L’art délicat de la création de nouveaux emojis


Tout le monde peut proposer un emojis, mais il doit s’attendre à respecter certains critères et être très patient. En effet, il faut environs 2 ans entre la proposition, et la publication s’il est accepté.
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L’art délicat de la création de nouveaux emojis

 

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😀 | Capture d’écran via Youtube License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

C’est bien plus compliqué qu’on ne le croit.

Depuis quelques années, les emojis ont remplacé les émoticônes, si chères aux utilisateurs de MSN messenger. Nés au Japon à la fin des années 1990, leur introduction sur les claviers de l’iPhone en 2011 puis sur Android en 2013 a propulsé leur utilisation. Un langage emoji serait même en train d’émerger: plus les symboles deviennent complexes et nuancés, plus la communication devient riche. Aujourd’hui cet «alphabet» compte 2.823 caractères et chaque année, de nouveaux symboles apparaissent. Comment les nouveaux emojis sont-ils choisis?

Le Consortium Unicode est chargé de l’unification et la standardisation des lettres et caractères sur les ordinateurs et les smartphones grâce au système de codage Unicode. Cette organisation privée à but non lucratif se réunit quatre fois par an pour décider de l’introduction des nouveaux emojis. Elle est composée de représentants des grandes entreprises technologiques comme Oracle, IBM, Adobe, Apple, Microsoft, Facebook, Google, Shopify, Netflix, Huawei et le gouvernement d’Oman (o_O).

Un choix inclusif

N’importe quelle personne lambda peut soumettre une proposition de nouvel emoji. Toutefois, si vous voulez proposer une idée, il faudra se contraindre à une longue (et compliquée) liste de prérequis: par exemple il ne faut pas que votre emoji représente une divinité, un logo ou une personne connue (décédée, vivante ou fictive). Le plus important est d’évaluer le potentiel d’utilisation de votre création: il faut qu’elle puisse servir dans plusieurs contextes (archétype, métaphore ou symbole). Plus de deux ans peuvent s’écouler entre la proposition et la publication d’un emoji. Il faudra (peut-être) s’armer de patience.

En 2016, Jennifer 8. Lee a fait campagne pour la créationd’un emoji dumpling. Selon elle, ce plat multiculturel manquait sur les claviers de téléphone. Depuis, cette ancienne journaliste du New York Times a rejoint le comité de Consortium Unicode. Même si elle ne dispose pas de droit de vote, sa voix compte. En deux ans, elle a fait passer une centaine d’emojis dont la femme voilée, les baguettes asiatiques ou le brocoli.

«Nous choisissons à l’unanimité. Le but est de créer des emojis par le peuple, pour le peuple», résume-t-elle pour Wired.

Depuis quelques années, la sélection des nouveaux caractères se fait dans une volonté d’inclusivité. En février dernier, Unicode a dévoilé la liste de nouveaux emojis. Les personnes aux cheveux roux, gris ou frisés sont enfin représentées. Plus important encore, Apple a proposé d’inclure treize nouveaux symboles autour du handicap. Suite aux attaques terroristes et aux tueries de masse, l’emoji revolver a été remplacée par un pistolet à l’eau –à part sur Facebook. Même si la nature des emojis est la communication et le divertissement, ces symboles peuvent aussi être politiques.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► L’étonnante signification des fleurs


Si on veut envoyer un message d’une façon originale, on peut se servir des fleurs. Les fleurs peuvent être un symbole d’amour, vertu, la persévérance …
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L’étonnante signification des fleurs

 

L’ellébore est une fleur à surveiller car elle symbolise le scandale. © getty.

Jeanne Poma

Il y a la fleur de l’amour, de la chasteté, mais aussi de la passion et de la trahison. Saviez-vous que la lavande était la plus aphrodisiaque des fleurs? Avant d’offrir votre prochain bouquet, penchez-vous sur ce petit guide du langage des fleurs.

