Boissons énergisantes : un cœur mécanique à 27 ans


27 ans et se retrouver avec un coeur mécanique qui fonctionne par une alimentation externe porter à la taille. Une jeune femme avait commencé à boire  très jeunes des boissons énergisantes  et elle en consommait de plus en plus à l’âge adulte. Elle ne peut plus travailler et doit minimiser ses efforts. Il semble que le taux de caféine soit plus haut que celui indiquer sur la boisson et pire, encore, il existe plus de 200 sortes de boissons énergisantes. De quoi a inciter les jeunes à en consommer
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Boissons énergisantes : un cœur mécanique à 27 ans

 

Jasmine Gitego assise devant l'écran de l'ordinateur où la radiographie de sa poitrine montre le cœur mécanique.

À cause d’une insuffisance cardiaque due à sa consommation de boissons énergisantes, Jasmine Gitego doit maintenant vivre avec le soutien d’un cœur mécanique. Photo: Radio-Canada / Nicole Germain

La consommation excessive de boissons énergisantes peut s’avérer particulièrement dangereuse pour la santé. Jasmine Gitego, qui a frôlé la mort, l’a appris à ses dépens.

Depuis le mois de mai, la femme de 27 ans vit maintenant avec le soutien d’un cœur mécanique. En avril, juste avant son hospitalisation, elle pouvait consommer jusqu’à un litre de boissons énergisantes par jour.

« Quand j’avais soif et que je ne voulais pas quelque chose de chaud, je prenais une boisson énergisante. Quand j’avais faim et que je ne voulais pas prendre trop de temps, je prenais une boisson énergisante », se rappelle Jasmine Gitego.

Pour maximiser son temps, elle avait toujours une canette avec elle. Elle ne calculait même plus le nombre de boissons énergisantes qu’elle consommait.

Cette habitude a fortement endommagé son cœur. En avril, particulièrement épuisée, elle n’arrivait plus à se déplacer et elle a développé une toux persistante.

« En rentrant à l’hôpital, ils m’ont dit que mon coeur était rendu de 8 % à 10 % de ses fonctions », relate la jeune femme.

Insuffisance cardiaque

Seul, son coeur ne suffisait plus pour la maintenir en vie. Elle allait bientôt devoir compter sur un coeur mécanique pour l’assister en pompant le sang d’un secteur de son coeur à l’autre.

« Jasmine Gitego a présenté un épisode d’insuffisance cardiaque terminale, si on ne lui avait pas implanté de coeur mécanique, elle en serait décédée », affirme le docteur Mario Sénéchal, le cardiologue de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) qui l’a traitée.

Le cardiologue jette le blâme sur les boissons énergisantes.

« Il y a une relation de cause à effet qui est belle et bien présente et qui explique la dégradation cardiaque de Mme Gitego », confirme-t-il.

Le cas de la jeune femme n’est pas tout à fait rare. Selon le Dr Sénéchal, il y aurait eu 20 000 hospitalisations en 2016 reliées aux boissons énergisantes aux États-Unis seulement.

Surdose de caféine

À partir de 2012, Jasmine Gitego se gardait très occupée. Entre le travail et sa vie personnelle, elle se sentait submergée.

J’avais tellement de choses à gérer que je ne prenais plus le temps de m’arrêter pour manger ou pour me faire un sandwich. Jasmine Gitego

Sa consommation pouvait équivaloir à plusieurs centaines de milligrammes de caféine par jour.

« Les dosages donnés sur l’emballage sont minimaux, il y en a probablement davantage », ajoute le médecin.

La caféine contenue dans le guarana n’est habituellement pas comptabilisée.

Santé Canada recommande de ne pas dépasser 400 mg de caféine par jour, avertissant aussi que les femmes en âge de procréer seraient plus vulnérables aux effets de la substance.

Selon ce qu’explique le cardiologue, la caféine augmente la pression artérielle et à plus haute dose, elle peut mener à des dommages au niveau de la circulation sanguine et du muscle du coeur.

Grand choc

Avec un coeur mécanique, Jasmine Gitego a été contrainte à transformer sa vie.

Celle qui avait sa propre entreprise d’extension capillaire a dû complètement arrêter de travailler et même retourner chez ses parents.

Elle doit maintenant doser ses efforts. L’appareil est plutôt lourd et les batteries qui l’alimentent doivent être surveillées de près.

