Voici l’un des secrets de l’invincibilité du tardigrade


L’ourson d’eau est une bien curieuse petite bête qui peut survivre dans des conditions extrêmes. Elle se trouve partout où il y a de l’eau, autant en haute altitude que dans les profondeurs de la mer, survie a des températures extrêmes. D’ailleurs, il est le seul animal avoir survécu au vide de l’espace. Imaginez qu’il soit congelé 30 ans, ou être sans eau, dessécher pendant 10 ans et revenir à la vie. Avec sa protéine découverte, on croit qu’elle pourrait aider en agriculture, médicaments et vaccins
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Voici l’un des secrets de l’invincibilité du tardigrade

 

Photo : Université de Caroline du Nord à Chapel Hill

Beaucoup d’animaux ont des qualités exceptionnelles quand il s’agit de survie. Toutefois, s’il y en a un qui mérite le titre d’indestructible, c’est un animal microscopique qui s’appelle le tardigrade. Et des chercheurs viennent de découvrir un des secrets de son invincibilité.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Surnommé l’ourson d’eau, ce « gummy bear » à huit pattes mesure environ 1 millimètre de long. Ce n’est pourtant pas à sa taille qu’on peut le juger, car certaines de ses qualités lui permettraient d’être à son aise dans un film de superhéros.

Le tardigrade flirte avec les extrêmes. On le retrouve dans n’importe quel plan d’eau du monde, aussi bien sur des montagnes à 5500 mètres d’altitude que près de volcans sous-marins à 3000 mètres de profondeur. Il peut survivre un certain temps à des températures de 150 degrés Celsius, mais aussi à une congélation aux alentours du 0 absolu.

Il peut résister à des pressions 6000 fois plus grandes que celles que l’on vit à la surface de la Terre. En même temps, il est le seul animal à avoir survécu au vide de l’espace et à avoir résisté aux radiations directes du soleil.

On peut le congeler pendant 30 ans et il pourra recommencer sa vie comme si de rien n’était. Et l’une de ses caractéristiques les plus impressionnantes est qu’il peut survivre à la perte de 100 % de son eau. Le tardigrade peut rester dans cet état desséché pendant au moins une décennie. Dès qu’il retrouve contact avec l’eau, il reprend vie en quelques heures.

Survivre à la sécheresse

Des chercheurs viennent de découvrir comment l’animal survit à cette déshydratation extrême: il se vitrifie, c’est-à-dire que ses cellules adoptent des propriétés semblables à celles du verre! Leurs résultats sont publiés dans le journal Molecular Cell.

En regardant quels gènes étaient activés lors de la perte d’eau, les chercheurs ont remarqué une série de protéines qui n’avaient jamais été vues ailleurs, au point qu’ils les ont baptisées « protéines désordonnées intrinsèques spécifiques aux tardigrades » (TDP). Ces protéines sont agencées de façon désordonnée en présence d’eau, mais à sec, elles vont se réorganiser et devenir un équivalent biologique du verre qui va encapsuler les parties importantes des cellules et les figer dans le temps.

Cela arrête le métabolisme du tardigrade et empêche tout dommage aux tissus. Dès que l’eau revient, les TDP changent de structure et le tardigrade revient à la vie.

Profiter du pouvoir des tardigrades

Toutefois, les chercheurs ne se sont pas arrêtés à la description des TDP. Ils ont montré qu’un concentré de ces protéines permet de préserver à la température de la pièce, donc sans être obligé de le mettre au réfrigérateur, du matériel biologique médical, comme des enzymes.

Plus surprenant encore, ils ont ainsi réussi à accroître la résistance à la sécheresse de certaines bactéries ou de levures lorsqu’ils leur ont donné la capacité de produire cette protéine.

Le rêve des chercheurs, même si on en est bien loin, est de se servir des TDP pour produire des plantes agricoles résistantes à la sécheresse ou comme agents de conservation pour différents médicaments ou vaccins.

http://ici.radio-canada.ca

Le Pentagone a un plan en cas d’invasion de zombies. Pour de vrai


Au début de janvier, j’ai parlé « Les zombies ne mettraient que 100 jours pour anéantir l’humanité «  qui était un plan en cas d’épidémies d’une maladie épidémique et très virulente. Maintenant, c’est l’armée qui aurait un plan pour sauver l’humanité des morts-vivants. Pourquoi faire une planification militaire sur une invasion de zombies, simplement que prendre un exemple d’un pays, pourrait être préjudiciable.
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Le Pentagone a un plan en cas d’invasion de zombies. Pour de vrai

 

REUTERS/Mike Blake

REUTERS/Mike Blake

Tout ce qu’il faut savoir sur la stratégie de défense de l’armée américaine pour protéger l’humanité des morts-vivants.

L’armée est depuis toujours l’organe du gouvernement américain qui a réponse à tout, constamment prête à parer à toute éventualité et capable de sortir au débotté un projet en réaction à presque n’importe quel événement, aussi inopiné soit-il. Les Russes ont lancé des missiles nucléaires et il vous faut une solution? On a ça. Un ambassadeur américain a été kidnappé par des narcotrafiquants? Pas de problème, on sait quoi faire. Il vous faut une stratégie détaillée pour survivre à une invasion de morts-vivants? Eh bien ça aussi, c’est prévu.

