Agresser un policier dans l’espoir d’être tué


On critique beaucoup le travail des policiers pourtant ce n’est pas une profession très facile, c’est une grande responsabilité d’utiliser une arme a feu envers des personnes qui semblent être dangereux pour la vie des autres et pour leur propre vie .. Alors quand une personne suicidaire a choisi de se faire tuer par un policier cela devient difficile a accepter, même si c’est un problème rare chez nous, il en demeure pas moins que chaque fois qu’une personne meure par un tir policier, ils doivent rendre des comptes envers la déontologie policière, les médias, les civils et surtout envers eux-même …
Nuage

Agresser un policier dans l’espoir d’être tué

Agresser un policier dans l'espoir d'être tué

Sur le mur d’un immeuble résidentiel situé à deux pas de la scène de crime, on peut lire ce graffiti: «Une balle, un flic». Indice ou pure coïncidence?

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Marie-Claude Malboeuf
La Presse

Au Québec, rares sont les citoyens qui agressent un policier dans l’espoir d’être abattus, mais, en Amérique du Nord, ils se comptent par dizaines.

D’après une étude réalisée par l’Université de Californie et l’Université de Toronto auprès de 90 services de police au Canada et aux États-Unis, plus du tiers (36%) des civils atteints par balle dans le cadre d’une opération policière voulaient être tués.

Dans leur quête suicidaire, ceux-ci n’hésitent pas «à blesser et à tuer les autres», écrit l’auteur principal de l’étude, Kris Mohandie, en précisant que cela s’est produit une fois sur trois entre 1998 et 2006.

«Le fait que la plupart des sujets soient des hommes dans leur quatrième décennie de vie, avec des relations perturbées et une histoire d’emploi instable, les apparente à d’autres profils de délinquants comme les tueurs de masse, les harceleurs et certains croyants violents», note aussi le chercheur.

À ses yeux, intervenir auprès d’eux nécessite donc un «haut degré de vigilance pour la sécurité des civils et des autres policiers».

Chose certaine, les agents qui finissent par décharger leur arme ont du mal à s’en remettre. Leur réputation est ternie. Ils se sentent coupables. Et plusieurs d’entre eux souffrent du syndrome de stress post-traumatique, souligne-t-on sur le site http://www.suicidebycop.com, créé pour les aider.

«Au Québec, ce genre de cas reste rarissime. Les policiers en parlent de façon sporadique», indique le directeur de l’Association québécoise de prévention du suicide, Benoît Marchand.

Le Bureau du coroner ne tient pas de statistiques sur le sujet, tandis que le Service de police de la Ville de Montréal et la Sûreté du Québec n’ont pas répondu à nos demandes d’entrevue.

«Même si c’est extrêmement rare, il faut réfléchir au phénomène, parce que plusieurs vies sont en jeu: celle du citoyen, celle du policier et celle des personnes autour», estime Philippe Angers, de Suicide Action.

«Les policiers n’ont pas la tâche facile. C’est toujours une bonne idée de bonifier la formation en santé mentale», renchérit M. Marchand.

Pour l’instant, le phénomène du suicide par l’entremise d’un policier «est effleuré dans la formation. On en parle un petit peu, mais pas abondamment», indique Andrée Doré, porte-parole de l’École nationale de police du Québec.

Certains avancent que les gens qui procèdent ainsi sont incapables de passer à l’acte ou cherchent une forme de reconnaissance sociale en attirant les médias.

«Le fait d’être tué par quelqu’un d’autre […] réduit l’atteinte à la réputation», écrit pour sa part le psychologue judiciaire Michel St-Yves, dans le livre Psychologie de l’intervention policière en situation de crise, publié aux éditions Yvon Blais.

Il y a un an, dans le quartier Rosemont, une policière a abattu un quadragénaire qui s’était rué sur elle avec un couteau. Dans les coulisses, certains agents évoquaient déjà la possibilité d’un suicide par policier interposé. Mais comme pour l’incident survenu hier, seul le coroner peut parvenir à une telle conclusion, au terme d’une enquête.

Il faut être prudent, prévient Benoît Marchand, et distinguer le véritable suicide du comportement autodestructeur d’une personne en détresse.

«Si on classait tous les cas de conduite dangereuse comme des suicides, on devrait multiplier le taux de suicide par 10», illustre-t-il.

* * *

POUR OBTENIR DE L’AIDE

Suicide Action: 514-723-4000

Ailleurs au Québec: 1-866-APPELLE (277-3553)

> Au moins 28 personnes ont été tuées après des affrontements avec la police de Montréal depuis 1987.

http://www.cyberpresse.ca

Intimidation ►Les services d’aide débordés d’appels


C’est comme si les québécois se sont réveillée un matin pour s’apercevoir que l’intimidation prend des proportions désastreuses. Pourtant, ce n’est pas la première fois que ces comportements provoquent des suicides chez nos jeunes mais cette semaine c’est comme la goutte qui a fait débordé le vase On ne veut plus que nos jeunes soient intimidés … les parents qui ont vent que leur enfants sont des intimidateurs doivent réagir et ne pas penser que leur enfants sont des anges .. Car on ne pourra pas atteindre la tolérance zéro si les écoles, les parents (les victimes et agresseurs) soient conscient et que nos jeunes soient en confiance de dénoncer tout actes d’intimidations
Nuage

Intimidation ►Les services d’aide débordés d’appels

Intimidation - Les services d'aide débordés d'appels

Marjorie Raymond

© Courtoisie

MONTRÉAL – Le suicide de la jeune Marjorie Raymond, victime d’intimidation à l’école, a suscité encore des réactions jeudi.

Les centres d’aide sont débordés d’appels d’élèves ou de parents d’élèves victimes d’intimidation, tout comme d’ailleurs la Fondation Jasmin Roy qui lutte contre l’intimidation et la violence en milieu scolaire.

«Ça n’a pas dérougi depuis la malheureuse nouvelle du suicide de Marjorie, a dit Cédric Beauregard, directeur général de la Fondation. Ça a eu des conséquences. Ça a fait boule de neige, en fait, vers d’autres enfants et d’autres parents qui vivent sensiblement la même chose qu’ont vécue Marjorie et sa mère.»

La Fondation redirige ces personnes qui appellent vers des organismes qui ont développé une expertise dans le traitement d’appels de détresse, comme Tel-Jeunes, Jeunesse J’écoute, LigneParents, Suicide-action ou Gai-écoute.

Briser le silence

Cela dit, tant à la Fondation Jasmin Roy que chez d’autres organismes, on déconseille aux parents de retirer de l’école leurs enfants qui seraient victimes d’intimidation. Cela équivaudrait, dit-on, à pénaliser encore les enfants.

On suggère plutôt aux parents d’établir un dialogue avec les autorités scolaires pour trouver des solutions.

Également, on conseille aux parents de faire un suivi serré des pages Facebook de leurs enfants et d’enregistrer les messages qui seraient assimilables à de l’intimidation.

http://fr.canoe.ca