Jasmine Gitego montre l'appareil externe qu'elle porte dans un sac mis en bandoulière

Le cœur mécanique doit être alimenté par un appareil externe que Jasmine Gitego doit porter avec elle en tout temps. Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

Seuls 10 % des patients avec un coeur mécanique récupèrent suffisamment pour pouvoir se le faire retirer.

Jasmine Gitego peut espérer une rémission. « Avec les derniers résultats, nous sommes très optimistes sur la possibilité d’enlever son coeur mécanique », indique Mario Sénéchal.

Le cardiologue croit même qu’elle pourrait récupérer complètement ses fonctions cardiaques, sans séquelles.

Le cardiologue Mario Sénéchal montrant le fonctionnement du cœur mécanique sur un modèle de cœur humain.

Le cœur mécanique ne remplace pas le cœur, il sert plutôt de soutien en pompant le sang d’une vésicule à l’autre. Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

Pour la femme de 27 ans, pas question de reprendre à l’identique sa vie d’avant. Jasmine Gitego est consciente de la chance qu’elle a eue d’avoir pu se faire prendre en charge à temps.

Sa grande mésaventure l’a convaincue de ne plus jamais boire de boissons énergisantes.

« La douleur en me réveillant de l’opération était épouvantable, c’était encore plus une punition. C’est la raison pour laquelle même du café, je n’en bois plus », s’exclame la jeune femme.

Elle songe à retourner aux études, en thanatologie peut-être.

Que faire des boissons énergisantes?

Il y aurait plus de 200 sortes de boissons énergisantes sur le marché. Selon Dr Sénéchal, ces produits à l’allure presque inoffensive peuvent être dangereux tant dans leur consommation ponctuelle que dans leur consommation chronique.

Ces boissons sont particulièrement populaires chez les jeunes.

« Environ 25 % des jeunes de 12 à 20 ans en consomment régulièrement, alors c’est vraiment fréquent », souligne le médecin.

Jasmine Gitego ne faisait pas exception.

« Quand j’avais 16 ans, j’en buvais déjà parce que je n’aimais pas le goût du café », témoigne-t-elle.

Ce qui est clair pour moi, c’est que les jeunes ne devraient pas consommer de boisson énergisante et les adultes devraient le faire de façon modérée. Le Dr Mario Sénéchal

La situation pourrait changer au Québec. En novembre, le bureau du coroner du Québec a émis la recommandation d’encadrer la vente de ces boissons.

Quelques gouvernements ont déjà décidé de prendre les choses en main. En ce moment, dans l’état de l’Indiana, un projet de loi sénatoriale propose d’interdire la vente de boissons énergisantes au moins de 18 ans.

Pour leur part, Jasmine Gitego et son cardiologue sont aussi catégoriques. Les boissons énergétiques devraient tout simplement être interdites pour les moins de 18 ans.

« Les gens ne sont pas conscients des dangers », affirme Jasmine Gitego.

Avec les informations de Nicole Germain

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Quand les gâteries au pot envoient des personnes âgées aux urgences


Il semble avoir une augmentation d’enfant intoxiqué par le cannabis, bien avant que ce soit rendu légal, même en France, on note aussi une augmentation alors qu’eux le cannabis est toujours illégal. Ce que je trouve inquiétant, c’est qu’on ne fait pas juste fumer du cannabis, on en fait même des biscuits, bonbons et autres, et c’est d’autant plus dangereux pour l’intoxication des enfants et des personnes âgées.
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Quand les gâteries au pot envoient des personnes âgées aux urgences

 

Typiquement, un joint fumé ou vapoté mettra quelques... (Photo Chris Carlson, ARCHIVES AP)

Typiquement, un joint fumé ou vapoté mettra quelques minutes avant de faire sentir ses effets, alors qu’un produit consommé peut mettre de 45 minutes à deux heures avant d’être assimilé par le système digestif.

PHOTO CHRIS CARLSON, ARCHIVES AP

TRISTAN PÉLOQUIN
La Presse

Les médecins appellent la population à faire preuve de prudence lorsqu’elle consomme des produits comestibles  du cannabis. En plus de faire effet plus lentement (ce qui peut amener les gens à en consommer davantage), les gâteries  au pot peuvent aussi être consommées par inadvertance, comme l’ont découvert deux personnes âgées qui se sont  récemment retrouvées aux urgences de l’hôpital de Hawkesbury.