Aussi incroyable que cela paraisse, le département américain de la Défense a prévu l’éventualité d’une attaque de zombies et le cas où les forces armées devraient éliminer des créatures avides de chair humaine afin de «préserver le caractère sacré de la vie humaine (…) des humains non-zombies.»

Au fin fond du réseau informatique secret de l’armée se dissimule un document non classifié que s’est procuré Foreign Policy, appelé «CONOP 8888.» Il s’agit d’un plan de survie à une attaque de zombies, un manuel d’instructions pour les cerveaux militaires chargés d’isoler la menace représentée par un véritable catalogue de morts-vivants—des poules-zombies aux zombies végétariens en passant par les «zombies magiques maléfiques»–afin de les détruire.

«Ce plan établit l’attribution des missions dans le cadre d’une planification de mesures d’urgences fictives afin de permettre au centre de commandement stratégique des États-Unis de mettre au point un (plan) exhaustif de lancement d’opérations militaires visant à préserver les humains «non-zombies» des menaces posées par une horde de zombies», explique le résumé du plan CONOP 8888. «Parce que les zombies représentent une menace pour toute vie humaine non-zombie, (le centre de commandement stratégique) sera préparé à préserver le caractère sacré de la vie humaine et à conduire des opérations d’aide à toute population humaine—y compris à des adversaires traditionnels.»

L’opération CONOP 8888, également appelée «Counter-Zombie Dominance» et datée du 30 avril 2011, n’est absolument pas une blague, même si, évidemment, elle prête à rire

 Comme le soulignent ses auteurs dans la section «Avertissement» du document, «ce plan n’est pas du tout une plaisanterie.»

En 2009 et 2010, les planificateurs militaires affectés au centre de commandement des États-Unis, le U.S. Strategic Command, d’Omaha, dans le Nebraska, cherchaient à imaginer un document original organisant la protection des citoyens dans l’éventualité d’une attaque de quelque nature que ce soit. Les officiers décidèrent que les zombies leur serviraient de muses.

«Les planificateurs … savaient que les exemples d’entraînements utilisés dans ces plans doivent prendre en compte les répercussions politiques qui surviennent lorsque le public croit à tort qu’un scénario fictif est un vrai plan d’action» écrivent les auteurs, qui ajoutent: «Plutôt que de prendre un tel risque en ayant recours, pour former nos troupes d’appoint, aux scénarios fictifs «Tunisie» ou «Nigeria» utilisés à la (Joint Combined Warfighting School), nous avons choisi un scénario totalement impossible que personne ne pourrait prendre par erreur pour un véritable plan.»

Le capitaine de vaisseau Pamela Kunze, porte-parole du centre de commandement stratégique, tout en reconnaissant l’existence de ce document sur un «site Internet sécurisé», s’est efforcée de nous expliquer que le guide de survie aux zombies n’était qu’une idée très créative conçue à des fins d’entraînement.

«Le document est identifié comme un outil d’entraînement utilisé dans le cadre d’un exercice de formation interne dans lequel les étudiants apprennent les concepts de base de la planification militaire et le développement des ordres grâce à un scénario fictif destiné à l’entraînement» écrit-elle dans un mail. «Ce document n’est pas un plan de l’U.S. Strategic Command.»

Ce n’est pas la première fois que les zombies servent d’inspiration aux formateurs ou au public américain. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont déjà élaboré toute une campagne de sensibilisation destinée aux situations d’urgence impliquant des zombies.

«Équipez-vous, soyez prévoyant, soyez prêt» recommande une affiche du CDC sous l’image d’une femme au yeux morts regardant par-dessus une couverture.

Mais il semble que l’armée en ait eu l’idée la première. Et évidemment, si jamais il y avait une invasion de zombies, elle a un plan.

CONOP 8888 est conçu pour «établir et maintenir une situation de vigilance et de défense visant à protéger l’humanité des zombies» à en croire son objectif, et, «si nécessaire, conduire des opérations qui, si elles sont exécutées, éradiqueront la menace que posent les zombies à la sécurité humaine.»

Enfin, le plan fournit des conseils pour «aider les autorités civiles à maintenir la loi et l’ordre et à restaurer les services de base pendant et après une attaque de zombies.»

Le «scénario le plus menaçant», selon le plan, décrit une situation plutôt sinistre: celle d’une attaque de zombies lors de laquelle il y aurait un très haut niveau de «transmissibilité», un tas de zombies qui mangeraient un tas de gens, des zombies qui infecteraient des humains à grande vitesse, peu ou pas d’immunité et peu de contre-mesures efficaces.

Sous le titre «Résumé de la menace zombie», le document souligne les différentes sortes d’adversaires zombies susceptibles de surgir lors d’une attaque de ce genre. Il s’agit non seulement de zombies végétariens («formes de vie zombies issues d’une cause quelconque mais ne présentant aucune menace directe pour les humains car elles ne mangent que des plantes»), des zombies magiques maléfiques («formes de vie zombies créées par des expériences occultes dans le cadre de ce qu’on pourrait également appeler “magie maléfique”»), et puis des poules-zombies.

«Aussi ridicule que cela puisse paraître, c’est en réalité le seul type de zombie qui existe vraiment» explique le plan.

Les «CZ» (pour chicken zombies) apparaissent lorsque de vieilles poules devenues incapables de pondre sont euthanasiées au monoxyde de carbone puis enterrées par leurs éleveurs, et qu’elles parviennent à remonter à la surface en creusant avec leurs griffes.

