Naître et mourir comme une étoile


Je pense que sans être des experts en astronomie, on ne peut que s’émerveiller devant la beauté de l’Univers qui est e difficile à comprendre pour moi et surement d’autres que nous voyons des évènements qui se sont passé il y a des années-lumières
Nuage

 

Naître et mourir comme une étoile

 

Des nuages de gaz et de poussière dans lesquels naissent des étoiles qui sculptent leur environnement en d’étranges formes ont été observés à l’aide du Très Grand Télescope de l’Observatoire européen austral (ESO) situé au Chili.

Les astronomes ont aussi pu y voir de longs filaments, vestiges de la disparition d’une étoile sous la forme d’une explosion de supernova.

Ces phénomènes célestes ont été observés en scrutant le Grand Nuage de Magellan, l’une des galaxies les plus proches de la nôtre située à seulement 160 000 années-lumière de nous.

Joyaux cosmiques

Certaines des régions de ce nuage sont d’actives zones de formation d’étoiles. Elles sont même parfois visibles à l’œil nu depuis la Terre en raison de leur brillance. Cette image se focalise sur la région NGC 2035 baptisée Nébuleuse de la Tête de Dragon.

Elle est constituée de nuages de gaz dont la brillance résulte du rayonnement émis par de jeunes étoiles.

Les formes filamentaires qui apparaissent à gauche de l’image ne résultent pas de la naissance d’étoiles, mais plutôt de leur disparition. Elles sont le fruit de l’un des événements les plus violents qui se produisent dans l’Univers, l’explosion d’une supernova.

Ces explosions dégagent une telle énergie lumineuse qu’elles éclipsent bien souvent la totalité de leur galaxie hôte.

Taille astronomique

Il peut être difficile d’imaginer la taille de ces nuages. Les astrophysiciens estiment que leur diamètre peut atteindre plusieurs centaines d’années-lumière.

Les dimensions du Grand Nuage de Magellan sont relativement modestes en termes d’astronomie, puisqu’il ne s’étend que sur 14 000 années-lumière. Il est donc une dizaine de fois plus petit que notre galaxie, la Voie lactée.

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Des neutrinos piégés sous les glaces antarctiques


Une découverte a des kilomètres dans les profondeurs de la glace de l’Antarctique peut ouvrir vers d’autres horizons sur l’origine de l’univers, des trous noirs en astrophysique
Nuage

 

Des neutrinos piégés sous les glaces antarctiques

 

Les 28 neutrinos à très haute énergie venant de toutes les directions de l’univers ont été capturés entre 2010 et 2012 à plus d’un kilomètre sous les glaces antarctiques à l’aide du détecteur IceCube Neutrino Observatory doté de plus de 5000 capteurs optiques.

PHOTO ISSUE DE REDORBIT.COM

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
WASHINGTON

Un groupe international de physiciens est parvenu à piéger dans un énorme capteur sous les glaces de l’Antarctique des particules cosmiques, appelées neutrinos, d’une énergie sans précédent qui pourraient ouvrir une nouvelle fenêtre sur l’évolution de l’univers.

Jusque-là, on était surtout parvenu à piéger des neutrinos, une des particules fondamentales du modèle standard de la physique, provenant de l’atmosphère terrestre ou du soleil dont les masses sont infiniment plus faibles.

Toutefois avant cette expérience dans l’Antarctique, des détecteurs aux États-Unis et au Japon avaient capturé pour la première fois une vingtaine de neutrinos cosmiques qui provenaient de l’explosion d’une supernova à 165 000 années-lumière (une année-lumière équivaut à 9460 milliards de km) de la Terre.

Les 28 neutrinos à très haute énergie — un milliard de fois plus que les neutrinos d’origine terrestre ou solaire– venant de toutes les directions de l’univers ont été capturés entre 2010 et 2012 à plus d’un kilomètre sous les glaces antarctiques à l’aide du détecteur IceCube Neutrino Observatory doté de plus de 5000 capteurs optiques.

Étant donné que ces neutrinos interagissent peu avec la matière, il faut un gigantesque capteur qui protège aussi des autres particules du cosmos pour multiplier les chances d’une capture ou d’une collision, soulignent les chercheurs.