L’hôpital de Hawkesbury, à la frontière du Québec et de l’Ontario, a été aux prises avec une situation troublante quelques jours après la légalisation du cannabis. À quelques jours d’intervalle, deux personnes âgées sont arrivées à ses urgences dans un état plus que second après avoir consommé par inadvertance des gâteries au pot.

« Dans un des cas, nous sommes restés dans le noir total pendant des heures. Nous pensions que la dame, âgée d’environ 80 ans, subissait une hémorragie au cerveau. Elle était dans un état d’inconscience proche du coma, au point où nous avons dû la mettre sur support respiratoire tant sa respiration était faible », raconte la Dre Julie Maranda, médecin en chef de l’hôpital, qui a participé à l’intervention.

Les membres de sa famille n’avaient aucune idée de ce qui lui arrivait. Après quelques heures de tâtonnements et de doutes, les urgentologues de l’hôpital ont décidé de lui faire passer une analyse toxicologique. 

« Nous ne pensions pas nécessairement au cannabis. Ça aurait pu être n’importe quel autre médicament, comme des opioïdes, mais les résultats d’analyse ont montré qu’elle avait du THC dans le sang. » – La Dre Julie Maranda, médecin en chef de l’hôpital de Hawkesbury

Après avoir mené une enquête, l’hôpital a conclu avec la famille de la dame que le biscuit qu’elle avait consommé appartenait à son petit-fils

« C’est un adolescent qui entreposait ses biscuits dans le congélateur de sa grand-mère pour les cacher de ses parents, sans s’attendre au fait qu’elle les trouverait ou les consommerait », précise l’urgentologue Alain-Rémi Lajeunesse.

L’autre événement concerne un homme de 70 ans qui a mangé un muffin au pot, aussi par inadvertance

Mais dans ce cas, « ses proches ont vite eu un doute que ça pouvait être du cannabis », indique la Dre Maranda. Les deux cas ont néanmoins « nécessité des investigations [qui ont coûté] quelques milliers de dollars aux contribuables » avant que la cause de l’intoxication ne soit déterminée, précise le Dr Lajeunesse.

PRUDENCE AVEC LES PRODUITS COMESTIBLES AU CANNABIS

Interdits à la vente pour le moment, les produits comestibles au cannabis sont très facilement accessibles sur l’internet, où plusieurs sites canadiens du marché noir en vendent sous forme de jujubes, de bonbons, de brownies et d’autres gâteries sucrées. Il est aussi possible de les concocter à la maison en toute légalité avec du cannabis acheté à la Société québécoise du cannabis.

Mais les médecins appellent à la plus grande prudence en ce qui concerne leur consommation, particulièrement là où on trouve des personnes vulnérables, comme les enfants et les aînés.

« La littérature scientifique fait état d’enfants qui en ont consommé accidentellement et qui ont eu l’état de conscience assez altéré pour nécessiter un soutien de leurs fonctions vitales. Oui, il y a eu des décès, ça arrive, même si on n’en a pas de répertorié chez nous. » – La Dre Maude St-Onge, du Centre antipoison du Québec

Dans le cas de la dame qui avait mangé un biscuit, les médecins ont dû la garder en observation pendant plusieurs jours.

« Ça a pris au moins 24 heures avant qu’elle puisse marcher de nouveau. Elle était très faible », dit la Dre Maranda.

« Les personnes à risque de développer une toxicité, ce sont les personnes moins tolérantes, [ce] sont les jeunes enfants, mais aussi les autres personnes qui prennent d’autres médicaments. Les co-ingestions avec l’alcool et d’autres médicaments, ce n’est pas recommandé », prévient la Dre Maude St-Onge, cheffe médicale au Centre antipoison du Québec.

PAS NÉCESSAIREMENT LIÉ À LA LÉGALISATION

Depuis la légalisation, le Centre antipoison du Québec a répertorié 108 cas d’exposition au cannabis, sous toutes ses formes, dont quatre cas chez des enfants de 0 à 5 ans. Les événements touchant les personnes âgées sont beaucoup rares, avec une moyenne d’environ quatre par années depuis 2013.

