Le gouvernement fédéral s’intéresse à la surveillance des échanges en ligne


Le gouvernement cherche une entreprise pour surveiller tout ce qui se passe dans les réseaux sociaux Ce qui est public, est public même pour le gouvernement mais le reste … Est-ce vraiment nécessaire, ? Est-ce vraiment pour savoir plus vite les alertes que ce soit une catastrophe, un évènement particulier … ?? Ou il n’y aurait pas anguille sous roche
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Le gouvernement fédéral s’intéresse à la surveillance des échanges en ligne

 

Surveillance électronique

Surveillance électronique Photo :  iStockphoto

Les gazouillis, messages publics sur Facebook et vidéos YouTube pourraient bientôt faire l’objet d’une surveillance constante de la part du gouvernement fédéral, révèle un document informatif publié cette semaine par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.

Le gouvernement fédéral recherche une entreprise qui puisse « surveiller en permanence les médias sociaux sur une base quotidienne en temps quasi réel, et offrir des données et des capacités de signalement en ligne ».

Cela concerne « les blogues, les microblogues, les sites de réseautage social comme Facebook et Twitter, les forums et babillards électroniques, les sites d’information traditionnels et les sections des commentaires, ainsi que les sites de partage de contenu [photo et vidéo, comme YouTube] ».

Le soumissionnaire devrait également avoir un oeil sur les sites de nouvelles et blogues d’information francophones et anglophones. Ce service, précise le document, doit être offert 24 heures sur 24, sept jours par semaine.

Un aspect de ce travail consistera à évaluer les émotions et le ton des messages, et de déterminer leur portée.

Le contrat est d’une durée de 15 ans – du mois de février prochain jusqu’à janvier 2019.

Selon l’analyste de la vie publique Mark Blevis, chez FullDuplex.ca, il n’est pas inhabituel qu’un gouvernement désire savoir ce que dit sa population, bien qu’il concède que cela puisse être déconcertant.

« En un certain sens, il y a un aspect étrange à tout cela », a-t-il dit en entrevue.

« D’un autre côté, il s’agit de données gratuites et disponibles. Si cela est accessible publiquement, pourquoi le gouvernement n’aurait-il pas les mêmes possibilités de les obtenir comme quiconque? C’est ce qu’il en fait ensuite qui demeure la grande inconnue. »

Les médias sociaux peuvent servir de « système d’alerte avancée » pour indiquer aux autorités qu’une catastrophe vient de se produire, dit M. Blevis, tout comme ils peuvent être utilisés pour évaluer l’opinion publique.

« Cela dépend des intentions. Est-ce épeurant? Oui, pour la majorité de la population, cela semblera épeurant, parce que les gens auront l’impression que le gouvernement regarde par-dessus leur épaule. Mais, je pense aussi que cela est l’équivalent de reconnaître que les échanges sociaux ont désormais lieu en ligne, et qu’ils surviennent au vu et au su de tous. »

Le ministère des Travaux publics n’était pas immédiatement en mesure de commenter

http://www.radio-canada.ca

Un chat, un bébé, et une belle histoire d’amour


Oui, c’est beau de les voir, mais je ne serais pas tenté par l’expérience surtout avec un bébé. J’espère par contre que le chat est dégriffé.
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Un chat, un bébé, et une belle histoire d’amour

 

Quel bonheur de voir que nos enfants et nos animaux s’entendent à merveille ! Ce ne sont pas les parents de ce bébé et propriétaires de ce chat qui diront le contraire. Entre leur bambin et leur félin, c’est une véritable histoire d’amour !

On se câline, on se fait des bisous… Bref, pour ce bébé, ce chat est bien mieux qu’un doudou ! Mais gare aux coups de griffes… Car même avec le chat ou le chien le plus gentil du monde, il ne faut jamais laisser un enfant seul avec un animal sans surveillance !

En tout cas, les parents de cet enfant ne sont pas les seuls à trouver que la complicité qui unit leurs deux « bébés » est vraiment touchante. En capturant les images de ce moment de tendresse et en y ajoutant une petite musique douce, ils en ont fait une adorable vidéo déjà vue plus de 4 millions de fois !