Les orchidées

Considérées comme un symbole de virilité depuis la Grèce antique, elles séduisent pour leur forme exotique et sensuelle. 

Le mimosa

Bien qu’il soit le symbole du 8 mars, il est associé à la chasteté car sa petite fleur est délicate et se ferme la nuit ou quand on la touche. 

Le lys blanc

Ses pétales blancs évoquent la pureté. La fleur de lys était aussi le symbole de la monarchie française. 

L’iris

Tout dépend de la couleur. Violet, l’iris représente la sagesse, c’est une manière de faire un compliment. Bleu, il devient un symbole de foi et d’espoir. Jaune, c’est la passion. Blanc, il représente la pureté. 

Les marguerites

Elles sont associées à l’innocence de l’enfance. Ce sont aussi les fleurs les plus proches du soleil. 

L’ellébore

Une fleur à surveiller car elle symbolise le scandale. Ceux qui le reçoivent devraient l’interpréter comme une volonté de surmonter une catastrophe qui est sur le point d’arriver de la part de celui qui l’offre. 

La rose

Un symbole d’amour passionné quand elle est rouge. Blanche, elle représente la vertu et la chasteté. Jaune, elle annonce une bonne nouvelle, bien qu’à l’époque victorienne, elle représentait l’infidélité. 

La lavande

Elle réduit le stress et augmente le flux sanguin. Elle est donc considérée comme la plus puissante des fleurs aphrodisiaques. 

La tulipe

Une fleur aux significations multiples: on appelle « l’âge des tulipes » les périodes les plus prospères de l’Empire ottoman. Elles avaient alors une connotation positive. Pour les Anglais, c’est un symbole de passion. Pour les Hollandais, elle symbolise la brièveté de la vie. 

La jacinthe

Le bleu est synonyme de persévérance, de joie et d’audace. Violette, elle représente la douleur. Blanche, la beauté et jaune, la jalousie.

http://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?


En Inde, la vache est considéré comme sacrée. Cette vénération est très récente, elle fut en fait un symbole politique contre la colonisation au XIXe siècle. La vache fut intégrée dans les légendes et croyances hindoues et faire parti des animaux qui sont la réincarnation des dieux.
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Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?

 

Crédits : Pixabay / Dezalb

Dans certains pays du monde, des animaux sont vénérés, de véritables symboles mythologiques, ancrés dans les coutumes. C’est particulièrement le cas en Inde, lieu empreint de spiritualité, où certains animaux – comme la vache – sont présentés comme des réincarnations des dieux selon la culture hindoue. Elle les protège désormais. Une tradition bien éloignée de la culture occidentale, on se demande alors pourquoi les vaches, particulièrement, sont-elles sacrées en Inde?

Tout d’abord, sachez que le mythe de la vache sacrée est relativement récent, absent des textes sacrés indiens, d’après Dwijendra Narayan Jha, historien et auteur du Mythe de la vache sacrée. Entre 1500 et 600 ans av. J.-C., l’animal était même servi comme offrande aux dieux védiques et consommé par les habitants, les Aryens.

Selon l’historien, « la dimension sacrée de la vache est un mythe et sa viande faisait partie du régime alimentaire non végétarien et des traditions diététiques des ancêtres indiens ».

C’est seulement au XIXe siècle, conséquence de la création d’un mouvement religieux par Dayanand Saraswati, que la vache fut pris comme un symbole de mobilisation politique contre les colonisateurs, avec l’idée que la consommation de bœuf aurait été imposée à l’Inde par les musulmans.

Crédits : Pixabay

En plus d’être utilisée comme un étendard, la vache, fournissant du lait, reste d’une grande utilité dans un pays en cours de développement. Elle est également indispensable dans les champs, tractant les charrettes remplies. Sa bouse, mélangée à de la paille séchée, est aussi à l’origine de combustible pour permettre de cuire les aliments. Cette transformation de leurs semences est par ailleurs utilisée comme engrais naturel. Ajoutons à cette longue liste, l’urine des bovins, un désinfectant corporel ou ménager intégré dans le quotidien de certains Indiens.