« Nous n’avons pas le recul nécessaire pour dire si la légalisation a empiré la situation », affirme la Dre St-Onge.

Contrairement à certaines maladies contagieuses qui sont à déclaration obligatoire, les intoxications au cannabis ne sont pas nécessairement répertoriées. Les professionnels de la santé aux prises avec des cas semblables sont cependant fortement invités à contacter le Centre antipoison du Québec ou la Direction de santé publique du Québec.

« Santé Canada fait une vigie avec la collaboration de tous les Centres antipoison », ajoute la Dre St-Onge.

Pour avoir une meilleure idée de la situation, la Société canadienne de pédiatrie mène depuis quelques semaines un projet de recherche avec l’Agence canadienne de santé publique afin de répertorier tous les cas d’intoxication grave et potentiellement mortelle au cannabis qui ont mené à l’hospitalisation de mineurs.

« La réalité pédiatrique, c’est qu’on voit depuis le début des années 2000 augmenter le nombre de cas d’adolescents et d’enfants qui s’exposent au cannabis de manière volontaire ou non volontaire. Ça date de bien avant la légalisation », souligne le Dr Richard Bélanger, qui s’occupe de l’étude.

Un grand journal pédiatrique rapporte que les cas d’intoxication ont aussi augmenté au cours des 10 dernières années en France, un pays qui n’a pas légalisé le cannabis.

« L’hypothèse de départ, c’est qu’il y a bien plus de cas que ce qui est connu à l’intérieur de la profession médicale », souligne-t-il.

QUE FAIRE EN CAS D’INGESTION, ACCIDENTELLE OU NON ? 

Qu’ils soient consommés de façon accidentelle ou non, les produits comestibles à base de cannabis préoccupent les médecins parce qu’ils mettent beaucoup plus de temps à agir que lorsqu’ils sont fumés ou vapotés.

Typiquement, un joint fumé ou vapoté mettra quelques minutes avant de faire sentir ses effets, alors qu’un produit consommé peut mettre de 45 minutes à 2 heures avant d’être assimilé par le système digestif.

« Ce n’est pas tant leur teneur en cannabinoïdes qui est problématique, mais le fait que, puisque les effets n’arrivent pas tout de suite, les gens ont tendance à en prendre plus, alors ils ont parfois de mauvaises surprises », explique le pédiatre Richard Bélanger.

Bien que le cannabis ne soit pas généralement associé à des arrêts cardiorespiratoires, une surdose de pot peut provoquer des crises de panique ou des pertes de connaissance.

Le cas échéant, la population est invitée à appeler au Centre antipoison du Québec, au 1 800 463-5060.

« Nous allons aider les gens à faire une évaluation de la toxicité et à déterminer s’il faut observer les personnes intoxiquées à la maison ou les [envoyer à] l’hôpital », indique la Dre Maude St-Onge, cheffe médicale au Centre antipoison du Québec.

« Dans tous les cas, si la personne est inconsciente, il faut [l’envoyer à] l’hôpital. » – La Dre Maude St-Onge, du Centre antipoison du Québec

« À l’hôpital, on peut donner une substance pour empêcher que la toxine soit assimilée, mais c’est rare qu’on ait les conditions idéales qui le permettent. Sinon, on doit se contenter d’un traitement de support. On va supporter les fonctions si, par exemple, le patient respire moins », précise la Dre St-Onge.

Quant aux risques de psychose qui sont toujours possibles, « il n’y a pas vraiment moyen de les prévenir ».

On dirige la personne en psychiatrie si on détecte un tel problème, indique-t-elle.

Dans tous les cas, on suggère aux consommateurs de cannabis de faire bien attention à la façon d’entreposer leurs substances.

« Tout comme on ne garde pas nos spiritueux à portée de main des enfants, il faut bien identifier et entreposer nos produits de cannabis et ses dérivés. Il est aussi important que les foyers aient des conversations honnêtes sur les méfaits du cannabis et les dangers potentiels des surdoses au THC. Il faut avertir notre professionnel de la santé si ces produits se retrouvent dans la maison », suggère le Dr Alain-Rémi Lajeunesse, urgentologue à l’hôpital de Hawkesbury et affilié au Groupe de travail sur les drogues et opiacés au Bureau de santé de l’Est ontarien.

