquide chaud, salé et plein d’électrolytes. Le Dr Reynaert recommande de faire des inhalations qui permettent de liquéfier les sécrétions collantes.

11 / 15

Qu’en est-il de la vitamine C?

Ne comptez pas sur les suppléments de vitamine C. En 2013, une analyse de 29 expériences différentes a établi que, dans l’ensemble, ils ne prévenaient pas le rhume. Mais, dans certains cas, les doses destinées à atténuer les symptômes avaient eu des effets légers.

12 / 15

Le zinc et la guérison

Le zinc, en revanche, semble accélérer la guérison. Pris en pastille ou en sirop dans les 24 heures suivant l’apparition des symptômes, il réduirait la durée du rhume d’une journée. Le système immunitaire a en effet besoin de zinc pour travailler. Bien sûr, consultez d’abord un médecin pour éviter une interaction indésirable avec d’autres médicaments.

13 / 15

Pour éviter d'attraper un rhume, lavez-vous les mains régulièrement.

Summer Photographer/Shutterstock

L’espérance de vie d’un virus

Un virus du rhume peut survivre plus de 24 heures hors du corps humain; lavez-vous les mains après avoir touché une poignée de porte ou  un robinet du bureau. Une étude de 2011 a révélé que les porteurs du rhinovirus, le virus du rhume le plus répandu, contaminaient 41 % des surfaces de leur maison – poignées, télécommandes, robinets, etc. Une heure après avoir touché ces surfaces, les doigts de presque 25 % des sujets étaient encore infectés..

14 / 15

Toujours prendre le rhume au sérieux

C’est bénin, mais on le prend au sérieux. Ces infections sont habituellement anodines et guérissent spontanément, mais elles peuvent entraîner de graves complications (bronchiolite, pneumonie, etc.) chez les personnes âgées et les jeunes enfants.

15 / 15

Prévenez le rhume en faisant des gargarismes.

Odua Images/Shutterstock

Gargarismes préventifs

Grand-mère avait raison : les gargarismes sont efficaces, peut-être même préventifs. Certains volontaires d’une étude japonaise se sont gargarisés régulièrement avec de l’eau, d’autres non. Après 60 jours, le premier groupe affichait presque 40 % de rhumes en moins par rapport au groupe témoin.

https://www.selection.ca/

Le Saviez-Vous ► Que se passe-t-il lorsque vous êtes en colère?


Nous avons tous un jour ou l’autre des moments de colère, le hic, c’est leur intensité et leurs fréquences qui peuvent finir par miner notre santé
Nuage

 

Que se passe-t-il lorsque vous êtes en colère?

Déceler les premiers signes

ESB Professiona / Shutterstock

Lorsque vous êtes sur le point d’exploser, votre corps réagit. Découvrez le processus physiologique qui s’enclenche lors de vos accès de rage!

Votre cerveau se met en mode réflexe

La colère bloque le raisonnement (lobes préfrontaux) et les zones réflexes du cerveau prennent la relève. L’hémisphère gauche est de plus en plus stimulé sous l’impulsion des hormones du cerveau et des réactions cardiovasculaires.

Lorsque l'on est en colère, l'estomac est perturbé.

Mr.Thanathip Phatraiwat/Shutterstock

Votre estomac est perturbé

La réponse de combat-fuite peut induire le système nerveux à couper l’alimentation sanguine de l’estomac afin de l’acheminer vers les muscles en perturbant les contractions du système intestinal et les sécrétions digestives.

Être en colère donne des boutons.

Dragon Images/Shutterstock

La colère n’embellit pas

Elle provoque une poussée de cortisol, une hormone de stress qui intensifie la production de gras et cause l’acné et autres problèmes cutanés.

Être en colère affecte le système immunitaire.

Dmytro Zinkevych/Shutterstock

Votre système immunitaire est affecté

Au cours d’accès de rage fréquents et prolongés des parties du système nerveux sont surexcitées et nuisent à la détente ce qui, avec le temps, affecte le système immunitaire.

https://www.selection.ca/

Le Saviez-Vous ► Peut-on attraper des infections en s’asseyant sur les toilettes publiques?


