La disparition des chauves-souris nuit à l’agriculture


Les chauves-souris sont des animaux vraiment essentiels pour notre environnement et l’agriculture. Ils sont des insecticides biologiques très puissant, mais à cause de la maladie du museau blanc, ils sont en danger. Si on pense qu’il y a une colonie dans une grotte (ou ailleurs) mieux vaut les laisser tranquille pour ne pas transporter des champignons par notre passage et d’aviser le site de chauves-souris.ca pour les préserver
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La disparition des chauves-souris nuit à l’agriculture

 

Le champignon empêche les chauves-souris de bien hiberner.

Le champignon empêche les chauves-souris de bien hiberner.   PHOTO : RYAN VON LINDEN

 

L’hécatombe qui frappe plusieurs espèces de chauves-souris au Québec depuis 2010 s’étend à d’autres régions comme celles de la Côte-Nord et de la Gaspésie. La disparition de cet animal insectivore a des conséquences jusque dans notre assiette.

Un texte d’Éric Plouffe

Dans l’est du continent, des millions de chauves-souris sont mortes dans les 10 dernières années, victimes du syndrome du museau blanc.

Il s’agit d’une infection causée par un champignon poussant littéralement sur les chauves-souris qui hibernent dans des grottes. Celles qui sont infectées se réveillent plus souvent au cours de leur hibernation et finissent par mourir d’épuisement.

Le phénomène a été observé pour la première fois dans l’État de New York en 2006. Quelques années, plus tard, l’infection a frappé des colonies de chauves-souris au Québec.

La biologiste Nathalie Desrosiers, qui est coordonnatrice du dossier lié aux chauves-souris au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, l’a rapidement constaté dans une mine abandonnée en Estrie.

« On avait des regroupements de 5000 individus qui pouvaient se ramasser à un endroit, raconte-t-elle. À l’hiver 2011-2012, quand on est retourné pour faire une observation, il n’y avait plus de chauves-souris. »

Des chercheurs américains prélèvent des échantillons dans une grotte du Tennessee, en 2011.

Des chercheurs américains prélèvent des échantillons dans une grotte du Tennessee, en 2011.   PHOTO : AMY SMOTHERMAN BURGESS

Lourdes conséquences

La disparition massive de chauves-souris a de lourdes conséquences sur l’agriculture et l’environnement.

Selon une étude de l’Université de Boston publiée en 2011, les chauves-souris permettent d’économiser plus de 4 milliards de dollars chaque année sur le territoire américain dans le contrôle des insectes nuisibles à l’agriculture. La diminution du nombre de chauves-souris signifie un recours plus important aux pesticides.

Les insectes qui ne sont pas mangés par les chauves-souris vont être sur nos plantes. Nathalie Desrosiers, biologiste

« Alors, les producteurs vont être obligés d’utiliser des pesticides pour être capables de garder une qualité des produits qu’ils vont nous offrir. Donc, ça a un coût très très important », dit la biologiste Nathalie Desrosiers.

Il n’existe pour le moment aucun traitement pour sauver les chauves-souris, à part la prévention, qui consiste à éviter d’explorer les grottes où elles hibernent.

« Pour éviter d’amener dans les semelles de bottes ou les vêtements les spores de champignons, explique Nathalie Desrosiers. Pour éviter d’aller propager le champignon dans des endroits où il n’y en a pas. »

Le gouvernement québécois invite pour une quatrième année consécutive la population à signaler la présence de colonies de chauves-souris et à participer au suivi de leur situation en se rendant sur le site chauves-souris.ca

http://ici.radio-canada.ca/

Une étrange maladie gagne du terrain Le déclin des chauves-souris pourrait nuire aux agriculteurs


Que l’on aime ou pas les chauves-souris, elles sont importantes pour l’écosystème. Le problème du syndrome du museau blanc continu à faire des ravages ce qui a un impact important sur l’augmentation des insectes
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Une étrange maladie gagne du terrain

Le déclin des chauves-souris pourrait nuire aux agriculteurs

 

Le déclin de la population de chauves-souris s’amplifie partout au Québec, ce qui peut entraîner une augmentation de la population d’insectes peu souhaitable pour les agriculteurs.

Une visite à la grotte Spéos de la fée, à La Rédemption, dans le Bas-Saint-Laurent, a par exemple permis de découvrir qu’elle n’est plus habitée que par deux chauves-souris.

Les chauves-souris qui y hibernent ont récemment été touchées par le syndrome du museau blanc, une étrange maladie qui gagne rapidement du terrain au Québec.

Cette maladie crée un champignon blanc sur le nez et les ailes des chauves-souris. Les désagréments qu’il cause réveillent l’animal lors de son hibernation.

La maladie a été découverte pour la première fois aux États-Unis, en 2006.

C’est une situation que les biologistes Charles Maisonneuve et Nathalie Desrosiers qualifient d’inquiétante, puisque les chauves-souris se nourrissent d’insectes. Avec le déclin du mammifère, la population d’insectes augmentera et les agriculteurs devront ainsi utiliser davantage d’insecticides.