Pour joindre le Centre antipoison du Québec en cas d’urgence ou pour obtenir plus de renseigements : 1 800 463-5060

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La Norvège va tester l’héroïne gratuite pour des toxicomanes


Bien que je ne suis pas médecin, je me demande bien en quoi qu’un traitement par héroïne puisse aider les toxicomanes, mais semble t’il que ces personnes ont des améliorations dans leur qualité de vie.
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La Norvège va tester l’héroïne gratuite pour des toxicomanes

 

Agence France-Presse
OSLO

La Norvège, qui compte l’un des taux de surdoses mortelles les plus élevés d’Europe, va tester la prescription d’héroïne gratuite aux toxicomanes les plus marginalisés pour améliorer leurs conditions de vie, a annoncé vendredi le gouvernement.

La Direction norvégienne de la santé et des affaires sanitaires a été chargée de proposer un projet expérimental permettant notamment d’identifier les patients susceptibles de bénéficier du programme, de réfléchir au mode de mise en oeuvre et de chiffrer les coûts.

« Nous espérons que cela apporte une solution qui permette de donner […] une meilleure qualité de vie à certains toxicomanes qui sont aujourd’hui hors de notre portée et que les programmes actuels n’aident pas suffisamment », a expliqué le ministre de la Santé, Bent Høie, sur sa page Facebook.

La Norvège affiche l’un des taux de mortalité par surdose les plus élevés d’Europe avec 81 décès par million en 2015, derrière l’Estonie (132 décès par million) et la Suède (88 décès par million), selon l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies.

Déjà adoptée ou testée en Suisse, aux Pays-Bas et au Danemark, la thérapie par héroïne médicalisée est controversée mais ses partisans font valoir qu’outre une amélioration de la qualité de vie et une baisse de la mortalité, elle permet une réduction de la criminalité et des coûts associés.

Les premiers traitements par injection d’héroïne devraient être expérimentés dans le pays nordique début 2020 au plus tôt, a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué.

Jusqu’à 400 toxicomanes pourraient en bénéficier, selon le quotidien Aftenposten.

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Toronto demande au fédéral de décriminaliser toutes les drogues


Au Canada, la marijuana sera bientôt permise pour consommation personnelle, maintenant, la Commission de la santé publique de Toronto voudrais que toutes les drogues soient légales toujours pour utilisation personnelle. Pourquoi vouloir absolument une permissivité sur des drogues que certaines donnent des affreuses conséquences dans l’immédiat. Généralement, c’est à la longue, qu’on voit les effets néfastes sur le corps d’une personne, sans compter les surdoses .. En plus, les drogues plus accessibles rendraient plus dangereux de prendre des drogues sans le savoir, comme celle du viole.
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Toronto demande au fédéral de décriminaliser toutes les drogues

 

GETTY IMAGES

Rien de moins.

  • Nicole Thompson

  • La Presse Canadienne

La Commission de la santé publique de Toronto a pris position lundi pour presser le gouvernement fédéral de décriminaliser toutes les drogues destinées à une consommation personnelle. Les autorités médicales de la ville la plus populeuse au pays espèrent mettre en branle un mouvement d’envergure nationale.

La commission a décidé d’endosser cette cause après s’être vu présenter un rapport de la directrice de la santé publique de la municipalité. La docteure Eileen de Villa insiste sur le fait qu’il faut aborder la consommation de drogues comme un enjeu de santé publique et non de criminalité.

«La seule manière de faire changer les lois fédérales est de provoquer une discussion nationale», avait relevé le président de la commission, Joe Mihevc, avant qu’une version amendée des recommandations soit adoptée à l’unanimité.

Nous serons les premiers à le faire, mais nous ne pouvons pas rester les seuls.Joe Mihevc, président de la Commission de la santé publique de Toronto

La docteure De Villa dit ne pas avoir connaissance d’autres commissions de santé publique ayant adopté une telle position au Canada.

Celle de Toronto fera donc parvenir une lettre au gouvernement fédéral pour l’informer de sa recommandation. Elle transmettra également le rapport de Mme de Villa à toutes les commissions ontariennes, à celles des dix plus importantes villes du Canada et à l’Association de santé publique de l’Ontario, entre autres, «pour leur information et leur appui».