Symbole de lutte, d’une utilité quotidienne sans conteste, elle devient de fait empreinte de spiritualité. Qualifiée de « Mère universelle » grâce à ses productions, elle est également le symbole de la vie, protégée par le dieu Krishna. À l’origine, la vache aurait été créée par Brahmâ en même temps que la caste des brahmanes, la plus élevée, la plus pure. Elle est ainsi mise au même rang spirituel. Les textes sacrés hindous la présentent aussi comme l’animal de compagnie des dieux Krishna et Shiva.

Alors considérée comme un don du ciel, la vache devient avec le temps un animal sacré par les hindous. Elles sont alors libres de circuler où bon leur semble, malheureusement, le développement de l’Inde urbaine n’apparaît pas comme un environnement idyllique pour celles-ci. Souvent victimes d’accident de la route, régulièrement sollicitées pour des processions, être un animal sacré en Inde ne semble pas être de tout repos.

Sources : Planeteanimal ; Lemonde ; Chosesasavoir

http://lesavaistu.fr/

Le Saviez-Vous ► Les tata somba : châteaux forts de l’Afrique de l’Ouest


Les châteaux n’ont pas leur origine en Europe, mais en Afrique ! Ils étaient destinés a se protéger contre les bêtes sauvages. Ils étaient structurés pour les besoins, comme l’entreposage de la nourriture, un endroit pour les animaux domestiques et des habitations pour l’humain.
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Les tata somba : châteaux forts de l’Afrique de l’Ouest

Construits à l’origine pour se protéger des attaques ennemies et des bêtes sauvages, les tata somba ont une architecture très singulière.

Situées principalement dans la région de l’Atakora, ces maisons fortifiées, habitées par les peuples Bètammaribè, Bèsoribè et Natemba, sont constituées de trois tours avec un étage destiné à se protéger des fauves : les habitations et les réserves de nourriture se concentrent donc à ce niveau. Les animaux domestiques occupent quant à eux le rez-de-chaussée, au milieu, la terrasse dallée est utile pour faire sécher les récoltes. Les plans de cet habitat Otommari répondent à des règles bien spécifiques, chaque élément de construction correspond à une fonction ou à un symbole. Par exemple, la porte de la façade principale est toujours orientée à l’ouest, à l’abri des pluies et de l’harmattan (vent très sec d’Afrique de l’Ouest) et aussi parce que, selon la symbolique, ce point cardinal représente le côté de la vie. L’intérieur est un véritable labyrinthe à la structure complexe. Une chose est sûre la construction d’un tata somba est assurément un cours magistral d’architecture à lui-seul !

http://www.regardssurlaplanete.com

Les plus vieux tatouages symboliques découverts à ce jour


La momie d’Ötzi vieille de 5 300 ans trouvé dans les Alpes portant un tatouage, mais en Égypte, deux momies, un homme et une femme vieux de 5 000 ont jusqu’à maintenant les plus vieux tatouages de l’Afrique. Ce qui a surpris les archéologues est que même l’homme portait une modification corporelle. Ces tatouages seraient symboliques qui définiraient probablement leur statut, à la bravoure, la connaissance, ou à la magie
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Les plus vieux tatouages symboliques découverts à ce jour

 

Cet homme est parmi les premières personnes au monde à posséder un tatouage symbolique. Il apparaît comme une zone sombre en haut de son bras.

Cet homme est parmi les premières personnes au monde à posséder un tatouage symbolique. Il apparaît comme une zone sombre en haut de son bras.  Photo : British Museum

Des traces laissées par des tatouages symboliques ont été observées sur les corps de deux momies égyptiennes vieilles de 5000 ans, ce qui fait d’eux les plus vieux découverts à ce jour.

RADIO-CANADA AVEC BBC

Les deux corps momifiés sont ceux d’un homme et d’une femme. Les tatouages retrouvés sur le bras de l’homme représentent un taureau sauvage et un mouton de Barbarie.

