Le Saviez-Vous ► 11 choses que vous ne savez pas sur votre urine


L’urine en elle-même peut donner une foule d’information. On peut avoir une rétention urinaire, faire une syncope mictionnelle, avoir le syndrome de la vessie timide ou hyperactive etc … Ne pas oublier que pour un diagnostique, il faut que ce soit confirmer par un médecin et non par Internet
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11 choses que vous ne savez pas sur votre urine

 

Uriner toutes les heures n'est pas normal.

ISTOCK/SASINPARAKSA

Alyssa Jung

Votre urine peut vous en apprendre beaucoup plus sur votre santé, mais également au sujet de ce que vous prenez pour acquis.

 

Non, l’urine ne soulage pas les piqûres de méduse

La prochaine fois que vous vous faites piquer par une méduse à la plage, pas la peine de demander à un ami de faire sa pause-pipi sur votre jambe.

«Il n’y a absolument aucun fondement à cette légende voulant que l’urine possède des propriétés thérapeutiques ou antibactériennes, dit le Dr Steven Kaplan, directeur des maladies urologiques bénignes du programme de santé masculine du Mount Sinaï Health System, à New York.

Vous êtes une machine à produire de l’urine

Le corps produit entre deux et deux litres et demi d’urine par jour. Mais ça ne signifie pas que vous devez avaler des pichets d’eau pour compenser.

«Cela ne vient pas uniquement de ce que vous buvez, indique le Dr Kaplan, mais aussi de ce que vous mangez. Les fruits et légumes, riches en eau, y contribuent largement.»

 

L'urine permet de détoxifier le corps.

Syda Productions/Shutterstock

C’est un détoxifiant naturel

Le fait d’uriner serait l’un des meilleurs détoxifiants qui soient. L’urine est produite par les reins (notre système de filtration naturel) et aide votre corps à se débarrasser des toxines et autres déchets qui s’accumulent dans votre corps – et qui y resteraient autrement.

«L’urine vous libère de vos poisons, souligne le Dr Kaplan. C’est naturel et très important.»

La « vessie timide », ça existe pour de vrai !

Ne vous moquez pas de vos amies qui ont la « vessie timide ». La parurésie, ou urinophobie est un trouble social anxieux (aussi connu sous le non de syndrome de la vessie timide) qui affecte plus de 20 millions de personnes en Amérique du Nord et qui se traduit par la peur d’utiliser la salle de bain lorsque d’autres personnes s’y trouvent. Heureusement pour les gens pour qui ce syndrome est particulièrement nuisible, on peut le traiter grâce à une thérapie comportementale.

Uriner peut provoquer une syncope

Si vous vous êtes déjà assis sur des toilettes pour soudain vous réveiller sur le sol, vous avez peut-être eu une syncope mictionnelle, un trouble qui peut vous faire perdre connaissance pendant ou aussitôt après la miction. Les médecins ne comprennent pas la cause exacte de ces syncopes, mais ils savent qu’elles sont dues à une brutale chute de tension, sans doute associée à l’ouverture de vaisseaux sanguins consécutive au fait qu’une vessie pleine se vide rapidement, nous dit la clinique Mayo. La syncope mictionnelle est plus fréquente chez les hommes d’un certain âge et survient la plupart du temps la nuit, au sortir d’un sommeil profond. Elle peut également être liée à la consommation d’alcool, la faim, la fatigue, la déshydratation ou la prise d’alpha-bloquants destinés à faciliter la miction chez les hommes souffrant de problèmes de prostate.

Urinez-vous trop ?

«Uriner toutes les heures n’est pas normal à moins d’avaler des litres d’eau ou de consommer des diurétiques tels que le café et l’alcool», note le Dr Kaplan.

Bien que les mictions excessives ne soient pas dangereuses en elles-mêmes, elles peuvent signaler d’autres problèmes tels que le diabète, une vessie hyperactive, une infection, un problème de la prostate et même un problème cardiaque.

 

Uriner peut être difficile pour certaines personnes.

ISTOCK/SOMEONE25

Et certaines personnes sont incapables d’uriner

Croyez-le ou non, mais les gens souffrant de rétention urinaire aiguë sont incapables d’uriner, même quand leur vessie est pleine à en éclater. Cette affection est généralement accompagnée de douleurs et peut s’avérer tellement dangereuse qu’elle requiert des soins médicaux immédiats.

C’est pas grave si ça sent…

… sauf si c’est une odeur de poisson, car il peut alors s’agir d’une infection. Sinon, des aliments tels que les asperges, le curry ou les piments rouges peuvent donner une odeur à l’urine, de même que les aliments contenant des nitrates ou d’autres agents de conservation. Consultez la liste des aliments qui peuvent altérer l’odeur de votre urine. La déshydratation peut aussi produire une urine malodorante parce qu’elle est très concentrée.

