Faire stériliser son chat : pourquoi, et comment ?


Les chats et chattes devraient être stérilisés pour ne pas laisser des chatons non désirés dans une vie de misère. De plus, il y a plusieurs avantages pour eux, que ce soit en santé, bagarre, fugue, etc. Le seul hic, c’est de surveiller l’alimentation pour éviter que le chat connaisse des problèmes d’obésité
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Faire stériliser son chat : pourquoi, et comment ?

 

Certains propriétaires de félins hésitent à faire stériliser leur chat, craignant des risques pourtant bien moindres par rapport aux nombreux avantages de la stérilisation.

Le printemps est enfin de retour. Avec lui, le renouveau et les nombreuses naissances de félidés. Pour justement empêcher ce flot de naissances pas toujours désirées, il convient de faire castrer ou faire stériliser son animal.

Cette opération visant à empêcher la reproduction est en effet vivement recommandée à tous les maîtres de chats, car elle permet de doubler l’espérance de vie de nos chers compagnons à quatre pattes ! Elle permet aussi d’épargner bien des vies, comme celles des chatons non désirés et abandonnés.

Les avantages de la stérilisation

Si cette opération offre aux chats une espérance de vie bien plus longue, c’est tout d’abord parce qu’elle réduit les risques d’infections utérines, de maladies comme le FIV et de tumeurs mammaires chez les chattes.

Elle apaise aussi les félins, qui deviennent plus doux, affectueux, et calmes. Ils sont moins tentés de fuguer, et ont donc moins de risques de faire de mauvaises rencontres, ou d’être heurtés par une voiture lors de leurs escapades.

La modification hormonale engendrée par l’intervention évite aussi les forts désagréables marquages de territoire des mâles et miaulements plaintifs des chattes pendant leurs chaleurs. La castration affaiblit également les tendances bagarreuses des mâles, et donc les risques de blessures et contaminations

Il est enfin totalement faux de dire qu’une chatte a « besoin » d’avoir au moins une portée dans sa vie. C’est une croyance populaire ! Une chatte ne sera pas plus heureuse après avoir eu des petits ! 

Attention au surpoids

Les chats stérilisés ont en revanche tendance à prendre du poids, les mâles tout particulièrement Ses besoins énergétiques diminuent de plus de 30% après la castration, et le chat a tendance à manger plus qu’avant.

Il est donc très important de bien surveiller l’alimentation de son chat, pour lui éviter l’obésité et ses graves conséquences sur la santé.

Comment, et quand faire stériliser son chat ?

L’opération peut avoir lieu dès les premiers mois, et il n’y a pas de limite d’âge. Un chat peut en effet être stérilisé tout au long de sa vie. Mais elle est le plus souvent pratiquée au moment de la puberté de l’animal, vers 6 ou 7 mois.

La stérilisation chez la femelle consiste à retirer les ovaires, tandis que chez le mâle, ce sont les testicules qui sont enlevées. Le chat devra être à jeun avant l’intervention, et rester au calme pour se reposer durant les jours suivant l’opération.

La pilule contraceptive est en revanche à proscrire. Dangereuse, elle engendre en effet des risques de cancers chez les chattes.

https://wamiz.com/

Ils lui disent qu’elle était trop grosse pour être danseuse –


Elle s’appelle Lizzy Howell, elle a 15 ans et elle démontre que même avec son surpoids, elle est capable d’en faire autant, sinon plus pour danser le ballet que ses compagnes qui sont plus minces. Cette jeune fille ne s’est pas laissé aller quand on lui disait qu’elle n’irait pas loin à cause de son physique. Même des médecins lui ont fortement conseillé que ce n’était pas un exercice pour elle, que son poids va user des articulations prématurément et pourrait affecter sa santé. Et pourtant ….
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Ils lui disent qu’elle était trop grosse pour être danseuse

 

«Un tiers des cancers évitable grâce à l’alimentation»


Il y a des cancers qui sont génétiques, mais d’autres, c’est l’alimentation, l’environnement et les compléments alimentaires qui pourraient en être la cause.
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«Un tiers des cancers évitable grâce à l’alimentation»

 

«Un tiers des cancers évitable grâce à l'alimentation»

Les fibres et les céréales complètes diminuent le risque de cancer.Photo Fotolia

Hormis les facteurs génétiques et comportementaux comme le tabac ou l’alcool, comment pouvons-nous prévenir le cancer? À quelques jours de la journée mondiale du cancer, qui aura lieu le 4 février, Marie-Christine Boutron-Ruault, directrice de recherche Inserm à l’Institut Gustave-Roussy, et vice-présidente du Comité d’experts spécialisé «Nutrition humaine» à l’Anses, nous livre les dernières connaissances en termes de nutrition et d’environnement.