«Les humains ont toujours consommé des drogues d’une manière ou d’une autre. Les risques potentiels associés à n’importe laquelle de ces drogues sont aggravés lorsque les gens sont dans une position où ils doivent produire, obtenir et consommer ces drogues illégalement», fait valoir la docteure De Villa.

Elle explique avoir élaboré ce rapport face à la crise des opioïdes qui a pris naissance en Colombie-Britannique avant de se propager aux autres provinces.

Santé Canada attend d’autres études

En réaction à cette prise de position des autorités torontoises, une porte-parole de Santé Canada a tenu à souligner que l’agence fédérale aborde déjà cet enjeu dans une perspective de santé publique.

«Nous sommes conscients que la décriminalisation, dans le cadre d’une approche globale de la consommation de drogues, semble fonctionner dans des endroits comme le Portugal, mais d’autres d’études seraient nécessaires puisque les circonstances sont très différentes au Canada», a expliqué Maryse Durette.

Selon Santé Canada, quelque 4000 Canadiens ont succombé à une apparente surdose d’opioïdes en 2017. La Ville de Toronto avait alors recensé 303 cas — une hausse de 63 pour cent par rapport à l’année précédente.

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Acétaminophène: médicament courant, mais dangereux


L’acétaminophène (genre tylénol) ce qu’on appelle le paracétamol en Europe ne doit pas être pris à la légère, car une surdose peut causer des graves problèmes voir même la mort. On ne doit pas dépasser la dose limite et de s’informer si tout autre médicaments contiennent aussi de la acétaminophène.
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Acétaminophène: médicament courant, mais dangereux

 

De nombreux médicaments à base de paracétamol sont... (PHOTO MYCHELE DANIAU, archives agence france-presse)

De nombreux médicaments à base de paracétamol sont vendus sans ordonnance et couramment utilisés contre les douleurs et les fièvres. Mais, à doses trop élevées, cette substance peut s’attaquer au foie.

PHOTO MYCHELE DANIAU, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

PAUL RICARD
Agence France-Presse
paris

 

Tout le monde a de l’acétaminophène dans son armoire à pharmacie. Mais, mal utilisé, ce médicament peut être dangereux, voire mortel, comme le rappelle l’affaire Naomi Musenga, et est à l’origine d’une centaine de greffes de foie chaque année.

« Le paracétamol [NDLR: acétaminophène en Amérique du Nord], c’est la meilleure et la pire des choses. C’est un médicament anodin, très bien toléré dans 99 999 % des cas, mais qui devient une arme extrêmement dangereuse quand il est utilisé en dehors des clous », explique à l’Agence France-Presse (AFP) le pharmacologue François Chast.

« C’est comme un couteau de cuisine : c’est un outil efficace et sans danger quand on le tient par le manche, mais, si on est maladroit, on peut se couper », ajoute-t-il.

Doliprane, Dafalgan, Efferalgan… De nombreux médicaments à base d’acétaminophène sont vendus sans ordonnance et couramment utilisés contre les douleurs et les fièvres. Mais, à doses trop élevées, cette substance peut s’attaquer au foie.

La mort de Naomi Musenga, décédée le 29 décembre à 22 ans après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du Samu de Strasbourg, est « la conséquence d’une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours », a indiqué mercredi la procureur de cette ville, Yolande Renzi.

« La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté une défaillance de l’ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décès », selon Mme Renzi.

Des conclusions contestées par la famille :

« je ne crois pas que la prise de paracétamol soit la cause qui a précipité le décès de ma fille », qui était « bien informée sur la manière de prendre ce médicament », a réagi le père de la jeune femme.

« Problème d’information »

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « une dose unique de 10 à 15 grammes suffit à provoquer une nécrose hépatique pouvant être mortelle ».

C’est pourquoi l’acétaminophène est souvent utilisé dans les suicides.

La dose maximale est 3 grammes par 24 heures, en espaçant les prises.

« Quand on prend 4 grammes par jour pendant plusieurs jours, en particulier si on consomme de l’alcool en même temps, c’est de nature à provoquer une hépatite médicamenteuse dite fulminante, c’est-à-dire rapidement radicale », souligne le Pr Chast.

Il s’agit d’une urgence, qui nécessite l’administration d’une molécule appelée N-acétylcystéine. Faute de traitement rapide, cette affection du foie peut être fatale.

Une surdose d’acétaminophène provoque d’abord des « signes discrets d’irritation gastro-intestinale », selon l’OMS.