Uriner peut être douloureux pour certains.

ISTOCK/MYTHJA

Vous pouvez aussi mal uriner

«Soumises à un stress, certaines personnes serrent les fesses sans s’en rendre compte, ceux qui peut les faire uriner de manière particulière et, parfois, douloureuse», observe le Dr Kaplan.

La meilleure technique consiste à relaxer et à laisser couler.

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Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que le syndrome de Diogène ?


Syndrome de Diogène ou bien le trouble du désordre compulsif est une maladie mentale qui ne se guérit pas avec des médicaments. Homme ou femme de tout âge peut en être atteint. Le danger à ce syndrome est cette accumulation disparate qui peut amener les cafards, incendie, etc
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Qu’est-ce que le syndrome de Diogène ?

 

Pile de vêtements et autres objets
Le syndrome de Diogène touche environ 30 000 personnes en France. Ce trouble mental est caractérisé par un besoin irrépressible d’amasser des objets de toute nature (dont des détritus) dans son logement.

Le nom “Diogène” ne provient pas du découvreur de la maladie mais d’un philosophe grec. Cet homme décédé en 324 avant JC avait pour habitude de vivre dans un tonneau, seul et sans lien social.

Ce comportement n’est pas sans danger pour le malade et son entourage. L’accumulation d’objets hétéroclites dans un lieu confiné favorise l’apparition de bêtes nuisibles comme des cafards, des souris et des rats et cet entassement facilite la propagation des incendies. La montagne de détritus peut également constituer un risque important d’effondrement qui peut mettre en péril les occupants .

Le syndrome de Diogène n’est pas une maladie, mais un comportement qui découle parfois d’un problème psychiatrique. Ainsi, les jeunes atteints de ce mal souffrent souvent de schizophrénie alors que les personnes plus âgées sont fréquemment atteintes de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, chez 44% des «Diogènes», aucune pathologie n’est identifiée.

Ce trouble peut toucher des personnes de tout âge, aussi bien les femmes que les hommes. Malheureusement à l’heure actuelle, il n’existe aucun médicament pour remédier à ce comportement. Des aides peuvent permettre à la personne souffrant de la maladie de Diogène de réduire l’amoncèlement d’objets et de déchets.

Les personnes atteintes de cette pathologie vivent souvent seules et sont très réfractaires à toute aide matérielle ou psychologique. L’identification des personnes présentant ce syndrome est souvent réalisée grâce à l’aide des voisins incommodés par les odeurs des déchets laissés à l’abandon. Dans certains cas, il est aisé de repérer les individus souffrant du syndrome de Diogène en raison de leur apparence négligée et de l’absence flagrante d’hygiène corporelle. Mais d’autres personnes peuvent être parfaitement intégrée à la société et leur trouble n’est découvert que par hasard comme lors de la visite d’un médecin.

Une hospitalisation peut être envisagée pour les cas les plus graves, mais il est préconisé de ne pas perturber la vie quotidienne d’un malade souffrant du syndrome de Diogène au risque d’aggraver son état voire de le pousser au suicide.

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Le Saviez-Vous ►Les 8 pires parasites du corps humain


Ils ont beau être minuscule pour la plupart, mais ils peuvent faire de graves dégâts. On connaît la tique et donner la maladie de Lyme, mais celle d’Australie peut paralyser en 24 heures. Il y a des parasites qui rend aveugle, qui mange le cerveau, qui provoque l’éléphantis etc ..
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Les 8 pires parasites du corps humain

 

Céline Deluzarche
Journaliste

Ils rendent aveugles, paralysent le visage ou dévorent le tympan : ces horribles parasites qui s’introduisent dans notre corps peuvent déclencher de graves maladies.

Les parasites sont des organismes qui viennent aux dépens d’un hôte durant une partie de leur cycle vital. Chez l’homme, ils sont parfois à l’origine de maladies affectant des millions de personnes ou de symptômes impressionnants. Vers de plusieurs dizaines de centimètres ou amibes unicellulaires, voici les plus redoutables.

Wuchereria bancrofti donne un aspect « d’Elephant Man »

L’éléphantiasis, ou filariose de Bancroft, entraîne un impressionnant gonflement des membres. Il est dû à une infection par trois sortes de vers filaires, dont le Wuchereria bancrofti, à l’origine de 90 % des cas. Ce dernier produit des millions de petites larves appelées microfilaires qui sont transmises par les moustiques. Celles-ci migrent vers le système lymphatique et lorsqu’elles deviennent adultes, elles peuvent entraîner un gonflement des tissus, une accumulation et un épaississement de la peau au niveau des membres. En 2000, plus de 120 millions de personnes étaient infectées et environ 40 millions d’entre elles souffraient de difformités handicapantes et stigmatisantes, selon l’OMS.