Chez moi, beaucoup de toilettes publiques sont presque tous avec un oeil magique pour les toilettes, distributrices de savon et robinets. Donc on touche le moins possibles aux objets. Enfin, faut-il avoir peur de la contamination dans ces lieux ? Alors que le téléphone est plus contaminé que les toilettes publiques ! Une chose à retenir, le lavage des mains est une grande importance pour diminuer les risques d’infections.
Nuage

 

Peut-on attraper des infections en s’asseyant sur les toilettes publiques?

 

Lors d’une rencontre avec des matières fécales dans les toilettes publiques, il existera toujours un risque d’infection. | Gabor Monori via Unsplash License by

Lors d’une rencontre avec des matières fécales dans les toilettes publiques, il existera toujours un risque d’infection. | Gabor Monori via Unsplash License by

Primrose Freestone

Qui ne s’est jamais contorsionné pour éviter de s’asseoir sur le siège des toilettes publiques, par peur de ce qui s’y trouve?

Tout le monde a déjà vécu cette situation: une envie pressante, la recherche frénétique de toilettes, et, une fois trouvées, la découverte que le siège est couvert de gouttelettes, souvenirs de l’utilisateur précédent. Dès lors, que faire? Se comporter comme si de rien n’était et procéder comme à l’accoutumée, ou bien tenter de faire son affaire accroupi, en équilibre précaire?

Notre monde est, à bien des égards, une planète de microbes. Comme tous ses habitants, nous portons en nous et sur nous nos propres forêts tropicales microscopiques, que nous échangeons en permanence non seulement avec notre environnement, mais aussi les uns avec les autres. Les microbes sont en effet abondants dans tout le corps humain, y compris sur la peau, dans la bouche, dans les yeux, dans les organes urinaires et génitaux ainsi que dans le système gastro-intestinal. La plupart des gens transportent jusqu’à un kilogramme de micro-organismes… Ces bactéries, champignons, levures, virus et parfois parasites vivent majoritairement dans l’intestin.

Les recherches ont établi que les microbes de l’intestin constituent de 25 à 54% des matières fécales humaines. En conséquence, les fèces humaines peuvent transporter un large éventail de pathogènes transmissibles: les bactéries Campylobacter, Enterococcus, Escherichia coli, Salmonella, Shigella, Staphylococcus, Streptococcus et Yersinia –ainsi que les virus comme les norovirus, les rotavirus et les virus des hépatites A et E, pour n’en nommer que quelques-uns.

Lors d’une rencontre, dans les toilettes publiques, avec des matières fécales, il existera donc effectivement toujours un risque d’infection… Mais à quel point ce risque est-il important?

Uriner en public

Il est très peu probable qu’une infection se développe à partir des fesses, même assises sur un siège de toilettes. En effet, la plupart des infections intestinales impliquent le transfert manuel de bactéries vers la bouche. Ceci se produit généralement lorsque les mains, les aliments ou certaines surfaces se retrouvent souillés par des matières fécales. Qui plus est, la couche de bactéries et de levures qui recouvre la peau humaine fonctionne comme un bouclier de protection très efficace. Et enfin, en dernier recours, notre système immunitaire est particulièrement efficace pour nous protéger contre les agents pathogènes.

Il n’est donc pas nécessaire de grimper sur le siège des toilettes pour s’y s’accroupir. En fait, cette façon de faire peut entraîner des blessures, ou augmenter le risque d’infection. Comme l’explique Brianne Grogan, physiothérapeute en santé des femmes:

«Le problème avec le fait de “planer” au-dessus des toilettes en urinant est que les muscles de votre plancher pelvien et de votre ceinture pelvienne –vos rotateurs de la hanche, vos muscles glutéaux, votre dos et vos abdominaux– sont extrêmement tendus. Cette tension de la ceinture pelvienne rend l’écoulement de l’urine difficile, vous obligeant souvent à pousser ou à “appuyer légèrement vers le bas” pour que l’urine sorte rapidement. Or, uriner via des poussées ou des appuis fréquents vers le bas peut contribuer au prolapsus des organes pelviens

Brianne Grogan ajoute que cette position pourrait aussi aboutir à une vidange incomplète de la vessie, ce qui pourrait entraîner une augmentation de la fréquence et de l’urgence des mictions ou, dans des cas extrêmes, contribuer à augmenter le risque d’infection urinaire.