Un taureau sauvage et un mouton peuvent être observés sur l'épaule de la momie masculine.

Un taureau sauvage et un mouton peuvent être observés sur l’épaule de la momie masculine.  Photo : British Museum

Les motifs découverts sur le bras et l’épaule de la femme forment une série de « S ». Elle possède aussi un motif qui représenterait des bâtons utilisés lors de danses rituelles.

Quatre motifs en forme de « S » sont observés sur l'épaule de la femme.

Quatre motifs en forme de « S » sont observés sur l’épaule de la femme.  Photo : British Museum

Incroyablement, à plus de 5000 ans, ils repoussent d’un millénaire les preuves que nous détenons des premiers tatouages en Afrique. Daniel Antoine, British Museum

Selon Daniel Antoine, conservateur au British Museum, cette découverte transforme notre compréhension de la façon dont les Égyptiens vivaient à cette époque.

Jusqu’à aujourd’hui, les archéologues pensaient que seules les femmes portaient des tatouages dans la civilisation égyptienne.

Or, l’observation de tatouages sur une momie masculine montre que les deux sexes avaient recours à ces modifications corporelles.

Les chercheurs estiment que les tatouages étaient associés au statut, à la bravoure et à la connaissance de la magie.

Nous acquérons, grâce à ces momies, de nouvelles connaissances sur la vie de ces individus, dont les restes sont remarquablement préservés. Daniel Antoine, British Museum

Le saviez-vous?

Le plus ancien tatouage, toutes catégories, a été trouvé sur la momie d’Ötzi vieille de 5300 ans. Elle a été découverte dans les Alpes en 1991 sous une couche de glace à 3200 mètres d’altitude, à la frontière entre l’Autriche et l’Italie. Ces tatouages sont des lignes verticales ou horizontales, et ne sont pas symboliques.

La momie de l’homme a été découverte il y a 100 ans. De précédents examens avaient permis d’établir qu’il était âgé de 18 à 21 ans au moment de sa mort causée par un coup de couteau dans le dos.

Les égyptologues pensaient que les taches sombres sur son bras étaient sans importance jusqu’ à ce qu’un examen au rayonnement infrarouge révèle qu’il s’agissait de tatouages de deux animaux à cornes qui se chevauchent légèrement.

La pigmentation aurait été obtenue à l’aide de la suie.

Ces deux momies ont été découvertes à Gebelein, une ville située sur le Nil à environ 40 km au sud de Louxor. Elles étaient enterrées dans des tombes peu profondes sans préparation particulière. Leurs corps ont été préservés naturellement grâce à la chaleur, la salinité et l’aridité du désert.

Le détail de cette découverte est publié dans le Journal of Archaeological Science.

En août 2016, l’égyptologue québécois Cédric Gobeil et ses collègues avaient mis au jour des tatouages symboliques datant d’environ 3300 ans sur un site archéologique près de Louxor.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ►Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?


A première vue, on peut croire que les vaches sacrées en Inde est une croyance qui daterait de plus siècle, il semble que non. Ce fut d’abord un symbole contre la colonisation, politique créer par un mouvement religieux au XIX è siècles
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Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?

 

Crédits : Pixabay / Dezalb

Dans certains pays du monde, des animaux sont vénérés, de véritables symboles mythologiques, ancrés dans les coutumes.

C’est particulièrement le cas en Inde, lieu empreint de spiritualité, où certains animaux – comme la vache – sont présentés comme des réincarnations des dieux selon la culture hindoue. Elle les protège désormais. Une tradition bien éloignée de la culture occidentale, on se demande alors pourquoi les vaches, particulièrement, sont-elles sacrées en Inde?

Tout d’abord, sachez que le mythe de la vache sacrée est relativement récent, absent des textes sacrés indiens, d’après Dwijendra Narayan Jha, historien et auteur du Mythe de la vache sacrée. Entre 1500 et 600 ans av. J.-C., l’animal était même servi comme offrande aux dieux védiques et consommé par les habitants, les Aryens.