Ils « sont généralement suivis deux jours plus tard d’anorexie, de nausées, de malaise, de douleurs abdominales, puis de signes progressifs d’insuffisance hépatique et, finalement, de coma hépatique ».

« Chaque année en France, près d’une centaine de transplantations hépatiques [NDLR : sur environ 1200 au total] sont liées à une intoxication au paracétamol », déplore le Pr Chast. « C’est une proportion considérable, tout ça pour un mésusage d’un médicament réputé anodin ».

Et, même si l’on est vigilant, on peut parfois dépasser la dose maximale sans le savoir.

« Il existe 200 médicaments qui contiennent du paracétamol. Je suis spécialiste des médicaments depuis 50 ans et je suis incapable de tous les citer », dit à l’AFP le professeur Jean-Paul Giroud.

« Si vous en prenez deux par exemple, l’un prescrit par un médecin et l’autre en automédication, vous pouvez vous retrouver à des doses supérieures à 4 grammes par jour », poursuit-il.

Le professeur Giroud plaide pour une meilleure information du grand public sur les dangers potentiels du paracétamol :

« il y a un problème d’information pour lequel je me bats depuis 40 ans, mais on ne peut pas dire que les pouvoirs publics s’en saisissent. C’est à eux d’insister là-dessus ».

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De nouvelles études démontrent les effets secondaires des boissons énergisantes


Plus on fait des études sur les conséquences de boires des boissons énergisantes sur les jeunes, plus il serait important qu’ils ne soient pas aussi accessibles. Il semble plus les jeunes boivent régulièrement ces boissons, il y a des risques de dépendance à l’alcool ou la drogue quelques années plus tard. De plus, il est démontré que des maladies cardiovasculaires avaient un lien avec les boissons énergisantes.
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De nouvelles études démontrent les effets secondaires des boissons énergisantes

 

Les jeunes boivent de plus en plus de boissons énergisantes comparativement aux précédentes générations, et ils sont plus sujets à l’alcoolisme et à la toxicomanie.

C’est ce qu’affirme une étude de l’Université du Maryland publiée un peu plus tôt ce mois-ci.

Nous sommes quasiment tous conscients des dangers et des risques pour la santé qu’entraine une consommation régulière de boissons énergisantes.

Le rapport de 2014 de l’Organisation mondiale de la Santé indique qu’« une consommation accrue de boisson énergisante peut nuire à la santé publique, particulièrement chez les jeunes.»

Un peu plus tôt cette année, un jeune américain de 16 ans est mort d’une overdose de boissons caféinées et énergisantes.

Il semblerait qu’en fin de compte, consommer ce produit n’est pas bénéfique pour vous.

Une nouvelle étude conduite par des chercheurs au Centre de recherche pour la santé et le développement des jeunes adultes de l’Université du Maryland expose maintenant des faits encore plus inquiétants concernant cette boisson si populaire chez les jeunes.

Les chercheurs affirment que la boisson n’est que pas néfaste pour votre santé, mais les jeunes qui en boivent régulièrement peuvent développer une forme de dépendance à l’alcool ou la drogue plus tard dans la vie.

L’étude a été publiée dans le journal médical Dépendance à la Drogue et l’Alcool.

© Flickr/AustinKirk

Pendant quatre ans, les chercheurs ont suivi 1,100 étudiants ainsi que leur consommation de boissons énergisantes tout ce temps-là.

51.4 pour cent des participants étaient des consommateurs réguliers de boisson énergisante en grande quantité, alors que 20.6 pour cent ne prenaient aucune forme de boissons énergisantes.

17.4 pour cent étaient des buveurs occasionnels, alors que 10.4 pour cent en consommaient très peu et ce nombre diminuait au fils des années lors de l’étude.

L’une des conclusions auxquelles sont parvenus les chercheurs c’est que les jeunes qui consommaient les boissons énergisantes en grande quantité avaient plus de risques de consommer des stimulants de façon abusive et seraient plus sujets à l’alcoolisme.

Cela pourrait démontrer qu’à l’ avenir, les boissons énergisantes devraient tomber dans la même catégorie que le tabac et l’alcool.

