Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?


Cela est une bonne question ? Si le Canada était bombardé, tuant au passages nombres de civils cela ferait le tour du monde. On aurait des supports de tous les pays ou presque. Alors que des pays comme la Syrie, la bande de Gaza, la Thaïlande, la Colombie et bien d’autres passent sous silence alors que des bombes, des morts, des villes et villages sont détruites, certains pourront s’exiler alors que d’autres devront survivre de peine et misère, laissant tout derrière eux avec la peur au ventre
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Quel pouvoir avons-nous face à l’horreur?

 

WILLIAM DANIELS / HANDICAP INTERNATIONAL

Une employée de Handicap International, près des décombres d’une maison du quartier de Al-Wahda à Jalawla, en Irak.

Dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui ont dû fuir des bombardements? De ces personnes qui passent de quartier en quartier pour éviter le prochain tir ? Les mêmes qui changent de ville pour tenter de trouver dans la prochaine cité un hôpital encore en état de soigner leurs blessures ? Ou celles encore qui quittent leur région puisque, de toute façon, leur ville est détruite et jonchée de restes explosifs de guerre. Puis enfin, ces personnes qui ne reviendront pas et chercheront dans un autre pays la sécurité qu’elles ont définitivement perdu.

Vous n’en connaissez pas. Parce que par chance, le Canada n’a jamais été bombardé. Et que si par malheur ce devait être le cas, dans la minute qui suivrait, la planète entière crierait au scandale et dénoncerait la barbarie, l’insupportable, l’intolérable.

Selon l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch, plus de 10 pays et territoires avaient été le théâtre de l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées en 2014 : la Syrie, l’Irak, Israël, la Bande de Gaza, l’Ukraine, la Libye, le Pakistan, l’Afghanistan, le Soudan, le Nigeria, la Somalie, la Thaïlande et la Colombie.

En 2016, chaque jour, 90 personnes ont été tuées ou blessées par une arme explosive. Ce sont plus de 43 000 personnes qui sont ainsi victimes de ces agissements en une année, parmi lesquelles 92% de civils lorsque ces armes sont utilisées en zones peuplées.

Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

Chaque jour, des hôpitaux, des écoles, des marchés, des commerces, des conduites d’eau, des réseaux électriques, des routes sont touchés, le plus souvent détruits, par ces bombardements urbains. Chaque jour, les blessés et les morts s’accumulent et les plus chanceux, quand ils le peuvent, choisissent l’exil.

Ainsi, vous ne connaissez pas ces gens qui ont dû fuir des bombardements, et moi non plus, figurez-vous, ou si peu. Par contre, je connais ceux qui ont explosé sur une mine antipersonnel ou ceux qu’une sous-munition a privés de leurs bras ou de leurs yeux. Je connais ceux qui ont perdu leurs proches à cause de ces armes. Je connais ceux qui vivent, encore aujourd’hui, entourés de ces restes explosifs qui attendent, sournoisement, de déchirer la chair et de voler la vie.

Je me souviens des noms de ceux que j’ai eu la chance de croiser : Phongsavath, Phet Latxabout, Song Cosal, Raed Mokaled, Lynn Bradach. Cherchez-les sur internet et découvrez leur histoire.

Puis je lis les témoignages de Firas, Abdul, Mohamad, Dia’a, Rajab, Fteim, Sami qui, alors qu’ils étaient chez eux, dans la rue ou en visite chez des amis, ont été victimes d’un bombardement. Grièvement blessés, certains ont perdu un ou plusieurs proches. Tous ont dû fuir leur pays d’origine, laissant derrière eux leur maison, leur travail, leur famille et leurs amis.

Au Laos, aujourd’hui encore, plus de 40 ans après la guerre du Vietnam, des personnes explosent sur des restes explosifs. Au Cambodge, 35 après le régime des Khmers rouges, les équipes de déminage continuent de libérer les terres. En Colombie, un accord de paix a mis fin, l’année dernière seulement, à 50 années de guerre civile qui a jonché le territoire de restes explosifs. Et on parle aujourd’hui de décennies qui seront nécessaires pour déminer et dépolluer la Syrie…

À quoi bon se mobiliser, me direz-vous ? Puisque chaque jour le massacre continue, quel pouvoir avons-nous face à l’horreur ?

En 1997, dire stop a permis d’interdire les mines antipersonnel.

En 2010, dire stop a permis d’interdire les armes à sous-munitions.

En 2013, dire stop a permis de régulariser le commerce des armes.

Cette année, en 2017, dire stop a permis d’interdire les armes nucléaires.

Alors oui, dire stop aux bombardements des civils ne changera pas immédiatement la face du monde, mais ne rien dire ne la changera pas du tout.

www.stop-aux-bombes.ca

#StopBombingCivilians

http://quebec.huffingtonpost.ca/j

Le plus vieux smiley du monde aurait 3700 ans


Les smileys, aujourd’hui, sont très populaires, mais, on a découvert un smiley qui serait le plus vieux sourire connu jusqu’à aujourd’hui, et il aurait 3 700 ans
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Le plus vieux smiley du monde aurait 3700 ans

 

ANADOLU AGENCY

 

Des chercheurs ont découvert, à la frontière entre la Turquie et la Syrie, une jarre hittite sur laquelle une figure souriante est dessinée.