«Les CZ sont absolument terrifiantes à voir mais le seul risque qu’elles présentent est celui de convertir les gens au végétarisme en protestation à la cruauté envers les animaux» observe CONOP 8888.

L’inventaire des morts-vivants comprend également des zombies venus de l’espace, ceux délibérément créés par des ingénieurs en biotechnologie jouant à Frankenstein et des humains infectés par un agent pathogène qui les transforme en zombies.

Le plan passe en revue de façon exhaustive les diverses phases nécessaires pour sauver le monde du règne des zombies et utilise un vocabulaire évoquant celui d’une campagne contre-insurrectionnelle:

de «mettre en forme» à «dissuader», « prendre l’initiative», « dominer» puis «stabiliser» pour, enfin, dans la phase finale où il s’agit de gagner les confiances, «restaurer l’autorité civile

Cette dernière étape comprend la directive suivante:

«se préparer au redéploiement des forces pour attaquer les poches de zombies survivants.»

Enfin, «selon les ordres de POTUS et SECDEF acronymes utilisés par l’armée pour désigner le président des États-Unis et le secrétaire à la Défense,

«apporter un soutien aux agences fédérales, d’État et tribales afin de restaurer les services de base dans les zones sinistrées par les zombies

Si le mantra de l’armée est «soyez prêt», alors rédiger un guide de survie à une invasion de zombies—même uniquement dans le cadre d’un exercice imaginatif—répond à une certaine logique.

«J’espère juste que nous avons investi le même niveau de rigueur intellectuelle en cas de risque d’éclosion d’œuf de dragon», raille un fonctionnaire de la Défense.

Gordon Lubold

Traduit par Bérengère Viennot

http://www.slate.fr/

Une colonie de fourmis survie des années piégée dans un bunker


Une surprise pour des scientifiques de retrouver dans un bunker abandonné depuis plusieurs années, une colonie de fourmis qui a réussi à survivre, malgré la noirceur et le manque de nourriture
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Une colonie de fourmis survie des années piégée dans un bunker

 

Une colonie de fourmis survie des années piégée dans un bunker

Ils ont éloigné la piste du cannibalisme comme explication.Photo Journal of Hymenoptera / Wojciech

TEMPLEWO, Pologne – Des scientifiques ont découvert une colonie de fourmis qui a survécu dans un bunker polonais pendant plusieurs années alors qu’elles étaient privées de lumière et de nourriture.

L’étude a été publiée le 29 août dans la revue scientifique Journal ofHymenoptera par des chercheurs polonais.

Ils racontent comment en janvier 2013, ils ont découvert une colonie de fourmis dans un bunker qui abritait des armes nucléaires, à Templewo, dans l’ouest de la Pologne.

La colonie de plusieurs milliers de bêtes était en fait tombée dans un conduit de ventilation et elles n’avaient jamais pu remonter le plafond. Privées de lumière et de nourriture elles ont réussi à survivre plusieurs années alors que la température n’a jamais excédé les 10 degrés.

Les chercheurs ont tout de même déterminé que deux millions de leurs congénères sont morts.

Ils ont éloigné la piste du cannibalisme comme explication et ont conclu que les insectes se seraient nourris de déjections d’autres petites bêtes comme les mites. Les fourmis se seraient servies des cadavres de leurs congénères pour créer une nouvelle fourmilière.

http://fr.canoe.ca/

Les dinosaures se battaient pour leur survie bien avant la chute de l’astéroïde


La disparition des dinosaures peut-elle nous renseigner sur les animaux en voie d’extinction de notre époque ? Bien que l’astéroïde qui est tombé à l’époque des dinosaures, une hypothèse plausible voudrait que beaucoup d’entre-eux auraient commencé à décliner
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Les dinosaures se battaient pour leur survie bien avant la chute de l’astéroïde

 

Les dinosaures se battaient pour leur survie plusieurs dizaines de millions... (PHOTO PC)

PHOTO PC

Agence France-Presse
Miami

Les dinosaures se battaient pour leur survie plusieurs dizaines de millions d’années avant leur extinction attribuée aux conséquences sur l’environnement de la chute d’un astéroïde sur la Terre, selon une étude publiée lundi.

Les scientifiques sont engagés depuis de longues années dans un débat sur la santé des dinosaures à la fin de leur présence sur la planète, certains affirmant qu’ils étaient en pleine forme et d’autres soutenant qu’ils connaissaient un fort déclin.

Pour cette étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, les scientifiques ont épluché les dossiers de fossiles du monde entier.

Selon leurs analyses, différentes espèces de dinosaures disparaissaient à un rythme plus rapide que celui de l’apparition de nouvelles espèces au moins 40 millions d’années avant la collision dévastatrice dans l’actuel Mexique.

«Nous ne nous attendions pas à ce résultat», a indiqué Manabu Sakamoto, paléontologue à l’université britannique de Reading.

«L’impact de l’astéroïde est toujours le principal suspect pour l’extinction des dinosaures, mais il est clair qu’ils n’étaient déjà plus dans la fleur de l’âge au sens de l’évolution», a-t-il poursuivi.

Par exemple, les dinosaures végétariens à long cou sauropodes, plus gros animal terrestre ayant jamais existé, déclinaient le plus rapidement, a relevé l’étude. Les théropodes, groupe auquel appartient le célèbre carnivore Tyrannosaurus rex s’amenuisaient aussi mais moins vite.

La séparation des continents et la forte activité volcanique font partie des facteurs expliquant ces tendances, a avancé l’étude.