 

Le microfilaire de Bancroft provoque des difformités des membres. © Institut Pasteur

Le microfilaire de Bancroft provoque des difformités des membres. © Institut Pasteur

La tique australienne paralyse les muscles

Si dans nos contrées la tique est susceptible de transmettre la maladie de Lyme, Ixodes holocyclus, une espèce endémique d’Australie peut carrément provoquer une paralysie fulgurante. Elle se manifeste d’abord par des vomissements, puis au niveau des membres inférieurs par une perte de la coordination et de la force musculaire. La paralysie apparaît alors dans les 24 heures, s’étendant progressivement au reste du corps. Si la tique n’est pas retirée rapidement, l’atteinte des muscles respiratoires et de la déglutition peuvent conduire au décès. Les cas humains sont heureusement rares, mais on estime que 100.000 animaux domestiques sont atteints chaque année

 

La morsure de la tique australienne peut entraîner une paralysie générale. © Bjørn Christian Tørrissen, CC by-sa 3.0

La morsure de la tique australienne peut entraîner une paralysie générale. © Bjørn Christian Tørrissen, CC by-sa 3.0

Wohlfahrtia magnifica mange l’oreille de l’intérieur

L’asticot de la mouche Wohlfahrtia magnifica est à l’origine d’une myiase affectant la plupart du temps l’oreille. Les larves envahissent le tympan puis attaquent la paroi osseuse de l’oreille interneet parfois l’encéphale, pouvant alors entraîner la mort. L’asticot peut également s’attaquer aux yeux, détruisant le globe oculaire, ou le nez, avec envahissement des sinus. Le ver de Cayor (Afrique occidentale) et le ver macaque (Amérique du Sud), de la même famille, infectent eux les vêtements ou les draps. Ils entraînent des myiases furonculaires, avec apparition d’un nodule purulent avec une sensation de « quelque chose qui bouge » sous la peau. L’asticot de 10 millimètres environ sort après quelques jours, mais peut provoquer des œdèmes ou des chocs allergiques.

La larve de Wohlfahrtia magnifica dévore les organes de l’intérieur. © Alvesgaspar, CC by-sa 3.0

La larve de Wohlfahrtia magnifica dévore les organes de l’intérieur. © Alvesgaspar, CC by-sa 3.0

Onchocerca volvulus rend aveugle

Causée par un microfilaire du ver Onchocerca volvulus, l’onchocercose affecte la peau et les yeux. La forme oculaire, qui sévit dans 30 pays africains, est la quatrième cause de cécité dans le monde. Elle survient lorsque les microfilaires migrent jusqu’à l’œil et y meurent, entraînant une réaction inflammatoire qui va opacifier l’œil. Dans les années 1970, jusqu’à 50 % des adultes étaient ainsi frappés de « cécité des rivières » dans certaines zones. La maladie a fait l’objet d’un vaste plan de prévention et de traitement à l’ivermectine, mais des millions de personnes sont encore considérées à risque. À noter qu’il existe aussi une forme cutanée d’onchocercose, provoquant un dessèchement sévère et un vieillissement précoce de la peau.

L’onchocercose est la quatrième cause de cécité dans le monde. © Ian Murdoch & Allen Foster, Community Eye Health Journal

L’onchocercose est la quatrième cause de cécité dans le monde. © Ian Murdoch & Allen Foster, Community Eye Health Journal

Naegleria fowleri « mange » le cerveau

Surnommée « mangeuse de cerveau », Naegleria fowleri est une amibe vivant dans les eaux chaudes des lacs, des marais ou des piscines mal entretenues. Elle est à l’origine d’une très grave encéphalite, la méningo-encéphalite amibienne primitive (MEAP), mortelle dans 95 % des cas. L’infection survient lorsque l’on se baigne ou que l’on respire des gouttelettes d’eau véhiculées par le vent : l’amibe s’infiltre dans le nez puis migre vers le cerveau. Après un à neuf jours apparaissent maux de tête, vomissements et fièvre, puis des confusions, des hallucinations et des attaques. Heureusement, la maladie est peu fréquente : en 50 ans, 310 cas ont été recensés dans le monde dont un seul en France (en Guadeloupe).

L’amibe Naegleria fowleri s’introduit dans le corps par le nez puis migre vers le cerveau. © Kateryna_Kon, Fotolia

L’amibe Naegleria fowleri s’introduit dans le corps par le nez puis migre vers le cerveau. © Kateryna_Kon, Fotolia

Trypanosoma brucei rend zombie

Trypanosoma brucei est un ver protozoaire flagellé à l’origine de la trypanosomiase humaine africaine (THA), également appelée « maladie du sommeil » ou maladie de Chagas dans sa forme américaine. Celle-ci se transmet notamment par la glossine, ou mouche tsé-tsé, qui pique pour se nourrir de sang. Le parasite se multiplie alors dans le sang et la lymphe, puis migre vers le liquide céphalorachidien, avec apparition de troubles neurologiques (mouvements anormaux, irritabilité, réactions psychotiques, comportement agressif ou apathique…) et une somnolence. Non traitée, la trypanosomiase entraîne le coma et la mort en quelques semaines. Quelque 70.000 personnes sont touchées chaque année en Afrique, selon l’OMS, et 75 millions présentent le risque d’attraper la maladie.