INSOLITEDepuis 7 ans, des chercheurs turcs et italiens fouillent l’ancienne ville de Karkemish, habitée par la civilisation hittite il y a quelque 3700 ans. Et parmi tous les artefacts découverts, l’un d’eux, récemment restauré, est très étonnant, rapporte le Smithsonian magazine. Sur une jarre se trouve ce qui ressemble étrangement au plus basique de nos smileys, « 🙂 ».

« Ce pot était utilisé pour boire du sharbat [une boisson sucrée à base de fruits, d’herbes et de pétales de fleurs, ndlr]. Très probablement, c’est le plus vieux sourire du monde« , a déclaré Nicolo Marchetti, archéologue italien membre de l’expédition, interrogé par l’agence turque Anadolu.

Si les différents morceaux de la jarre ont été découverts il y a longtemps, il a fallu du temps pour reconstituer l’objet et découvrir ces petites traces de peinture. Mais l’archéologue ne va pas jusqu’à dire que ce visage souriant était utilisé de la même manière que nos émojis. Chacun son interprétation.

TURCO-ITALIAN ARCHAEOLOGICAL EXPEDITION AT KARKEMISH

Le Smithsonian rappelle qu’auparavant, d’autres archéologues et historiens pensaient avoir découvert le plus vieux smiley du monde, datant de 1635.


http://www.huffingtonpost.fr/

Pourquoi nous avons plus de compassion pour un enfant que pour des millions de réfugiés


Le comportement humain est parfois étrange mais explicable. Imaginez, des millions de réfugiés semblent ne pas trop nous affecter, mais montré un enfant mort ou victime d’un terrible drame, nous fait réalisé avec horreur ce que peuvent vivre ses gens, malheureusement, ce sentiment de compassion ne dure pas très longtemps, jusqu’à temps que les médias puisse trouver un enfant avec une expression qui devient un symbole de la misère
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Pourquoi nous avons plus de compassion pour un enfant que pour des millions de réfugiés

 

Des Syriens fuyant Alep à la frontière turque, au nord de la Syrie, le 5 février 2016.
BULENT KILIC / AFP

Des Syriens fuyant Alep à la frontière turque, au nord de la Syrie, le 5 février 2016. BULENT KILIC / AFP

Repéré par Diane Frances 2

Repéré sur Vox

Pour Paul Slovic, psychologue et chercheur, c’est le «psychic numbing», la difficulté de se représenter la réalité des grands nombres, qui explique que plus le nombre de victimes d’une tragédie augmente, plus notre empathie et notre volonté d’aider diminuent.

Il y a actuellement 65,3 millions de réfugiés à travers le monde, selon le dernier rapport des Nations unies. Pensez à ce nombre: 65,3 millions. Pouvez-vous seulement l’imaginer? Vous pouvez le rapporter à la population française (66,9 millions d’habitants) et en déduire que ça correspond à une foule immense. Ou bien l’associer au fait que jamais, de toute l’histoire de l’humanité, il n’y a eu autant de réfugiés et de demandeurs d’asile que maintenant, pour en venir à la même conclusion. Mais vous représenter mentalement 65.300.000 personnes, c’est impossible. Ce n’est qu’une abstraction.

Les recherches de Paul Slovic, psychologue à l’Université de l’Oregon, tentent de lever le voile sur une question qu’il se pose depuis des décennies:

«Pourquoi le monde ignore-t-il souvent les atrocités et souffrances de masse?»

L’une des réponses est la suivante: l’esprit humain a du mal à concevoir des millions d’individus, et donc à éprouver de l’empathie pour eux. C’est ce que le chercheur a appelé «psychic numbing», que l’on pourrait traduire par «paralysie psychique par les nombres». Lorsque le nombre de victimes d’une tragédie augmente, notre empathie et notre volonté d’aider diminuent considérablement.

«On a l’impression que la différence entre 0 dollar et 100 dollars est plus grande qu’entre 100 et 200 dollars, énonce le scientifique lors d’un long entretien avec un journaliste de Vox, Brian Resnick. Si vous prenez 5.800 et 5.900 dollars, ça semble être la même chose. Pourtant, il y a bien 100 dollars d’écart. J’en ai parlé avec Amos Tversky [spécialisé en psychologie cognitive et mathématique, ndlr] et nous nous sommes demandé si ce phénomène s’appliquait à la vie. On a tous deux pensé que c’était le cas. Ça signifie que nous n’attribuons pas de valeur constante à la vie humaine, et que la valeur d’une seule vie diminue dans le contexte d’une tragédie plus vaste.»

Les histoires particulières comme celle d’Aylan attirent l’attention sur un problème plus large

Le «psychic numbing» explique, par exemples, pourquoi six Américains sur dix se prononcent en faveur du décret anti-immigration de Trump, ou pourquoi les gens se mobilisent massivement en donnant de l’argent aux parents pauvres d’un enfant qui a besoin de se faire opérer, et dont l’histoire est relayée par les médias.

En ce qui concerne les réfugiés, Paul Slovic a mené une étude sur Aylan Kurdi, le petit Syrien noyé dont la photo a fait le tour du monde au début du mois de septembre 2015. À ce moment-là, la guerre en Syrie faisait rage depuis plus de quatre ans et avait déjà tué près de 300.000 personnes. L’intérêt pour cette catastrophe était moindre, jusqu’à la diffusion de la photographie du corps inerte d’un enfant sur une plage.