Selon l’historien, « la dimension sacrée de la vache est un mythe et sa viande faisait partie du régime alimentaire non végétarien et des traditions diététiques des ancêtres indiens ».

C’est seulement au XIXe siècle, conséquence de la création d’un mouvement religieux par Dayanand Saraswati, que la vache fut pris comme un symbole de mobilisation politique contre les colonisateurs, avec l’idée que la consommation de bœuf aurait été imposée à l’Inde par les musulmans.

Crédits : Pixabay

En plus d’être utilisée comme un étendard, la vache, fournissant du lait, reste d’une grande utilité dans un pays en cours de développement. Elle est également indispensable dans les champs, tractant les charrettes remplies. Sa bouse, mélangée à de la paille séchée, est aussi à l’origine de combustible pour permettre de cuire les aliments. Cette transformation de leurs semences est par ailleurs utilisée comme engrais naturel. Ajoutons à cette longue liste, l’urine des bovins, un désinfectant corporel ou ménager intégré dans le quotidien de certains Indiens.

Symbole de lutte, d’une utilité quotidienne sans conteste, elle devient de fait empreinte de spiritualité. Qualifiée de « Mère universelle » grâce à ses productions, elle est également le symbole de la vie, protégée par le dieu Krishna. À l’origine, la vache aurait été créée par Brahmâ en même temps que la caste des brahmanes, la plus élevée, la plus pure. Elle est ainsi mise au même rang spirituel. Les textes sacrés hindous la présentent aussi comme l’animal de compagnie des dieux Krishna et Shiva.

Alors considérée comme un don du ciel, la vache devient avec le temps un animal sacré par les hindous. Elles sont alors libres de circuler où bon leur semble, malheureusement, le développement de l’Inde urbaine n’apparaît pas comme un environnement idyllique pour celles-ci. Souvent victimes d’accident de la route, régulièrement sollicitées pour des processions, être un animal sacré en Inde ne semble pas être de tout repos

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Le Saviez-Vous ► L’homme qui se cache derrière les emojis


Tout le monde connaît les emojis. Dans les débuts, ce fût très modeste et l’inventeur a changé la façon de communiquer dans les messages sur Internet. Ce que trouve dommage c’est le créateur ne retire rien de ses petites images, au moins le Museum of Modern Art show, à New York a quand même reconnu sa valeur
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L’homme qui se cache derrière les emojis

 

Sarah Winkel

© thinkstock.

Les emojis sont partout: ils servent à illustrer nos messages, exprimer nos émotions, et sont même les vedettes d’un film d’animation. Mais qui est l’inventeur qui se cache derrière ces petits symboles?

© ap.

Les emojis doivent leur existence au japonais Shigetaka Kurita. En 1998, alors âgé de 25 ans il crée la première série de 176 symboles pour la compagnie japonaise NTT DoCoMo.

« C’est moi qui en ait eu l’idée. Si je ne les avait pas inventé, quelqu’un aurait fini par le faire », explique-t-il.

A l’époque, NTT DoCoMo lançait « i-mode », son premier système de messagerie internet, qui limitait les utilisateurs à n’utiliser que 250 caractères dans leurs messages. Les emojis se sont alors imposés comme la solution permettant de communiquer plus facilement en utilisant moins de mots.

« C’était le commencement des messageries numériques, et j’ai réfléchis à ce qui était nécessaire », explique encore Kurita.

Succès phénoménal

Dès le lancement de « i-mode », les emojis connaissent un véritable succès au Japon. Leur nom combine d’ailleurs les mots japonais pour « image » et « lettres ».

Le premier set d’emojis créés par Shigetaka Kurita comprenait notamment des symboles météorologiques, des panneaux de signalisation, ainsi que cinq visages avec cinq émotions différentes : la joie, la colère, la tristesse, la surprise et l’incompréhension.