Le Trypanosoma brucei, responsable de la « maladie du sommeil », est transmis par la mouche tsé-tsé. © Institut Pasteur/Louis Lamy

Le Trypanosoma brucei, responsable de la « maladie du sommeil », est transmis par la mouche tsé-tsé. © Institut Pasteur/Louis Lamy

L’ascaris colonise les poumons

Mesurant jusqu’à 30 cm de long, l’ascaris est un ver rond de couleur rosée mesurant jusqu’à 20 cm de long. Il se transmet par ingestion d’eau ou d’aliments souillés. La femelle vit dans l’intestin grêle, se nourrissant du bol alimentaire et peut pondre jusqu’à 200.000 œufs par jour. Ces derniers libèrent des embryons qui traversent la paroi digestive et gagnent le foie puis, dans certains cas, les poumons par voie sanguine. Ils provoquent alors un syndrome de Löffler, avec une opacité pulmonaire, une toux et de la fièvre. Mais les complications les plus graves sont d’ordre digestif, avec parfois une appendicite ou une pancréatite aiguë. L’ascaridiose est la parasitose la plus fréquente au monde : elle touche un quart de la population mondiale, principalement dans les pays en développement.

L’ascaris est un ver parasite pouvant mesurer jusqu’à 30 cm de long. © taraskobryn, Fotolia

L’ascaris est un ver parasite pouvant mesurer jusqu’à 30 cm de long. © taraskobryn, Fotolia

Leishmania laisse des cicatrices purulentes

Leishmania est un protiste parasite à l’origine de la leishmaniose, une maladie qui touche 1,5 à 2 millions de personnes chaque année, y compris en France. Il se transmet à l’homme à l’occasion d’une piqûre par le phlébotome, une sorte de petit moustique. Le leishmania est alors « avalé » par les macrophages où il se transforme en amastigote en perdant sa flagelle. En fonction de la localisation des cellules infestées, les symptômes diffèrent. La forme cutanée se caractérise par des grosses croûtes pouvant laisser des cicatrices indélébiles. La forme viscérale, la plus grave, se manifeste par de la fièvre, un amaigrissement, un gonflement du foie, de la rate et des ganglions lymphatiques. Elle est mortelle en l’absence de traitement.

La leishmaniose peut s’avérer mortelle sans traitement. © Institut Pasteur

La leishmaniose peut s’avérer mortelle sans traitement. © Institut Pasteur

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Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que l’érotomanie ?


Il y a des syndromes qui peuvent être dangereux pour la personne et pour les autres. C’est le cas du syndrome de Clérambault appelé aussi érotomanie. Une personne atteinte est persuadée que quelqu’un est amoureux de lui ou elle. Cette certitude peut amener à une jalousie maladive quand la personne s’aperçoit qu’elle s’est trompée et cela peut aller dans cet jusqu’au meurtre.
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Qu’est-ce que l’érotomanie ?

 

Parfois confondue avec une obsession du sexe ou de l'amour, l'érotomanie est une maladie psychiatrique provoquant la conviction délirante d'être aimé. Un trouble parfois exacerbé par l'explosion des réseaux sociaux.

L’érotomanie, aussi appelée syndrome de Clérambault est un trouble psychologique qui consiste à être persuadé qu’une autre personne, un inconnu comme une célébrité, est amoureuse de soi.

Un érotomane est ainsi profondément convaincu qu’une personne, qui peut être l’objet de sa propre attirance, est amoureux de lui. Il s’agit d’une certitude inébranlable. Le sujet n’est pas conscient de son état.

Si dans le délire de persécution le sujet est convaincu qu’il est l’objet de malveillances, qui sont en réalité imaginaires, l’érotomane lui est persuadé d’être l’objet d’une bienveillance amoureuse de la part d’autrui, tout aussi imaginaire.

Loin d’être anodine, comme peut l’être un amour non partagé, cette pathologie peut conduire le sujet à se conduire de façon agressive par jalousie, et peut conduire dans certains cas au meurtre.

Pour étayer sa conviction l’érotomane voit souvent des signes, comme des gestes qu’il est le seul à comprendre, des regards, des messages codés, y compris dans les médias. Parfois il aime la personne, mais pas systématiquement.