«Cela suggère que pendant des dizaines de millions d’années avant leur ultime trépas, les dinosaures avaient commencé à perdre de leur superbe en tant qu’espèces dominantes sur Terre», a estimé M. Sakamoto.

Lorsque l’astéroïde géant a frappé la Terre il y a 66 millions d’années, un énorme nuage de poussières a bloqué les rayons du Soleil, entraîné une baisse des températures et la mort des plantes. Sans végétation, source alimentaire et d’abri, les dinosaures ont dépéri.

Cette étude offre également une perspective sur l’avenir car de nombreuses espèces luttent actuellement pour leur survie à cause du changement climatique.

«Notre étude indique avec force que si des animaux connaissent un rythme rapide d’extinction (…), ils risquent une annihilation en cas de catastrophe majeure», a prévenu M. Sakamoto.

«Cela a des implications importantes pour notre biodiversité actuelle et future, étant donné le rythme d’extinction sans précédent de certaines espèces à cause du changement climatique causé par l’homme», a-t-il ajouté.

http://www.lapresse.ca/

Le niveau de vitamine D prédit les chances de survie chez le chat malade


Il y aurait une relation des chats lors d’une hospitalisation dont la survie n’est pas assurée et la vitamine D.
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Le niveau de vitamine D prédit les chances de survie chez le chat malade

 

Un niveau élevé de vitamine D est bon signe pour le chat hospitalisé. ©Gerard Lacz / Rex Featu/REX/SIPA

Un niveau élevé de vitamine D est bon signe pour le chat hospitalisé. ©Gerard Lacz / Rex Featu/REX/SIPA

Par Morgane Kergoat

Quelles sont les chances de guérison d’un chat hospitalisé ? Son niveau de vitamine D est un bon indicateur, selon des chercheurs écossais.

PRÉDICTION. Il est naturel de s’inquiéter pour son petit protégé lorsque celui-ci est hospitalisé. Et ce quelque soit le motif de l’hospitalisation, même pour une blessure a priori sans gravité. Le chat va-t-il se remettre de l’opération ? Ses chances de survie sont-elles optimales ? Pour le savoir, il se pourrait qu’un simple dosage de 25 OH-D sérique, un métabolite de la vitamine  D, suffise. C’est en tout cas ce qu’avancent des chercheurs de l’université d’Edimbourg (Écosse). Les scientifiques ont en effet constaté que des niveaux élevés de vitamine D dans le sang sont liés à de meilleures chances de survie.

Le bienfaits de la vitamine D

Leur étude, publiée dans Plos One en mai 2015, a été menée sur 99 chats d’âges et de sexes différents, hospitalisés consécutivement et dont le pronostic vital était en jeu. Il en ressort que les chats qui survivaient à leur cause d’hospitalisation (tous motifs confondus), dans les 30 jours suivant leur admission, avaient un niveau de 25 OH-D sérique bien plus haut que les chats décédés dans l’intervalle. Ces résultats suggèrent qu’un dosage de la vitamine D pourrait aider les vétérinaires à prédire quels animaux sont plus susceptibles de survivre. D’ailleurs, ce lien entre vitamine D et chances de survie n’est pas inédit : chez l’homme, plusieurs études menées indiquent que de bas niveaux de vitamine D pourraient accroître le risque de fractures, de pathologies cardiaques, de cancer colorectal, de diabète, de dépression et de mortalité.

Reste que les scientifiques ignorent pour le moment comment cette vitamine influe sur les maladies.

Par ailleurs, « il est important de se rappeler que l’excès de vitamine D peut être toxique pour les chats, explique le Dr Richard Mellanby, l’un des co-auteurs de l’étude écossaise. La plupart des aliments pour chats contiennent une quantité standard de vitamine D et il est aucunement nécessaire que les propriétaires ajoutent des compléments. »

En revanche, l’alimentation du chat doit en contenir suffisamment (on en trouve notamment dans les poissons gras : saumons, harengs, sardines…) car, contrairement à l’homme, cet animal n’est pas capable de produire de la vitamine D par voie cutanée (lors d’une exposition au Soleil).

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«À quoi ça sert, aller dans l’espace?»


On a tous fait cette réflexion sur l’argent destinée à l’exploration spatiale. Moi aussi à certains moments comme le projet de Mars One que je trouve pour le moment, peut-être possible un jour, mais pour le moment, il y aurait d’autres priorités. Cependant, il est clair que personne ne voudrait se passer de son téléphone portable, son ordinateur, sa calculatrice à énergie solaire, les micro-ondes, et encore bien des choses dans divers domaines, qui pourtant, ont été possible grâces aux explorations spatiales
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«À quoi ça sert, aller dans l’espace?»

«À quoi ça sert, aller dans l’espace?»

Jean-Pierre Urbain

«Explorer l’espace, quel beau gaspillage. Imaginez tout ce que l’on pourrait faire avec cet argent dilapidé pour visiter des comètes qui puent et des planètes froides et désertiques.»

Ce sont des propos que l’on entend fréquemment.

Même les jeunes, en classe, se font les porte-paroles des adultes de leur entourage.

Mais de quoi en retourne-t-il?

D’abord la question de l’argent.

Regardons cela d’un peu plus près.

Le budget militaire des É.-U. est d’environ 20% des dépenses totales du pays. Le budget de la NASA est d’à peine un demi-pour cent (0,5%). Le Canada consacre 8% de ses dépenses à la Défense et l’Agence spatiale canadienne ne reçoit 0,14%.