Des sociétés occidentales, comme Apple et Google se sont ensuite emparés des emojis, et les ont fait découvrir au monde entier, mais leur créateur sait que c’est un peu grâce à lui que tout a commencé.

« Les japonais sont toujours en avance sur notre temps », estime-t-il.

« Le pouvoir de changer le monde »

En 20 ans, les petits symboles ont pourtant bien évolué, et Shigetaka Kurita ne se sent plus vraiment concerné par son invention. Il ne touche pas d’argent grâce au succès des emojis, et n’est pas vraiment connu au Japon en dehors de la communauté technologique. Mais l’année dernière, son nom a été cité dans une exposition du Museum of Modern Art show, à New York.

« J’ai été impliqué là-dedans, même si je ne suis ni un artiste, ni un designer. Le musée a vu de la valeur dans ce design qui a le pouvoir de changer le mode de vie des gens ».

http://www.7sur7.be

Égypte ancienne : d’immenses hiéroglyphes vieux de plus de 5.000 ans découverts


Des archéologues ont découvert des hiéroglyphes sur des parois rocheuses qui seraient les plus grands et des plus anciens découverts jusqu’à maintenant. Ils auraient été gravés il y a environ 5.250 ans
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Égypte ancienne : d’immenses hiéroglyphes vieux de plus de 5.000 ans découverts

 

Laurent Sacco

Journaliste

 

Des archéologues ont découvert des hiéroglyphes égyptiens de grande taille gravés sur une paroi rocheuse du site de Nekheb. Ils ont plus de 5.200 ans et figurent parmi les plus anciens connus. Leur utilisation date d’avant les premières dynasties pharaoniques.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les hiéroglyphes ont plus de 5.000 ans et ont d’abord été utilisés pour des raisons artistiques et symboliques avant de composer de vraies phrases, il y a environ 4.700 ans.
  • Leur origine reste mal comprise, mais une pièce supplémentaire de ce puzzle a été trouvée sur une paroi rocheuse qui aurait été gravée il y a environ 5.250 ans, en Haute-Égypte.
  • Ces hiéroglyphes déjà connus étonnent par leurs grandes tailles. Un assemblage de quatre de ces signes dépasse les 70 cm.

Il y a environ 5.100 ans, la première dynastie égyptienne prend son essor avec l’unification des royaumes de la Haute-Égypte, au sud, et de la Basse-Égypte, au nord. Juste avant cet évènement majeur de l’antiquité, à la fin de la période dite prédynastique (-3.500 à -3.100 av. J.-C. environ), régnait en Haute-Égypte ce que les égyptologues ont appelé la dynastie 0.

Ses rois, d’avant la période pharaonique, avaient pour capitale la ville de Nekhen, plus connue sous son nom grec de Hiérakonpolis (hierakōn polis, littéralement « ville des faucons »). Située à environ 100 km au nord d’Assouan, on y adorait le dieu faucon Horus. C’est là qu’ont été découvertes des suites de signes qualifiées de pré-écriture (ou de proto-écriture) gravées sur des objets et datant de la période prédynastique.

 

L’un des sites archéologiques de fouilles proches de la ville antique de Nekheb en Égypte. © Yale University, Ministry of Antiquities

L’un des sites archéologiques de fouilles proches de la ville antique de Nekheb en Égypte. © Yale University, Ministry of Antiquities

Les hiéroglyphes égyptiens sont nés il y a 5.200 ans

Les égyptologues ont toutes les raisons de penser que les hiéroglyphes égyptiens sont nés dans la région de Hiérakonpolis, il y a environ 5.200 ans, même si leur gestation est probablement plus ancienne de quelques siècles. Leur origine n’est cependant pas très bien comprise et certains spéculent sur une influence possible de la civilisation mésopotamienne, laquelle, à la même période, invente aussi l’écriture.