QUEL LIEN PEUT-ON ÉTABLIR ENTRE CANCER ET ALIMENTATION AUJOURD’HUI?

Depuis longtemps, on sait que le mode de vie et notamment l’alimentation jouent sur le risque de cancer. Lorsque des Japonais émigrent à Hawaï et se mettent à consommer des produits transformés, ils augmentent d’un tiers leur risque de cancer. On peut affirmer que les produits bruts non raffinés comme les fibres et les céréales complètes diminuent le risque de cancer de 30 à 35 %, surtout les cancers digestifs du colon, du pancréas et de l’estomac.

Les graisses et notamment le surpoids sont un facteur de risque de presque tous les cancers (foie et pancréas surtout), car elles jouent sur les hormones. Par exemple, après la ménopause, les femmes qui prennent du poids ont un risque de cancer accru.

QUELS ALIMENTS ONT UNE INCIDENCE DIRECTE SUR LE RISQUE DE CANCER?

On sait aujourd’hui que la charcuterie et la viande rouge augmentent le risque de cancer de l’intestin et de l’estomac, comme l’indique les derniers rapports de l’OMS. Ils doivent rester des aliments plaisir à consommer à hauteur de 25g par jour. On sait par ailleurs qu’associer des anti-oxydants comme les fruits et les légumes diminuent l’effet aggravant.

QUE SAIT-ON AUJOURD’HUI DE L’IMPACT DE L’ENVIRONNEMENT SUR LES CANCERS?

Nous ne disposons pour le moment d’aucune estimation réelle, hormis les personnes directement exposées aux pesticides ou substances toxiques, comme les agriculteurs. En revanche, on peut affirmer que ces produits représentent un facteur de risque, difficilement mesurable.

Attention à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain pour autant, à savoir ne plus manger de fruits ou légumes sous prétexte de leur nocivité potentielle. Réduire le risque consiste à choisir des produits de saison et de qualité. Des études biologiques sont en cours pour mesurer ces risques.

LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES PEUVENT-ILS NOUS AIDER À PRÉVENIR LE CANCER?

Mieux vaut chercher les vitamines dans l’alimentation que dans les compléments alimentaires qui peuvent avoir une action contre-productive, voire délétère en termes de cancer. Nous avons montré qu’il y avait un sur-risque de cancer du sein de l’ordre de 50 à 60 % chez les femmes qui prenait 500mg de vitamine C tous les jours, en plus d’une alimentation qui en contenait suffisamment.

Même constat pour la vitamine D. On a tendance à considérer la carence quand le taux affiche 20ng dans le sang. Entre 20 et 30ng, le taux doit être considéré comme normal. Il n’y a aucune raison de se supplémenter. Pour les personnes en surpoids ou obèses ou qui présentent un IMC inférieur à 25, je préconise des gouttes quotidiennes. Pour l’heure, les cancers digestifs ont été associés à une carence en vitamine D.

http://fr.canoe.ca/

Ces vidéos aident des jeunes en surpoids


Comment parler aux jeunes de l’embonpoint, c’est important d’en parler, mais comment sans pour autant qu’ils se sentent attaquer et perdent ainsi leur estime de soi. Le circuit de l’hôpital Sainte Justine de Montréal pour enfant se sont attaqué à ce problème avec des vidéos qui j’avoue celle présentée ici mérite d’être regardé …
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Ces vidéos aident des jeunes en surpoids

 

Le Centre CIRCUIT de l’hôpital Sainte-Justine a produit une série de vidéos éducatives mettant en scène la famille fictive Labelle-Morin, afin de soutenir les jeunes en surpoids à gérer cette situation.

Depuis 2010, le centre intervient auprès de 300 familles d’enfants en surpoids avec des stratégies pour améliorer leur estime de soi. Afin de rejoindre un plus large public, il mise sur ces vidéos, dont la plupart abordent le sujet avec un ton humoristique.