Ce qui veut dire qu’en moyenne les dépenses militaires américaines coûtent à un Américain 6,40$ par jour et l’exploration spatiale 15 cents. Au Canada, chacun d’entre nous, en moyenne, paye chaque jour 1,60$ pour l’armement et 3 cents pour les activités spatiales. Si on devait récupérer des argents quelques parts, pour des causes humanitaires, c’est bien du côté militaire qu’il faudrait gruger. Les dépenses consacrées à l’exploration spatiale, au-delà de la découverte, engendrent de nombreuses retombées qui profitent à l’humanité dans son ensemble.

Les retombées

J’ai dressé une liste sommaire de ces retombés (économiques et pratiques) de l’exploration spatiale. De l’argent, ne l’oublions pas dépensé sur Terre.

Guidage des véhicules

Le GPS (Global Positionning System) est un système de navigation par satellite. Développé à la fin des années 1970, il mesure à tout moment et n’importe où sur la surface du globe les coordonnées (latitude, longitude et altitude) du porteur d’un appareil de réception.

De nos jours, le système GPS est utilisé pour le guidage automobile, la régulation du trafic des bus, du transport ferroviaire, de la navigation maritime et de la téléphonie mobile. Les services d’Urgences-santé et les pompiers abrègent leur temps de déplacement grâce aux informations précises de localisation du système GPS.

Couverture de survie

En 1960, les Américains mettent en orbite le ballon satellite Echo 1. Son but: réfléchir des ondes radio entre deux continents. Le ballon est recouvert d’un film de plastique aluminisé en Mylar, un isolant thermique. Aujourd’hui, ce matériau est le principal composant des couvertures de survies aux reflets dorés et argentés.

Les freins des trains à haute vitesse

Les composites en carbone utilisés pour les tuyères des propulseurs d’appoint des fusées entrent aujourd’hui dans la fabrication des disques de freins aux performances inégalées.

On retrouve ces disques sur nos voitures, augmentant d’autant la sécurité des déplacements.

Des textiles ignifugés

Mise au point d’un textile pare-flamme en fibres de Kevlar pour protéger les astronautes des effets calorifiques et des rayonnements thermiques. On utilise ces textiles dans l’équipement des pompiers.

Les ballons gonflables, les airbags

Cette technologie déclenchant le gonflage d’un ballon situé sous le tableau de bord du conducteur d’une voiture est née des systèmes spatiaux. On utilise cette technologie pour l’atterrissage de robots sur Mars (Sojourner, Spirit, Oportunity, Beagle2).

Le téléphone mobile

Le téléphone mobile via les relais satellites permet de contacter n’importe qui, n’importe où, même dans des zones géographiquement isolées.

La médecine à distance

Grâce aux communications par satellites, des spécialistes pourront à distance venir en aide à des médecins des régions éloignées et permettre efficacement d’établir des diagnostics précis et éclairés.

Simulateurs cardiaques

La mise au point de simulateurs cardiaques informatisés découle directement du développement des capteurs fixés aux astronautes pour observer l’évolution de leur métabolisme.

Nouvelles molécules pharmaceutiques

Les études sur la croissance des cristaux de protéines permet de mieux comprendre les interactions entre leurs différentes composantes, et permet de développer des médicaments plus efficaces, comportant moins d’effets secondaires pour le traitement des maladies telles le diabète, le cancer du sein, de la prostate. La recherche, entre autres sur les protéines, aidera à protéger les récoltes contre les maladies ou à atténuer la résistance des bactéries aux antibiotiques.

Imagerie médicale

On utilise l’effet Doppler pour mesurer la vitesse de circulation du sang dans les vaisseaux.

D’autres techniques comme la résonance magnétique, dérivée de l’imagerie spatiale, ont contribué à l’évolution des images médicales. La résonance magnétique a énormément bénéficié des progrès de l’imagerie spatiale.

Étude de l’évolution osseuse

Après quelques semaines dans l’espace, les os des astronautes s’affaiblissent. Ils sont comparables à ceux des personnes soufrant d’ostéoporose. En observant cette dégénérescence sur une courte période de temps, on peut bien comprendre le phénomène et développer des médicaments ou des traitements pour les personnes souffrant de cette cruelle maladie. Fort heureusement pour les astronautes, la détérioration osseuse est réversible. Quelques semaines après leur retour sur terre, leurs os sont revenus à leur état normal.

Recherche sur les protéines

Ces recherches effectuées dans l’espace pourront aider à protéger les récoltes contre les maladies ou atténuer la résistance des bactéries aux antibiotiques.

La météo

Les premiers satellites de prévision météorologique ont été lancés en 1960. Ils photographient les nuages, repèrent les cyclones, mesurent la température de l’atmosphère et la vitesse des vents. Ils contribuent à alerter les populations des zones que visiteront les tornades ou les cyclones et contribuent ainsi à sauver de nombreuse vies.

Satellites agricoles

Une gamme de capteurs opérant sur des longueurs d’onde judicieusement choisies permet d’identifier la végétation de façon sûre.

Cartographie

Les cartes géographiques établies à l’aide des photos satellites font apparaître de nombreuses formations dont les géographes ignoraient l’existence.

Recherche de l’eau

Repérer en infrarouge les courants souterrains.

La neige

Évaluer l’épaisseur des précipitations selon une échelle de brillance.

