DES BUNKERS DATANT DE LA GUERRE FROIDE POUR PROTÉGER LES CHAUVES-SOURIS


Depuis plusieurs années, les chauves-souris subissent des pertes considérables a cause d’une maladie causée par un champignon dans leur environnement. Durant la Guerre Froide, l’armée avait construit des bunkers qui aujourd’hui, pourrait aider a protégé les chauves-souris ..
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DES BUNKERS DATANT DE LA GUERRE FROIDE POUR PROTÉGER LES CHAUVES-SOURIS

 

– Bat / Possumgirl via Flickr CC License by –

Une base militaire américaine secrète a été transformée en réserve naturelle et permet de protéger les mammifères volants d’une maladie qui les décime.

Par Daphnée Denis

Aux Etats-Unis, l’une des conséquences inattendues de la Guerre Froide est l’existence de refuges pour chauves-souris: la base aérienne de Loring, dans le Maine, est aujourd’hui une réserve naturelle où 2 des 43 bunkers servent à protéger les mammifères volants du syndrome du nez blanc, une maladie qui les décime depuis 2006.

D’abord détecté dans une grotte près de New York, le syndrome du nez blanc attaque les chauves-souris qui sont en train d’hiberner. On estime que 6,7 millions d’entre elles sont mortes dans les grottes où elles passaient l’hiver, marquées d’un museau blanc, caractéristique du champignon qui les prend pour cible.

 

Une fois qu’un animal l’a attrapé, toute une colonie peut être contaminée et mourir: «une catastrophe qui laisse présager l’extinction de plusieurs espèces dans la région», résume Notre Planète. Plusieurs scientifiques parlent de la crise animale la plus grave qui ait jamais eu lieu aux Etats-Unis.

Pour protéger les différentes espèces, des chercheurs américains ont donc décidé d’utiliser le site militaire du Maine, la base aérienne la plus proche de Moscou à l’époque de la Guerre Froide et un lieu stratégique pour les forces américaines, qui en dissimulaient l’existence. Fermée en 1994, cette base est ensuite devenue l’Arostook National Wildlife Refuge, une réserve pour les bêtes sauvages.

En observant les bunkers recouverts d’herbe, certains scientifiques se sont aperçus que ceux-ci pouvaient faire plus que simplement servir de nids d’oiseau. Etant donné l’effet dévastateur du syndrome du nez blanc, ces anciens forts de défense sont apparus comme l’endroit idéal pour s’assurer que les chauves-souris puissent hiberner dans un environnement stérile.

«L’un des problèmes du syndrome est que le champignon reste dans un lieu pour une période de temps inconnue et n’a pas forcément besoin de chauves-souris pour se développer», a expliqué à la BBC Ann Froschauer, une biologiste spécialiste des espèces en danger. «S’il n’y a pas de chauves-souris, le champignon revient à sa fonction naturelle dans le sol, en dégradant la matière organique par exemple. Après, si de nouvelles chauves-souris arrivent dans la zone en question, elles y sont toujours exposées.»

Les scientifiques ne peuvent pas stériliser l’environnement de grottes naturelles, où les champignons apparaissent naturellement. En revanche, dans une «structure humaine», Froschauer remarque qu’on peut «faire un grand ménage».

Reste que cette solution ne peut pas sauver toutes les chauves-souris d’Amérique, d’autant qu’il est particulièrement difficile de recréer un environnement favorable à l’hibernation. Pour Froschauer, nous ne verrons jamais plus autant de chauves-souris qu’avant l’apparition du syndrome du nez blanc. 

D.D.

http://www.slate.fr

États-Unis et Canada Un champignon tue 6 millions de chauves-souris


Cela fait au moins 5 ans que nous savons que les chauves-souris ont une maladie grave et mortelle et qui malheureusement se propagent très vite. Que l’on aime ou pas les ces petites bêtes volantes, elles sont capitale dans l’écosystème pour régularisé les insectes sur leur territoires. Ce syndrome a un impact sur l’agriculture et sur les maladies pour l’homme
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États-Unis et Canada

Un champignon tue 6 millions de chauves-souris

Un champignon tue 6 millions de chauves-souris

Crédit photo : Reuters

TVA Nouvelles d’après AFP

De 5,5 à 6,7 millions de chauves-souris ont succombé aux États-Unis et au Canada au syndrome dit «du nez blanc», selon une étude du service fédéral de la pêche et de la vie sauvage (FWS).

Ce syndrome est provoqué par le champignon Geomyces destructans. Il a été détecté pour la première fois à l’hiver 2007 dans l’État de New York. Depuis, il décime les populations de chauves-souris dans 16 États du nord-est des États-Unis et quatre provinces canadiennes.

Encore un syndrome peu connu, à plusieurs endroits, le taux de mortalité atteint 100%. Neuf espèces de chauves-souris sont affectées par ce syndrome.

Des chauves-souris ont été découvertes malades et mourantes en nombre sans précédent.

Les chauves-souris malades ont des comportements inhabituels comme voler à l’extérieur en plein jour durant les mois froids d’hiver ou encore se regrouper près des entrées de grottes et de mines, leur lieu normal d’hibernation.

«Cette nouvelle estimation alarmante illustre la gravité de la menace présentée par le syndrome du nez blanc pour les chauves-souris ainsi que l’ampleur du problème économique pour les États-Unis», souligne Dan Ashe, directeur du FWS.

Les chauves-souris aident grandement les agriculteurs puisqu’elles se nourrissent d’insectes nuisibles aux récoltes.

Les chauves-souris sont aussi essentielles pour réduire la propagation de maladies chez les humains.

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