Il semble établi, en revanche, qu’il ne s’agit que d’une proto-écriture pendant quelques centaines d’années. Les phrases construites, en effet, ne semblent apparaître qu’il y a 4.700 ans, sous le règne du pharaon Djoser, célèbre pour sa pyramide à degrés. Il semble que cette proto-écriture n’était pas utilisée pour l’administration d’un empire mais qu’elle avait plutôt une fonction tout d’abord magique et religieuse. Ce qui, toutefois, ne lui interdit pas de servir à commémorer une bataille ou un souverain.

 

L’égyptologue John Coleman Darnell devant les hiéroglyphes géants de Nekheb. © Yale University, Ministry of Antiquities

L’égyptologue John Coleman Darnell devant les hiéroglyphes géants de Nekheb. © Yale University, Ministry of Antiquities

Des hiéroglyphes prédynastiques de 50 cm de haut

Des données supplémentaires concernant l’essor des hiéroglyphes pendant la période prédynastique nous font défaut pour bien comprendre l’origine de l’écriture égyptienne. C’est bien pour cela qu’un récent communiqué de l’université de Yale présente un certain intérêt, même s’il n’y figure rien de révolutionnaire.

Il y est question d’une découverte inattendue faite par des membres d’une mission archéologique de cette université, près d’un village situé à environ 7 km au nord du site bien connu de la cité antique de Nekheb, entre le Nil et le désert (à 90 km au sud de Thèbes, sur la rive droite du fleuve en face de Hiérakonpolis).

 

Gros plan sur les hiéroglyphes géants de Nekheb. © Yale University

Gros plan sur les hiéroglyphes géants de Nekheb. © Yale University

Les archéologues y ont en effet découvert des inscriptions qui avaient échappé à leurs prédécesseurs sur des parois rocheuses, en particulier les hiéroglyphes parmi les plus grands et les plus anciens découverts à ce jour. Il s’agit d’une inscription contenant quatre signes écrits de droite à gauche, comme le seront par la suite les textes égyptiens, et qui auraient été gravés il y a environ 5.250 ans. On y voit un buste avec une tête de taureau suivi de deux jabirus d’Afrique dos à dos et surmontés d’un ibis chauve. Ce qui a frappé les archéologues (ces signes étaient déjà connus) est que chaque dessin est haut d’environ 50 cm et quatre forment un ensemble de plus de 70 cm.

Mais que signifiait donc cette inscription ? Selon les archéologues, l’arrangement de ces symboles est commun aux représentations égyptiennes ultérieures du cycle solaire et celle du concept de luminosité. Ils proposent qu’ils expriment la domination d’une certaine autorité sur le cosmos.

http://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► Découverte d’un nouveau cercle rituel en Angleterre


En Angleterre, un nouveau cercle a été découvert en début juin. Que signifie-t-il ? Des tombes abritant des squelettes ont-il été sacrifier pour un rituel religieux ? A-il rapport ave le site de Stonehenge qui sont de la même époque ?
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Découverte d’un nouveau cercle rituel en Angleterre


Photo:
Achaeology Warwickshire

Stonehenge est assurément un des sites historiques les plus visités et photographiés dans le monde. Or, il est loin d’être le seul cercle de pierre construit au Néolithique en Europe et à cet égard, des archéologues viennent d’annoncer la découverte d’un nouveau cercle rituel, incluant des sépultures, datant d’environ 4000 ans.

La découverte:


Vue aérienne
Photo:
Achaeology Warwickshire

Une équipe d’archéologues britanniques a annoncé cette semaine (semaine du 4 au 10 juin 1917 nlrd) la découverte et la mise au jour d’un ancien cercle rituel, mais sans structure de pierre, à Newbold-on-Stour, dans le Warwickshire. La découverte fut réalisée  dans le cadre de fouilles préventives avant un projet de construction résidentielle. Les archéologues ont ainsi pu dégager une importante tranchée circulaire, qui n’est pas sans rappeler celle de Stonehenge et ont aussi fait la découverte de cinq tombes contenant des squelettes, dont un entier, ce qui est très rare! Les conditions climatiques de l’Angleterre rendent en effet la préservation des corps plutôt difficile.


