Plaidoyer pour interdire des produits homéopathiques présentés comme des substituts aux vaccins


Je ne suis pas une adepte de l’homéopathie, ce que j’ai essayé n’a pas eu d’effet escompté. Cependant, je respecte ce qui y voit des solutions naturelles qui leur font du bien, mais de là a prétendre qu’un produit homéopathique peut remplacer un vaccin pour protéger des maladies infectieuses, c’est vraiment exagéré et des trop gros risques pour les enfants.
Nuage

 

Plaidoyer pour interdire des produits homéopathiques présentés comme des substituts aux vaccins

 

Des flacons de produits homéopathiques

Plus de 8500 traitements homéopathiques sont approuvés par Santé Canada. Photo: Associated Press / Josh Reynolds

 

Radio-Canada

La récente mise en garde de Santé Canada selon laquelle les remèdes homéopathiques ne sont pas une solution de rechange aux vaccins ne va pas assez loin, affirment des professionnels de la santé au moment où le pays connaît une résurgence de la rougeole.

Au début du mois, Santé Canada a dit s’inquiéter de fausses allégations faites dans la commercialisation de produits homéopathiques connus sous le nom de nosodes, présentés comme substituts aux vaccins traditionnels pour prévenir les maladies infectieuses.

Le gouvernement fédéral enquête d’ailleurs sur des rapports selon lesquels certains homéopathes et naturopathes de la Colombie-Britannique ont fait la promotion de vaccins qu’ils disent naturels en vantant leurs supposées vertus préventives, même si aucune preuve scientifique n’étaie ces informations.

Les nosodes sont des préparations biologiques dérivées d’un élément de maladie ou de tissus pathologiques.

« Les nosodes ne sont pas approuvés par Santé Canada comme remplacement des vaccins et ne l’ont jamais été. Rien ne prouve leur efficacité dans la prévention ou le traitement des maladies infectieuses », a précisé Santé Canada dans un avis émis au début du mois.

Aucun produit homéopathique ne devrait être promu comme solution de rechange aux vaccins, car il n’existe aucun substitut aux vaccins. Extrait d’un avis de Santé Canada émis le 6 mars 2019

L’avis ajoutait que les enfants qui ont reçu des nosodes au lieu de vaccins « risquent de développer des maladies infantiles graves et potentiellement mortelles, comme la rougeole, les oreillons, la rubéole, la poliomyélite et la coqueluche ».

Le ministère a émis cet avis dans la foulée de l’éclosion de nouveaux cas de rougeole – une maladie qui avait été éradiquée il y a plus de 20 ans – au Canada, essentiellement en Colombie-Britannique.

Santé Canada oblige les fabricants de nosodes à indiquer sur l’étiquette de leurs produits qu’ils ne sont « ni un vaccin ni une solution de rechange à la vaccination », que leur efficacité « n’a pas été prouvée pour la prévention d’une infection » et que leur utilisation est déconseillée pour les enfants.

Des produits pourtant autorisés par Santé Canada

Il reste que Santé Canada a approuvé la mise en vente des nosodes à titre de produits de santé naturels, dont l’approbation est soumise à des critères beaucoup moins stricts.

« Il est absurde que ces produits soient homologués par Santé Canada », déplore le directeur de la division des maladies infectieuses de l’Université McMaster à Hamilton, le Dr Mark Loeb, qui a mené une étude comparative entre les vaccins, les nosodes et des placebos.

Les résultats, publiés dans la revue Vaccine en novembre dernier, n’ont révélé « absolument aucune réponse anticorps » aux remèdes homéopathiques ou aux placebos, comparativement à « une réponse robuste au vaccin », a mentionné le Dr Loeb, en entrevue au réseau CBC.

Santé Canada doit cesser d’homologuer les nosodes homéopathiques et non se contenter d’avertir les gens contre les risques qu’ils posent, argue-t-il.

Même si Santé Canada interdit la promotion des remèdes homéopathiques comme solutions de rechange aux vaccins, le fait qu’il les autorise est nuisible, renchérit Timothy Caulfield, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit et politiques de la santé à l’Université de l’Alberta. C’est d’autant plus vrai, affirme le chercheur, que les vaccins font l’objet d’une importante campagne de désinformation.

« C’est ce genre de gage de légitimité qui peut être utilisé par ceux qui commercialisent l’homéopathie », souligne-t-il.

Une campagne antivaccination qui inquiète

L’hésitation d’un nombre grandissant de parents à l’égard des vaccins accroît le besoin d’une réglementation plus stricte à l’endroit de produits de santé non éprouvés, soutient M. Caulfield.

La semaine dernière, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, a fait part de sa vive inquiétude face à la réapparition de la rougeole et d’autres maladies graves et contagieuses évitables par la vaccination.

Elle déplorait notamment la désinformation sur la vaccination ciblant les parents qu’elle constate dans les médias sociaux.

L’Agence de la santé publique du Canada note que les collectivités ont besoin d’un taux de vaccination de 95 % pour être adéquatement protégées contre la rougeole.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’une des pires menaces à la santé mondiale cette année est l’hésitation à se faire vacciner.