La poignée de porte sale

Les défenses microbiennes et immunitaires d’un individu le protègent donc des risques d’infection liés à l’utilisation de toilettes publiques. Qui plus est, dans les pays développés, la prise de conscience du risque d’infection par les matières fécales entraîne un nettoyage régulier des toilettes.

Pour vous rassurer, vous pouvez néanmoins tout à fait transporter avec vous des lingettes antiseptiques, et les utiliser pour nettoyer le siège des toilettes avant de l’utiliser, afin de protéger votre fondement de tout risque de contamination.

Les sièges de toilettes sales ne devraient toutefois peut-être pas constituer votre plus importante préoccupation. En effet, une étude de 2011 a révélé que les microbes présents dans les gouttelettes d’eau projetées lorsque la chasse d’eau est tirée colonisent rapidement une surface plutôt conséquente de la pièce, y compris l’abattant, la porte, le sol et le support du papier toilette. Pour éviter de subir cette vaporisation à base de contenu de toilettes –lequel inclut vos propres germes et ceux des utilisateurs précédents– il est recommandé de quitter la cabine immédiatement après avoir appuyé sur le bouton de la chasse d’eau.

Et enfin, bien sûr, tout le monde ne se lave pas les mains après être passé aux toilettes. Il est donc fort probable que les poignées de portes soient contaminées. Pour éviter de recontaminer vos mains propres lorsque vous quittez les toilettes publiques, utilisez votre coude, votre manteau ou un mouchoir pour ouvrir la porte.

Maintenant, lavez-vous les mains

Un lavage de mains efficace est la clé d’une protection complète contre les germes associés aux toilettes. Le lavage des mains élimine en effet totalement la saleté, les bactéries et les virus, ce qui empêche les microbes potentiellement infectieux de se propager à d’autres personnes et objets. Il est recommandé de se laver en frottant vigoureusement ses mains et ses doigts avec de l’eau savonneuse pendant vingt à trente secondes, y compris sous les ongles. La friction qui résulte du frottement des mains l’une contre l’autre détache les débris sur lesquels se trouvent les microbes.

Il faut toutefois aussi savoir que les lavabos des toilettes publiques, les robinets et les distributeurs d’essuie-tout ou les boutons des sèche-mains sont tous fortement contaminés par des microbes. C’est parce qu’en général, les mêmes mains qui viennent d’essuyer un fondement pressent ensuite le bouton du distributeur de savon puis touchent la poignée du robinet. Il est donc conseillé, une fois le lavage des mains terminé, de laisser le robinet ouvert pendant que vous vous séchez les mains, puis d’utiliser un morceau d’essuie-tout propre pour le fermer. Ou, si vous utilisez un sèche-mains, d’utiliser votre coude pour appuyer sur le bouton de mise en marche.

Il va de soi qu’il est déconseillé de manger, de boire ou de fumer à l’intérieur des toilettes publiques. Il en va de même pour l’utilisation du téléphone portable. Pourtant, des travaux ont montré que près de 75% des gens utilisent leur téléphone lorsqu’ils sont aux toilettes. À ce propos, il est peut-être temps de cesser de s’inquiéter de la propreté des toilettes. Une étude menée par une équipe américaine a en effet révélé que les téléphones mobiles sont jusqu’à dix fois plus sales que les sièges de WC

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.The Conversation

http://www.slate.fr/

Découverte d’un nouveau mini-organe humain, outillé pour nous défendre


Avec les avancées technologiques, pouvons-nous prétendre que nous connaissons tout du corps humain dans le moindre recoin ? Il semble que non, le corps humain à encore des secrets à nous révéler. Voici la découverte d’un mini-organe qui se situe dans le système immunitaire et semble avoir une mémoire sur des infections ou des vaccins antérieurs pour mieux aider au corps à lutter
Nuage

 

Découverte d’un nouveau mini-organe humain, outillé pour nous défendre

 

organe corps humain

 

Crédits : Imogen Moran / Tri Phan / Nature Communications ISSN 2041-1723

par Brice Louvet

Une équipe de chercheurs annonce la découverte d’un mini-organe dans le système immunitaire humain, capable de se souvenir des infections et des vaccinations passées dans le but de répondre aux agents pathogènes déjà rencontrés.