«Les gens se sont soudainement intéressés à la guerre syrienne et aux réfugiés, alors que l’attention qu’ils portaient aux centaines de milliers de morts était faible en comparaison. (…) Les histoires singulières et les photos d’un seul individu peuvent avoir un effet pendant un certain temps. Elles captent notre attention, nous permettent d’appréhender la réalité à une échelle telle qu’on puisse la comprendre et s’y connecter émotionnellement.»

Mais cet intérêt s’avère, le plus souvent, aussi soudain qu’éphémère.

 Dans le cas de la photo d’Aylan, «il est resté élevé durant un mois environ puis s’est de nouveau effondré», déclare Paul Slovic, qui le prouve avec les chiffres des recherches des termes «Syria», «refugees» et «Aylan» sur Google

 

http://www.slate.fr/

Le Saviez-vous ► Palmyre, un site historique unique au monde


Personnellement, je m’inquiète plus des victimes de l’État Islamique qui pour moi, combattent pour de faux prétextes, cependant, je trouve dommage que les vestiges du passé soient détruits pour les leçons d’histoire de la civilisation
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Palmyre, un site historique unique au monde

Photo: OSEPH EID/AFP/Getty

La fiancée du désert:

(Source)

Perle du désert, Fiancée du désert ou Venise des sables, la cité antique de Palmyre, située en marge du désert de Syrie, a eu beaucoup de surnoms au fil du temps. Elle a en effet été construite à un endroit stratégique au nord-est de l’actuelle ville de Damas, où se trouvaient des sources d’eau, propres aux oasis, qui pouvaient alimenter les chameaux venant ou quittant vers l’Asie en passant par le désert syrien. Elle a été une zone d’arrêt pour les caravanes dès le 3ème millénaire avant notre ère et portait jadis le nom de Tadmor, soit la cité des dattes. 

(Source)

Plus le commerce s’est accru en Méditerranée au cours de l’Antiquité, plus des points d’arrêts avant de continuer sur la mythique route de la soie devinrent importants. Le site de Palmyre devint ainsi le carrefour des rencontres commerciales entre l’Orient et l’Occident pour des produits comme la soie, mais aussi les épices.

Un mélange culturel unique:

Bas-relief funéraire
(
Source)

Cette position géographique stratégique finit par intéresser l’Empire romain qui avait établi un commerce de luxe avec l’Orient, échangeant du verre, des métaux et du vin contre les soieries et les précieuses épices. C’est au 1er siècle de notre ère, dans les sources romaines, que l’oasis commença à être connue sous le nom de Palmyre, la cité des palmiers. Elle fut annexée à l’Empire romain sous Tibère en l’an 14 et devint ainsi une alliée économique de l’Empire romain. 

Le majestueux théâtre, tel qu’il était avant décembre
(
Source)

Les fouilles archéologiques à Palmyre sont importantes pour comprendre cet important commerce de l’Empire romain, pour lequel nous manquons d’informations. Par cette alliance avec la puissante Rome, Palmyre devint une cité très riche, qui chargeait des taxes sur les produits qui transitaient sur son territoire en échange d’eau et parfois du gite pour les commerçants voyageurs. Elle développa de ce fait une architecture monumentale et fabuleuse, avec des monuments colorés à l’origine, qui témoignait de sa richesse et de sa puissance. Palmyre est un site historique unique à cet égard car les monuments mélangent un style à la fois oriental (persan-phénicien) et gréco-romain. Temples dédiés à des divinités orientales comme Bel, une longue colonnade de 1.1 kilomètres faite de colonnes massives de plus de 9 mètres, un théâtre romain gigantesque et des tombes témoignant de la richesse des habitants, le site de Palmyre offre une vue inégalée sur un passé luxueux en plein désert.

L’état des destructions:

Photo: AP

Depuis l’occupation du site par l’État islamique en 2015, plusieurs des joyaux de Palmyre ont hélas été détruits et endommagés, incluant le musée. Malgré tout, l’UNESCO estimait au printemps que 80% du site était encore en état. Ce n’est hélas plus le cas. L’organisation a repris le site à la mi-décembre et depuis quelques jours, les images satellites confirment les craintes des spécialistes du site: le théâtre, qui était encore intact, a été sérieusement mutilé, soit par des pioches et/ou des explosifs. 

(Source)

Le tétrapyle, cette structure de 16 colonnes qui servait à marquer un carrefour de rues, semble avoir été détruit en grande partie également. 

L’objectif de l’État islamique est entre autres d’effacer la mémoire d’un passé qui ne correspond pas à leur vision. La meilleure arme dans un tel cas reste de s’intéresser davantage à l’histoire de ces sites marquants du patrimoine de l’humanité, afin que le souvenir des grands bâtisseurs et commerçants de l’Antiquité ne meurt jamais…

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

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Les conflits menacent la vie de 24 millions d’enfants, selon l’UNICEF


24 millions d’enfants qui souffrent et beaucoup mourront à cause des guerres, de l’eau potable inaccessible, des soins et les vaccins qui ne peuvent être donnés dans des pays en conflits. C’est toute une génération en péril.
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Les conflits menacent la vie de 24 millions d’enfants, selon l’UNICEF

 

Près de six millions d'enfants sont menacés en... (Photo archives AP)

Près de six millions d’enfants sont menacés en Syrie, dont plus de deux millions qui habitent des secteurs assiégés ou difficiles d’accès où l’aide humanitaire n’est que peu ou pas disponible.