Celle qui parle d’émotions a le plus retenu l’attention. Un père qui y désamorce habilement, par le jeu, une situation délicate avec sa fille adolescente.

En moins d’un mois, la vidéo « Ce qui a de la valeur est à l’intérieur » a enregistré plus de 1,4 million de visionnements, en majorité chez les femmes et les jeunes filles de 14 à 55 ans (80 %).

« Moi, je pense que c’est un sujet qui vient toucher beaucoup de jeunes filles et sûrement quelques garçons parce qu’on est vraiment dans une société où on fait la promotion du corps parfait, du corps mince », réagit la jeune comédienne Léonie Doucet-Pichette, 14 ans, qui en était à sa première prestation professionnelle.

J’ai moi-même eu quelques difficultés et je me suis dit : « ça va peut-être m’aider à montrer aux autres filles qu’on est belle, peu importe qu’on soit ronde ou qu’on soit mince ». – La jeune comédienne Léonie Doucet-Pichette

Son vis-à-vis, le comédien Pierre Gendron, qui est aussi père de famille dans la vie, ajoute qu’à l’ère des médias sociaux l’apparence a pris une importante démesurée.

« Quand tu es comédien, tu deal avec ça même si c’est pas toujours évident. Mais, pour les jeunes, c’est pas mal plus compliqué. Alors juste ce que cette petite vignette-là fait ressortir, je pense que c’est venu chercher beaucoup de monde. »

Contre la souffrance psychologique des enfants

« On s’est rendu compte qu’il y avait une souffrance psychologique énorme chez les enfants qui souffrent d’embonpoint et qu’il fallait la soulager », explique le Dr Jean-Luc Bigras, cardiologue pédiatrique et codirecteur du Centre CIRCUIT.

En utilisant une approche différente, celle de la fiction, il estime que les jeunes en surpoids peuvent plus facilement discuter de leur problème avec les membres de leur famille, regagner leur estime de soi et commencer à trouver des solutions.

« Les enfants en ressortent grandis », dit-il.

À l’origine, le Centre CIRCUIT intervenait auprès des enfants et des familles en leur proposant surtout un programme de remise en forme et de saine nutrition. Progressivement, de la formation sur les aspects psychologiques du problème de surpoids, sous forme d’ateliers de groupe, a été ajoutée.

Ces vidéos sont considérées comme un outil efficace pour rejoindre le public cible du Centre CIRCUIT, soit les familles.

« On veut que les parents et les enfants abordent le sujet du surpoids d’une autre façon, plus positivement », explique le cardiologue-pédiatre.

Au total, cinq vidéos sont actuellement disponibles sur le site du centre et une quinzaine d’autres le seront progressivement.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Vous voulez perdre du poids: entraînez votre cerveau, pas votre corps


Une bonne alimentation et l’exercice physique sont des clés importantes pour acquérir un poids santé. Cependant, cela prend du temps et de la constante. Je suis d’avis aussi que le contrôle du stress est un atout important à prendre en considération autant pour le poids que pour la santé en général
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Vous voulez perdre du poids: entraînez votre cerveau, pas votre corps

 

Cerveau | A health blog via Flickr CC License by CC

Cerveau | A health blog via Flickr CC License by CC

Déjà, commencez par travailler sur votre gestion du stress.

En dépit d’un engagement massif du gouvernement sur le plan médical et individuel, les Etats-Unis sont en train de perdre la guerre contre l’obésité, écrit Laurel Mellin, Professeur de médecine et de pédiatrie à l’Université de Californie à San Francisco.

Ainsi, 71% des Américains sont en surpoids et les adultes pèsent en moyenne près de 12 kilos de plus qu’en 1960. Sur le seul plan économique, cela coûte 200 milliards de dollars par an au système de santé américain.

Les laboratoires pharmaceutiques n’ont toujours pas créé de pilule miracle pour perdre du poids sans danger et ne pas le reprendre rapidement et les approches traditionnelles faites de régimes et d’exercice physique ont des effets limités dans le temps et la plupart des gens regagnent le poids perdu.