Vous retrouverez cette toute nouvelle structure – du moins à notre connaissance – à l’extérieur des ganglions lymphatiques. L’équipe explique dans la revue Nature Communications avoir décelé la présence de cet “outil” grâce à une technique d’imagerie connue sous le nom de “microscopie 3D”. À la manière d’un scanner, elle permet une imagerie tridimensionnelle en temps réel en prenant des centaines de “tranches” d’une partie d’un animal – ici des ganglions lymphatiques du système immunitaire chez la souris.

Les chercheurs de l’Institut de recherche médicale de Garvan, en Australie, ont alors repéré des « structures minces et plates » sur ces ganglions, qu’ils ont surnommés « foyers prolifératifs sous-capsulaires » (ou SPF), dans lesquels des cellules immunitaires semblent se rassembler pour contrer l’attaque d’un agent pathogène déjà rencontré auparavant. Ces mêmes ganglions lymphatiques ayant été également repérés chez l’Homme, les chercheurs proposent que notre corps peut se défendre en déployant la même stratégie, « tuant l’attaque dans l’œuf »avant qu’une infection déjà rencontrée ne se propage (à la manière des vaccins).

L’équipe de chercheurs note également, parmi ces nouvelles cellules immunitaires détectées, la présence de cellules de type mémoire B. Ces cellules indiquent au système immunitaire comment combattre une infection particulière. Les lymphocytes B à mémoire se transforment alors en plasmocytes pour produire des anticorps.

La découverte de nouvelles “défenses” pourrait alors permettre d’améliorer les techniques de vaccination, qui se concentrent elles aussi sur la fabrication de cellules B à mémoire. Il s’avère que nous avons déjà en nous un processus similaire déjà à l’œuvre.

« C’est une structure qui a toujours existé, note Tri Phan, principal auteur de l’étude. Mais personne ne l’avait encore vue. C’est un rappel remarquable qu’il existe encore des mystères cachés dans notre corps – même si nous, scientifiques, examinons les tissus au microscope depuis plus de 300 ans ».

Source

https://sciencepost.fr

Nos chiens à l’origine de la prochaine pandémie de grippe ?


Il y a des animaux connu qui peuvent transmettre la grippe aux humains. Aux États-Unis, il y a une épidémie de grippe canine. Mieux vaut prendre des précautions quand toutou présente des symptômes de la grippe, car ils croient qu’ils pourront être le prochain vecteur de la transmission du virus vers les humains.
Nuage

 

Nos chiens à l’origine de la prochaine pandémie de grippe ?

 

Nathalie Mayer
Journaliste

 

Une étude montre que nos chiens sont porteurs d’une variété étonnante de virus de la grippe. Aucun cas de transmission à l’Homme n’a toutefois été rapporté. Mais pour combien de temps encore ?

Aux États-Unis, les cas de grippe se multiplient. Les cliniques vétérinaires ne désemplissent plus. Les cliniques vétérinaires ? Oui, car il s’agit là d’une épidémie de grippe canine. Et, à en croire des chercheurs de l’Icahn School of Medicine (New York, États-Unis), mieux vaut la prendre au sérieux. Nos chiens, en effet, pourraient constituer les réservoirs d’une future pandémie humaine.

Rappelons que le virus de la grippe est capable de franchir la barrière des espèces, les hôtes principaux étant les oiseaux et les porcs. Au cours du processus, des recombinaisons virales donnent naissance à de nouvelles variétés de virus. Puis, ces variétés nous atteignent et créent des pandémies, car, sans exposition préalable, notre système immunitaire se trouve démuni.