PHOTO ARCHIVES AP

 

Associated Press
Beyrouth

La violence et les conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord menacent la vie de 24 millions d’enfants, a prévenu mercredi l’agence onusienne des enfants, principalement au Yémen, en Syrie et en Irak.

L’UNICEF a ajouté que de multiples facteurs – comme une épidémie de choléra au Yémen, les attaques contre les hôpitaux en Syrie et l’offensive pour reprendre Mossoul en Irak – privent les enfants de soins de santé de base.

L’agence onusienne a déclaré par voie de communiqué que le Yémen arrive en tête de liste, avec 9,6 millions d’enfants dans le besoin.

Elle dit que l’accès à l’eau potable et aux installations d’hygiène a été compromis, provoquant des éclosions de maladies hydriques, et que plusieurs enfants souffrent de la faim.

Le directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Geert Cappelaere, a déclaré que «la violence paralyse les systèmes de santé dans les régions touchées par le conflit et menace la survie même des enfants».

«Au-delà des bombes, des balles et des explosions, un nombre incalculable d’enfants meurent en silence de maladies qui pourraient facilement être évitées et soignées», a-t-il dit.

Ces données témoignent de l’ampleur du problème. Le Yémen est suivi de la Syrie, de l’Irak, du Soudan, de la bande de Gaza et de la Libye, selon l’UNICEF.

La guerre civile qui déchire le Yémen depuis deux ans a poussé le pays le plus pauvre du monde arabe au bord de la famine, et on constate une malnutrition aiguë répandue parmi les enfants.

Près de six millions d’enfants sont menacés en Syrie, dont plus de deux millions qui habitent des secteurs assiégés ou difficiles d’accès où l’aide humanitaire n’est que peu ou pas disponible. Plusieurs n’ont pas accès aux vaccins qui pourraient leur sauver la vie, et ceux qui tombent malades ou sont blessés peinent à être soignés, a déploré l’UNICEF.

En Irak, l’approvisionnement en eau potable des camps de personnes déplacées autour de Mossoul est exploité au maximum de sa capacité. De nouvelles familles, souvent accompagnées d’enfants mal nourris, arrivent quotidiennement, selon le communiqué.

Les forces irakiennes appuyées par les États-Unis seraient sur le point de reprendre le contrôle de Mossoul, trois ans après que Daech (le groupe armé État islamique) se soit emparé de près du tiers de l’Irak.

http://www.lapresse.ca/i

Trop d’enfants dans le monde sont en situation de crise


Comme tout le monde, on se désole de voir des enfants souffrir à cause des conflits, des catastrophes naturelles. Cela doit nous interpeler que nos enfants, nos familles ont des opportunités qu’eux n’ont pas
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Trop d’enfants dans le monde sont en situation de crise

 

La vie de près de 50 millions d’enfants est menacée par les conflits et les catastrophes qui touchent 48 pays

Que ce soit en Syrie, au Yémen, en Iraq, au Soudan du Sud ou au Nigeria, la vie d’enfants se trouve bouleversée en raison de conflits incessants et de crises de migration, et par la dévastation causée par des catastrophes naturelles. Pour venir en aide à ceux et celles qui en ont le plus besoin, l’UNICEF demande 3,3 milliards de dollars US afin de porter secours à 81 millions de personnes en 2017, dont 48 millions d’enfants dans 48 pays. Nous vous présentons quelques-uns de ces enfants (les photos ci-dessous ont été prises par les photographes de l’UNICEF).

En raison de la sécheresse, les champs d’Alinafe sont devenus stériles, et sa fille cadette, Desire, souffre de malnutrition sévère aiguë. (De gauche à droite) Janet, âgée de 10 ans, Kelvin, âgé de 8 ans, leur mère Alinafe, Desire, âgé de 2 ans, et Innocent, âgé de 6 ans, prennent leur repas quotidien composé de pois secs, chez eux, dans le district de Balaka, au Malawi.

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Après 20 jours d’alimentation thérapeutique pour traiter la malnutrition sévère aiguë dans une clinique soutenue par l’UNICEF, le poids d’Umara est passé d’à peine 4,2 kg à 5,1 kg. Umara est évaluée pour la malnutrition un camp pour déplacés dans le nord-est du Nigeria.

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Allongé sur un lit à l’hôpital d’Abs, dans le gouvernorat de Hajjah, au Yémen, le jeune Mohanned, âgé de cinq ans, souffre de malnutrition sévère aiguë. Bien que l’état de santé de Mohanned se soit détérioré au cours des deux dernières années, sa famille n’avait pas les moyens de l’amener se faire traiter.

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Malgré les difficultés, plus de 300 000 enfants au Soudan du Sud ont eu accès à l’éducation en 2016. Au site de protection des civils de Malakal, la jeune Chubat (à droite), âgée de 12 ans, est assise en compagnie de son amie dans les ruines calcinées de l’école primaire soutenue par l’UNICEF qu’elle fréquentait.