«Les neutrinos sont dépourvus de charge électrique et interagisssent de ce fait très peu avec la matière ce qui leur permet de voyager sur de vastes distances intergalactiques sans quasiment jamais être absorbées ou déformées par des champs électromagnétiques», explique à l’AFP Gregory Sullivan, professeur de physique à l’Université du Maryland.

Il est un des principaux participants à cette expérience dont les premiers résultats sont publiés jeudi dans la revue américaine Science.

Ces neutrinos ont des niveaux d’énergie qui sont des millions à des milliards de fois plus importants que ceux des photons qui forment la lumière et les rayons X, relève le professeur Sullivan.

Ainsi «les neutrinos devraient nous permettre d’observer l’univers à des niveaux d’énergie sans précédent et de mieux comprendre le mécanisme des super trous noirs qui émettent des radiations au coeur des galaxies ou les explosions de rayons gamma, les plus puissantes dans l’Univers, qui se produisent à de très grandes distances et libèrent de gigantesques quantités d’énergie».

«Nous cherchons à comprendre la physique de ces mécanismes astrophysiques en les regardant à des niveaux d’énergie auxquels nous n’avions pas accès jusqu’alors», résume-t-il.

Naissance de l’astronomie des neutrinos

«Les neutrinos sont un des éléments de base de notre univers», relève Kara Hoffman, professeur adjointe de physique à l’Université du Maryland, un des coauteurs de cette recherche.

«Des milliards de neutrinos traversent notre corps chaque seconde tout en maintenant leur vitesse et leur direction et la plupart proviennent du soleil ou de l’atmosphère terrestre tandis que les neutrinos cosmiques sont beaucoup plus rares», ajoute-t-elle.

Une meilleure compréhension de ces neutrinos «est cruciale» pour faire avancer la physique des particules, l’astrophysique et l’astronomie», insistent-ils notant que les scientifiques travaillent depuis plus de 50 ans pour concevoir et construire un détecteur de neutrinos cosmique comme le Icecube Neutrino Observatory.

«Nous assistons peut-être à la naissance de l’astronomie des neutrinos», a par ailleurs commenté Markus Ackermann, un physicien au Deutsches Elektronen-Synchrotron, un centre de recherche en Allemagne, qui a participé à ce projet.

«Nous travaillons maintenant à mieux comprendre la signification de ces observations de neutrinos et leurs origines dans l’univers», a déclaré Olga Botner de l’université Uppsala en Suède.

Le Neutrino Observatory est le fruit d’une collaboration internationale comptant plus de 250 physiciens et ingénieurs de plusieurs pays, dont les États-Unis et l’Allemagne.

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Le Saviez-vous ► NON, TOUTES LES ÉTOILES QUE NOUS VOYONS NE SONT PAS MORTES


Une belle explication sur la mort des étoiles fait avec des mots accessibles a tous Il semble que l’auteur a senti le besoin de remettre les pendules (plutôt les étoiles a l’heure) suite a cette citation «Quand vous regardez les étoiles, vous regardez en fait le passé. Beaucoup des étoiles qu’on voit la nuit sont déjà mortes.» Regarder le ciel c’est regarder le passé des étoiles … mais ces étoiles qui sont a des années lumières sont-elles toutes mortes ?
Nuage

 

NON, TOUTES LES ÉTOILES QUE NOUS VOYONS NE SONT PAS MORTES

 

Starry night / varrqnuht via Flickr CC License By

Il faut en finir avec cette fable.

Par Phil Plait

Quand vous regardez le ciel la nuit, il a l’air éternel et inchangé.

Mais ce n’est dû qu’à nos limitations humaines projetées sur le ciel. Nous vivons sur une échelle de temps bien plus courte que les étoiles. Mais nous les avons étudiées, nous avons appris, et nous en connaissons désormais beaucoup sur le sujet. Les étoiles sont comme nous, en fait: elles naissent, elles vivent pendant un certain temps, puis elles meurent. Certaines s’éteignent doucement, certaines explosent, mais à la fin, comme nous, elles sont mortelles.

Regarder le passé

Cette réalisation est moderne, et elle a engendré une fable moderne. Je la vois régulièrement réapparaître, généralement propagée par les médias sociaux. Elle se raconte comme une histoire morale, censée nous donner une certaine perspective, et dit ceci:

«Quand vous regardez les étoiles, vous regardez en fait le passé. Beaucoup des étoiles qu’on voit la nuit sont déjà mortes.»