Selon le journal canadien de la Cardiologie, les études ont également démontré que les maladies cardiovasculaires étaient grandement associées aux boissons riches en caféine.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que les boissons énergisantes devraient être catégorisées au même titre que la cigarette ou l’alcool et être tenues loin de nos enfants ?

 

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La vague de surdoses dans l’Ouest bénéficie aux dons d’organes


Le malheur des uns, fait le bonheur des autres ! Au Canada, surtout en Colombie-Britannique, une épidémie de surdose de drogue fait beaucoup de victimes. Le fentany est 100 fois plus fort que l’héroïne et seulement la quantité qui équivaut à 4 grains de sel peut tuer un adulte. Ces victimes a permis à une augmentation des dons d’organes .. Si la drogue tue, elle permet dans certains cas sauvés des vies grâce aux dons d’organes. Cependant, il est nécessaire qu’enrayer cette drogue sur le marché
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La vague de surdoses dans l’Ouest bénéficie aux dons d’organes

 

La corrélation entre les surdoses au fentanyl, un... (PHOTO MATHIEU WADDELL, ARCHIVES LA PRESSE)

La corrélation entre les surdoses au fentanyl, un puissant sédatif, et les greffes d’organes est significative depuis la fin 2016.

PHOTO MATHIEU WADDELL, ARCHIVES LA PRESSE

 

MICHEL COMTE
Agence France-Presse
OTTAWA

La vague de décès par surdose qui frappe le Canada bénéficie aux dons d’organes, un développement aussi paradoxal qu’inattendu de la crise du fentanyl qui fait des ravages en Colombie-Britannique.

«Il y a plus d’organes disponibles pour des transplantations et une partie de ces organes provient de victimes de surdose de drogue», explique David Landsberg, directeur des services médicaux de transplantation de la province de la côte pacifique.

Cette corrélation entre les surdoses au fentanyl, un puissant sédatif, et les greffes d’organes est significative depuis la fin 2016.

Entre le début de l’année et le 15 février, 59 organes provenant de 20 donneurs ont été transplantés dans cette province de l’Ouest canadien, selon les données des autorités sanitaires. Le chiffre était de 37 provenant de 10 donneurs pendant la même période en 2016.

Le quart des organes greffés cette année ont été prélevés sur des victimes de surdose au fentanyl, souligne à l’AFP David Landsberg.

La Colombie-Britannique, «la région la plus durement touchée» par la crise des opioïdes, selon Jane Philpott, ministre fédérale de la Santé, a déploré 914 décès par surdose en 2016, 80% de plus qu’en 2015.

Le fentanyl était en cause dans deux tiers de ces décès.

Et la tendance se maintient: pour le seul mois de janvier, 116 décès par surdose ont été enregistrés, selon les statistiques de la province.

Face à cette situation, Mme Philpott a annoncé vendredi de nouvelles mesures pour endiguer cette crise de santé publique, débloquant 75 millions de dollars, dont 10 millions en aide d’urgence à la Colombie-Britannique.

Le fentanyl, 100 fois plus puissant que l’héroïne, crée une forte dépendance, selon la police. À l’état pur, deux milligrammes, soit l’équivalent de quatre grains de sel, suffisent pour tuer un adulte.

«Un mal pour un bien»

À l’hôpital Saint Paul, dans le centre de Vancouver, David Landsberg conjugue à regret et trop souvent, les décès tragiques par surdose et les dons d’organes qui sauvent la vie des autres.

«Cela me laisse ambivalent», dit-il après un temps de réflexion. «C’est un mal pour un bien».

«J’aimerais voir la fin de l’épidémie au fentanyl, mais j’aimerais aussi que les gens sur des listes d’attente pour des dons d’organes reçoivent de l’aide».

Les victimes de surdoses sont traitées de la même façon que les autres donneurs potentiels. Certaines avaient donné de leur vivant leur consentement. Pour les autres, les médecins peuvent avoir l’accord des familles.

Les prélèvements sont opérés une fois la drogue éliminée par les organes de la victime.

Le personnel médical scrute aussi «méticuleusement» les organes des victimes pour s’assurer de ne pas transmettre de maladies infectieuses, compte tenu du risque plus élevé de contracter le virus du VIH ou une hépatite pour les consommateurs de drogues dures.

«Nous discutons de cela en détail avec les patients en attente d’organes et ne faisons la transplantation qu’avec leur approbation», dit-il.

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