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« Je croyais que j’allais mourir. J’ai pensé que toute ma famille allait mourir », raconte Mylove Théogène (à droite), âgée de 8 ans, après que l’ouragan Matthew eut détruit sa maison à Jérémie, en Haïti. Plus de 175 000 personnes ont été déplacées en raison de la tempête tropicale, et plus de 800 000 personnes ont besoin d’une aide essentielle à leur survie.

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[Les noms ont été changés] Grâce à un service de réunification des familles, la jeune Nigériane Fati, âgée de 15 ans, a retrouvé sa mère (à gauche) au camp pour réfugiées de Minawao, au Cameroun, après avoir été libérée du groupe armé Boko Haram qui la gardait captive. Le conflit a entraîné le déplacement de 2,4 millions de personnes dans la région du bassin du lac Tchad.

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Forcé de quitter sa maison avec sa famille il y a près de deux ans lorsque son père a été tué par un tireur embusqué, le jeune Maxim, âgé de 8 ans, est suivi dans un centre de psychothérapie dans l’est de l’Ukraine afin de l’aider à surmonter son traumatisme. En 2016, plus de 207 000 enfants et leurs aidants naturels ont reçu un soutien psychosocial.

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(À gauche) Abdulghani, âgé de 9 ans, et son frère Hassan, âgé de 6 ans, attendent pour remplir des bidons à un puits dans Alep-Est, en Syrie. L’UNICEF et ses partenaires ont acheminé par camions jusqu’à 1,5 milliard de litres d’eau et fourni plus de 4 millions de litres de carburant pour faire fonctionner les installations de pompage de la ville.

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Rafi, âgé de 3 ans, sourit alors qu’il est assis sur la boîte de vêtements d’hiver que sa famille a reçue lors d’une distribution au camp de Kawergosk pour Syriennes et Syriens réfugiés, dans le gouvernorat d’Erbil, dans la région du Kurdistan iraquien. En Iraq, l’UNICEF a distribué des vêtements d’hiver à quelque 300 000 enfants.

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« Tous les enfants devraient être avec leurs parents », déclare Nyaruot, âgée de 14 ans, lorsqu’elle a appris qu’elle et ses sœurs Nyaliep, âgée de 3 ans (au centre), et Nyachan, âgée de 11 ans (à droite), allaient être réunies avec leur mère au site de protection des civils de Bor, au Soudan du Sud, après que le conflit eut entraîné leur séparation.

L’Action humanitaire pour les enfants présente l’appel de fonds de l’UNICEF pour 2017, ainsi que nos objectifs pour procurer aux enfants un accès à de l’eau potable, une l’éducation, la santé et de la protection, et ce, dans 48 pays du monde.

quebec.huffingtonpost.c

Le Saviez-Vous ► Quelques histoires de cannibalisme


Généralement, le cannibalisme est causé par la famine et dans l’Histoire de l’humanité, il y a eu des cas de cannibalisme à grande échelle
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Quelques histoires de cannibalisme


(Photo)

Les recherches sur l’homme de Néandertal se poursuivent et cette semaine, des chercheurs ont annoncé qu’après avoir étudié 99 fragments d’os provenant de Belgique, ils ont pu découvrir des traces d’anthropophagie datant de 40 000 ans. Intéressons-nous à cette découverte, de même qu’à quelques cas de cannibalisme connus dans l’histoire.

Des preuves de cannibalisme en Belgique :


Photo:
Les fragments étudiés

Depuis plusieurs années déjà, en lien avec des restes découverts en France et en Espagne, des scientifiques ont émis l’hypothèse que l’homme de Néanderthal ait pu pratiquer occasionnellement l’anthropophagie, notamment en période de disette, ou qu’il ait travaillé le corps de ses morts dans le cadre d’un rituel funéraire. Des chercheurs viennent de confirmer la première hypothèse en étudiant 99 fragments d’ossements de quatre adultes et un enfant découverts dans la troisième grotte de Goyet en Belgique. Ils y ont terminé leurs jours il y a un peu plus de 40 000 ans.


Photo:
Marques de coupes © Asier Gomes-Olivencia et al.

L’équipe internationale a ainsi comparé les os à ceux d’animaux dépecés par Néandertal et ont été en mesure d’établir des parallèles qui démontrent que les traces d’incisions de boucherie retrouvées sur les ossements humains étaient très semblables à celles étudiées sur les ossements de chevaux ou de cerfs. Que racontent concrètement ces marques?

Qu’à cette époque, dans cette caverne du moins, des Néandertaliens ont dépecés les corps de membres de leur propre espèce pour en déchirer la viande, en extraire la moelle des os et réutiliser certaines parties, comme les tibias, afin d’en faire des outils. Les circonstances du décès des individus étudiés restent encore toutefois un mystère.

Trois autres exemples de l’Histoire :


Photo:
Scène de cannibalisme au Brésil au XVIe siècle. Gravure tirée du livre de Hans Staden Nus, Féroces et Antropophages, 1557

Le mot cannibale est arrivé dans notre vocabulaire au 16e siècle. Il est dérivé des récits de Christophe Colomb qui parlait des habitants des Caraïbes, appelés Canibales en espagnol, et auréolés de la rumeur qu’ils mangeaient de la chair humaine.

Bien que la pratique de l’anthropophagie puisse apparaître comme révoltante, Néandertal est loin d’être le seul à y avoir eu recours dans l’Histoire. Intéressons-nous brièvement à trois épisodes où des hommes ont mangé de leurs semblables par nécessité.