 

http://wamiz.com

13 CHOSES QUE VOUS IGNOREZ DE LA SÉCURITÉ DE VOTRE MAISON


Partir en vacances ou pour quelques heures a l’extérieur on s’attend de rentré dans la maison comme quand nous étions partis .. mais malheureusement, certaines personnes ont l’oeil pour voir si une maison est vulnérable …
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13 CHOSES QUE VOUS IGNOREZ DE LA SÉCURITÉ DE VOTRE MAISON

 

Les conseils d’experts suivants vous aideront à assurer la sécurité de votre maison et à en éloigner les cambrioleurs.

1. Cachez vos objets précieux dans la chambre des enfants

 

Crédit: iStockphoto/Thinkstock

Gardez vos objets précieux dans le tiroir à chaussettes de votre enfant plutôt que dans celui de votre table de chevet. C’est la chambre des maîtres qui intéresse généralement les voleurs, non celle des enfants.


2. Cachez le clavier du système d’alarme

Crédit: iStockphoto/Thinkstock

Si votre porte principale comprend une surface vitrée, installez le clavier de votre système d’alarme dans un endroit qui ne soit pas visible du seuil.

Ainsi, les voleurs qui tentent de scruter l’intérieur ne pourront pas voir si le système d’alarme est en fonction.  

3. La nuit, gardez les clés de votre voiture près de votre lit.

Crédit photo: iStockphoto/Thinkstock

Si vous entendez un bruit suspect qui vous donne à penser que quelqu’un cherche à entrer par effraction, appuyez sur le bouton d’alarme de votre clé. L’alarme de votre voiture se déclenchera, forçant le voleur à prendre la fuite.

4. Installez votre boîte aux lettres intelligemment

Michael Blann/Photodisc/Thinkstock

Comme elle est en travers de la fibre du bois, la fente de la boîte aux lettres affaiblit la structure de la porte ; un voleur peut alors l’enfoncer plus facilement.

Optez plutôt pour une boîte à lettres indépendante ou installez la fente dans le bas de la porte, de sorte qu’elle ne soit pas à plus du quart de sa hauteur.

 

5. Plantez des arbustes

Russell Illig/Photodisc/Thinkstock

Plantez des arbustes à épines, par exemple des rosiers, sous les fenêtres du rez-de-chaussée.En plus de contribuer à agrémenter votre propriété, ils éloigneront les voleurs.

 

6. Pendant vos vacances, demandez à un voisin de ramasser votre courrier.

Hemera/Thinkstock

Quand vous partez en vacances, demandez à un voisin de ramasser quotidiennement les circulaires laissées contre votre porte.

On a vu plus d’une fois des criminels rusés laisser des annonces publicitaires dans le but de vérifier combien de temps elles y restent.

7. Évitez de charger votre voiture la veille lorsque vous partez en séjour

Creatas/Thinkstock

Plutôt que de charger les valises le soir précédant votre départ pour le week-end, faites-le rapidement le matin juste avant de partir.La voiture chargée de bagages qui séjourne toute la nuit devant la maison constitue un véritable feu vert pour ceux qui comptent entrer par effraction chez-vous.

8. Baissez le volume de la sonnerie de votre téléphone.

Ciaran Griffin/Stockbyte/Thinkstock

Ainsi, un passant ne saura pas que personne ne répond et que, par conséquent, la maison est vide.

9. Ne gardez pas de bois de chauffage près de la maison

Crédit: iStockphoto/Thinkstock

Un voleur pourrait s’en servir pour avoir accès à la fenêtre. Gardez plutôt votre bois dans le garage ou empilez-le à la limite de votre terrain.

10. Vérifiez les loquets

Crédit: iStockphoto/Thinkstock

Si quelqu’un qui entretient votre terrain ou un visiteur inconnu se sert de votre salle de bains, il pourrait soulever le loquet de la fenêtre afin de s’introduire plus tard.


Revérifiez que le loquet est bien abaissé.

11. Faites affaire avec un serrurier honnête.

 

Crédit: iStockphoto/Thinkstock

Comme certains n’ont pas de permis ou sont malhonnêtes, il importe de faire affaire avec une entreprise établie de longue date qui est cautionnée et assurée.

12. Adhérez à un programme de prévention du crime.

Opération Identification est un projet pancanadien qui encourage les gens à marquer leurs biens de valeur afin de prévenir le cambriolage et le vol. Dans certaines villes, on a observé que le taux d’effraction dans les maisons des participants au programme était nettement plus faible que dans celles des citoyens qui n’y participaient pas. Vous pourriez également participer à un programme de surveillance du quartier tel que Bon voisin, bon œil.

