Le Saviez-Vous ► 13 mauvaises habitudes pour la santé du foie


Le foie est un organe important du corps humain, a lui seul, il agit sur plus ou moins 500 fonctions vitales. C’est une très bonne raison pour en prendre soin.

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13 mauvaises habitudes pour la santé du foie


Ne pas passer de test médical peut être mauvais pour le foie ISTOCK/JAN-OTTO

Jenn Sinrich

Le foie est l’un des organes les plus importants du corps humain. Il exerce environ 500 fonctions vitales: nettoyage du sang, élimination des toxines, transformation des nutriments en énergie et stockage des vitamines et minéraux, entre autres. Pour que cet organe indispensable reste longtemps en santé, voici les mauvaises habitudes à éliminer.

Boire trop d’alcool est dommageable pour le foie

Les dommages de l’alcool sur l’organisme – et en particulier sur le foie – sont bien connus. Ce qui est surprenant, c’est qu’il n’est pas nécessaire de boire de grosses quantités d’alcool pour affecter sérieusement le foie.

« Ce qui constitue un excès d’alcool varie selon les patients, les races, le sexe et la culture. Mais “trop d’alcool” pour vous peut entraîner une inflammation chronique et une surcharge de travail pour votre foie », selon John Iskander, gastroentérologue du centre médical Kaiser Permanente (Los Angeles).

« Des années d’inflammation continue peuvent favoriser la formation de tissu cicatriciel, une cirrhose ou une insuffisance hépatique chronique, principale cause de défaillance du foie en Amérique du Nord. »

Un adulte en santé peut boire de l’alcool avec modération, mais en présence d’antécédents familiaux d’alcoolisme ou de maladie du foie liée à la consommation d’alcool, il vaut mieux qu’il limite sa consommation régulière.

Ne pas boire assez d’eau peut causer des problèmes de foie

On dit souvent qu’il faut boire au moins 8 verres de 250 ml d’eau par jour. Cela peut sembler beaucoup, mais l’organisme est formé à 65 % d’eau, donc ça se comprend.

« La déshydratation peut affecter directement la capacité de détoxification du foie », selon Michele Neil-Sherwood, ostéopathe au Functional Medical Institute et co-auteure du livre The Quest for Wellness. « Quand le foie n’est pas assez hydraté, il perd les réserves dont il se sert pour prendre soin du reste de l’organisme », ajoute-t-elle.

Lorsque cela se produit, vous risquez davantage d’être malade. Assurez-vous de reconnaitre les symptômes de déshydratation. La règle habituelle est de consommer un nombre de millilitres d’eau propre selon l’équation suivante : multipliez par 25 votre poids idéal en kilos.

«Lorsque l’eau contient des contaminants – xénobiotiques, substances ajoutées (chlore, fluor, adoucissants) et BPA provenant de contenants en plastique –, le système de détoxification de l’organisme est compromis », avertit Mme Neil-Sherwood.

La cigarette, une mauvaise habitude pour le foieISTOCK/LJUBAPHOTO

Fumer la cigarette, une habitude néfaste pour le foie

La cigarette tue chaque année environ 230 000 Canadiens, selon Santé Canada. Autre preuve de la nocivité du tabac, une étude de 2011 révèle que le tabagisme cause près de la moitié des cancers du foie.

« Fumer nuit à tout notre organisme en raison des produits chimiques ingérés et du stress oxydatif que cela provoque, dit Mme Neil-Sherwood. Ce stress peut finir par affecter le foie et endommager non seulement les cellules hépatiques, mais aussi l’ensemble des cellules du corps humain. »

Avoir des kilos en trop

Personne n’aime être en surpoids, mais le problème comporte aussi une conséquence souvent méconnue : l’accumulation de gras autour du foie peut mener à une stéatose hépatique non alcoolique.

Cette expression regroupe un éventail de pathologies du foie allant de la stéatohépatite à la cirrhose ou à une scarification permanente du foie découlant d’une inflammation chronique.

« On parle de stéatose hépatique “non alcoolique” pour distinguer cette maladie d’une pathologie très semblable causée par l’alcool », explique le Dr Brown.

Si vous souffrez d’une de ces maladies, vous devez adopter un régime alimentaire particulièrement sain et faire de l’exercice pour protéger votre foie. Même s’il n’existe pas encore de traitement pharmacologique de la stéatohépatite, des essais cliniques sont en cours.

Consommer trop de sucre

Vous savez qu’il important de limiter la quantité de sucre dans les aliments et boissons que vous avalez, mais vous ignoriez peut-être qu’une alimentation riche en sucre peut aussi entraîner une maladie du foie. La cause principale en est le sirop de ma très populaire dans l’alimentation nord-américaine. Pourquoi? Parce qu’il est riche en fructose.