Le siège de Maarrat :


(Photo)

Un exemple connu est lié aux Croisades et rapporté entre autres par des soldats. Nous en avons aussi une idée grâce à un recueil intitulé :

«Chronique anonyme de la première Croisade », possiblement rédigé par un chevalier de l’époque. Ces témoignages nous rapportent que lors du siège de Maarrat en Syrie en 1098, les Francs en vinrent à manquer du nécessaire et durent se résoudre à manger les corps de Musulmans morts lors des combats. Cette histoire avait dérangé les chrétiens de l’Europe médiévale, car de tels actes étaient à leurs yeux davantage associés aux sorcières, à ceux qu’on considérait comme sauvages ou même aux gens de l’Orient!

L’affaire Nazino :


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L’histoire de l’Union soviétique est elle aussi tristement associées à quelques histoires d’anthropophagie de survie. Ce fut notamment le cas dans ce qu’on appelle l’ «Affaire Nazino ». En 1933, 6000 personnes dites délinquantes ou sans classes, furent déportées sur la petite île de Nazino, en Sibérie. Elles n’avaient avec elles que de la farine pour se nourrir, aucun vêtement et aucun outil, ce qui conduisit assez rapidement à la mort des individus les plus faibles et conséquemment à des actes de cannibalisme. Plus de 4000 personnes trouvèrent la mort en peu de temps, tel qu’en font foi les rapports envoyés à Staline à l’époque. L’île reçut le sinistre surnom d «île de la mort» ou de l’ «île des cannibales».

La grande famine de la Chine de Mao :


(Photo)

La Chine de la révolution culturelle de Mao Zedong connut elle aussi une période sombre qui conduisit à des actes d’anthropophagies. Entre 1958 et 1961, une grande famine frappa en effet la République populaire de Chine, notamment à la suite des ratés du plan agricole de Mao dans le cadre du «Grand bond en avant », qui fut un véritable désastre économique. Les rapports gouvernementaux et les sources journalistiques se contredisent, mais il est estimé que cette famine conduisit à la mort de 15 à 36 millions de personnes. Dans certains villages, la famine fut si grave que des habitants furent contraints de manger les morts…

Evelyne Ferron, spécialiste en histoire ancienne

L’île de glace qui a sauvé les semences en Syrie


L’océan Arctique protège un grand trésor végétal et c’est vraiment utile. Tout le monde sait que la Syrie connaît des moments difficiles. Un pays dévasté par des conflits, ce qui risque de causer de grandes famines, mais heureusement, ils ont été prévoyants en doublant des semences à une banque sur une l’ile de glace en Norvège
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L’île de glace qui a sauvé les semences en Syrie

 

© Dag Endresen / Wikimedia Commons

© Dag Endresen / Wikimedia Commons

Dans l’océan Arctique, une île norvégienne abrite une incroyable collection de semences végétales. Cette « arche de Noé des graines » a prouvé son utilité au cours du conflit syrien.

Au-dessus du cercle arctique, se trouve l’archipel norvégien de Svalbard. Battues par les vents, ces îles sont, pour la plupart, recouvertes d’une épaisse couche de glace. Qui pourrait croire que l’une d’elles abrite dans son sous-sol un trésor végétal ?

Presque invisible à l’extérieur, la Réserve mondiale des semences est installée dans un ancien bunker anti-atomique, sur l’île du Spitzberg. Ses coffres-forts enfouis à 120 m de profondeur recèlent près de 864 000 graines provenant des quatre coins du monde. La température constante de – 18° C endort le métabolisme des graines, leur permettant ainsi de survivre pendant plusieurs siècles.

Surnommée “la banque de l’Apocalypse” ou “l’arche de Noé des graines”, l’endroit est un conservatoire de toutes les plantes vivrières de la planète. Les États apportent leur propre collection pour les préserver en cas de conflit armé ou de catastrophe naturelle.

“C’est une structure essentielle, précise Jean-Marie Prosperi, chercheur à l’Inra. Comme toutes les espèces, les semences évoluent. Certaines sont très anciennes. Mais elles possèdent des caractéristiques qui pourront un jour s’avérer utiles en les croisant avec des semences plus récentes. Il est primordial de les préserver.”

Fin 2015, cette réserve mondiale a été pour la première fois sollicitée par des chercheurs syriens de l’institut Icarda. Basé à Alep, ce centre de stockage et d’étude des semences a été saccagé lors du siège de la ville.

“Pour l’essentiel, les graines qui y étaient stockées provenaient des cultures méditerranéennes, qui peuvent résister à un climat chaud et à la sécheresse”, explique Jean-Marie Prosperi.

Par chance, les Syriens avaient entreposé des doubles de leur collection au Spitzberg. Les graines ont été récupérées et stockées dans des pays voisins, comme le Maroc ou le Liban, où elles pourront de nouveau servir à la recherche.

Pour Jean-Marie Prospéri, cela ne fait aucun doute : “Lorsque le conflit syrien prendra fin, elles seront un gage de développement du pays.”

