La Suède éteint ses feux de forêt… à l’aides de bombes !


Je ne sais pas trop, enfin si cela permet de faire moins de dégâts qu’un incendie de forêt, cela montre un aspect positif de l’utilisation des bombes
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La Suède éteint ses feux de forêt… à l’aides de bombes !

 

Capture vidéo : Youtube

par Yohan Demeure

En proie à une vague de chaleur intense, la Suède est actuellement impactée par de nombreux incendies de forêt dont une partie des foyers se trouvent dans des lieux plutôt difficiles d’accès. La Suède, peu habituée à ce genre de catastrophe et manquant d’équipements a finalement eu recours à la bombe à guidage laser.

Depuis maintenant plus de deux semaines, le feu ravage la forêt en Suède sur plus de 30.000 hectares et l’on compte près d’une quarantaine de foyers. Il y a quelques jours, certains pays européens ont proposé leur aide, dont la France qui a envoyé des pompiers en renfort. Alors que le nombre de foyers commence à réduire grâce aux efforts effectués, il faut savoir que la Suède a tout de même utilisé un moyen peu orthodoxe pour éteindre certains feux : la bombe.

Dans la région d’Alvdalen (centre de la Suède), certains de ces foyers se trouvaient près d’un champ de tir de l’armée, une zone interdite en raison des exercices qui y sont menés et de la présence de munitions non explosées. L’usage d’obus et de bombes larguées par hélicoptère avait pour but de prévenir le déploiement des pompiers et assurer leur progression.

Bien que ce moyen de lutte a permis dans un premier temps de contenir le feu, de nombreux foyers étaient encore hors de contrôle et l’armée de l’air suédoise a tenté une nouvelle technique. Ainsi, deux chasseurs suédois Saab JAS 39 Gripense sont envolés à 3000 mètres d’altitude et l’un d’entre eux a largué une bombe à guidage laser de type GBU-49 directement sur un des foyers d’incendie qui se trouvait sur le champ de tir.

Bombe GBU-49

L’armée de l’air a utilisé une bombe GBU-49 dotée d’un kit de guidage Enhanced Paveway II
Crédits : bredow-web.de

Selon les responsables de l’opération qui a été menée avec succès, le souffle de l’explosion a permis d’éteindre le feu sur une centaine de mètres autour de la zone d’impact de la bombe.

 

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Et si nous vivions dans des maisons invisibles ?


Comment seront nos maisons du futur ? Sans que cela n’altère le paysage naturel, une maison invisible ? J’espère que non, je crois qu’il doit avoir plus des points négatifs. Juste à penser aux oiseaux qui ne verront pas l’obstacle devant eux.
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Et si nous vivions dans des maisons invisibles ?

 

Crédits : capture Youtube / arquinfad

par Yohan Demeure

Pour certains, la maison du futur est le concentré d’une multitude de technologies alors que d’autres y voient plus une habitation durable, autonome et dont l’empreinte écologique est moindre. Et s’il était question de maisons qui se fondent parfaitement dans le paysage ? Voici cinq concepts permettant l’évasion.

Le Mirrorcube

L’agence suédoise Tham & Videgård a installé des cubes de 4 min 3 s au milieu de sapins d’une forêt. Plusieurs « Mirrorcube » composent le TreeHotel, un hôtel dont chaque chambre est perchée et camouflée dans les arbres. Le cube contient une structure légère en aluminium et l’extérieur est composé de verre réfléchissant.

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Crédits : Pinterest/Tham & Videgård

La House of Mirrors

Cette œuvre du sculpteur allemand Ekkehard Altenburger avait été installée provisoirement il y a une vingtaine d’années sur l’île de Tiree (Écosse). Véritable précurseur à l’époque, l’artiste était parvenu à fondre cette maison dans le paysage.

Crédits : Ekkehard Altenburger

Le Sauna Cadyville

Il ne s’agit pas d’une habitation, mais d’un sauna dessiné par le cabinet Dan Hisel Architect. Situé dans l’état de New York (États-Unis), le Sauna Cadyville a été bâti contre une falaise qui constitue l’un de ses murs, et des miroirs le rendent quasi invisible dans son élément.

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Crédits : Dan Hisel Architect

Le ÖÖD

Voici une habitation à proprement dit. En effet, la tiny house de la start-up ÖÖDbasée en Estonie est une sorte de préfabriqué de 18 min 2 s Facilement montable et démontable, ce logement est meublé et contient une cuisine. Les trois façades vitrées contribuent à rendre cette maison quasiment invisible !

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Crédits : ÖÖD

Le Liquid Pavilion

Le lac du parc de Serralves à Porto (Portugal) est un véritable havre de paix. Et pourtant, lorsque l’on y regarde à deux fois, une petite maison y est présente. En effet, il s’agit d’une œuvre du cabinet d’architecte depA qui se fond encore très bien dans son environnement avec ses murs en miroir.