Le plus souvent le sujet atteint retourne l’attention qu’il imagine recevoir. Il écrit, téléphone, fait des cadeaux. Quand ses attentions ne touchent pas la dite personne ou qu’elles sont même refusées, l’érotomane peut être amené à imaginer qu’il s’agit d’un stratagème pour que l’amour qui lui est porté reste secret.

Généralement, l’érotomanie se déclare entre 20 et 30 ans. Les femmes sont davantage concernées. L’orogine de ce trouble peut être diverse, mais le manque affectif pendant l’enfance est souvent observé.

Ce trouble psychiatrique fut décrit pour la première fois par Gaëtan Gatian de Clérambault en 1921. Depuis on a établi les 3 principales phases du comportement de l’érotomane. Cela commence par une période d’espoir. Dans un état euphorique le sujet entretient son délire. Ensuite vient la phase de dépit, durant laquelle, face à ses espoirs déçus, le sujet entre dans une phase plus dépressive, voire suicidaire. Enfin vient la phase de rancune. L’érotomane en vient à hair l’autre. Son attitude peut tourner au harcèlement voire au meurtre.

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Un garçon de 6 ans parle avec le niveau d’un enfant d’un an quand son dentiste fait une découverte


Chez moi, il y a une publicité de l’Association des chirurgiens dentiste du Québec de deux enfants qui discutent, le garçon dit que son père peut parler 6 langues, et la fille réponds que son père peut détecter 200 maladies, il est dentiste. … Ce cas ici, démontre bien que souvent aller chez le dentiste peut parfois guérir des maladies.
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Un garçon de 6 ans parle avec le niveau d’un enfant d’un an quand son dentiste fait une découverte

 

 

Mason Motz, six ans, de Katy, au Texas, a souffert d’un anévrisme cérébral à l’âge de dix jours.

Mason a été emmené chez un orthophoniste quand il en avait un an, écrit le New York Times.

On lui a diagnostiqué le syndrome de Sotos, une maladie génétique rare qui affecte la croissance et le développement, et ses parents croyaient que c’est pour cette raison, ainsi que pour l’anévrisme cérébral, que son langage a été retardé.

Mason pouvait prononcer le début d’un mot et au fil du temps ses parents Dalan et Meredith sont venus à comprendre ce qu’il disait.

Photo: YouTube / Inside Edition

Tout a changé après une visite chez le dentiste

Mais tout a changé en 2017 quand Mason avait six ans.

Mason est allé faire une visite de routine chez son dentiste pédiatrique Amy Luedemann-Lazar, qui a fait une découverte remarquable, tout en effectuant une procédure de routine.

Le Dr Luedemann-Lazar a remarqué que la bande de tissu sous sa langue était attachée près du bout de sa langue, l’empêchant de bouger librement.

Avec la permission des parents de Mason, elle a pratiqué une opération au laser pour lui délier la langue. La procédure a duré dix secondes.

Photo: YouTube / Inside Edition

Il pouvait parler comme un enfant de 4 ans

Peu de temps après son retour, ses parents ont entendu Mason dire : « J’ai faim, j’ai soif, on peut regarder un film ? »

Ses parents, qui n’avaient jamais entendu leur fils parler correctement auparavant, pouvaient à peine croire leurs oreilles quand il a soudainement parlé à un niveau beaucoup plus élevé qu’auparavant.

Quelques heures plus tôt, Mason parlait comme un enfant d’un an. Après l’opération, il parlait au même niveau qu’un enfant de quatre ans.

Les médecins s’attendent à ce qu’il rattrape ses pairs quand il aura 13 ans.

Quelle découverte étonnante effectuée lors d’une visite de routine. Qui sait combien de temps il aurait fallu pour le diagnostiquer.

Une des belle publicité de l’Association des chirurgiens dentistes du Québec

 

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Ce garçon est atteint du syndrome du loup-garou


Il y a des maladies qui peuvent passer inaperçu aux yeux des autres, alors que d’autres difficiles à cacher. Le syndrome du loup-garou ne doit pas être évident à vivre surtout vers l’adolescence. Ce jeune homme à quand même beaucoup de courage d’affronter la vie avec cet handicap.
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Ce garçon est atteint du syndrome du loup-garou

 

 

Cet adolescent indien âgé de 13 ans souffre d’hypertrichose, une maladie rarissime aussi connue sous le nom de « syndrome du loup-garou »…

Lalit Patidar est originaire de Ratlam, ville indienne située dans l’État du Madhya Pradesh (centre du pays). Sa maladie rare se caractérise par une pilosité abondante et invasive, notamment sur le visage, presque entièrement dissimulé derrière une épaisse toison.

« Je suis né comme ça donc j’ai appris à vivre avec », confie-t-il dans un reportage qui lui est consacré (voir vidéo ci-dessus). Si l’ado semble en effet ne pas trop s’apitoyer sur son sort, la vie n’est néanmoins pas simple tous les jours: « Les poils entrent dans mes yeux. Quand je mange, ils entrent dans ma bouche. Parfois, j’ai même du mal à respirer normalement », avoue-t-il.