13. Si vous n’avez pas de système d’alarme, installez au moins un autocollant.

Procurez-vous un autocollant indiquant que vous possédez un système d’alarme ou faites affaire avec un service de surveillance. Un voleur accompli ne sera pas dupe mais cela pourrait suffire à décourager celui qui manque d’expérience.

http://selection.readersdigest.ca

Enfant autiste maltraite: sa mere poursuit


Il existe des centres d’hébergement pour des enfants qui requiert des soins et de la surveillance pour donner répit au parents. Malheureusement, certains centres devraient être fermé pour arrêter les mauvais traitements
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Enfant autiste maltraité: sa mère poursuit

 

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La mère du petit Gabriel, Line Lipari. (Crédit: TVA Nouvelles)

La mère d’un jeune autiste malmené intente une poursuite de près de 300 000 dollars contre un centre de réadaptation de Blainville, dans les Laurentides. Elle reproche au personnel de ne pas avoir assuré la sécurité de son fils, âgé de 10 ans, qui a subi les assauts répétés d’un autre enfant.

Des marques qui ne trompent pas

Line Lipari a découvert de nombreuses marques sur le corps de son fils Gabriel en septembre passé.

«C’est resté trois semaines bleuté sur le bras, dans le dos», décrit la mère.

En quelques mois et à au moins cinq reprises, le garçon autiste est revenu à la maison avec des ecchymoses et des morsures après avoir séjourné, la fin de semaine, dans cette ressource d’hébergement offrant du répit aux parents.

«Il avait des crocs dans la peau, il a dû se sentir seul», déplore Mme Lipari.

Personne n’a mentionné à la mère de famille qu’un des six enfants avec un handicap intellectuel, hébergé avec lui, le battait.

Gabriel, qui ne parle pas et qui a l’âge mental d’un enfant de 2 ans, avait peur de tout et mettait constamment son coude devant son visage. La mère du petit garçon a alors sonné l’alarme.

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Gabriel, 10 ans, a subi les assauts répétés d’un autre enfant du centre où il était hébergé. (Crédit: TVA Nouvelles)

Rapport accablant

Dans un rapport produit en octobre dernier, le commissaire aux plaintes déplore les conditions de vie qu’offre cet établissement, pourtant accrédité par le Centre de réadaptation du Florès, un organisme du ministère de la Santé.

Les griefs sont nombreux: maison plongée dans la noirceur totale, aucun employé la nuit, enfants isolés dans des chambres qui pleurent et crient durant des heures, forte odeur d’urine partout, toilette brisée durant une semaine, manque de surveillance…

Le commissaire aux plaintes écrit que «le Centre du Florès doit se dissocier de cette ressource, qui est incapable d’assurer le minimum, soit la protection et la sécurité des usagers qu’elle héberge».

«On a continué à envoyer des enfants à cette ressource-là jusqu’en mai 2012, parce que le contrat terminait en mai 2012», s’étonne la mère en colère.

«Ça questionne beaucoup la qualité de la surveillance faite par le Centre de réadaptation du Florès, ainsi que la responsabilité des gens qui gèrent ça», estime Me Jean-Pierre Ménard, qui représente la famille du petit Gabriel.

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Le centre d’hébergement où Gabriel a subi des mauvais traitements. (Crédit: TVA Nouvelles)

Autres mauvais traitements

En 2009, dans une autre ressource d’hébergement, Gabriel avait aussi vécu des moments difficiles qui avaient entraîné son hospitalisation.

«Il est revenu brûlé par l’urine: le bas-ventre, mi-cuisse, testicules», énumère Mme Lipari.

La dame avait alors porté plainte uniquement aux éducatrices, croyant que cela serait suffisant.

Line Lipari intente donc une poursuite contre les deux ressources, le CSSS des Deux-Montagnes et le Centre du Florès.

«Je suis inquiète pour l’avenir, quand je ne serai plus là pour parler à sa place, pour le soigner, pour prendre soin de lui», confie-t-elle.