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Crédits : capture YouTube/ arquinfad

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En Suède, il existe une maladie qui touche les jeunes réfugiés. Elle s’arrête aux frontières


Ce n’est pas la première fois que je mets un billet sur le syndrome de résignation en 2017 et mars 2018 des enfants migrants venant d’URSS et de l’ex Yougoslavie et toujours à la frontière de la Suède. Cette fois, c’est pour essayer de comprendre cette maladie. Certains croient que ces enfants le font exprès pour avoir l’asile, quoique ne pas manger, dormir tout le temps pendant des mois, me parait difficile de faire semblant. Cependant, un philsophe parle de certaines maladies étranges dans différents pays apparait et disparait et peut se répandre à d’autres endroits, en préférant une catégorie sociale. Le fait d’en parler pourrait faire ressortir ce syndrome d’après un psychiatre. Sauf que la journaliste le souligne si cela arrive, elle est prête à écouter ce genre de communication pour se faire entendre.
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En Suède, il existe une maladie qui touche les jeunes réfugiés. Elle s’arrête aux frontières

 

 

Le syndrome de résignation touche des jeunes demandeurs d’asile. Ils tombent dans une inertie totale, pendant des mois.

 

Par Nolwenn Le Blevennec

Début avril, le New Yorker a publié une géniale enquête sur l’« Uppgivenhetssyndrom » ou « syndrome de résignation ». Une maladie psychique qui touche, en Suède, les enfants d’immigrés dont la demande d’asile n’est pas encore accordée ou sur le point d’être refusée.

Ce sont des jeunes gens, en général entre 8 et 15 ans, qui se mettent intégralement en veille pendant des mois : ils restent en position allongée, sont nourris par intraveineuse, ne réagissent plus à aucun stimuli (même  à une grande douleur). Et personne ne peut dire s’ils nous entendent :

« Ces enfants apathiques incarnent leur blessure psychique : comme ils se sentent complètement impuissants, ils le deviennent littéralement. »

C’est en lisant le magazine qu’on a découvert, comme beaucoup de monde, une maladie qui fait parler d’elle en Suède depuis 20 ans (aucune entrée sur le Doctissimo français, qui montre ainsi ses faiblesses). Pourquoi n’a-t-elle pas traversé les frontières ? Va-t-elle le faire un jour ? Sa petite surface d’action doit-elle la rendre moins crédible ?

Le corps se liquéfie

En Suède, cette maladie fait partie des meubles. Entre 2000 et 2005, plus de 400 enfants sont tombés dans cet état. Et si aujourd’hui, l’épidémie apthatique est passée, des enfants continuent chaque année d’entrer en léthargie. Tout le monde sait de quoi il s’agit.

Pour son article, la journaliste Rachel Aviv, a rencontré la famille de deux sœurs Roms, Djeneta et Ibaneta, qui ont obtenu un permis de séjour de treize mois le 8 mars dernier, mais étaient encore endormies mi-mai, selon nos informations (une photo d’elles publiée par le New Yorker a reçu le prix World Press). L’aînée n’a pas bougé depuis deux ans et demi.

Elle a aussi rencontré celle de Georgi, jeune russe sorti de son sommeil profond après avoir perdu plusieurs mois de sa vie dans un lit.

En décembre 2015, après avoir lu une lettre du bureau d’asile refusant le titre de séjour de sa famille, ses parents n’étant pas capables de déchiffrer le suédois, Georgi est allé s’affaisser dans sa chambre :

« Il dit que son corps a commencé à se liquéfier, que ses membres sont devenus mous et poreux. Il voulait simplement fermer les yeux. Même avaler sa salive lui demandait un effort qu’il n’était pas sûr de pouvoir faire. Il a senti une pression importante à l’intérieur de sa tête et de ses oreilles. Le matin, il a refusé de sortir de son lit et de se nourrir. Son frère Savl a essayé de lui faire ingérer du Coca à la petite cuillère, mais le soda a coulé sur son menton. »

Ce n’est que quelques semaines après l’obtention de l’asile permanent, en juin 2016, que Georgi est sorti de sa « prison de verre ». En ce printemps 2018, tout est revenu dans l’ordre, nous écrit par mail la docteure suédoise qui suit la plupart de ces enfants malades.

« Georgi s’en sort bien à l’école et en sport. »

Est-ce une vraie maladie ?

Près de 20 ans après les premiers cas du syndrome de résignation, et après qu’une multitude d’articles scientifiques a été publiée sur le sujet, plus personne en Suède ne conteste la réalité de cette maladie qui s’arrête (si bizarrement) aux frontières du pays. Mais pendant un temps, les enfants d’immigrés ont été soupçonnés, notamment par l’extrême-droite suédoise, de faire semblant d’être malades pour obtenir l’asile.