L’hypertrichose est le symptôme d’un dérèglement hormonal qui se manifeste de cette façon sur une partie ou la totalité du corps.

La famille de Lalit cultive l’espoir d’un changement hormonal qui pourrait survenir lors de la puberté, vers ses 15 ou 16 ans, et atténuer voire éradiquer naturellement l’évolution de la maladie.

« Si ce n’est pas le cas, une opération pourra alors être envisagée », explique le père.

 

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Le Saviez-Vous ► Le syndrome de Noé : cette maladie mentale qui pousse les gens à “collectionner” des animaux


On voit des fois aux nouvelles, des animaux qui sont dans des conditions lamentables dans un espace restreint. Il se peut que la personne qui recueille ces animaux le font avec une bonne attention de les sauver, mais sont incapable de s’en occuper adéquatement. Il est important de retirer les bêtes tout en s’assurant que la personne ait un soutient psychologique.
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Le syndrome de Noé : cette maladie mentale qui pousse les gens à “collectionner” des animaux

 

chat câlin femme genoux humain

Crédits : iStock

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Peut-être connaissez-vous quelqu’un dans votre entourage qui souffre de ce syndrome. Si c’est le cas, contactez immédiatement une association de protection animale

Le syndrome de Noé, c’est quoi ?

Le syndrome de Noé est avant tout une maladie mentale qui peut toucher n’importe lequel d’entre nous. Comme son nom l’indique, elle fait référence au personnage de Noé et à son désir de sauver tous les animaux de la Terre grâce à son arche.

Les personnes atteintes du syndrome de Noé, qui sont le plus souvent des femmes âgées vivant seules, ont à peu près le même souhait que Noé. Elles veulent sortir de la rue ou de la maltraitance tous les animaux qu’elles rencontrent. Malheureusement, ce noble souhait devient petit à petit un acte compulsif et elles se mettent à littéralement accumuler les animaux. Elles deviennent alors incapables de garantir à tous une santé correcte et les associations retrouvent bien souvent dans les appartements de ces personnes des centaines d’animaux entassés les uns sur les autres dans des conditions d’hygiène déplorables. Ils sont le plus souvent affamés, voire gravement malades.

La plupart du temps, les personnes souffrant du syndrome de Noé ne se rendent même pas compte qu’elles font souffrir leurs animaux. Au contraire, elles leur sont particulièrement attachées.

Animaux adoptés aux USA

Le syndrome de Noé est le besoin irrépressible d’adopter toujours plus d’animaux de compagnie, parfois au détriment de leur santé.

© CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Que faire si l’on soupçonne un proche d’être atteint du syndrome de Noé ?

Généralement, les personnes malades ne laissent jamais personne entrer chez eux, ce qui les rend difficiles à détecter. Mais quelques signes ne trompent pas.

Si vous connaissez quelqu’un qui a pour réputation d’être un véritable « refuge » à lui tout seul ou qui parle énormément de ses nombreux animaux alors que vous savez qu’il habite dans un minuscule appartement, n’hésitez pas à contacter une association de protection animale, telle que la SPA.

Non seulement vous pourrez sauver de nombreux animaux victimes de maltraitance, mais en plus vous pourrez encourager la personne malade à se faire soigner. Attention, lorsque leurs animaux leur sont retirés, les personnes atteintes du syndrome de Noé doivent immédiatement être prises en charge, certaines pouvant ne pas supporter la séparation d’avec leurs animaux et mettre fin à leurs jours.

Source

https://animalaxy.fr/

Alexandre le Grand n’était peut-être pas mort !


Alexandre le Grand aurait probablement été diagnostiqué mort par erreur. Il a eu des douleurs au ventre avec fièvre. Il s’est retrouvé paralysé de la tête au pied et il ne pouvait pas parler, mais son cerveau fonctionnait très bien. Les scientifiques croient avoir trouvé le mal qu’il souffrait et qui a entrainer un faux diagnostique de décès.
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Alexandre le Grand n’était peut-être pas mort !

 

Nathalie Mayer
Journaliste

La mort d’Alexandre le Grand reste un mystère. Et plus encore, l’état de conservation de son corps post-mortem. Pourtant aujourd’hui, une équipe de chercheurs avance qu’un syndrome de Guillain-Barré, doublé d’un faux diagnostic de décès, pourrait scientifiquement expliquer toutes les observations rapportées.

 

Depuis plus de 2000 ans, le mystère plane sur les conditions de la mort d’Alexandre le Grand. Certains pensent qu’il a pu être empoisonné ou qu’il a succombé à un excès d’alcool. D’autres incriminent le paludisme ou la typhoïde. Toujours est-il que la légende raconte que le corps de celui qui régna sur la Macédoine, entre 356 et 323 avant J.-C, est resté six jours sans montrer le moindre signe de décomposition.