Balise de détresse Sarsat

Système de repérage des bateaux ou un avion en détresse initié en 1982. Ce système est le résultat de la collaboration du Canada, de la France, des États-Unis et de la Russie. Des centaines de milliers de balises de détresse équipent avions et navires de par le monde.

Des centaines de chaînes télévision

Des paraboles familiales permettent de capter des signaux satellites en provenance de la planète entière.

Dans la cuisine

À l’origine, le Teflon a été inventé pour protéger les satellites des différents chocs dans l’environnement spatial. Aujourd’hui, personne ne peut se passer de ces poêles ou casseroles à revêtement antiadhésif.

Les couches-culottes

Pour satisfaire des besoins naturels, les premiers cosmonautes étaient revêtus de combinaisons incluant des matériaux absorbants. Les entreprises de couches-culottes s’en sont inspirées pour protéger les fesses des bébés.

Le Velcro

Qui ne connaît pas le Velcro? Un système de fermeture composé de deux rubans qui peuvent s’agripper ensemble par contact. Bien qu’antérieur à l’exploration spatiale, le velcro a été rendu célèbre dans l’espace.

Les fauteuils roulants

Grâce aux matériaux composites développés pour la construction des engins spatiaux, le poids des fauteuils s’est allégé, passant de 50 kilos à 12 kilos.

Nouveaux alliages

On développe toutes sortes de nouveaux alliages pour construire des engins spatiaux. Ces alliages allient légèreté et robustesse. On les retrouve ensuite un peu partout dans nos automobiles, dans les appareils électroménagers, dans la composition de nos maisons.

Procédures de gestion nouvelles

Le programme Apollo nécessita la mise au point de concept de gestion novateur. Des milliers d’entreprises furent mises à contribution pour produire les différentes composantes. Il était crucial que toutes ces pièces soient prêtes à temps et livrées au bon endroit, intactes. La gestion de toutes ces activités disparates et réparties sur une très grande zone géographique a nécessité le développement d’outils de gestion fiables et performants. À titre d’exemple, les pieds des LEMS lunaires, avec des équipages, ont été fabriqués en banlieue de Montréal et ont été livrés conformes aux spécifications juste à temps.

Les outils sans fil

Tournevis, perceuse, couteau électrique, tous ont pour «parents» les outils qui servent à travailler en impesanteur. Au cours des sorties dans l’espace, les astronautes utilisent des équipements alimentés par des piles rechargeables. Pas de fil!

Les calculatrices de poche

Ces précieux assistants de la vie de tous les jours sont le résultat de la miniaturisation des appareils spatiaux. De plus celle qui fonctionne à l’énergie solaire profite des recherches déployées pour alimenter en énergie les véhicules spatiaux.

Les ordinateurs

Les ordinateurs à la maison ou en classe sont des milliers de fois plus puissants que ceux qui ont dirigé les hommes vers la Lune et les ont ramenés sains et saufs sur Terre. Nos maisons sont maintenant remplies de petits ordinateurs destinés à nous faciliter la vie ou à nous divertir. Cuisinières électriques, laveuses, téléviseurs, magnétoscopes, consoles de jeux contiennent de minuscules «puces» qui règlent leurs bons fonctionnements.

Les manette de jeux

Les manettes de jeu découlent directement des dispositif de contrôle des engins spatiaux.

Les détecteurs de fumée

Les détecteurs de fumée ont d’abord été mis au point pour les vols spatiaux habités.

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Ça ressemble à une chenille toxique, mais c’est un oisillon (de l’Aulia cendré)


Il est étonnant de voir les techniques de protections diverses chez les espèces animales. Comme cet oisillon qui grâce à son camouflage imite une chenille très toxique
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Ça ressemble à une chenille toxique, mais c’est un oisillon (de l’Aulia cendré)

 

La couleur orange du duvet et son aspect proche du poil permet à l'oisillon de l'Aulia cendré d'imiter une chenille toxique. © Santiago David-Rivera La couleur orange du duvet et son aspect proche du poil permet à l’oisillon de l’Aulia cendré d’imiter une chenille toxique. © Santiago David-Rivera

Se faire passer pour toxique alors qu’on ne l’est pas : une forme très rare de mimétisme chez les oiseaux, pourtant observée par des biologistes sud-américains.

 

SURVIE. C’est dans la forêt tropicale humide d’Amazonie qu’une équipe de chercheurs sud-américains menée par Gustavo A. Londoño a réussi à observer la stratégie de survie mise en place par l’oisillon de l’Aulia cendré (Laniocera hypopyrrha). Les conclusions de leur étude ont été publiées dans le journal The American Naturalist.

Les scientifiques ont donc pu documenter ce qu’ils pensent être une forme de mimétisme « batésien » pratiqué par l’oisillon de l’Aulia cendré. Ce mimétisme, très rare chez les oiseaux, consiste à imiter un organisme dangereux, toxique ou particulièrement indigeste pour décourager les prédateurs. Dans le cas du petit de Laniocera hypopyrrha le mimétisme est particulièrement poussé. Car il implique un changement de l’aspect et du comportement.

Un spécimen de chenille imitée par l’oisillon de l’Aulia cendré. © Youtube / MrHawkshadow.