Il était difficile de croire à une maladie aussi premier degré.

« Comme je ne veux pas être expulsé du pays, je me couche dans un lit. »

Pourtant, comme l’explique très bien le New Yorker, il arrive souvent que la maladie psychique s’exprime avec des symptômes très démonstratifs. Dans les années 1980, en Californie, 150 femmes cambodgiennes, qui avaient vu leurs familles torturées par le régime de Pol Pot, ont perdu la vue, rappelle le journal.

« Le trouble est un langage », nous dit de son côté l’anthropologue et psychiatre Richard Rechtman. Et il se met à exister dans l’espace public quand ce dernier s’est mis en ordre pour l’écouter. C’est ce qui explique que les maladies puissent rester confinées en un lieu :

« Pour qu’un phénomène tel que ce syndrome apparaisse, il faut trois choses selon moi. Il faut que des patients le présentent, que des cliniciens le diagnostiquent et qu’il y ait un dispositif de reconnaissance qui lui donne un sens social. Pour le moment, en France, nous n’avons aucun de ces ingrédients-là, mais cela arrivera si cela devient le mode d’expression plausible d’une souffrance. »

Aucun cas en France

Le syndrome de résignation n’a pas « encore » été observé sur le territoire français, confirme Thierry Baubet, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital Avicenne (Seine-Saint-Denis).

« J’ai suivi les publications suédoises de loin en me disant ‘tiens donc’. Nous avons échangé avec mes collègues, ils n’en ont pas observé non plus. »

Le médecin dit lui aussi que la « mise en forme » d’une maladie mentale « se fait par la société ».

La souffrance trouve, à un moment, un canal d’expression commun, grâce à un phénomène de médiatisation (journaux, publications médicales, réseaux sociaux ou bouche à oreille).

Thierry Baubet raconte que dans les années 1980, une épidémie de personnalités multiples a eu lieu aux Etats-Unis. Des femmes pouvaient se mettre tout d’un coup à parler comme des petites filles de six ans. C’était leur manière impressionnante d’exprimer un trauma (souvent lié à des abus importants dans la petite enfance).

« Cela a eu un début et une fin. C’était la fin du XXe siècle dans la société nord-américaine. On connaît ce phénomène-là. » 

Et il ajoute, concernant le syndrome de résignation :

« Malgré cela, il ne faut surtout pas minimiser la gravité du tableau. Cela provoque une situation délétère puisque ces enfants arrêtent de réfléchir, d’aimer et de communiquer pendant plusieurs mois. »

Maladies mentales transitoires

Dans son œuvre, le philosophe canadien Ian Hacking, crée une catégorie spécifique pour ces troubles mentaux, de crise ou opportunistes, qui sont attachés à un lieu et à un moment. C’est ce qu’il appelle « les maladies mentales transitoires » :

« J’entends par là une maladie qui apparaît à un moment donné et dans un endroit, et qui disparaît par la suite. Elle peut se répandre d’un endroit à un autre, réapparaître dans certains contextes, et préférer une catégorie sociale ou un genre. Elle provoque des débats pour savoir si elle est réelle ou socialement construite. »

L’anorexie et l’hyperactivité comptent parmi elles, dit-il.

« Nous sommes toujours profondément déroutés devant ces symptômes qui semblent à la fois alimentés et naturels, moraux et neurologiques. »

Albert Dadas

Ian Hacking s’est particulièrement intéressé aux fugues qui ont eu lieu en Europe, au début du XXe siècle. Dans son livre, « Les Voyageurs fous », paru à la fin des années 1990, le philosophe décrit le cas d’Albert Dadas, ouvrier bordelais, qui devint un patient célèbre dans la communauté médicale pour son statut de précurseur et ses périples spectaculaires (Algérie, Moscou, Constantinople).

A huit ans, Albert est tombé du haut d’un arbre. La chute a entraîné une commotion cérébrale accompagnée de vomissements et de migraines. A 12 ans, il a disparu pour la première fois, avant de reprendre conscience dans un train pour Paris. Après cela, Albert n’a plus pu entendre le nom d’un lieu dans une conversation sans s’y sentir appelé.

A quoi ressemble Albert ? Quand il se tient tranquille, l’homme travaille dans une entreprise de gaz :

« Dans son état normal, à la maison, à l’usine, ou comme cuisinier à l’armée, il est un bon travailleur, timide, respectueux, et peu entreprenant avec les femmes. Il ne boit jamais. A la maison, il a une vie routinière et sans surprise (« uneventful »). Puis, viennent trois jours de maux de tête insupportables, d’anxiété, de sueurs, d’insomnies, au cours desquelles il se masturbe cinq ou six fois la nuit. Et après avoir bu plusieurs verres d’eau, il s’en va. Il est parti. »

L’épidémie de fugues a pris fin vingt ans plus tard, autour de l’année 1907.

