Pourquoi accumule-t-on en étant incapable de jeter?


On accumule beaucoup et tout se retrouve entasser dans les armoires et placards, ou bien encombre notre espace, pendant des mois voir des années. Il semblerait que cela reflète notre état d’esprit. Il est vrai quand on fini par se débarrasser de choses inutiles, qu’on nettoie, aére comme le ménage du printemps, on se sent mieux moralement
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Pourquoi accumule-t-on en étant incapable de jeter?

 

Bénédicte Régimont

Décoratrice d’intérieur, auteure spécialisée dans la psychologie de l’habitat

Nos placards sont parfois pleins d’objets qui se sont entassés depuis des années et dont on a oublié jusqu’à l’existence. Il faut parfois un déménagement pour se décider à enfin tout retirer et (re)découvrir avec stupéfaction ce que nous avons conservé toutes ces années.

Pourquoi avons-nous été incapables de nous séparer de ces objets? Conserver, garder, stocker fait appel à des mécanismes inconscients dictés par différentes peurs. Décryptages de nos petites manies.

Un objet n’est utile que s’il a une fonction

Au cours d’une journée, le nombre des objets que nous utilisons est conditionné par nos activités. Du réveille-matin à la petite cuillère pour le café, votre brosse à dents, votre journal quotidien (ou votre tablette), vos vêtements, votre voiture, votre sac… On ne se pose pas de question sur les objets que l’on utilise.

Mais pour ce qui s’entasse dans le placard? On trouve tout un tas de bonnes excuses pour les avoir conservé:

– Je le porterai quand j’aurai maigri
– Cela peut servir un jour
– Je le réparerai la semaine prochaine
– Je le garde si quelqu’un en a besoin un jour
– Je l’ai payé cher…

Et, au fil du temps, votre silhouette ne change pas, vous ne trouvez pas l’énergie de le réparer, personne ne vous le réclame, et sa valeur est devenue nulle. Bienvenue dans le monde de l’inutile.

L’accumulation est un frein inconscient

Les peurs et non-dits dictent nos accumulations inconscientes. La peur trouve son explication dans la symbolique des objets qui sont stockés. Tant que nous n’avons pas clarifié certaines situations, nous sommes dans l’incapacité de nous séparer ces objets.

Au lieu de nous concentrer sur le moment présent et les opportunités, nous passons notre temps dans la nostalgie du passé ou la peur de l’avenir. Car conserver tous ces objets sert à remédier à toute situation inconfortable qui pourrait survenir et à laquelle nous voulons apporter une solution immédiate.

Mais ces situations n’arrivent jamais, alors on accumule encore plus. Vivre, c’est avant tout avoir la capacité de s’adapter et non de tout vouloir tout anticiper. Pensez-vous vraiment que vous recevrez 24 personnes en même temps à l’improviste? Alors pourquoi accumuler toute cette vaisselle et toutes ces conserves?

Se séparer de l’inutile n’est pas vivre dans le dénuement

Il n’est nullement question de vivre comme un ermite dans l’ascèse la plus totale. Non. Il est question de vivre l’esprit libre et léger, avec ce qui est nécessaire pour notre confort quotidien. Un joli plaid en mohair que vous utilisez au quotidien est bien plus agréable que 5 couvertures en fibres synthétiques qui dégoutent même les mites de votre placard! Moins, mais mieux, devrait être votre seule motivation.

Jeter comme une libération

Parfois une envie irrépressible de tout balancer nous prend et l’on se surprend à commencer et ne plus pouvoir s’arrêter. Notre état d’esprit a changé et nous exprimons (enfin) notre transformation personnelle.

Nous faisons le deuil d’une vie passée et jetons tout ce qui s’y réfère. Nous avons envie de repartir du bon pied. Adieu vêtements démodés, vaisselle cassée, vieux magazines… On commence à mieux respirer, à revivre.

D’ailleurs, après une séance de nettoyage de printemps, on se sent plus léger, mais aussi fatigué. Notre corps et notre esprit intègrent de nouvelles informations et cela demande un temps d’adaptation.

Arrêtez de mentaliser sur les bienfaits ou pas de vous séparer de votre fatras, expérimentez et commencez maintenant.

Astuces pour commencer:

Videz tout le contenu d’un tiroir (oui, nous commençons petit pour bien s’approprier le mécanisme). On fait 3 tas:

– Ce que j’utilise réellement (on ne se ment pas!)
– Ce que je garde au cas où…
– Ce que je décide de jeter

Ensuite vous rangez le premier tas.

Le troisième part à la poubelle ou au recyclage, mais je vous interdis de le stocker «en attendant»

Le deuxième, celui pour lequel vous n’avez pas une vision claire, vous prenez une décision ferme. Si vous n’avez pas utilisé ces objets dans les 6 mois, vous les jetterez.

Par expérience, vous réaliserez que le deuxième tas finit généralement à la poubelle. S’ils ne vous ont pas manqué, c’est qu’ils n’étaient pas utiles finalement.

Une fois que vous aurez intégré ce processus, vous comprendrez la nécessité de mieux consommer. De ne pas céder au coup de cœur, mais avant tout au plaisir que vous aurez à utiliser ces objets. Et si vous faites une erreur de choix (cela nous arrive à tous), séparez-vous sans regrets! Votre vie s’en trouvera allégée sur tous les plans!

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Superflu


Dans notre société de consommation, nous avons tellement de choses qui nous sont offertes que nous ne savons peut-être plus ce qui nous est vraiment utile contre ce qui est superflu
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Superflu

 

Songeons à la multiplication des objets inutiles et rappelons-nous de la réaction de Socrate qui se serait écrié en entrant dans une boutique :

 » Que de choses dont je n’aurai jamais besoin !  » que dirait-il aujourd’hui en entrant dans un supermarché ?

Albert Jacquard

Le superflu


Dans notre mode de consommation, on veut toujours plus jusqu’au jour que les dettes nous rattrape, Mieux vaut manquer de quelques nouveautés … ce qui compte c’est la simplicité ainsi éviter les grosses dettes
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Le superflu

 

« Qui se plonge dans le superflu, pleure un jour le nécessaire. »

Jean-Benjamin de Laborden

Le superflu


Qu’est ce qui nous es nécessaire ? Avec tout ce que nous accumulons, il y a tant de chose qui reste au fond des armoires et que souvent nous oublions de ce qui est vraiment important
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Le superflu

 

© Baptiste BRISSON

Le superflu finit par priver du nécessaire …

Pierre Choderlos de Laclo

Le superflu


Si on fait le tour de la maison, de nos armoires et placard, on verrait que nous utilisons quasi les mêmes choses tout le temps alors que le reste dort dans un coin sans jamais se manifesté
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Le superflu

 

Nous avons exagéré le superflu, nous n’avons plus le nécessaire.

Pierre Joseph Proudhon