Une clinique pour les victimes de viol s’ouvre aux hommes


En Suède, ceux qui sont violés peuvent avoir de l’aide dans une clinique et cette aide est oui pour les femmes, mais aussi pour les hommes. Oui des hommes peuvent se faire violer et que ce soit homme ou femme ont droit a des soins physique et psychiatrique
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Une clinique pour les victimes de viol s’ouvre aux hommes

 

Une clinique pour les victimes de viol s'ouvre aux hommes

La question du viol des hommes reste encore un tabou.Photo Fotolia

STOCKHOLM, Suède – Une clinique de Stockholm accueillant les victimes de viol va bientôt s’ouvrir aux hommes et aux transsexuels, contraints aujourd’hui d’aller aux urgences, a indiqué à l’AFP mercredi le responsable de cette clinique.

«La nouveauté est que cette clinique ne sera plus exclusivement réservée aux femmes: elle sera ouverte, sans égard au sexe, à toute personne ayant besoin de soins en raison d’abus sexuels (…) hommes, femmes ou autres», a expliqué Karl Norwald, sexologue à l’hôpital Sud de la capitale suédoise.

Il a dit «espérer que la clinique contribuera a diminuer la stigmatisation entourant le viol des hommes et amènera les hommes et les personnes transgenre à demander des soins, physiques et psychologiques».

«Nous espérons et travaillons pour que tous les grands hôpitaux puissent bientôt traiter toutes les victimes d’abus sexuels», a déclaré à l’AFP une porte-parole de l’Association suédoise pour l’éducation sexuelle RFSU, la psychothérapeute Suzanna Boman. «C’est une question d’égalité».

«Il y a près de 40 ans, en 1977, notre premier centre d’aide aux femmes victimes de viol ouvrait ses portes à Stockholm. Depuis, la lutte pour les droits des femmes [victimes de violence sexuelle] a beaucoup avancé. Mais pour les hommes, nous sommes encore en 1977», a déploré Mme Boman.

La question du viol des hommes reste encore un tabou, d’après elle.

«Il est très difficile pour les hommes d’en parler, d’être crus», a précisé la porte-parole de RFSU, organisation qui au cours des trois ou quatre dernières années est venue en aide à une quarantaine d’hommes abusés sexuellement.

Mme Boman et M. Norwald ont invoqué des études démontrant que les hommes gardaient davantage de séquelles d’un viol que les femmes.

«Ça touche à l’image profondément ancrée dans notre culture de la masculinité et de la sexualité masculine… à l’image selon laquelle l’homme est fort et combattif et ne peut pas être violé. [Mais] le seul fait qu’on en parle est un premier pas pour détruire les mythes et donne une voix à cette cause.»

Sur 6700 victimes des viols rapportés en Suède en 2014, 370 étaient de sexe masculin, selon le Conseil national suédois pour la prévention de la délinquance, Brå.

L’organisme affirme que ces données ne sont que la partie immergée de l’iceberg, puisque seules 10 à 20 % des atteintes sexuelles sont portées à la connaissance de la police.

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