Pour Ian Hacking, ces « maladies transitoires » se situent toujours sur un axe vertu/vice « entre deux éléments de la culture ».

Par exemple, la fugue a acquis son statut pathologique alors que le tourisme de masse prenait son essor en Europe (ce qui a pu lui donner un aspect désirable), et que le vagabondage était une pratique courante et condamnable.

Vraies et fausses maladies

Selon le philosophe, il faut faire la différence entre les « maladies biologiques » (comme la schizophrénie ou la bipolarité) et ces « maladies mentales transitoires » (qui n’ont pas de causes biologiques connues).

« La structure globale [de la schizophrénie], la façon dont la maladie se déclare chez un jeune homme à la fin de la puberté, cet élément central est clairement biologique, et le choix des symptômes n’est pas libre. Dans les maladies mentales transitoires au contraire, les gens sont très malheureux, mais le choix des symptômes est très libre. Aujourd’hui, quelqu’un comme Albert aurait des problèmes mentaux, mais ses symptômes seraient tout à fait différents. »

Ou alors c’est le diagnostic qui serait tout à fait différent ?

« Aujourd’hui, la fugue pourrait être englobée dans le diagnostic plus large de la bipolarité comme indicateur de l’entrée dans la phase maniaque », écrit Ian Hacking.

De nouveaux véhicules

C’est le repérage clinique qui est transitoire, pas la maladie, pense le psychiatre et psychanalyste Richard Rechtman qui refuse de faire la différence entre des « vraies » et des « fausses » maladies mentales (qui seraient l’expression du trauma). Pour lui, aucune maladie n’échappe au langage social qui l’enrobe.

« A chaque fois, et tout autant pour la schizophrénie ou la bipolarité, des configurations particulières se mettent en place entre des cliniciens, des patients, des associations de patients, des intérêts politiques et journalistiques. »

Puis :

« Vous êtes en mesure, en tant que journaliste, de faire émerger un phénomène comme le syndrome de résignation. »

Un jour, en France, parce que la nouvelle s’est diffusée, des jeunes demandeurs d’asile pourraient entrer dans ce sommeil paralytique qui fait penser à « La Belle au bois dormant ».

Ce qui met la journaliste du New Yorker, dont l’article a fait le tour du monde, face à une grande responsabilité (et nous aussi mais dans une moindre mesure). Richard Rechtman :

« Oui, c’est une responsabilité, mais ce n’est pas mal. Ce n’est pas inintéressant de trouver des nouveaux véhicules pour dire le traumatisme qu’on a pris l’habitude de ne plus entendre. Si de nouvelles formes émergent pour dire l’horreur, je serai le premier à me mettre dans des dispositifs pour les entendre. »

Nolwenn Le Blevennec

Journaliste

 

 

https://www.nouvelobs.com/

Le Saviez-Vous ► Voici les pays avec les lois les plus strictes concernant les prénoms de bébé


Au Canada, il est vrai que nous avons une assez grande liberté pour choisir les prénoms des nouveaux-nés. Dans d’autres pays, c’est plus compliqué. Il y a des prénoms interdits avec raison, mais autre sont approuvés et pourtant, c’est se demander pourquoi. Dans certains pays, il faut choisir dans une liste de prénoms, sinon il faut que ce soit accepté par un comité ou tribunal. La plupart des pays, interdisent les noms qui pourraient porter préjudice et intimidations aux enfants, ce qui est, je crois une bonne chose
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Voici les pays avec les lois les plus strictes concernant les prénoms de bébé

 

Certaines réglementations pourraient vraiment vous surprendre.

 

  • Isabelle Khoo

  •  

Au Canada, nous avons la possibilité de choisir les noms de nos enfants avec une certaine liberté. Nous pouvons par exemple les appeler Maple (Érable), Asparagus (Asperge) ou même Kale. Tous les pays ne sont cependant pas aussi magnanimes. Certains ont établi des réglementations très strictes pour encadrer le choix des prénoms des nouveaux-nés et vont même jusqu’à donner aux parents une liste exhaustive de noms parmi lesquels choisir.

Voici notre compilation des pays avec les règles les plus strictes concernant les noms de bébé.

Islande

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En Islande, les parents doivent choisir le nom de leur bébé parmi une liste de 1853 noms de filles et de 1712 noms de garçons. S’ils veulent faire autrement, ils doivent demander  une permission auprès d’un comité spécial. Les prénoms doivent respecter certaines restrictions grammaticales et doivent contenir des lettres de l’alphabet islandais. Ils doivent également être spécifiques à un seul sexe et ne peuvent pas être une source d’embarras pour l’enfant.