Aux États-Unis, une épidémie de grippe H3N2 fait rage dans la population canine. À tel point que les vétérinaires mettent en garde. Comme chez les humains, le virus pourrait être fatal aux chiens les plus faibles. © ulkas, Fotolia

Aux États-Unis, une épidémie de grippe H3N2 fait rage dans la population canine. À tel point que les vétérinaires mettent en garde. Comme chez les humains, le virus pourrait être fatal aux chiens les plus faibles. © ulkas, Fotolia

De dangereuses recombinaisons de virus

Les chercheurs américains se sont penchés sur les génomes de virus de la grippe prélevés sur des chiens en Chine ; ces virus contenaient notamment des segments de la souche H1N1 responsable de la pandémie de 2009. Mais ils ont surtout découvert plusieurs nouvelles souches de la grippe issues de réassortiments de gènes et laissant craindre la possibilité d’une transmission à l’Homme.

« L’histoire que nous avons déjà écrite avec le porc, une dizaine d’années avant la pandémie de 2009, semble vouloir se répéter », prévient Adolfo Garcia-Sastre, l’auteur principal de l’étude.

Ainsi, en attendant d’en savoir plus, les chercheurs appellent à prendre toutes les précautions utiles dès l’apparition de symptômes chez nos chiens (traitement, mise en quarantaine, etc.) et même avant (vaccination).

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Les enfants et les microbes : 4 choses à savoir


    Les enfants qui n’ont pas appris à se salir comme en allant jouer dehors, dans l’eau, la boue, le sable pourraient seraient peut-être une cause de l’apparition de certaines allergies et asthme. Les microbes sont importants pour notre microbiote et c’est à l’enfance qu’on peut préparer la santé de demain. Ainsi que les virus, les aides à parfaire leur système immunitaire
    Nuage

     

    Les enfants et les microbes : 4 choses à savoir

      VICTORIA SNOWBER

      C’est bien connu, les enfants ont une propension à se salir. Pour peu qu’on les laisse faire, ils reviendront souillés de leur promenade au parc durant laquelle ils auront touché — et parfois même goûté ! — aux feuilles, insectes, cailloux et diverses saletés à leur portée.

      Plusieurs affirment que c’est là une bonne façon de développer une meilleure défense immunitaire qui les protégerait de troubles comme l’asthme et les allergies. Mais qu’en est-il alors de notre obsession de la propreté, s’est demandé le Détecteur de rumeurs.

      Les « bons » microbes, plus nombreux que les méchants

      Depuis le XIXe siècle, on a appris que les microbes peuvent être responsables de maladies, comme la grippe. Or, on sait aujourd’hui que sur les milliers de variétés de microbes auxquelles nous sommes exposés, seule une centaine sont dangereuses. Les autres sont de « bons » microbes, des alliés insoupçonnés de notre santé. Leur rôle serait si important que les scientifiques considèrent le microbiote intestinal — soit l’ensemble des microbes qui habitent nos intestins — comme un organe à part entière, au même titre que le foie, les poumons et le cœur.

      Un ventre à peupler et un système immunitaire à entraîner

      Les bébés sont exposés dès la naissance aux microbes. Lors d’un accouchement naturel, à ceux qui peuplent le vagin de leur mère ; lors de l’allaitement, aux microbes qui résident sur sa peau. Une alimentation riche en fibres dont les microbes se nourrissent permettra à l’écosystème intestinal de l’enfant de proliférer. Puis, explorant le monde à quatre pattes et portant ses mains à sa bouche, il se confrontera aux microbes logés dans la poussière, dans la bave du chien ou sur les jouets qu’il partage avec ses amis. Si un virus s’y cache, ils tomberont malades, mais ces expositions entraîneront aussi son système immunitaire à tolérer les microbes inoffensifs.

      Diversifier son microbiote

      Le hic, c’est qu’avec notre obsession de l’hygiène, les enfants d’aujourd’hui sont exposés à une moins grande variété de bons microbes qu’autrefois. De plus en plus d’études portent à croire que le système immunitaire des enfants qui vivent dans des environnements trop stériles serait trop peu diversifié et resterait partiellement immature, puisqu’il n’aurait pas appris à réagir adéquatement durant la petite enfance. Cette immaturité du système immunitaire pourrait être la cause de troubles de santé qui se développent beaucoup plus tard dans la vie de l’enfant, comme les allergies et l’asthme. Tout ça est encore à confirmer par des études plus poussées, mais l’importance d’un microbiote diversifié dès le plus jeune âge semble désormais faire consensus auprès de la communauté scientifique.