La direction du Centre du Florès a refusé de répondre aux questions de TVA Nouvelles et n’a pas offert d’excuses à la famille du petit garçon.

http://tvanouvelles.ca/

Surveillance électronique : Quand les patrons ont leurs employés à l’oeil


Aux USA le scandale des futurs employeurs de demander les mots de passe des comptes (courriel, réseaux sociaux) a des candidats potentiels en a choqué plus d’un, mais voila qu’en France on dénonce la surveillance exagérée de certaines compagnies Alors il ne faut se leurrer que ce soit en Europe ou ici en Amérique … la surveillance des employés est une réalité de plus en plus présente .. Reste a savoir ou se limite la légalité et l’abus
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Surveillance électronique : Quand les patrons ont leurs employés à l’oeil

 

Surveillance électronique - Quand les patrons ont leurs employés à l'oeil

Le responsable de la Cnil précise que la mise en oeuvre de tels dispositifs sur les lieux de travail n’est pas par principe illégale.

© Shutterstock

Agence France-Presse
Charlotte HILL

PARIS – Vidéosurveillance, géolocalisation, fichage… les moyens à la disposition des entreprises pour garder un oeil sur leurs salariés sont nombreux, certaines en profitant en toute légalité, tandis que d’autres sont soupçonnées d’en abuser, comme Ikea récemment.

Avec les nouvelles technologies, «les moyens de surveillance deviennent très accessibles, donc la surveillance se développe», explique à l’AFP Yann Padova, secrétaire général de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).

Récemment, la Commission a ainsi mis en demeure publiquement une société toulousaine qui avait installé huit caméras… pour huit salariés.

Le responsable de la Cnil précise que la mise en oeuvre de tels dispositifs sur les lieux de travail n’est pas par principe illégale.

«C’est une question d’équilibre», dit-il.

L’employeur doit justifier un intérêt légitime à la mise en place de la surveillance, consulter les représentants du personnel et avertir ses salariés et la Cnil.

Ces règles valent pour la vidéosurveillance, la géolocalisation, les badges, les fichiers ou encore la cybersurveillance (enregistrements des conversations, filtrage des sites, logiciels «mouchards»…).

Des employeurs qui «se défoulent»

Les dérives observées prennent différentes formes. Dans l’affaire la plus récente, Ikea est soupçonné d’avoir utilisé la bonne vieille méthode de la «tricoche», c’est-à-dire le recours à des enquêteurs privés pour obtenir des renseignements sur certains salariés et clients.

D’autres affaires de fichiers de salariés, avec des commentaires du type «individualiste», «sournois», «cas social»… ont aussi touché des entreprises comme Décathlon, la Macif, ou encore une filiale de Capgemini.

Les documents étaient le plus souvent découverts par hasard ou… envoyés par erreur aux personnes concernées à la suite d’une manipulation informatique erronée.

«Les employeurs ignorent souvent que les salariés ont le droit de demander l’accès aux informations les concernant», y compris les commentaires, explique M. Padova.

«Souvent, par méconnaissance des règles, les gens se défoulent», mais les salariés «commencent à connaître ce droit», dit le responsable.

En cas de plainte, la Cnil peut effectuer des contrôles et imposer des sanctions financières. Mais, ajoute M. Padova, son «arme principale est la publicité».

En 2010, l’entreprise de soutien scolaire Acadomia en a fait les frais en recevant un avertissement public pour un fichier particulièrement édifiant portant sur enseignants, parents et enfants («gros con», «saloperie de gamin», «parisien frustré»).

Pour Olivia Luzi, avocate au cabinet Feral-Schuhl/Sainte-Marie, spécialisé dans le droit des nouvelles technologies, les entreprises sont tout de même «de plus en plus vigilantes» sur la législation qui est «très bien encadrée».

Son cabinet est souvent sollicité par des groupes qui veulent se «mettre en conformité», dit-elle, admettant avoir constaté quelques «usages qu’il a fallu changer».

Thierry Venin, chercheur au CNRS, souligne de son côté un phénomène «beaucoup plus insidieux», affirmant qu’avec les téléphones intelligents notamment, «les gens sont de plus en plus sous laisse électronique».

Ces outils appréciés des salariés, qui organisent parfois eux-mêmes leur propre surveillance via les réseaux sociaux, peuvent aussi permettre aux employeurs de suivre leurs déplacements.

Si M. Padova reconnaît que «la géolocalisation explose», il souligne que la Cnil a établi une règle reprise par la Cour de cassation en novembre, «à savoir qu’on ne peut pas géolocaliser des salariés qui ont une liberté d’organisation dans leur travail».