Prénoms refusés: Harriet (ne peut pas être adapté en Islandais) et Duncan (la lettre «c» n’est pas dans l’alphabet islandais)

Prénoms acceptés: Bambi, Elvis

Nouvelle-Zélande

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En Nouvelle-Zélande, les prénoms de tous les nouveaux-nés doivent être approuvés par le gouvernement.

D’après CNN, «ils ne doivent pas causer de préjudice à quiconque, ne doivent pas être d’une longueur déraisonnable et ne peuvent pas ressembler à un titre ou à un rang officiel.»

Prénoms refusés: Lucifer, King, Anal, 4Real (Pour De Vrai), Messiah (Messie)

Prénoms acceptés: Benson, Number 16 Bus Shelter (Abribus Numéro 16), Violence

Suède

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Les lois suédoises requièrent que tous les noms de bébés soient approuvés par le gouvernement et que «les prénoms soient refusés s’ils sont offensants, embarrassants ou si pour des raisons évidentes, ne sont pas convenables».

Prénoms refusés: Superman, Brfxxccxxmnpcccclllmmnprxvclmnckssqlbb11116 (semble-t-il que ça se prononce «Albin»)

Prénoms acceptés: Lego, Google (comme deuxième prénom)

Japon

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Les prénoms peuvent être refusés s’ils sont jugés comme étant inappropriés par les autorités. Les bébés ne peuvent également n’avoir qu’un seul prénom.

Prénom refusé: Akuma (qui signifie «Diable»)

Danemark

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Le Danemark a des lois très strictes concernant les prénoms d’enfants. Les parents doivent choisir un prénom parmi une liste de 7000 prénoms de garçons et de filles. Si les couples veulent choisir un nom qui n’est pas sur la liste, ils doivent obtenir une permission spéciale de la part de leur église et le nom doit ensuite être approuvé par des membres du gouvernement. Les prénoms doivent établir clairement le sexe de l’enfant et ne doivent pas sortir de l’ordinaire. Les prénoms ne doivent pas être des noms de famille et ne peuvent pas être des réinterprétations originales de prénoms communs.

Prénoms refusés: Anus, Pluto, Monkey (Singe)

Prénoms acceptés: Benji, Jiminico, Fee

Allemagne

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En Allemagne, les prénoms doivent établir clairement le sexe de l’enfant et ne peuvent être embarrassants pour celui-ci. Les noms de famille et les noms d’objets ou de produits ne peuvent pas être utilisés en tant que prénoms. Si les parents choisissent un nom et qu’il est refusé par le gouvernement, ils peuvent en appeler de la décision. Par contre, s’ils perdent l’appel, ils devront choisir un nouveau prénom. 

Prénoms refusés: Osama Bin Laden, Matti (le sexe de l’enfant n’était pas clairement établi), Schroeder, Kohl

Prénoms acceptés: Legolas, Nemo

France

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Les parents doivent choisir un prénom qui n’interférera pas avec le bien-être de l’enfant. Des fonctionnaires sont avertis de tous les noms susceptibles d’être refusés. Si les prénoms sont jugés inacceptables, les parents peuvent être amenés devant les tribunaux et forcés de changer le nom de leur enfant. 

Prénoms refusés: Nutella, Fraise

Prénoms acceptés: Fraisine 

Chine

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En Chine, les parents doivent choisir des prénoms qui peuvent être lus par des ordinateurs. Cela rend plus facile l’identification via les cartes d’identification nationale. Les chiffres et les caractères qui ne sont pas chinois ne sont pas acceptés.

Prénom refusé: «@» (@  est prononcé «ai-ta» en chinois, ce qui ressemble à la phrase «je l’aime». Les parents aimaient la signification de ce symbole.)

Portugal

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Les parents portugais doivent choisir un prénom parmi une liste de noms préalablement acceptés.

Prénoms refusés: Mona Lisa, Aaron

Prénoms acceptés: Abdénago, Noel

Mexique

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Le Mexique refuse les noms qui sont considérés comme étant «péjoratifs, discriminatoires ou qui n’ont pas une signification claire».

Le but est de prévenir toute intimidation envers les enfants dans le futur. 

Prénoms refusés: Lady Di, Circoncision, Rolling Stone

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

En Suède, les archéologues reconstituent l’histoire terrifiante d’un fort du Vᵉ siècle


Un village en Suède au V e siècle a témoin d’un massacre des villageois pendant le repas. Tout le monde y a passé, même les enfants. Ils sont mort dans les maisons, près des palissade, partout. Curieusement, depuis ce temps, tout est resté intact, comme si le temps avait été arrêté jusqu’à temps que les scientifiques étudient l’endroit. Que c’est t’il passé ? Peut-être des bandits qui ont rafflé toutes ces vies, mais il ne semble pas y avoir de vol ! Ou le village était devenu une renommée que la jalousie s’en est mêlée ?
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En Suède, les archéologues reconstituent l’histoire terrifiante d’un fort du Vᵉ siècle

 

Crédits : Kalmar County Museum

par  Nicolas Prouillac

Le 24 avril, des scientifiques suédois ont publié dans la revue Antiquity les conclusions de leur enquête sur l’un des sites archéologiques les plus macabres jamais découverts.