      Une question de gros bon sens

      Bien entendu, les maladies chroniques, comme l’asthme et les allergies, sont multifactorielles. Cependant, les gels antibactériens qu’on accroche maintenant aux sacs à dos des enfants, notre volonté de les garder propres en tout temps et le fait qu’ils passent deux fois moins de temps à jouer dehors qu’il y a 20 ans, s’exposant ainsi à une moins grande variété de microbes, sont autant d’habitudes qui pourraient nuire à leur santé à long terme. Pour y remédier, il ne s’agit pas de bazarder l’hygiène élémentaire, de les laisser mâcher une gomme trouvée sur le sol ou de jouer dans la litière du chat. Se laver les mains avant les repas ou après une visite aux toilettes demeure une mesure d’hygiène à préconiser. Il faut toutefois réapprendre à les laisser jouer librement dans la boue, marcher pieds nus dans le sable, mâchouiller des brins d’herbe, s’ébouriffer dans la poussière. Bref, les laisser se salir comme seuls les enfants savent le faire, pour leur propre santé et celle de leurs microbes !

      Pour en savoir plus, le Détecteur de rumeurs vous recommande :

      Les microbes, nos alliés : arrêtons d’aseptiser nos enfants, de Marie-Claire Arrieta et B. Brett Finlay

      Mille milliards d’amies : comprendre et nourrir son microbiome, de Marianne Desautels-Marissal

      Ce texte est initialement paru dans la dernière édition papier du magazine Planète F, consacrée aux territoires, une collection de réflexions sur la famille et la parentalité.

      https://quebec.huffingtonpost.ca/

    Le Saviez-Vous ► Le vitiligo, qu’est-ce que c’est ?


    Aujourd’hui, 25 juin est la Journée internationale du vitiligo. Le vitiligo est une pathologie qu’on entend de plus en plus parler parce qu’elle est moins cachée. Des gens connu on exposé leur vitiligo au grand public pour démontrer que ce n’est ni contagieux, ni une honte, seulement une différence
    Nuage

     

    Le vitiligo, qu’est-ce que c’est ?

     

    Le mannequin Chantelle Brown Young, égérie de la marque Desigual, est atteinte d'un vitiligo.

    Le mannequin Chantelle Brown Young, égérie de la marque Desigual, est atteinte d’un vitiligo.

    © REX/REX/SIPA

    Par Stéphane Desmichelle

    Dermatose qui touche entre 0,5 et 2 % de la population, le vitiligo peut avoir un retentissement psychologique important. À l’occasion de la Journée mondiale qui lui a été consacré le 25 juin 2018, zoom sur cette pathologie qui aurait notamment touché Michael Jackson.

    Caractérisé par l’apparition de plaques blanches pathognomoniques sur la peau, le vitiligo touche indifféremment les hommes et les femmes. En France, entre 900.000 et 1,2 million de personnes en sont atteintes, selon l’Association française du vitiligo. Les tâches, indolores et non contagieuses, sont la conséquence d’une dépigmentation de la peau qui se présente sous forme de taches dues à une inhibition ou destruction des mélanocytes, les cellules responsables de la production de mélanine, principal pigment de la peau.

    Comment reconnaître le vitiligo ?

    Il existe deux formes de vitiligo.

    Dans la forme la plus fréquente, appelée vitiligo généralisé (« vitiligo vulgaire »), les plaques sont nombreuses, des deux côtés du corps, et plutôt symétriques. Ce vitiligo peut évoluer au fil du temps, pouvant même aboutir à une dépigmentation pratiquement totale (vitiligo universalis).