Une remarquable stratégie de défense

Pour décourager les prédateurs, l’oisillon arbore donc une couleur orange vif, très différente du plumage gris de ses parents. Ce camouflage lui permet de se faire passer pour une chenille de la famille des megalopygidae. Une technique efficace car la taille de l’oisillon approche celle de la chenille (environ 14 cm). Le petit de ce passereau tropical ne se contente pas d’imiter l’aspect de la chenille. Mais il effectue aussi des mouvements de la tête rappelant la façon de se déplacer de cette dernière.

Au début de la vidéo, on peut voir l’oisillon imiter les mouvements d’une chenille. © Youtube / Dano Grayson.

SEUL. De plus, afin de ne pas dévoiler sa couverture, l’oisillon évite de faire du bruit en l’absence de ses parents. Il attend un signal de leur part avant de se signaler. La remarquable stratégie de défense de l’oisillon tient en partie au fait que la période de nidification de l’Aulia cendré est longue (20 jours). En outre, la faible fréquence de nourrissage (1 fois par heure) conduit l’oisillon à rester longtemps seul et sans protection. Selon les experts, l’étonnante capacité d’imitation de l’oisillon est le résultat d’une évolution visant à réduire le pillage des nids par des prédateurs, plutôt courant dans les forêts humides.

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Les grillons se goinfrent pour ne pas être mangés


Les grillons des bois, ont une stratégie pour échapper à un prédateur. Si la fuite ne peut être une option alors ils changeront leur comportement alimentaire pour décourager l’araignée
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Les grillons se goinfrent pour ne pas être mangés

 

Quand il repère la présence récente d'une araignée, le grillon des bois(Nemobius Sylvestris)augmente sa consommation de nourriture pour devenir beaucoup plus gros. © Ingo Arndt / FotoNatura / Minden Pictures / Biosphoto /AFP Quand il repère la présence récente d’une araignée, le grillon des bois(Nemobius Sylvestris)augmente sa consommation de nourriture pour devenir beaucoup plus gros. © Ingo Arndt / FotoNatura / Minden Pictures / Biosphoto /AFP

Par Ronan Dayon

Une étude montre que pour faire face à un prédateur comme l’araignée pisaure, le grillon des bois mange beaucoup plus. Ce qui lui permet d’augmenter ses chances de survie.

 

PRÉDATION. On pourrait croire qu’un grillon des bois (Nemobius Sylvestris) bien dodu est un met de choix pour la pisaure admirable (Pisaura mirabilis), une espèce d’araignée. Mais c’est bien l’inverse qui se produit. Pour le grillon, devenir gros est un bon moyen pour ne pas être dévoré par une araignée. C’est ce qu’indique une étude parue dans le journal Ecological Entomology.

C’est au cours d’une série d’expériences durant lesquelles plus de 60 grillons et pisaures ont été utilisés que les chercheurs ont pu arriver à ce résultat. Pour les besoins de l’étude, une araignée a été placée dans une boîte fermée avec un plant de fraisier. Quelques temps plus tard, la pisaure était remplacée par un grillon.

Les chercheurs ont alors noté que le grillon avait remarqué le récent passage de la prédatrice dans la boîte. Les experts ne savent par contre pas encore si le grillon se base sur des indices physiques ou chimiques pour repérer la présence de l’araignée.

Il s’agit d’une stratégie de survie mise en place par les grillons

Quoiqu’il en soit, l’étude montre qu’un grillon mange en moyenne 72 % plus de végétaux qu’un congénère placé dans une boîte où aucune araignée n’avait été mise auparavant. Et qu’il a plus de chances d’échapper à une pisaure affamée.

STRATÉGIE. Selon les experts, il s’agit d’une stratégie de survie mise en place par les grillons pour pouvoir vivre à proximité des araignées dans un espace clos ou exigu. Dans ce cas, sachant qu’il ne peut pas fuir la pisaure, le grillon fait en sorte de devenir gros rapidement pour décourager la prédatrice, peu encline à s’en prendre à une proie de grande taille.

Toutefois, la réaction du grillon aux indices révélant la présence d’une pisaure peut être modifié par le cadre dans lequel il se trouve. Ainsi, dans un espace dégagé, le grillon pourrait choisir de fuir, si cela est plus aisé que de prendre rapidement du poids.

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Nos compagnons souffrent en silence


Maintenant, on sait que les chats qui souffrent, s’isolent et cachent leurs douleurs, mais il est aussi vrai pour les chiens. C’est par instinct qu’ils agissent ainsi, pour ne pas montrer leur faiblesse devant les prédateurs. Même si les animaux domestiques souffrent en silence, il y a des symptômes qui peuvent nous avertir qu’il y a un problème
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Nos compagnons souffrent en silence

 

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Photo Fotolia

Annie Ross

Certains croient que les animaux ne souffrent pas et qu’ils sont beaucoup plus tolérants que nous à la douleur. Il n’y a rien de plus faux.

Les animaux ressentent la douleur. Des études physiologiques et neurologiques ont permis de démontrer que les animaux ressentent la douleur d’une façon très semblable à la nôtre.

Malheureusement, les animaux souffrent souvent en silence.

Chez l’humain, la douleur est généralement apparente, car on se plaint beaucoup, on crie ou on pleure. Par contre, chez les animaux, la démonstration de la douleur est beaucoup plus subtile. Bien sûr, certains animaux s’expriment haut et fort par des gémissements, des grondements et des cris. Mais ils sont minoritaires.