Avec les informations de Nicole Ireland, de CBC News

https://ici.radio-canada.ca/

10 tendances en alimentation


S’inquiété ce que des tendances alimentaires pour demain .. je trouve cela étrange mais bon, Alors qu’on parle de famine toujours grandissante ont nous offrent de la bouffe plus facile, divers aliments sous d’autres formes .. Autrement dit au lieu de manger pour vivre .. on vit pour manger
Nuage

 

10 tendances en alimentation

Des produits sans gluten

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Marie Allard
La Presse

Que mangerons-nous demain? La réponse se trouve en goûtant aux produits présentés au Salon international de l’alimentation (SIAL), en cours à Montréal. Un grand appétit est de mise: près de 700 exposants, venus de 45 pays, tentent de séduire les papilles d’acheteurs nord-américains. Voici 10 tendances à venir dans votre assiette.

Produits du Québec

L’engouement pour les stands de produits québécois est grand au SIAL, a observé Joannie Pronovost, du Metro Plus Domaine, supermarché montréalais.

«On a de plus en plus de produits du Québec, a-t-elle dit, mais on devrait en avoir encore davantage.»

Exemple original: l’eau d’érable De l’Aubier, résidu de la fabrication du sirop d’érable, vendue à la manière d’une eau de source.

Alimentation de tableau de bord

Étonnant, mais vrai: les fermes Burnbrae viennent de lancer un sandwich à déjeuner (de type Egg McMuffin) surgelé, à réchauffer au micro-ondes.

«C’est du dashboard eating, de l’alimentation de tableau de bord, a décortiqué Frédéric Blaise, président d’Enzyme, agence de marketing spécialisée dans l’agroalimentaire. Ça convient à un style de vie en mouvement, où on manque de temps. Environ 30% des gens ne déjeunent pas à la maison, mais de 20% à 25% mangent en route vers le travail.»

Naturalité

«On voit beaucoup plus de produits qui sont sains, pas compliqués, a observé Dustin Gilman, conseiller marketing de XTC Amérique du Nord. Le consommateur aime voir qu’un produit est fait avec peu d’ingrédients, qu’il connaît.»

Exemple: les bananes mi-séchées au soleil d’Uncle Tong, de Thaïlande, qui cherche un distributeur au Canada. Leur unique ingrédient: la banane, à 100%.

Rapport valeur/prix

«On est en postrécession, il y a des séquelles, a souligné M. Blaise. Le mangeur recherche un bon rapport valeur/prix, c’est une obsession.»

Il est séduit par des céréales vendues dans de gros sacs refermables, qui font économiser le coût d’une boîte de carton, sans lésiner sur la qualité.

Raffinement

Raffinement, rêve et évasion sont tout de même recherchés en bouche. Bel exemple: les perles à l’érable de Citadelle (3), de petites sphères gélifiées contenant du sirop d’érable pur, qui ont gagné le grand prix Tendances&Innovations 2012 du SIAL.

«C’est une texture intéressante, un peu de cuisine moléculaire accessible à tous, même si c’est un produit de luxe», a indiqué Marie-Ève Savaria, professeure de cuisine et auteure du blogue Brutalimentation.ca.

Sans gluten

La vague du sans gluten – s’adressant d’abord aux gens atteints de maladie coeliaque – n’a pas fini de déferler.

«C’est un marché de 2,6 milliards en Amérique du Nord, a indiqué M. Gilman. On prévoit qu’il atteindra 5 milliards en 2015.»

La Maison Cannelle, de Richmond, vend une centaine de produits sans gluten (1), allant des muffins aux pizzas.

 

Santé digestive

«Le consommateur veut avoir le sentiment qu’il va se sentir bien après avoir mangé un aliment, a dit pudiquement M. Blaise. C’est la toile de fond pour proposer plein de choses comme des céréales, des pains, des probiotiques.»

L’entreprise brésilienne Sabor da Terra vend d’étonnantes fibres d’orange (2), de haricot blanc, d’aubergine, de banane verte, de raisins, sous forme de poudre à ajouter aux aliments.

 

Yogourt grec... (Photo La Presse) - image 2.0

Nutri

Yogourt grec

PHOTO LA PRESSE

 

Substituts du lait

Nutrinor a lancé au SIAL le «Complait sans lactose» (4), boisson laitière sans lactose enrichie en oméga-3, en probiotiques et en prébiotiques. Ce substitut du lait s’inscrit dans une tendance qui explique aussi la montée en popularité des laits d’amande, de soya, etc.

Bonnes protéines

«Environ 40% des consommateurs veulent ajouter des protéines à leur alimentation», a indiqué M. Gilman.

Le très populaire yogourt grec leur offre ces protéines rassasiantes sur un plateau d’argent.

«Le yogourt grec répond à énormément de désirs des consommateurs: santé, plaisir, praticité», a résumé M. Gilman.

Retour du surgelé

«Le surgelé reprend de l’importance», a noté M. Blaise.

Exemple innovant: des portions individuelles de viande – brochettes de boeuf, poulet mariné, etc. – sont vendues surgelées et emballées sous vide par Viandes VP, d’Henryville, en Montérégie. Pratique pour les restaurateurs, qui n’ont qu’à dégeler et à faire cuire la portion de rôti de porc que vient de commander leur client.

http://www.lapresse.ca/