Le fort circulaire (ou ringfort) de Sandby borg, situé sur l’île d’Öland, au sud-est de la Suède, a jadis été le théâtre d’un atroce massacre. Il y a plus de 1 500 ans, les villageois qui l’habitaient ont été sauvagement assassinés par des maraudeurs, qui se sont repus de leurs souffrances et ont quitté le fort sans emporter leurs richesses. Depuis ce jour, l’endroit est resté comme pétrifié.

Crédits : Sebastian Jakobsson

Cette nouvelle étude témoigne des terribles dangers qui rôdaient en Scandinavie à l’époque moyenâgeuse. Les scientifiques, menés par Clara Alfsdotter et Helena Victor, ont étudié le ringfort du Ve siècle avec la plus grande minutie durant trois ans pour reconstituer le drame horrifique qui s’y est produit. À cette époque, l’enceinte du fort de Sandby s’élevait à cinq mètres de hauteur et abritait des dizaines de maisons dont les habitants de manquaient de rien. Jusqu’au jour où la mort est venue les faucher.

Crédits : Kalmar County Museum

Les squelettes de 26 villageois ont été déterrés pour l’heure, dont certains sont ceux d’enfants. Les fouilles s’étendant sur moins de 10 % de la surface habitée du fort, les archéologues s’attendent à mettre au jour d’autres carcasses dans les prochaines années. Certains squelettes ont été retrouvés dans leur maison, à l’endroit même où ils sont morts, quand d’autres étaient éparpillés le long de la rue circulaire du fort. La position des corps et les objets retrouvés indiquent que les habitants ont été surpris à l’heure du repas. Des marmites étaient encore sur le feu quand les assassins ont envahi le village fortifié, n’épargnant personne. D’après les blessures que présentent les squelettes, certains sont morts sur le coup, d’autres ont agonisé longuement avant de rendre l’âme.

Crédits : Kalmar County Museum

Les archéologues ont été stupéfaits de réaliser que rien, depuis le jour du massacre, n’avait été touché dans le fort. Ni corps enterrés, ni coffres pillés.

« Les indices laissent penser qu’aucun survivant ou habitant de l’île ne s’y est aventuré plus tard », écrivent les chercheurs. 

L’île d’Öland comptait pourtant une quinzaine de forts semblables à la même période. La rumeur de l’horreur qui avait frappé celui de Sandby – colportée par un survivant ? aura probablement dissuadé les badauds de s’y rendre, de peur d’y croiser les âmes errantes des pauvres villageois. Les archéologues ont d’ailleurs raconté au Guardian que les habitants de l’île leur avait déconseillé de s’aventurer dans les ruines du fort. Mais qu’est-il donc arrivé à Sandby borg ? Qui sont les auteurs de cette tragédie ?

Ces questions restent en suspens, mais les archéologues ne désespèrent pas de reconstituer entièrement le récit une fois que leur travail sera achevé. Pour l’heure, on peut imaginer que les villageois ont été victimes d’une horde de bandits assoiffés de sang. Mais dans ce cas, l’absence de pillage est une véritable énigme. L’autre hypothèse que formulent les chercheurs veut que les habitants du fort, visiblement riches, devaient jouir d’une position dominante sur l’île. À une époque où les barrières de la civilisation étaient aussi précaires que dans Game of Thrones  ou The Walking Dead, peut-être ont-ils fini par susciter une jalousie dévorante chez leurs voisins…

Crédits : Kalmar County Museum

Source : Cambridge University Press

http://www.ulyces.co/

En Suède, les ourses gardent leur petit plus longtemps auprès d’elles à cause de la chasse


En Suède, il est interdit pendant la chasse à l’ours de tuer une mère et sa progéniture. Une stratégie que les mamans ours semblent avoir compris, car elles gardent plus longtemps leurs petits près d’elles
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En Suède, les ourses gardent leur petit plus longtemps auprès d’elles à cause de la chasse

Ours brun

En Suède, la chasse affecte le comportement des ourses.

© STUART FORSTER/SHUTTERS/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs ont étudié le comportement des ourses en Suède et ont ainsi découvert que les oursons restaient désormais 1 an de plus auprès de leur mère.

