Pour détecter les maladies, Joy Milne a du flair


Il existe des gens qui ont un odorat plus performant que d’autres. Ils travaillent souvent en parfumerie ou dans le monde du vin. Cette dame, elle utilise pour démasquer des maladies bien avant qu’ils soient dépistés. Elle peut sentir l’Alzheimer, le Parkinson, cancer, tuberculose. Elle serait donc plus rapide que la technologie ainsi que les animaux.
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Pour détecter les maladies, Joy Milne a du flair

 

nose draw | Valeri Pizhanski via Flickr CC License by

nose draw | Valeri Pizhanski via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

L’odorat sur-développé de la Britannique lui permet de repérer les cas d’Alzheimer, de Parkinson ou de cancer, et ce bien avant le diagnostic.

 

Repéré sur New Scientist

Avoir un odorat particulièrement développé ne destine pas forcément à travailler dans l’industrie du parfum ou dans le monde du vin. La Britannique Joy Milne, elle, est en train de vivre une nouvelle carrière, aussi formidable qu’inattendue: son nez absolument génial lui permet de détecter certaines maladies chez ses congénères.

Tout commence en 1994 lorsque le mari de Joy Milne, Les, apprend une terrible nouvelle: il est atteint de la maladie de Parkinson. Accompagnant son époux dans un groupe de parole consacré à cette maladie, Joy Milne prend soudain conscience que toutes les personnes atteintes présentent un point commun: l’odeur qu’elles dégagent. Un parfum musqué, que Joy avait commencé à repérer chez Les près de dix ans auparavant, sans pouvoir faire le lien avec la maladie qui n’avait pas encore été diagnostiquée.

Depuis toujours, Joy Milne est synesthésique: elle visualise notamment les odeurs, qu’elle ressent dans tout son corps et tout son être («Certaines odeurs me font froid dans le dos»). Ancienne infirmière, elle estime que de longues années passées dans le milieu médical ont sans doute contribué à affûter son odorat déjà exceptionnel, et à lui permettre de muscler cet incroyable don: elle peut reconnaître de nombreux problèmes de santé grâce à son seul nez.

Lorsqu’elle a découvert qu’elle possédait probablement un talent tout sauf anecdotique, Joy Milne a contacté des neurobiologistes, qui ont d’abord tiqué avant d’accepter de procéder à des tests. Les résultats se sont avérés plus que concluants: lorsqu’on lui a fait sentir des t-shirts, tout identiques, appartenant à des personnes différentes, l’Anglaise a su distinguer les malades des non-malades, à une exception près. Huit mois plus tard, la seule personne que Joy avait désigné comme atteinte alors qu’elle était censée ne pas l’être était diagnostiquée à son tour comme malade de Parkinson.

L’équipe du neurobiologiste Tilo Kunath, le scientifique vers qui Joy Milne s’était tournée, a découvert par la suite que certains marqueurs biologiques différaient selon qu’une personne était malade ou non, et que les différentes compositions chimiques de ces marqueurs semblaient être à l’origine de la différence de signature olfactive.

Aujourd’hui, le talent de Joy Milne est utilisé afin de repérer le plus tôt possible certains cas de Parkinson, c’est-à-dire avant même que les premiers signes avant-coureurs ne soient présents. Cela permet de gagner un temps incroyable dans la détection et le traitement de la maladie.

Mais pourquoi s’arrêter à Parkinson? «Chaque maladie a sa propre odeur», affirme Joy Milne, qui évoque les effluves vanillées de la maladie d’Alzheimer et l’odeur végétale, voire terreuse, de différents cancers.

L’an dernier, au cours d’un voyage humanitaire en Tanzanie, elle a également surpris les scientifiques en mission sur place, en parvenant à détecter des cas de tuberculose à partir de simples échantillons de salive. Jusque là, seuls des rats avaient pu être utilisés pour le même genre de détection… sauf que Joy Milne s’est montrée bien plus rapide que les rongeurs.

