Une sculpture à 919 000 $ Le futur CUSM souhaite installer deux œuvres d’art au coût de 1,6 million $


J’ai rien contre les oeuvre d’art, mais que ce soit le gouvernement qui donne des subventions aux artistes au lieu de dons personnels je trouve cela très frustrant Surtout pour un édifice public dont un hôpital .. imaginez comment d’aide aux recherches, aux études ou même des appareils pour des traitements ou diagnostiques ..qui ces derniers ne sont pas donné ..
Nuage

 

Une sculpture à 919 000 $

Le futur CUSM souhaite installer deux œuvres d’art au coût de 1,6 million $

 

HÉLOÏSE ARCHAMBAULT
JOURNAL DE MONTRÉAL,

 

Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) va dépenser 1,6 million $ pour deux sculptures dans le cadre du projet de construction d’un nouvel hôpital.

Une première œuvre au coût de 919 000 $ sera installée à l’extérieur près de l’entrée principale. L’autre sculpture aérienne de 690 000 $ sera disposée à l’intérieur de l’institut de recherche, dans la partie supérieure de l’atrium. Au total, quatre millions $ seront investis en projets artistiques au futur CUSM dont le budget de construction est de 1,2 milliard $.

Ces œuvres d’art s’inscrivent dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments, du ministère de la Culture du Québec. Celle-ci prévoit un budget de 1 % dédié à l’art lors d’une construction.

En avril dernier, un concours a été lancé aux artistes qui souhaitent soumettre des propositions. Dans le cas de la sculpture extérieure, voici ce qu’on pouvait lire dans un communiqué diffusé en avril dernier.

« En synergie avec son environnement, l’œuvre devra susciter un fort sentiment d’accueil, de fierté et d’humanité ».

 Les sept artistes finalistes retenus par l’hôpital ont tous reçu un montant de 11 500 $ pour élaborer leur proposition. Francine Larivée, une des sept finalistes, n’a jamais travaillé avec un budget aussi important.

« C’est intéressant parce que c’est un projet imposant, mais on a les moyens financiers, dit-elle. Très souvent, on finit par travailler pour 3 $ de l’heure avec les budgets qu’on a. »

Cette dernière souligne que les artistes finalistes sont conviés à une rencontre sur le futur site de la cour Glen, aujourd’hui.

« On sera accompagnés de représentants de l’hôpital, d’ingénieurs et d’un représentant du ministère de la Culture », ajoute-t-elle.

Une œuvre lumineuse

Dans le cas de la seconde œuvre située à l’intérieur, on a fait appel à cinq artistes qui ont formulé des propositions à partir de ces indications faites par l’établissement :

« Fragmentée ou d’une seule pièce, l’œuvre pourra tirer profit de la lumière naturelle provenant de lanterneaux disposés au niveau de la toiture », peut-on lire dans la description du concours du CUSM.

Les cinq artistes finalistes ont reçu 10 000 $ pour soumettre une proposition. L’ouverture du nouveau CUSM, construit au coût de 1,2 milliard $, est prévue pour 2015.


  • Hier, le Journal révélait que la sculpture installée en 2011 devant l’hôpital Charles-LeMoyne, au coût de 200 000 $, doit déjà être restaurée. Elle a été abîmée lors de grands vents.

«C’est une façon d’aider nos artistes. Plutôt que de donner des subventions, on leur permet de gagner leur vie en créant des oeuvres. Nos artistes ont besoin d’encouragements. Quoi de mieux que de voir leur art exposé dans des édifices publics, des hôpitaux, des CLSC. Ça fait partie de notre stratégie globale d’encourager les artistes. »

— Le ministre Yves Bolduc a mentionné qu’il n’était pas dans les plans du gouvernement de cesser cette pratique.

«On ne remet pas en question le 1% pour faire la promotion de nos artistes au Québec, notre parti n’a aucun problème avec ça, maintenant, ce n’est pas aux contribuables québécois de débourser des sous additionnels pour remettre l’œuvre d’art comme elle était au début. On ose croire que les assurances peuvent être une porte de sortie pour l’hôpital. »

— François Bonnardel,
député de Shefford CAQ

DESCRIPTIONS DES ŒUVRES RECHERCHÉES

«Une sculpture monumentale dont les qualités, tant conceptuelles que plastiques et esthétiques, lui conféreront un caractère identitaire et signalétique. »

«L’artiste devra notamment prendre en compte l’esprit de recherche, de découverte et d’innovation qui anime les usagers du lieu et la notion de synergie qui caractérise leur travail. »

SOURCE : CUSM

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