S’occuper de son petit pourtant devenu grand n’est pas un problème pour les femelles ours bruns (Ursus arctos) suédoises. Bien au contraire : celles qui prolongent les soins maternels pendant 1 an (passant ainsi de 1 an et demi de soins à 2 ans et demi) ont quatre fois plus de chance de survivre que les autres. Pourquoi ? Car les chasseurs évitent de tirer sur des ourses accompagnées de leur petit. Cette découverte fait l’objet d’un article dans la revue Nature Communications paru le 27 mars 2018.

Chasser une mère et son petit est « est illégal, déconseillé ou évité » la plupart du temps

L’équipe internationale de chercheurs a épluché des données provenant d’observations ayant eu lieu entre 1987 et 2015 soit 28 ans. Ils ont alors pu définir 2 tactiques employées par les ourses : certaines restent avec leur progéniture un peu plus d’un an lorsque les autres gardent leur ourson auprès d’elles un an de plus. La première stratégie permet aux femelles de s’accoupler plus souvent tandis que la seconde augmente leur survie et celle du petit en période de chasse mais diminue le nombre d’oursons élevés dans une vie.

Comme l’explique l’étude, « dans de nombreux systèmes de chasse, l’abattage des femelles avec des petits encore dépendants est illégal, déconseillé ou évité par les chasseurs afin de protéger la composante féminine de la population ou parce que le taux de survie potentiellement plus faible des orphelins peut poser des problèmes éthiques et démographiques ».

Le changement de stratégie ne se fait pas à l’échelle de l’animal

Pour les chercheurs, un avantage artificiel se met alors en place car les femelles capables de se reproduire et surtout accompagnées de leur progéniture sont favorisées.

« Ce type de sélection causée par la chasse avantage les longues périodes d’association entre la mère et son petit et les cycles de vie lents », expliquent les chercheurs.

Ainsi, entre 2005 et 2015, la proportion d’ourses ayant gardé leur petit un an de plus est passé de 7% à 36%. Mais ce changement de stratégie ne se fait pas à l’échelle de l’animal qui conserve la même tout au long de sa vie.

C’est le comportement de la population entière qui évolue.

« Basiquement, cela signifie que les humains ont tué plus de femelles qui gardent leur ourson seulement pendant un an », explique dans un communiqué Jon Swenson, co-auteur de l’étude.

La stratégie s’est répandue ensuite petit à petit grâce aux survivantes.

« Il semble que ce soit la première étude qui suggère fortement un changement dans la fréquence des stratégies maternelles provoqué par la chasse », a indiqué Jon Swenson à l’AFP.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le syndrome de résignation qui affecte des enfants migrants


Il y a des maladies étranges que peuvent éprouver des personnes face à la fatalité. Des enfants immigrants qui avec leur famille demande l’asile sont face à l’humiliation, le racisme, voir des attaques dans un pays d’accueil finissent par déconnecter le corps et le cerveau et sont dans un état catatonique. Ils peuvent rester des mois, des années dans cet état. Le remède est l’espoir, une vie meilleur.
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Le syndrome de résignation qui affecte des enfants migrants

 

Le reportage d’Alexandra Szacka

C’est un mal étrange, présent surtout en Suède. Il frappe les enfants des demandeurs d’asile, principalement ceux venus des pays de l’ex-URSS et de l’ancienne Yougoslavie.

Un texte d’Alexandra Szacka

On l’appelle le syndrome de résignation. L’enfant est dans un état semi-comateux, une sorte de catatonie. Il a les yeux fermés, les dents serrées, il ne bouge pas, ses muscles n’ont aucun tonus et il doit être nourri à l’aide d’une sonde gastrique.

Cet état peut durer jusqu’à trois ans, dans certains cas.

On a commencé à diagnostiquer le syndrome en Suède à la fin des années 90. Entre 2003 et 2005, plus de 400 enfants de migrants en ont été frappés. Aujourd’hui encore, on diagnostique le syndrome chez plusieurs dizaines d’enfants chaque année.

À trois heures de route au nord de la capitale suédoise, Stockholm, Radio-Canada est allé voir l’une de ces familles de demandeurs d’asile, un couple d’Arméniens originaires de Moscou, avec trois enfants.

Les deux plus vieux, Kostan, 18 ans, et Miléna, 13 ans, souffrent du syndrome de résignation.

Couchés côte à côte dans une chambre vide aux murs tristes, le frère et la sœur donnent l’impression d’adolescents tout ce qu’il y a de plus normal, juste endormis. Pourtant, ils sont couchés là depuis deux ans et demi pour Kostan et presque deux ans pour sa sœur.

Elisabeth Hultcrantz, une docteure qui consacre aujourd’hui tout son temps à soigner bénévolement une cinquantaine de ces jeunes, les a examinés devant nous.

« Je n’arrive pas à obtenir de contact visuel », se plaint-elle en soulevant tour à tour les paupières de l’un et de l’autre. Et c’est comme ça depuis le début.