    Dans l’autre forme, nommée vitiligo segmentaire, la dépigmentation est unilatérale et localisée à une zone du visage, du tronc ou des membres qui correspond grossièrement à un territoire d’innervation (ou un métamère). Une fois installée, celle-ci n’évolue pas. De façon exceptionnelle, elle peut être associée à un vitiligo généralisé. Le diagnostic du vitiligo est fait par une simple observation clinique lorsque les taches sont nombreuses et symétriques. Dans les formes débutantes en revanche, comportant peu de taches, le médecin peut réaliser un examen à la lumière de Wood (qui permet d’observer la peau avec une lumière ultraviolette).

    Quelles sont les conséquences ?

    Il est quasiment impossible de prédire l’évolution d’un vitiligo. Il peut ne pas bouger, s’étendre, ou même régresser lorsqu’il est traité. Il n’entraîne pas d’atteinte d’autres organes ni de maladie. En revanche, son impact psychologique peut-être très important.

    Quelles sont les causes ?

    Les causes exactes du vitiligo n’ont pas été clairement identifiées. Il s’agit d’une pathologie complexe qui peut être liée à divers facteurs et dont la prédisposition peut être transmise de façon héréditaire. Bien qu’aucun gène ne puisse être incriminé précisément, des locus de susceptibilité ont été découverts et certains gènes ont été plus fréquemment associés aux vitiligo non segmentaires (souvent liés au système immunitaire). L’implication du système immunitaire dans la maladie est également de plus en plus documentée, suggérant un lien avec l’expression des cytokines (des protéines de signalisation cellulaire). Enfin, des données suggèrent que le vitiligo pourrait être dû à un détachement des mélanocytes, secondaire à un problème d’adhésion avec la membrane basale (qui sépare l’épiderme et le derme) et d’autres cellules adjacentes de la couche superficielle de la peau, les kératinocytes.

    Quels sont les traitements ?

    Bien que la recoloration normale de la peau ne soit pas encore d’actualité, il existe déjà des traitements et certaines pistes de recherche avancent encore.

    • Les rayons UVB, dits à spectre étroit, est le traitement de référence du vitiligo généralisé. Et les dermocorticoïdes de classe 3 celui du vitiligo segmentaire. Il se pourrait que l’association des deux soit encore plus efficace que les traitements isolés, notamment dans les zones difficiles à traiter.

    • La greffe de peau ou de cellules pigmentaires fonctionnelles est le meilleur traitement des vitiligos segmentaires stables depuis au moins 3 ans, selon la Société française de dermatologie.

    Par ailleurs, de nouvelles pistes thérapeutiques ont été rapportées. La pommade tacrolimus à 0,1%, qui n’a pas l’indication dans cette pathologie, a montré une efficacité comparable aux corticoïdes dans des essais cliniques. En outre, des cellules souches du derme de la peau glabre (partie cutanée plus profonde sous l’épiderme où sont habituellement situés les mélanocytes) se sont révélées capables de se différencier en mélanocytes fonctionnels. Leur stimulation pourraient ainsi permettre la repigmentation. Reste à comprendre les mécanismes sous-jacents… Le vitiligo est intégré dans les pathologies identifiées de façon prioritaire au sein du Centre de référence des maladies rares de la peau (CRMRP) coordonné par le professeur Alain Taieb, chef de service de dermatologie et dermatologie pédiatrique au CHU de Bordeaux.

    Une priorité nécessaire pour l’hôpital « en raison du peu de services en France ou à l’étranger offrant une prise en charge complète, médicale et chirurgicale (greffe de mélanocytes) ».

    Quelques conseils…

    Les plaques de vitiligo, dépourvues de pigment, sont plus sensibles au soleil et il faut absolument les protéger avec une crème solaire, sauf recommandation contraire du médecin (en effet, dans certains cas, l’exposition au soleil peut se révéler bénéfique). Enfin, certaines plaques correspondent à des zones de frottements (rasage, élastiques de sous-vêtements…) qu’il faudra identifier pour changer ses façons de faire. De nombreux conseils pratiques sont disponibles sur le site de l’Association française du vitiligo, qui propose également des ateliers de maquillage correcteur.

    Source : Société française de dermatologie

    https://www.sciencesetavenir.fr/