La Commission dispose aujourd’hui de 182 agents, contre 95 en 2006. Sa montée en puissance semble peiner à suivre le rythme de la technologie.

http://fr.canoe.ca

Internet et vie privée – Google qui sait tout


Je me sens comme un poisson dans un aquarium qu’on veut appâter avec un gros vers bien dodu ou comme dans l’histoire du livre  »1999 » c’est a dire le Big Brother a force de voir comment on nous suit a la trace dans le but de faire de l’argent avec nous et tant pis pour les dommages collatéraux des internautes ..
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Internet et vie privée – Google qui sait tout

Jean-Robert Sansfaçon 

 Depuis hier, Google se donne le droit de recouper tous les renseignements, des plus banals aux plus confidentiels, associés aux activités Internet dès lors que nous accédons à un site via un compte personnel. Gratuit, Google? Oui, mais tellement coûteux!

Pour la majorité des internautes, Google est d’abord un moteur de recherche génial dont plus personne ne peut se passer. Mais pour des millions d’entre eux, c’est aussi la messagerie Gmail, le fureteur Google Chrome, le réseau social Google+, YouTube et le système d’exploitation de téléphones Android, pour ne nommer que quelques-uns des 60 services de cette société.

Jusqu’à récemment, chacun d’entre eux avait ses propres règles de confidentialité. Depuis hier, Google regroupe et recoupe tous les renseignements concernant les préférences, la navigation, les recherches, la localisation, les contacts, les numéros de téléphone de ses usagers dès lors qu’ils ouvrent une session via un compte personnel enregistré auprès de l’un ou l’autre de ces services.
 
Pour Google, cette façon de faire vient simplifier ses nombreuses politiques de confidentialité antérieures tout en facilitant la vie des internautes à qui elle pourra suggérer des activités, des achats et des recherches en ligne correspondant à leur profil. Mais l’objectif premier, on l’aura compris, est évidemment de changer en or la quantité monstrueuse de renseignements accumulés grâce à sa capacité sans précédent de rejoindre une clientèle cible chère aux annonceurs. Rappelons que Google contrôle déjà près de 40 % du marché mondial de la publicité Internet.
 
Dans une lettre qu’elle a fait parvenir à la compagnie, la semaine dernière, la commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Jennifer Stoddart, s’inquiète, à l’instar de ses homologues provinciaux et ceux de l’Union européenne, du fait que la nouvelle politique de Google accentue la concentration déjà forte de renseignements «sensibles» sans permettre aux utilisateurs d’y échapper. Du même souffle, elle demande à Google de préciser de quelle façon les internautes pourront faire effacer ces données confidentielles après un certain temps, comme c’était le cas jusqu’ici.
 
Au sujet des téléphones qui utilisent le système Android de Google, la commissaire est encore plus sceptique étant donné la quantité encore plus grande de renseignements personnels transmis involontairement par les propriétaires de portables dits intelligents.
 
Personne n’est forcé d’utiliser l’un ou l’autre des services Google, c’est vrai. Chaque internaute doit lui-même faire l’effort de réduire son exposition à la curiosité maladive des Google, Facebook, Apple ou Microsoft de ce monde. Et cela est possible en diversifiant ses fournisseurs de services
(messagerie, fureteur, moteur de recherche…) et en évitant de passer par un compte personnel pour accéder aux sites et aux moteurs de recherche de son choix.
 
Mais dans un contexte de progrès technologiques complexes, faussement conviviaux et le plus souvent mystérieux pour le commun des mortels, cette responsabilité personnelle a ses limites.
 
Il est anormal que des entreprises déjà toutes puissantes sur le plan financier ne soient pas soumises à des règles très strictes en matière de pratiques commerciales et de respect de la vie privée.
 
Internet est un service essentiel au même titre que le téléphone et la poste, il y a 25 ans. Il fait partie de la vie de la plupart des gens et c’est à leurs gouvernements qu’il revient d’adopter les lois et d’exercer les contrôles nécessaires. Car, à n’en pas douter, l’autodiscipline ne suffit pas.

http://www.ledevoir.com

Surveillance : le citoyen suspect


Je ne sais pas ce que l’on peut penser le fait de mettre des vidéosurveillances partout … Disons que dans les lieux commerciaux, gouvernementaux .. cela devient une nécessité mais dans les rues ?  D’un autre côtés quand un méfait, un crime, une infraction, les caméras sont un atouts mais jusqu’à quel point … En ville se sentir surveiller en tout temps n’est-ce pas dérangeant et ce même si nous n’avons rien a se reprocher ..
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Surveillance : le citoyen suspect

Québec - Surveillance : le citoyen suspect

La vidéosurveillance empiète sur la vie privée à l’insu des citoyens de Québec.