Olivier Liffran

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Omran Daqneesh, le visage de l’horreur en Syrie


Cela n’a pas de sens ! Aucune religion ne permettrait ce genre d’action, même pas l’islam. Aucune personne ne devrait vivre de genre d’horreur et surtout pas les enfants qui n’ont absolument rien à avoir avec les imbécilités de certains adultes.
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Omran Daqneesh, le visage de l’horreur en Syrie

Omran Daqneesh... (PHOTO AMC, HO VIA AFP)

Omran Daqneesh

PHOTO AMC, HO VIA AFP

RANA MOUSSAOUI

Agence France-Presse

Beyrouth

Assis dans une ambulance, recouvert de sang et de poussière, le petit Omran fixe, abasourdi, l’objectif du photographe Mahmoud Rslan, quelques minutes après avoir échappé à un raid sur sa maison dans la ville syrienne d’Alep.

«J’ai pris beaucoup de photos d’enfants morts ou blessés par les raids qui s’abattent au quotidien» sur la partie rebelle d’Alep, deuxième ville d’un pays ravagé par plus de cinq ans de guerre, raconte Mahmoud, joint par téléphone depuis Beyrouth.

«D’habitude ils sont soit évanouis soit en pleurs. Mais Omran était là, sans voix, le regard vide, c’était comme s’il ne comprenait pas très bien ce qui venait de lui arriver», affirme ce photographe de 27 ans.

La photo, qui immortalise ce moment tragique, a bouleversé les réseaux sociaux.

Sur une vidéo tournée par le réseau de militants du Aleppo Media Center (AMC), on voit le petit Omran s’essuyer le front ensanglanté avec la main. Il regarde ensuite sa main, et incrédule, il l’essuie sur son siège.

Omran «résume la souffrance des enfants à Alep, soumis aux bombardements jusque dans leurs maisons», souligne Mahmoud.

Il était tout près du secteur de Qaterji, dans l’est de la ville divisée en secteurs loyalistes et rebelles, lorsque les raids se sont produits mercredi en début de soirée. Les quartiers Est sont régulièrement visés par l’armée de l’air du régime ou l’aviation russe.

«Vers 19h15 (12h15 HE), j’ai entendu les raids et me suis précipité sur les lieux» touchés par les frappes», raconte Mahmoud.

«Il faisait déjà nuit, mais j’ai vu un immeuble totalement effondré et un autre qui l’était à moitié» et dans lequel habitait Omran et sa famille, précise-t-il.

«Avec les secouristes de la Défense civile, on a dû enjamber trois cadavres avant d’entrer à l’immeuble … On a voulu accéder au premier étage, mais les escaliers s’étaient effondrés».

Entrez la légende de la vidéo ici

«Symbole de l’innocence»

Ils ont dû se rendre dans un immeuble adjacent et «retirer les membres de la famille d’Omran un par un, d’un balcon à l’autre».

Il y a eu d’abord Omran, puis son frère de cinq ans et ses deux soeurs de 8 et 11 ans. Enfin la mère et le père.

«Quand on a placé Omran dans l’ambulance, il y avait assez de lumière, donc j’ai pu prendre des photos», explique Mahmoud, qui apparaît de dos dans la vidéo d’AMC.

«Omran était en état de choc, car un mur s’était effondré sur lui et sa famille», explique Mahmoud.

Selon lui, le père du petit n’a pas voulu donner leur vrai nom de famille pour des raisons de sécurité.

«Cet enfant comme tous les enfants en Syrie sont le symbole de l’innocence. Ils n’ont rien à voir avec la guerre», déplore Mahmoud.

La photo du petit Omran rappelle par son côté symbolique la photo du petit Aylan.

L’image de ce réfugié de trois ans, le corps sans vie échoué sur une plage, avait ému le monde entier en septembre 2015 et est devenue emblématique du drame des réfugiés syriens.

Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit en Syrie s’est complexifié avec l’intervention étrangère et la montée en puissance de djihadistes. La guerre a fait plus de 290 000 morts et jeté sur les routes des millions de personnes.

Alep, deuxième ville de Syrie et véritable enjeu de la guerre, est divisée depuis 2012 entre secteurs loyalistes et rebelles. L’armée de l’air du régime largue sur les quartiers Est des barils d’explosifs qui ont fait plusieurs centaines de morts, tandis que les rebelles lancent également des obus de mortier meurtriers sur la partie contrôlée par le gouvernement.

Pause humanitaire hebdomadaire

Le 31 juillet, les rebelles et leurs alliés djihadistes du Front Fateh al-Cham (ex-Al-Nosra) avaient lancé une offensive d’envergure leur ayant permis de briser le siège imposé aux secteurs rebelles par les troupes de Bachar al-Assad.

Chaque camp essaie d’assiéger et asphyxier l’autre sans succès pour le moment: les rebelles ont réussi à s’ouvrir une voie d’accès au sud par le quartier de Ramoussa et le régime par le nord.

Les 28 pays membres de l’UE ont réclamé «un arrêt immédiat» des combats à Alep afin de ne pas entraver l’intervention des secours et la poursuite des opérations humanitaires.

La Russie s’est dite prête à instaurer une pause humanitaire hebdomadaire de 48H qui concernera à la fois les quartiers Est d’Alep sous contrôle des rebelles et la partie Ouest sous contrôle des forces gouvernementales, en utilisant deux routes différentes.

Dans le même temps, «les avions du régime et russes mènent des dizaines de raids chaque jour sur la province d’Idleb et l’ouest de la province voisine d’Alep pour empêcher l’envoi de renforts vers les positions rebelles au sud d’Alep», a affirmé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

«Les rebelles ont mis toutes leurs forces dans les combats et les forces du régime sont épuisées», a dit M. Abdel Rahmane.