«Si une pilule est inventée un jour pour régler le problème de surpoids, elle aura avant tout un effet sur notre cerveau, particulièrement sur les partis primitives de notre cerveau, le cerveau émotionnel, mammifère et reptilien», écrit Laurel Mellin.

Ces zones du cerveau abritent les circuits neuronaux qui contrôlent notre stress et le stress alimente nos émotions, nos pensées et nos comportements.

«Ces circuits peuvent être en quelque sorte reconnectés et nous aurons ainsi une chance de réduire les problèmes liés au stress qui sont nombreux chez les humains et notamment l’obésité», ajoute Laurel Mellin.

Même si le surpoids et l’obésité sont aussi liés à des questions génétiques, de plus en plus d’études montrent que le stress joue un rôle important dans ces mécanismes. Pour le prouver Professur Laurel Mellin ont utilisé des techniques de la neurosciences pour changer les comportements et le fonctionnement cérébral. Une méthode qui semble porter ses fruits.

Le cerveau émotionnel joue un rôle essentiel dans notre propension à commettre des excès et donc indirectement dans nos problèmes de poids. Le cerveau émotionnel gère notamment la peur, le stress, les sensations de faim, de récompense. Quand le cerveau est stressé, tout concourt à nous pousser à trop manger. Pour prendre le contrôle de notre poids, il faut donc «destresser» notre cerveau émotionnel.

Il existe cinq niveaux de stress et cinq moyens de tenter de le contrôler par l’autosuggestion.

1)La compassion. Cela fonctionne avec un niveau de stress très faible 1. Il faut se suggérer de la compassion pour soi-même et pour les autres.

2)Les sentiments. Niveau de stress faible 2. Pour le contrôler, il faut se pencher sur soi-même, sur ses sentiments, ses colères, ses angoisses. Le fait de les identifier permet d’en réduire la force.

3)Un flot de mots. Niveau de stress moyen 3. Exprimer pour soi-même en laissant jaillir dans sa tête les mots sans les refreiner, ses sentiments négatifs et ainsi les identifier et donc les contrôler.

4)Un cycle d’expressions automatiques. Niveau de stress élevé 4. Exprimer haut et fort, pour soi-même, ce qui déstabilise, ce qui est insupportable… Et le faire plusieurs fois avec force.

5)Limiter les dégâts. Niveau de stress très élevé 5. Respirer profondément et trouver quelqu’un qui puisse nous aider à évacuer une pression psychologique qui nous écrase.

http://www.slate.fr/

Ce que la malbouffe fait à votre cerveau


Tout le monde le sait que la malbouffe est mauvaise pour notre santé et notre physique, mais peu savent que cela peut même avoir des répercussions sur la santé mentale. Notre cerveau a besoin d’une nourriture équilibrée pour bien fonctionner, mais la malbouffe dérègle le cerveau
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Ce que la malbouffe fait à votre cerveau

Burger | Danijel-James Wynyard via Flickr CC License by

Burger | Danijel-James Wynyard via Flickr CC License by

Thibaut Schepman

Les fast-foods, les chips et la délicieuse glace Macadamia de votre frigo sont mauvais pour la santé et pour la ligne, vous le savez bien. Mais ce n’est pas tout. La malbouffe affecte aussi votre santé mentale.

Eliane a 28 ans. Il y a quelques semaines, elle a consulté une psychanalyste parce qu’elle souffrait à la fois d’une sévère dépression et d’une surcharge pondérale importante. Au fil des questions, cette dernière l’a aidée a identifier les origines de sa souffrance.

«Depuis quand êtes-vous en surpoids?» «L’âge de 12 ans», répond-elle. «Avez-vous vécu un événement particulier à l’époque?» «Non.» «Comment avez-vous traversé les débuts de votre puberté?»

Silence, gêne, sanglots.

La psychanalyse a fini par faire remonter le traumatisme enfoui qui a marqué sa vie à jamais: des sévices sexuels. Pour elle, prendre du poids a été une stratégie assez logique pour se protéger, pour ne plus plaire et pour éviter d’être à nouveau victime, nous explique sa thérapeute, Catherine Grangeard.