© Jean-François Desgagnés/Agence QMI

Agence QMI 
Diane Tremblay

QUÉBEC – La vidéosurveillance demeure un moyen intrusif qui menace les fondements mêmes de la démocratie, déclare la Ligue des droits et libertés, en réaction au reportage publié mardi dans le Journal de Québec sur la prolifération des caméras à Québec.

« Ce qui est inquiétant, c’est le changement de paradigme, a commenté Denis Barrette, avocat et porte-parole de la Ligue. Le citoyen devient un suspect aux yeux de l’État, qui donne de moins en moins d’informations. » Le simple fait de se sentir observé est assez pour inciter les citoyens à modifier leurs comportements, même s’ils n’ont absolument rien à se reprocher, estime-t-il.

Le professeur en criminologie à l’Université Laval Stéphane Leman-Langlois a analysé en profondeur cette forme de contrôle de plus en plus utilisée par les organismes publics et les entreprises privées.

Titulaire d’une chaire de recherche, il a participé à la rédaction d’un ouvrage intitulé « Sphères de surveillance » dans lequel il affirme que l’industrie est vouée à un bel avenir.

« Force est de remarquer que la plupart du temps, les surveillants sont eux-mêmes des employés surveillés, souvent davantage que leurs cibles quotidiennes », a-t-il souligné.

Culture du secret

Le manque de transparence de la part des organismes viserait à protéger les réseaux de la controverse politique.

« Autrement, pourquoi protéger des informations élémentaires, de nature peu sensible, et qui de surcroît ne sont pas secrètes, puisqu’elles sont directement observables? » a demandé Stéphane Leman-Langlois.

Selon lui, il y a tout lieu de se pencher sur l’omniprésence des caméras dans notre société avant qu’il ne soit trop tard.

« Un jour, nous atteindrons un niveau de surveillance qui aura un impact réel sur notre vie privée », a-t-il prévenu.

L’Université Queen’s s’intéresse au développement d’un indice de surveillance qui permettrait de faire des analyses comparatives entre les villes, mais cet outil n’existe pas encore.

Consultation publique

Actuellement, aucune loi ne légifère l’installation de caméras de surveillance. La Commission d’accès à l’information (CAI), dont l’un des mandats consiste à assurer la protection des renseignements personnels détenus par les organismes publics, possède huit inspecteurs pour couvrir l’ensemble du Québec.

Depuis dix ans, seulement 13 plaintes ont été faites auprès de cette instance.

« Nos enquêteurs ne sont pas sur le terrain pour faire de la patrouille. On reçoit les appels et on traite les plaintes », a dit André Marois, responsable de la Direction de l’analyse et de l’évaluation.

En 2004, la CAI a tenu une consultation publique qui a mené à l’adoption d’une vingtaine de règles concernant l’utilisation de la vidéosurveillance dans les organismes publics.

Selon ces règles, les organismes doivent faire la démonstration que des solutions moins préjudiciables à la vie privée ont été envisagées. Cependant, peu s’y soumettent, puisque rien ne les oblige.

Après cette consultation, la CAI a demandé au gouvernement de considérer une intervention législative pour lui permettre d’évaluer la nécessité pour les organismes publics d’avoir recours à la vidéosurveillance, mais cette recommandation n’a jamais eu de suite.

* * *

Dans l’œil de Big Brother

Les Londoniens sont filmés au moins 300 fois par jour au cours de leurs déplacements ordinaires.

Le Royaume-Uni est le pays le plus surveillé en Europe, et ce, depuis plus de 30 ans.

Cependant, avec les attentats du 7 juillet 2005, les critiques sont de plus en plus nombreuses par rapport aux failles de ce système qui n’a pas pu prévenir cette tragédie.

Ces attentats ont fait 56 morts et plus de 700 blessés.

Malgré tout, de nombreuses sociétés se lancent dans la vidéosurveillance pour contrer leur taux de criminalité.

En Chine, le projet Peaceful Chongging prévoit l’installation de plus de 500 000 caméras.

Au pays du dragon rouge, le marché de la vidéosurveillance est florissant.

En 2009, la Chine représentait 17 % des dépenses mondiales en vidéosurveillance, derrière les États-Unis, à 29 %.

Comme rien n’arrête le « progrès », on prévoit que les parts de marché en Chine exploseront littéralement au cours des prochaines années.

http://fr.canoe.ca