Photo:
Achaeology Warwickshire

Les archéologues ont pu dater la structure comme étant vieille de 4000 ans, ce qui en fait un site un peu plus récent que le célèbre cercle de Stonehenge. Puisque des squelettes ont été découverts en lien avec le site et que trois d’entre eux font face à l’ouest et les deux autres à l’est, la première hypothèse formulée est qu’il doit s’agir d’un site religieux et rituel. Les squelettes, qui pourraient bien faire partie de la même famille, seront analysés dans les prochaines semaines et pourront permettre non seulement une datation plus précise, mais pourront aussi nous donner des indices sur le mode et l’origine de ces gens.

Un usage incertain:


Photo:
Achaeology Warwickshire

Une telle découverte est toujours fascinante, mais pas si surprenante, puisque les chercheurs ont identifié des centaines de cercles creusés ou avec des mégalithes partout en Grande-Bretagne. Même le secteur tout près de Stonhenge révèle des structures inconnues depuis quelques années! Bien que ces sites datant tous de la période Néolithique soient nombreux, les spécialistes débattent toujours de leur usage et de leur symbolisme exact.


Le site de Woodhenge dans le Wiltshire
(
Source)

En se basant sur l’alignement de Stonehenge avec les solstices, la théorie la plus répandue est que ces sites servaient un objectif rituel et religieux, basé sur l’observation de la nature et des phénomènes astronomiques. La plupart de ces sites semblent en effet avoir été des lieux de visites occasionnelles, mais pas habités quotidiennement puisqu’il n’y a pas de traces d’activités journalières comme des traces de fours ou d’agriculture. 


 

Spécialiste en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com

«Trash Dove»: l’oiseau mauve qui s’invite dans toutes vos conversations Facebook


Les autocollants de Facebook sont très populaires, la plupart du temps. Ils sont inoffensifs, sauf que parfois, des groupes de l’appropries comme symbole et c’est ce qui se passe avec cet oiseau mauve. Cet oiseau est devenu un symbole des groupes racistes
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«Trash Dove»: l’oiseau mauve qui s’invite dans toutes vos conversations Facebook

 

Depuis quelques jours, vous l’avez sans doute aperçu dans les commentaires sous vos publications préférées sur Facebook: un pigeon mauve, souvent en train de se brasser la tête comme s’il était dans un spectacle de death metal.

Si vous vous demandez d’où vient l’étrange créature, vous n’êtes pas seul. Des gestionnaires de communautés, faisant face à la prolifération de la bête mauve sur leurs pages Facebook, sont remontés jusqu’à la racine du problème… en Thaïlande!

Affectueusement surnommé «Trash Dove», ce pigeon mauve est issu d’une collection d’autocollants créée par l’artiste américaine Syd Weller. Mais c’est grâce à une étrange vidéo devenue virale en Thaïlande que l’oiseau à l’oeil géant connaît son heure de gloire. La vidéo montrant l’oiseau en train de danser avec un chat a été vue plus de 4,5 millions de fois en une semaine.

Depuis, le pigeon dansant et ses multiples déclinaisons ont pris Facebook d’assaut.

Un symbole néo-nazi?

Si Trash Dove semble relativement inoffensif, il a pourtant des fréquentations douteuses. Depuis quelques jours, il est de plus en plus souvent associé à des groupes néo-nazis et alt-right. Mais selon une enquête de Buzzfeed, il s’agirait plutôt d’une tactique de trolls pour faire bannir l’omniprésente bête ailée.

Le problème, c’est que la stratégie des trolls semble avoir trop bien fonctionné et que des internautes racistes ont décidé de se l’approprier.

Alors, symbole néo-nazi ou pas, vaut peut-être mieux éviter de partager l’autocollant de Trash Dove. Ou, mieux encore, arrêter d’utiliser des autocollants sur Facebook. Pour toujours.

http://quebec.huffingtonpost.ca