Les citoyens sont invités à contacter le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs s’ils observent des spécimens autour de leur habitation. Les spécialistes espèrent ainsi sauver certaines colonies.

http://tvanouvelles.ca/

Les éoliennes fauchent les chauves-souris par milliers


Les chauves-souris ont déjà a lutté contre le syndrome du museau blanc, ont aussi d’autres problèmes comme les éoliennes En France, il semble qu’ils ont implanté un système qui soit assez efficace tout en gardant les éoliennes
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Les éoliennes fauchent les chauves-souris par milliers

 

La chauve-souris rousse

La chauve-souris rousse Photo :  François Fabianek

Une nouvelle étude conclut que plus de 600 000 chauves-souris sont probablement mortes à cause d’éoliennes aux États-Unis en 2012.

L’étude, publiée dans la dernière édition de la revue américaine BioScience, en vient à cette estimation par le biais de techniques statistiques poussées appliquées au nombre de chauves-souris mortes retrouvées dans 21 parcs d’éoliennes.

Les chauves-souris jouent un rôle important mais méconnu dans l’écosystème en tant que prédateurs d’insectes et pollinisateurs de certaines plantes.

Les éoliennes sont fatales pour ces mammifères, non seulement à cause des collisions avec les pales, mais surtout à cause de « barotraumatismes », c’est-à-dire des variations de pression atmosphérique causées par le déplacement des pales qui font exploser les poumons de ces petits mammifères volants lorsqu’ils s’en approchent.

Selon le chercheur Mark Hayes, de l’Université du Colorado, le chiffre de 600 000 est une estimation prudente et pourrait en fait atteindre près de 900 000.

Les données colligées par M. Hayes suggèrent que certaines parties des États-Unis pourraient avoir des taux de mortalité plus élevés que d’autres. La région des Appalaches présentait le taux de mortalité le plus fort dans son étude.

Les conséquences de cette mortalité sont difficiles à évaluer, car l’importance des populations de chauves-souris est mal documentée. Cependant, on sait que ces populations sont déjà gravement menacées par le syndrome du museau blanc, au point où le ministère de l’Environnement et de la Faune a lancé l’été dernier un appel à la population afin de l’aider à localiser des colonies.

Le syndrome du museau blanc a jusqu’ici causé la mort d’environ 5,7 à 6,7 millions de chauves-souris dans l’est du continent, soit dans 22 États américains et 5 provinces canadiennes. Au Québec, plusieurs mines et grottes qui abritaient des populations de milliers de chauves-souris durant l’hiver ont été touchées. Aujourd’hui, on compte généralement moins d’une trentaine de chauves-souris par site et, dans certains cas, elles ont même toutes disparu.

Le problème de la mortalité des chauves-souris autour des éoliennes est connu depuis plusieurs années. Une société française, Biotope, a mis au point un programme d’interruption à distance des éoliennes en période de forte activité des chauves-souris, qui réussit apparemment à réduire jusqu’à 74 % la mortalité chez ces chiroptères, avec un impact minime sur la production d’électricité.

Le système a été implanté dans plusieurs parcs éoliens en France.

http://www.radio-canada.ca

Chauve-souris en voie de disparition au Canada


Les chauves-souris sont en danger, ils sont de plus en plus rare et leur perte sera d’autant plus grande car ces bestioles nous rendent de grands services a notre insu .. Car ils se nourrissent d’insectes en énormes quantités. Leur disparitions aura un impacts directe sur l’agriculture et les forêts
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Chauve-souris en voie de disparition au Canada

 

Chauve-souris en voie de disparition au Canada

© Shutterstock

Trois espèces de chauve-souris sont «en voie de disparition», selon une étude menée en février par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

 

Un dénombrement dans un gîte d’hibernation au Québec a démontré que la population de pipistrelles de l’Est, une espèce de chauve-souris relativement rare, a connu une diminution de 94% en deux ans.

Des données recueillies dans des gîtes d’hibernation au Canada ont également indiqué que les populations de chauves-souris brunes, la plus commune au Québec, et de chauves-souris nordiques ont enregistré une baisse de plus de 90% en deux ans.

Le syndrome du museau blanc, causé par un champignon pathogène, serait à l’origine de ce déclin.

Ce champignon a été découvert pour la première fois dans l’État de New York, en février 2006. Il se propage à une vitesse de 200 à 400 km par année. Sa présence est maintenant confirmée en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.

Le syndrome du museau blanc, qui tire son nom de la prolifération de champignons blancs autour du museau et sur les ailes des chauves-souris infectées, interrompt l’hibernation des chauves-souris. Elles sortent avant la fin de l’hiver, épuisent rapidement leurs réserves de graisse et finissent par mourir de déshydratation ou de faim.

Un lien a déjà été établi entre ce syndrome et la mort de plus de 5,7 millions de chauves-souris en Amérique du Nord.

Des chercheurs américains estiment que la mortalité massive de chauves-souris coûtera 3,7 milliards $ chaque année au secteur de l’agriculture de l’Amérique du Nord, puisque celles-ci agissent en tant qu’agents antiparasitaires pour l’agriculture et les forêts.

Le syndrome du museau blanc n’a aucun impact connu sur la santé humaine

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