La première phrase est correcte: quand vous regardez les étoiles, vous les voyez comme elles ont un jour été. La lumière voyage rapidement –de ce qu’on sait, c’est la chose la plus rapide de l’univers– mais elle n’est pas infiniment rapide. A 300.000 kilomètres par seconde, cela prend à la lumière plus de huit minutes pour aller de la plus proche étoile à la Terre. Autrement dit, on voit le soleil dans l’état où il était il y a huit minutes.

L’étoile la plus proche du soleil qu’on connaisse est le système de trois étoiles Alpha Centauri, et la lumière prend plus de quatre ans pour aller de là-bas à ici (quatre années-lumière à 300.000 kilomètres par seconde).

Il y a environ 6.000 étoiles visibles à l’œil nu, et la grande majorité d’entre elles sont à une distance d’environ 1.000 années lumière du soleil. La luminosité des étoiles diminue rapidement avec la distance. A seulement 60 années lumières d’ici, le soleil deviendrait invisible. Seules les étoiles les plus lumineuses peuvent être vues de plus grandes distances, comme Deneb (probablement entre 1.500 et 2.500 années-lumière d’ici), Eta Carinae (7.500 années-lumière), et Rho Cassiopeiae (8.000-12.000 années-lumière). Environ une douzaine d’étoiles font partie de cette liste restreinte.

Les étoiles vivent longtemps!

Donc quand vous regardez le ciel la nuit, vous voyez même les étoiles les plus distantes comme elles étaient il y a moins de 10 millénaires. La plupart d’entre elles sont plus proches.

Mais les étoiles vivent bien, bien plus longtemps que cela. Le soleil continuera ainsi pour des milliards d’années. Même les étoiles les plus lumineuses, qui utilisent l’énergie de leur noyau beaucoup plus rapidement, peuvent vivre pendant un million d’années ou plus.

Autrement dit, il y a très peu de chances pour qu’une étoile soit en train de mourir pendant que sa lumière est déjà en route vers la Terre. En termes de vie d’étoile, quelques milliers d’années c’est l’équivalent d’un clignement d’œil. Une étoile devrait être très, très proche de sa mort pour que cela arrive, après une très, très longue vie.

Il existe très peu d’exceptions, parmi lesquelles Eta Carinae. Elle est sur le point d’exploser: dans les années 1840, elle a vécu une énorme explosion, pas loin d’une supernova. Elle pourrait ne pas mourir pendant encore 50.000 ans, ou elle pourrait mourir ce soir. Et à une distance de moins de 10.000 années lumières, il y a des chances pour que, d’une certaine manière, elle soit déjà partie et que nous ne le sachions pas encore.

Mais c’est l’exception, avec la vaste majorité des étoiles qui continuent de faire leur vie, éclairant la galaxie.

200 milliards d’étoîles dans notre galaxie

J’aurais tendance à dire que cet aphorisme disant que les étoiles sont déjà mortes est faux même avec un bon télescope: la Voie Lactée est à 100.000 années-lumière de nous, et seules quelques étoiles qui y sont ont une vie plus courtes que cela. En moyenne, environ, on s’attend à ce que seules deux ou trois étoiles deviennent supernova dans la galaxie par siècle, donc la lumière provenant de quelques milliers de ces explosions est déjà en route vers nous.

Ça peut paraître beaucoup, la Voie Lactée a environ 200 milliards d’étoiles. Donc le nombre d’entre elles qui sont déjà mortes mais brillent toujours dans notre ciel est très petit.

Par ailleurs, toutes les étoiles n’explosent pas. Certaines deviennent des géantes rouges, consomment l’hydrogène des couches autour de leur noyau, et disparaissent petit à petit. Ce processus, cependant, prend des dizaines de millions d’années au moins –là encore, bien plus que le temps pris par la lumière pour arriver à nos yeux.

Peu importe la façon dont on envisage la chose, l’idée que toutes, ou même la plupart, ou même beaucoup, des étoiles qu’on voit dans le ciel sont mortes est simplement fausse. Ça a l’air vrai, et ça semble coller avec les choses qu’on pense savoir, mais au final les faits l’emportent.

Donc quand vous regardez le ciel la nuit, vous pouvez être sûr que les étoiles que vous voyez sont toujours là et seront là pour un bon moment.

Phil Plait

Traduit et adapté par Cécile Dehesdin

http://www.slate.fr