Toute une série d’examens simples lui permet de constater, encore une fois, qu’il n’y a pas de dommages neurologiques. Ces enfants se sont simplement retirés de la vie.

« Ils ont tous subi un traumatisme, une situation où leur vie était menacée. Et en général, ce traumatisme date d’avant leur venue en Suède », explique la Dre Hultcrantz, qui était spécialisée en oto-rhino-laryngologie avant de prendre sa retraite et de se consacrer à ces enfants.

C’est un syndrome de dissociation. Le cerveau se dissocie du corps. La docteure Elisabeth Hultcrantz

Elisabeth Hultcrantz ajoute que ces enfants appartiennent pratiquement tous à des minorités ethniques, souvent persécutées dans leur pays d’origine.

Sonia Lupien, spécialiste en neurosciences et fondatrice du Centre d’études sur le stress humain (CESH) de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, abonde dans le même sens. « [C’est] une très, très grande peur, un très grand stress qui va faire en sorte que toute la mobilisation du corps, qui devrait être là pour vous aider à survivre, va tout simplement tomber et on va faire le mort. »

Généralement, les symptômes commencent par un état dépressif et petit à petit, il y a une perte de conscience suivie d’un état catatonique.

Malades imaginaires ou réels?

Pendant des années, des gens ont avancé qu’il s’agissait de simulation pour faciliter l’obtention d’une résidence permanente en sol suédois. D’autres ont évoqué une maladie contagieuse. Toutes ces théories ont finalement été écartées.

« Ils ne réagissent pas à la douleur, la douleur ce n’est pas quelque chose à quoi on peut simuler de ne pas réagir, c’est impossible », indique Sonia Lupien.

Les parents des deux jeunes, qui préfèrent témoigner anonymement, tellement ils ont peur d’être expulsés, confirment qu’ils ont été témoins de toutes les étapes de la maladie.

Ils sont désespérés. Arrivés en Suède à la suite d’humiliations et d’attaques racistes dont ils ont été victimes en Russie, ils pensaient trouver un havre de paix pour eux-mêmes et pour leurs enfants.

Aujourd’hui, leur vie est rythmée par les soins à donner à leurs deux enfants atteints du syndrome. La toilette, la gymnastique, la prise d’aliments cinq fois par jour, toujours à travers le tube gastrique, les promenades en fauteuil roulant.

Mes enfants étaient tous joyeux, ils avaient de bons résultats à l’école. Ils n’étaient pas du tout fermés. La mère de Kostan et de Miléna

La mère raconte qu’au début, quand son fils s’est effondré, inconscient, ils ont appelé l’ambulance en pensant que cela allait se résorber rapidement. Mais à l’hôpital, on ne leur a pas donné beaucoup d’espoir : Kostan allait demeurer dans cet état pour longtemps.

L’angoisse liée à leur situation précaire en Suède est l’un des éléments-clés pour comprendre la source du mal qui afflige les deux enfants du couple. À l’origine toutefois, les enfants ont d’abord été traumatisés par des attaques racistes violentes contre leur père.

Kostan et Miléna ont vu ces attaques de leurs propres yeux.

Un stress constant

Aujourd’hui, au sein de la famille, la tension est à son comble. Les autorités suédoises leur ont refusé l’asile l’automne dernier.

Ils ont porté leur cause en appel, mais gardent peu d’espoir. Les autorités suédoises ont été catégoriques : l’état de leurs enfants n’empêchera pas leur expulsion.

La Dre Hultcrantz est pourtant formelle. Voyager en avion constitue un très grand danger pour ces enfants. Ils peuvent en mourir.

Malgré cela, les autorités suédoises se montrent inflexibles. Il y a quelques jours, une famille arménienne de cinq personnes, dont la fille aînée souffre du syndrome depuis près d’un an, a été expulsée vers la Pologne.

Mais il existe un espoir de guérison pour ces enfants.

Dans pratiquement tous les cas, aussitôt que les parents ont obtenu un permis de séjour, les enfants ont commencé à aller mieux. Le retour à la vie normale peut prendre jusqu’à un an, mais le sentiment de sécurité est pratiquement le seul remède.

Il n’y a qu’un médicament possible pour ces enfants et c’est la restauration de l’espoir. Sonia Lupien, spécialiste en neurosciences

Même son de cloche du côté de la Dre Hultcrantz, qui a elle-même vu plusieurs de ces enfants revenir à une vie normale après que leurs familles ont obtenu le droit d’asile.

« J’étais comme dans une bulle. Je ne comprenais pas ce qu’on disait, mais j’entendais des voix joyeuses », lui aurait confié une de ses jeunes patientes. « Tout à coup, la bulle a éclaté et j’ai commencé à entendre ce qu’on disait », a-t-elle relaté.

Il a ensuite fallu plusieurs mois pour que cette jeune fille revienne complètement à la vie normale.

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