La preuve, pour les Grecs de l’Antiquité, qu’Alexandre le Grand était un dieu. Mais c’est une explication dont ne pouvaient se satisfaire les scientifiques qui envisagent aujourd’hui une nouvelle théorie. Le plus grand conquérant de son époque pourrait bien avoir souffert d’un trouble auto-immunitaire rare qui l’aurait paralysé, de la tête aux pieds. Et nous serions là face au cas le plus célèbre de faux diagnostic de décès jamais enregistré.

 

Le docteur Katherine Hall imagine qu’Alexandre le Grand a pu être en mesure d’entendre ses embaumeurs commencer leur travail. © valeggio2000, Fotolia

Le docteur Katherine Hall imagine qu’Alexandre le Grand a pu être en mesure d’entendre ses embaumeurs commencer leur travail. © valeggio2000, Fotolia

Un faux diagnostic de décès ?

Selon les historiens, Alexandre le Grand aurait d’abord ressenti des douleurs abdominales, accompagnées de fièvre. Très vite, il se serait trouvé dans l’incapacité de marcher, de bouger, puis de parler. Pourtant, son esprit serait resté vif jusqu’à sa mort.

« Il souffrait probablement d’une variante de la neuropathie axonale aigüe du syndrome de Guillain-Barré », estime le docteur Katherine Hall, de l’université d’Otago (Nouvelle-Zélande).

Une maladie que l’on contracte généralement par une infection à Campylobacter pylori. Une maladie dont il est surtout possible de se remettre.

À l’époque, les diagnostics de décès reposaient essentiellement sur la respiration et non sur le pouls. Or, dans ces conditions, la respiration du roi de Macédoine a dû être si superficielle qu’elle en était indétectable. Son corps a pu avoir du mal à réguler sa température. Ses pupilles ont pu se dilater. Conduisant à une terrible erreur de diagnostic !

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Patient hors norme : il voit les icônes sortir de l’écran de l’ordinateur !


Un bien drôle de syndrome qu’est le syndrome d’Alice au pays des merveilles. Disons que voir des icônes sortir de son ordinateur, on se demande si on ne devient pas un peu fou !!! Mais, non, c’est une cause médicale qui a pu être remédiée
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Patient hors norme : il voit les icônes sortir de l’écran de l’ordinateur !

 

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

En Italie, un homme de 54 ans a vu pendant une dizaine de minutes des icônes sortir de l’écran de son ordinateur et flotter sous ses yeux. Les médecins lui ont diagnostiqué un « syndrome d’Alice au pays des merveilles ». La tumeur au cerveau, responsable de ces symptômes inhabituels, lui a été retirée.

Cet homme de 54 ans a vécu une expérience bien étrange : il a vu les icônes du bureau de son écran d’ordinateur sauter lentement en-dehors du moniteur et flotter entre lui et l’écran. Elles avançaient, reculaient, puis, finalement, elles ont disparu de son champ de vision, en se déplaçant vers la droite. Cette hallucination a duré une dizaine de minutes.

Ensuite, le patient a eu d’autres symptômes : des maux de tête, des nausées et une grande sensibilité à la lumière, ou photophobie. Il s’est rendu aux urgences où les médecins lui ont diagnostiqué un syndrome d’Alice aux pays des merveilles. Ce cas est décrit dans un article de la revue Neurocase, rédigé par des chercheurs de l’université de Rome.

Les auteurs expliquent que les patients souffrant du syndrome d’Alice au pays des merveilles ont une « perception erronée de leur propre corps, affectant, à la fois, la taille et la position dans l’espace, ainsi qu’une altération de l’environnement. »

Typiquement, ces patients perçoivent des parties de leur corps comme étant bien plus grandes ou bien plus petites que la réalité. Ils peuvent aussi voir des objets ou des personnes plus grandes ou plus petites, plus proches ou plus éloignées qu’elles ne le sont réellement.

Le syndrome d’Alice au pays des merveilles a été décrit par un psychiatre anglais, John Todd, dans les années 1950. Il a été nommé ainsi en raison des expériences que vit Alice dans l’ouvrage de Lewis Caroll, où elle voit sa taille se modifier. De plus, Lewis Caroll souffrait lui-même de migraines, avec des manifestations visuelles.

Une tumeur au cerveau à l’origine de ce syndrome

Souvent, le syndrome d’Alice au pays des merveilles est causé par l’épilepsie, une intoxication aux médicaments, la migraine, des maladies psychiatriques, des infections. Mais, ici, la cause semblait différente. Le patient avait des antécédents familiaux de tumeur au cerveau. Son électroencéphalogramme était normal, de même que ses analyses de sang et de fluide cérébro-spinal. Il souffrait de migraines mais pas avec aura.