Aujourd’hui, cette mauvaise alimentation est pourtant devenu une cause supplémentaire de souffrance pour la jeune fille, estime la psychanalyste, auteur de Comprendre l’obésité, Une question de personne, un problème de société (Albin Michel):

«Si vous êtes déjà vulnérable, le fait de mal manger va vous faire encore un peu plus de mal, c’est évident. Ça ne vous aide pas à affronter l’existence. Et de plus en plus d’études confirment que c’est nocif pour l’organisme, pour le cerveau notamment.»

Plus de risques de dépression chez les mauvais mangeurs

Comme Catherine Grangeard, les psychologues et psychanalystes sont de plus en plus nombreux à intégrer dans leurs consultations des entretiens sur les habitudes alimentaires de leurs patients. Depuis 2012, le Pentagone tente également de lutter contre la dépression et les suicides des vétérans américains en modifiant leur régime. C’est maintenant une certitude: avoir une alimentation déséquilibrée dérègle le fonctionnement de notre cerveau et peut le rendre malade.

En 2011, des chercheurs espagnols ont d’abord publié dans la revue PLoS One des résultats inquiétants, après avoir suivi l’alimentation et l’état de santé de 12.000 volontaires pendant six ans. Au début de l’étude, les participants étaient tous en bonne santé. À la fin, 657 d’entre eux souffraient de dépression.

Les chercheurs ont alors constaté que les participants qui avaient consommé régulièrement des acides gras trans et des graisses saturées –que l’on trouve dans les plats préparés, la nourriture très transformée ou les frites– «avaient un risque de dépression 48% plus élevé que ceux qui n’avaient pas absorbé d’aliments contenant ces graisses».

Pire: plus la quantité d’acides gras trans et graisses saturées absorbées par les participants étaient importantes, plus les effets sur la santé mentale étaient sévères.

Attention, ces résultats ne veulent pas dire que le seul fait de manger régulièrement des cochonneries peut vous faire tomber en dépression, alerte Catherine Grangeard:

«Il faut éviter les analystes simplistes, qui consistent à dire “vous mangez mal donc vous risquez la dépression”. Il y a des structures qui font qu’un facteur plus un autre plus autre peuvent vous conduire à la dépression. L’alimentation est un des facteurs. Il faut aussi savoir que les gens qui mangent de la malbouffe répondent à certaines injonctions, notamment celles de la publicité. On n’est pas tous égaux face à ces tentations, surtout si on a été malmené par la vie. Et si en plus vous êtes pauvres, ça peut être très difficile de bien manger.»

Problèmes de mémoire à l’adolescence

Depuis 2011 et l’étude publiée dans PLoS One, plusieurs travaux sont parvenus à des conclusions semblables, notamment en étudiant la santé mentale de personnes ayant ou non suivi un régime alimentaire méditerranéen. Depuis, les recherches se multiplient encore, notamment sur certains groupes de populations fragiles. En 2015, des chercheurs de l’unité NutriNeuro de l’Inra Bordeaux ont montré grâce à des expériences sur des rats que la malbouffe provoque des problèmes de mémoires et des retards d’apprentissage significatifs, notamment chez les adolescents.

Reste à comprendre exactement comment ces mécanismes fonctionnent. Dans le cas de la mémoire, les chercheurs de Bordeaux ont constaté qu’un régime obésogène entraîne une inflammation d’une partie du cerveau, l’hippocampe, et dérègle son fonctionnement. Les chercheurs de l’Inra se penchent maintenant sur l’homme et vont comparer le fonctionnement de certaines structures cérébrales chez des adolescents obèses et non obèses.

Florian Ferreri, psychiatre à l’hôpital Saint-Antoine de Paris et auteur du Régime anti-déprime (Odile Jacob), nous confirme que ces mécanismes biologiques ont été également été identifiés pour faire le lien entre dépression et malbouffe:

«Pour bien fonctionner, le cerveau a besoin d’une alimentation équilibrée. Le bon nombre de calories, mais pas en excès non plus. Les bonnes protéines, les bonnes vitamines et aussi par exemple les bons acides gras. Une hypothèse indique que les acides gras trans rigidifient la membrane des neurones et perturbent les communications entre les cellules et donc le fonctionnement du cerveau. Les personnes qui sont dans ce cas ont un risque majoré de dépression.»