La plupart des animaux sont plus silencieux que les humains face à la douleur. Ils ont une tendance naturelle à la cacher. En fait, c’est une question de survie. Dans la nature, les animaux ont intérêt à ne pas attirer l’attention des prédateurs…

Dans le confort de votre foyer, l’animal qui n’exprime pas sa douleur peut avoir mal.

Les signes physiologiques de la douleur

Les comportements associés à la douleur varient d’une espèce animale à l’autre, mais les signes physiologiques sont les mêmes: les pupilles se dilatent tandis que le cœur et la respiration accélèrent et que la pression sanguine augmente.

Lors d’une douleur aiguë et soudaine, même le chat ou le chien le plus costaud peut crier. On n’a qu’à penser à ce qui arrive quand on pile sur la queue de minou par inadvertance… Par contre, dans le cas de douleurs plus chroniques, plus lancinantes, l’animal devient généralement «silencieux».

Il faut donc être à l’affût de symptômes plus subtils chez votre animal.

Voici quelques-uns des changements de comportement associés à la douleur:

  • Il a tendance à s’isoler ou à se cacher;

  • Il perd l’appétit ou ne mange plus;

  • Il devient amorphe ou apathique ou a soudainement l’air «dépressif»;

  • Il n’a pas envie d’être touché ou manipulé, alors il grogne ou se plaint;

  • Il devient réticent à bouger;

  • Les chats arrêtent souvent de se toiletter et leur pelage perd son lustre et est plus «cotonné»;

  • Les chiens peuvent haleter;

  • Ils peuvent aussi sembler inconfortables, ne plus tenir en place, être agités ou encore, changer constamment de position;

  • Certains chats et chiens deviennent agressifs lorsqu’ils ont mal;

  • Dans le cas d’une douleur localisée, il peut lécher ou mordiller la zone douloureuse;

  • Dans le cas d’une fracture ou de douleurs articulaires, il peut boiter ou éviter de s’appuyer sur le membre blessé et même tenter de le cacher sous lui;

  • En cas de douleurs abdominales, certains chiens s’étirent en se tenant le dos courbé et les pattes antérieures étendues. On dit qu’ils sont en position de prière.

Le ronronnement chez les chats

Le ronronnement du chat ne signifie pas toujours qu’il est heureux et satisfait. Bien au contraire! Les chats peuvent ronronner quand ils ressentent de l’anxiété, de la peur ou de la douleur. Dans ces moments, le chat ronronne pour tenter de s’apaiser.

N’attendons pas et traitons la douleur rapidement

Il est donc de notre devoir, en tant que propriétaire d’animaux de compagnie, d’être à l’affût et de consulter le vétérinaire dès que des symptômes, même subtils, apparaissent. La science vétérinaire évolue et les traitements contre la douleur aussi.

 

http://www.journaldequebec.com

 

Le guppy, le poisson qui peut se reproduire après sa mort


Les guppys sont des petits poissons exotiques que les femelles ont une particularité assez surprennante pour la reproduction de l’espèce. Surtout qu’une femelle vit beaucoup plus longtemps qu’un mâle
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Le guppy, le poisson qui peut se reproduire après sa mort

 

NATURE – Les guppies font décidément beaucoup parler d’eux en ce moment. Alors qu’en février dernier des recherches effectuées en Grande-Bretagne révélaient que les mâles de cette espèce de petit poisson d’eau douce tropicale devenaient amis avec d’autres mâles moins attirants pour avoir l’air plus désirable aux yeux de ces dames, une étude menée par l’université de Californie révèle maintenant que ces derniers peuvent se reproduire au moins 10 mois après leur mort.

N’allez pas vous imaginer que l’on a découvert des poissons zombies. Cela s’explique simplement par le fait que la femelle guppy détient la capacité de stocker le sperme de son bien-aimé afin de pouvoir l’utiliser au moment le plus propice à la fécondation.

La femelle vivant généralement bien plus longtemps que le mâle (2 ans contre 3 à 4 mois), cela permet donc aux guppies mâles de donner la vie longtemps après leur mort.

Une question de survie

Originale, cette capacité des femelles à conserver les petites graines de leurs partenaires est avant tout essentielle à la survie de l’espèce.

« Les guppies femelles adultes sont d’excellentes nageuses et nous savons maintenant qu’elles sont les plus à même de coloniser un nouvel habitat », a confié David Reznick, professeur de biologie de l’université de Californie.

« Stocker le sperme à long terme signifie qu’une seule femelle peut coloniser un nouvel environnement et établir une nouvelle population génétiquement diversifiée car nous avons découvert que plus les femelles étaient âgées, plus elles transportaient de sperme provenant de mâles différents. »

Cette aptitude physique surprenante n’est cependant pas une révélation. Les scientifiques savaient en effet déjà que ces femelles pouvaient conserver le sperme,d’après le site Science Daily, mais cette étude apporte par contre un nouvel éclairage sur la durée possible de cette conservation.

« En plus d’en apprendre davantage sur la conservation du sperme, c’est la première fois que nous comprenons qu’il existe une telle différence d’espérance de vie entre mâles et femelles », explique David Reznick. « Si l’on utilisait celle des mâles pour déterminer ce qu’est une génération, cela signifierait que les femelles vivent pendant trois générations ».

Et la lumière n’est pas encore complètement faite sur le sujet. Le mécanisme de stockage n’a en effet été étudié que 10 mois ce qui signifie que les femelles pourraient bien conserver la semence des mâles encore plus longtemps.

http://www.huffingtonpost.fr