«Joy peut nous donner des informations en une journée, alors qu’avec les rats, cela peut prendre des mois», explique Christophe Cox, de l’ONG belge APOPO, dont le slogan est «Nous entraînons des rats à sauver des vies».

Joy Milne est heureuse de se rendre à ce point utile, ce qui l’a aidée à se remettre du décès de son mari en 2015. Ses super-pouvoirs de renifleuse de maladies ouvrent un tout nouveau champ de possibilités, comme l’indique Tilo Kunath, pour qui la détection par les odeurs doit désormais constituer une priorité.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-vous ► Ce qu’il faut savoir sur le cerveau


Le cerveau, sans lui nous serions peu de chose. Peu à peu il délivre ses secrets sur ses fonctions.
Nuage

 

Ce qu’il faut savoir sur le cerveau

 

Maggie Steber/National Geographic Stock

Maggie Steber/National Geographic Stock

Le cerveau n’a pas besoin d’être présenté. Après tout, il est ce qui fait que vous êtes vous. Mais il est paradoxal que l’organe par lequel nous comprenons le monde en sache si peu sur lui-même. Pour commencer l’exploration, voici 20 choses à savoir sur notre cerveau.

  1. Un cinquième du sang qui circule dans le corps sert à irriguer le cerveau.
  2. Les neurones peuvent vivre plus de cent ans.
  3. Le cerveau est composé de 40 % de matière grise, formée par les neurones, et de 60 % de matière blanche, constituée des fibres nerveuses qui prolongent les neurones et conduisent les signaux électriques.
  4. L’épaisseur de la matière grise est maximale à 11 ans pour les filles et 12 ans pour les garçons. À ces âges, le cerveau adolescent possède alors plus de neurones qu’il n’en aura jamais à l’âge adulte. Après quoi le taux de neurones dégringole et la matière grise se « spécialise ». Les neurones les plus utilisés se renforcent, les autres disparaissent.
  5. Le cerveau consomme 20 % de l’oxygène et du glucose du corps.
  6. La peau, seule, est deux fois plus lourde que le cerveau. Ce dernier pèse environ 1,5 kg.
  7. Le cerveau utilise environ 20 watts de puissance, moins que l’énergie dégagée par une ampoule.
  8. La plupart des gens peuvent mémoriser jusqu’à 10 000 visages.
  9. Le cerveau peut commander à l’oreille de réduire sa réaction aux sons forts.
  10. La perte de conscience survient après 8 à 10 secondes d’absence d’irrigation sanguine du cerveau.
  11. Un nouveau-né à qui l’on ôte un hémisphère cérébral grandit en général avec des fonctions cérébrales normales. Le jeune cerveau se réorganise et l’hémisphère restant prend en charge les fonctions de celui supprimé.
  12. 1 personne sur 23 serait sujette à des perceptions synesthésiques. Le type de synesthésie le plus connu est celui de graphèmes-couleurs : le cerveau associe une couleur aux lettres de l’alphabets ou aux nombres.
  13. Le cerveau est configuré pour voir des formes dans chaque objet.
  14. On ne peut se chatouiller soi-même, car le cerveau anticipe le toucher.
  15. Les émotions facilitent la création et la préservation des souvenirs.
  16. Lorsqu’on voit une personne en détresse, les « neurones miroirs » présents dans le cerveau induisent des sentiments similaires.
  17. Lors du vieillissement, l’hippocampe (partie du cerveau qui joue un rôle clé dans le processus de mémorisation, notamment des souvenirs à long terme) perd environ 5 % de ses neurones. Ce qui entraîne quelques troubles de la mémoire. Les patients atteints d’Alzheimer perdent parfois jusqu’à 50 % des neurones de l’hippocampe.
  18. D’anciennes blessures à la tête peuvent accélérer l’apparition de la démence.
  19. L’alcool agit davantage sur le cerveau âgé, dont le métabolisme est plus lent.
  20. La partie du cerveau qui repère un objet est différente de la partie qui l’identifie.

NG Hors série Cerveau

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