Le saviez-vous ?

Une migraine avec aura se caractérise par des symptômes souvent visuels qui précèdent le mal de tête. Par exemple, le patient voit des taches, des points lumineux, colorés, ou bien une partie de son champ visuel disparaît.

Une IRM a révélé que le patient avait une lésion d’environ 2,5 cm au niveau du cortex occipito-temporal de l’hémisphère gauche, une région impliquée dans la perception visuelle. C’était un glioblastome, une tumeur cérébrale dont l’évolution est souvent rapide. La tumeur a été retirée par une chirurgie au laser, puis le patient a suivi une chimiothérapie et une radiothérapie.

Un an plus tard, il est retourné à l’hôpital pour une nouvelle opération car la tumeur était revenue au même endroit. Le traitement semble avoir fonctionné car, 20 mois après l’épisode d’Alice au pays des merveilles, il allait bien et ne présentait plus de signe de maladie. Il n’a pas connu d’autres hallucinations après le retrait de sa tumeur.

Pour en savoir plus le syndrome d’Alice au pays des merveilles, vous pouvez écouter un podcast qui lui est consacré sur le site de The Conversation.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Un homme de 54 ans a vu les icônes de son bureau sortir de l’écran de son ordinateur et bouger devant lui.
  • Les médecins italiens lui ont diagnostiqué un syndrome d’Alice au pays des merveilles.
  • Les patients touchés par ce syndrome ont une modification de la perception de leur corps, des objets ou des personnes qu’ils voient.
  • La tumeur cérébrale qui a provoqué ces symptômes a été retirée et le patient va bien.  

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En Antarctique, les scientifiques entrent en « hibernation psychologique » pour supporter l’hiver


Affronté l’hiver chez moi, il faut s’adapter et profiter le plus possible du soleil, mais en Antarctique, cela n’est pas évident. Comme vivre à travers l’hiver dans une région hostile sans y perdre la tête. ?
Nuage

 

En Antar­c­tique, les scien­ti­fiques entrent en « hiber­na­tion psycho­lo­gique » pour suppor­ter l’hi­ver

 

par  Ulyces

 

Pour endu­rer les condi­tions extrêmes dans lesquelles ils travaillent en Antar­c­tique, les scien­ti­fiques déve­loppent un « syndrome d’hi­ver­nage », aussi connu sous le nom d’ « hiber­na­tion psycho­lo­gique ».

Ces états mentaux surviennent lorsqu’un confi­ne­ment est observé sur le long terme, comme lorsque les astro­nautes voyagent dans l’es­pace.

« Il s’agit d’un méca­nisme de protec­tion contre le stress chro­nique qui est assez logique. Si les condi­tions sont incon­trô­lables, mais que vous savez qu’à un moment, dans le futur, les choses vont s’amé­lio­rer, vous pouvez choi­sir de réduire vos efforts d’adap­ta­tion, pour préser­ver votre éner­gie », analyse Nathan Smith, l’un des auteurs de l’uni­ver­sité de Manches­ter à l’ori­gine de l’étude publiée le 4 décembre 2018.

Pour obser­ver les mani­fes­ta­tions d’un tel syndrome, l’équipe s’est inté­ressé à l’état mental des membres de la station Concor­dia, français et italiens. Leur sommeil a été contrôlé, ainsi que leur santé émotion­nelle et leurs stra­té­gies d’adap­ta­tion aux condi­tions extrêmes. Ce que les cher­cheurs ont alors observé, c’est que la qualité de leur sommeil et de leur état émotion­nel se dégra­dait lorsque l’hi­ver forçait les scien­ti­fiques à rester enfer­més. Mais ce qui a surpris Nathan Smith, c’est de consta­ter que les cher­cheurs vivant en Antar­c­tique rédui­saient aussi leurs capa­ci­tés à mettre en place des stra­té­gies d’adap­ta­tion actives, se lais­sant douce­ment aller à une passi­vité psycho­lo­gique incons­ciente.

Cette passi­vité et cette iner­tie face au stress chro­nique et au confi­ne­ment abou­tit à une forme « d’in­dif­fé­rence géné­rale et de plati­tude émotion­nelle » qui est fina­le­ment béné­fique, puisqu’elle aide les cher­cheurs à passer l’hi­ver. Nathan Smith compare ce condi­tion­ne­ment à une « fugue psycho­lo­gique modé­rée », carac­té­ri­sée par « un état de conscience altéré, ou une absence totale d’es­prit, une “dérive” de l’es­prit, une perte d’at­ten­tion et une dété­rio­ra­tion de la conscience de la situa­tion ».

Un phéno­mène qui par chance est réver­sible, puisque l’état mental des scien­ti­fiques français et italiens s’est amélioré dès les premiers beaux jours d’été.

Sources : Science Alert / Univer­sity of Manches­ter

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