D’après lui, malgré l’atout que représente l’armée de l’air pour le régime et l’appui aérien russe, les raids «ne semblent pas très efficaces, car les combats sont très rapprochés. Le régime n’arrive pas à reprendre des positions aux rebelles».

Jeudi, les raids du régime se poursuivaient sur les quartiers Est d’Alep où 146 civils, dont 22 enfants, ont péri dans les frappes depuis le 31 juillet.

Premiers raids du régime contre les Kurdes

Jeudi, des avions du régime ont frappé pour la première fois des secteurs tenus par les forces kurdes qui maintenaient jusqu’ici une position neutre dans le conflit, selon l’OSDH.

Les frappes ont visé trois barrages et trois QG dans la ville de Hassaké, dont les deux-tiers sont contrôlés par les forces kurdes et le reste par le régime.

Un journaliste collaborant avec l’AFP a vu les avions du régime bombarder des positions dans cette cité, où depuis mercredi de violents combats opposent des forces prorégime à la police kurde.

«Ils ne faut pas qu’ils (les Kurdes) prennent leurs rêves d’autonomie pour une réalité», a dit à l’AFP une source de sécurité syrienne.

Les Kurdes de Syrie (15% de la population) ont autoproclamé en mars une «région fédérale» et rêvent de relier les régions sous leur contrôle dans le nord du pays.

Sur le front de la lutte contre le groupe Etat islamique. Moscou a fait état jeudi de frappes menées sur des positions de l’EI à Deir Ezzor (est) par 18 bombardiers russes partis de bases en Russie et en Iran.

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Cette terrible maladie parasitaire qui sévit en Syrie


Une maladie qui sévit à travers le monde. La Syrie connaissait déjà des cas de leishmaniose avant la guerre, mais avec ces conflits, les parasites ont un vaste territoire et des victimes a profusion.
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Cette terrible maladie parasitaire qui sévit en Syrie

Cette terrible maladie parasitaire qui sévit en Syrie

Le diable d’Alep peut défigurer les personnes malades.Capture d’écran Gentside

Diable d’Alep, Bouton d’Alep ou encore Aleppo Evil, la maladie possède bien des noms qui suggèrent tous les terribles symptômes qu’elle provoque chez les personnes contaminées. Chaque année, la leishmaniose – son nom scientifique – fait entre 1,5 et 2 millions de cas à  travers le monde. Aujourd’hui, c’est un pays bien particulier qui inquiète: la Syrie.

Cette maladie est présente depuis des siècles dans la région mais depuis le début du conflit, elle connait une flambée préoccupante.

«Avant la guerre, il y avait environ 10 000 nouveaux cas chaque année en Syrie», explique au journal Qantara, Kinan Hayani, un médecin qui a exercé dans un hôpital d’Alep jusqu’à la fin 2011. «En 2013, mes anciens collègues ont compté 23 000 nouvelles infections juste dans la ville».

UNE MALADIE FAVORISÉE PAR LES CONFLITS

Cette flambée s’explique facilement. La leishmaniose est une maladie causée par des parasites, les leishmanies, et transmises par des insectes, les phlébotomes. À l’instar des moustiques, les femelles de ces diptères se nourrissent de sang et sont capables de transmettre des germes en piquant leur victime. C’est ainsi que les leishmanies sont transmis.

La grande précarité dans laquelle vivent les habitants favorise la prolifération des moustiques et des parasites. Les insectes trouvent de nouveaux habitats dans les ruines des villages, les montagnes de détritus et les latrines improvisées. Par ailleurs, les habitants dorment dehors ou dans des camps ouverts, devenant particulièrement vulnérables aux piqûres.

Ces facteurs s’ajoutent à  un sérieux manque d’infrastructures sanitaires et de soins, permettant à  la leishmaniose de proliférer.

D’après Hayani, le taux d’infection serait «trois à  cinq fois plus élevé» qu’avant la guerre. Et les effets sont terribles chez les personnes, adultes comme enfants, qui en souffrent.

DE GRAVES LÉSIONS

La maladie existe sous trois formes, la forme cutanée (la plus commune) la forme muco-cutanée et la forme viscérale, la plus grave, qui peut faire suite à la première. La leishmaniose cutanée ne menace habituellement pas le pronostic vital mais ses symptômes sont redoutables. L’infestation par le parasite provoque l’apparition de sévères lésions cutanées sur les parties découvertes du corps.

Elles peuvent être très nombreuses et se diffuser au niveau des muqueuses de la bouche et du nez. En général, les lésions guérissent spontanément en quelques mois mais elles peuvent laisser de grosses cicatrices, allant jusqu’à défigurer les personnes.

Pour l’heure, il n’existe ni vaccin, ni médicament préventif. Le traitement consiste normalement à injecter de l’antimoine dans les lésions. Mais face à la résistance accrue des parasites, d’autres substances comme de l’amphotéricine sont également utilisées.

La forme viscérale de la maladie provoque de la fièvre, de l’anémie, une perte de poids et un gonflement du foie. Sans traitement, ce mal est mortel. La maladie n’est pas transmissible entre les hommes sans l’intervention d’un phlébotome. La seule mesure de prévention efficace reste donc à ce jour la protection contre les piqûres de ces insectes.

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