La consommation excessive de produits gras et/ou sucrés pourrait aussi contribuer à la production par votre organisme de protéines appelées cytokines. Des protéines mises en cause dans le développement de la dépression. De même, ce régime accroît les risques de déclencher une réaction de stress oxydant, l’un des facteurs de dépression. Bien sûr, on ne va pas soigner tous les malades de dépression en remplaçant leurs burgers par des courgettes vapeur, insiste Catherine Grangeard:

«Tout le monde sait qu’il faut manger moins gras, moins sucré. Les études récentes le confirment mais ce n’est pas vraiment un scoop. Là clé, c’est de comprendre que la personne n’arrive pas à prendre soin d’elle-même en mangeant. Pour ça il faut s’accorder de la valeur. Manger bien est déjà quelque chose qui fait du bien en soit, parce qu’on prend soin de ça. Si c’était si simple, on le saurait. Or, au moins 40% des patients obèses dont on diminue la taille de l’estomac par chirurgie ne perdent pas de poids par la suite, parce que la souffrance est encore enfouie.» 

Encore faut-il, aussi, trouver les bonnes ingrédients et les bonnes recettes pour manger équilibré.

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La malnutrition, la «nouvelle norme»


La malnutrition est la norme quel paradoxe ! À cause de la malbouffe, partout l’obésité prend de l’ampleur alors qu’ailleurs, c’est la malnutrition qui fait le plus de dégâts
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La malnutrition, la «nouvelle norme»

 

La malnutrition, la «nouvelle norme»

L’obésité et le surpoids progressent dans chaque région du monde.Photo Fotolia

La malnutrition devient la «nouvelle norme» dans le monde, l’obésité progressant pratiquement partout tandis que la dénutrition persiste dans les pays les plus pauvres, relève une étude dévoilée mardi.

La communauté internationale ne réussira pas à mettre fin à la malnutrition d’ici à 2030 si elle n’agit pas plus vigoureusement, estiment les auteurs duGlobal Nutrition Report, document établi par un groupe d’experts internationaux financé par des fondations philanthropiques et des organisations publiques.

Au moins 57 des 129 pays étudiés présentent des niveaux élevés tant de sous-nutrition – en particulier le retard de croissance et l’anémie – que d’obésité et de surpoids chez l’adulte, note ce rapport.

«Une personne sur trois souffre de malnutrition», relève Lawrence Haddad, coprésident du groupe auteur de ce rapport et chercheur associé à l’International Food Policy Research Institute, citée dans un communiqué de presse.

«Nous vivons dans un monde où être mal nourri est la nouvelle norme. Nous devons tous dire que c’est inacceptable.»

La malnutrition est responsable de près de la moitié des décès des enfants de moins de cinq ans et, conjuguée à des régimes alimentaires inadaptés, elle constitue le premier risque de santé publique, selon le rapport.

L’étude souligne que l’obésité et le surpoids progressent dans chaque région du monde et pratiquement chaque pays, représentant «un défi colossal».

Le nombre d’enfants de moins de 5 ans en surpoids approche désormais le nombre de ceux qui affichent un trop faible poids par rapport à leur taille.

«Nous sommes mal partis pour atteindre les objectifs en matière de nutrition», estime ce rapport. L’ONU a fixé dans ses objectifs de développement durable en 2015 de «mettre fin à toute forme de malnutrition» d’ici à 2030.

Exemple du retard pris, la baisse de l’anémie est si lente que l’objectif ne sera atteint qu’en 2130 au lieu de 2030. Les membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) visent une baisse de 50 % de l’anémie chez les femmes d’ici à 2025.

L’ÉLÉMENT CLÉ DU SUCCÈS…

Des progrès sont cependant enregistrés, par exemple le nombre d’enfants de moins de cinq ans en retard de croissance recule partout, sauf en Afrique et Océanie.

Des changements modestes pourraient mettre de nombreux pays sur les bons rails pour atteindre les objectifs en matière de nutrition, ajoute ce rapport.

«L’élément clé du succès est l’engagement politique», relève Lawrence Haddad.

En termes budgétaire, l’effort à faire reste «significatif» puisqu’il faudrait consacrer 70 milliards de dollars pour atteindre les objectifs de réduction en matière de retard de croissance, de malnutrition sévère, d’allaitement et de baisse de l’anémie.

Le Global Nutrition Report fait un état des lieux annuel des objectifs de nutrition pris en 2013 par les membres de l’OMS à l’horizon 2025.

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