« Alors que n’importe quelle cellule de l’organisme peut métaboliser le glucose, seules les cellules hépatiques peuvent traiter le fructose », affirme Mark Sherwood, naturopathe au Functional Medicine Institute de Tulsa (Oklahoma). « Une trop grande consommation de fructose au fil du temps peut engorger le foie et causer des dommages irréparables. »

Faites de votre mieux pour limiter les aliments contenant des sucres raffinés et du sirop de maïs riche en fructose – boissons gazeuses, pâtisseries et autres sucreries. Mangez plutôt des fruits qui sont des sources naturelles de sucre.

Manger des aliments riches en glucides ou de gros repas avant le coucher

Le foie s’active surtout la nuit alors l’ingestion d’aliments riches pendant la soirée complique son travail. Évitez donc ce qui contient de la margarine, du shortening ou de l’huile de canola.

« Grignotez plutôt des carottes crues ou des betteraves le soir, car ce sont deux aliments excellents pour nettoyer le foie et le régénérer », affirme George Kosmides, médecin californien.

Popcorn et autres gras trans sont mauvais pour la santéSHUTTERSTOCK/ROMAN SAMBORSKYI

Accumuler les gras trans

Si votre cholestérol est élevé, vous connaissez probablement les risques associés aux gras trans, ces huiles transformées par l’ajout d’hydrogène qui visent à augmenter la durée de vie des aliments. Les gras trans font grimper le « mauvais » cholestérol (LDL) tout en réduisant le « bon » cholestérol (HDL). Ces 8 mythes sur le cholestérol peuvent vous aider à y voir plus clair. La plupart des pâtisseries, les collations préemballées, comme les croustilles et le maïs éclaté de même que les aliments frits en contiennent. Certains restaurants ajoutent même des gras trans à l’huile de leur friteuse pour changer l’huile moins souvent. Dégoûtant, non?

Avoir des activités sexuelles à risque

Une vie sexuelle non protégée, en particulier avec de multiples partenaires, peut réellement menacer le foie. Vous risquez en effet de contracter l’hépatite, maladie parfois mortelle qui peut être transmise sexuellement.

« Il existe trois formes courantes d’hépatite : A, B et C. La forme la plus souvent transmise par contact direct avec du sang ou des liquides corporels lors d’activités sexuelles est l’hépatite B, alors que les deux autres sont transmises par le sang ou les selles », explique le Dr Brown.

Pour protéger votre foie et votre santé en général, il est essentiel d’avoir des relations sexuelles sans risque, en tout temps.

Certaines vitamines et suppléments à base de plantes

Trop de suppléments nutritionnels peuvent contribuer à la détérioration du foie, même s’il s’agit de produits de qualité. Un supplément dit « naturel à 100 % » n’est pas nécessairement sans risque.

« Le foie filtre les toxines par un processus métabolique complexe qui repose sur la décomposition de tout ce que nous mangeons, explique le Dr Brown. Au cours de ce processus, certains suppléments peuvent endommager le foie. »

Pour déterminer si un supplément vous convient ou non, mieux vaut vérifier auprès de votre pharmacien ou de votre médecin de famille qui prendra en compte vos antécédents médicaux.

Le stress est mauvais pour le foieISTOCK/AFRICAIMAGES

Se laisser envahir par le stress ou la frustration

Un stress intense et prolongé peut nuire à la santé et même affecter le foie. Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg ont publié dans le journal Gastroenterology des preuves d’un lien possible entre de grandes détresses psychologiques, se traduisant par des symptômes d’anxiété et de dépression, et des décès résultant de diverses maladies du foie. Même si ces résultats exigent d’autres évaluations scientifiques, bien des membres de la communauté médicale reconnaissent les liens entre le corps et l’esprit.

La médecine chinoise traditionnelle en fait d’ailleurs état depuis des siècles et affirme que presque chaque organe est lié à une émotion.

« La plupart des gens ne font pas le lien entre le foie et la colère, mais la colère empêcherait l’énergie de circuler dans le foie », dit Mme Neil-Sherwood.

Le manque d’exercice

Même si vous n’avez pas de poids à perdre, l’exercice devrait faire partie de vos habitudes de vie pour la bonne santé de votre foie.

Selon Mme Neil-Sherwood, « pendant l’exercice, les pores s’ouvrent et la transpiration augmente, ce qui favorise la détoxification. C’est utile pour le foie et cela lui facilite le travail, puisqu’il s’affaire à temps plein à débarrasser l’organisme des toxines. »

Les Directives canadiennes en matière d’activité physique recommandent de faire au moins 150 minutes d’activité physique modérée par semaine, ce qui peut se traduire tout simplement par trois sorties de 50 minutes en marchant d’un bon rythme!

Prendre trop de médicaments en vente libre

C’est merveilleux de pouvoir soulager un mal de tête, une fièvre ou une douleur musculaire avec un médicament en vente libre, acheté à la pharmacie du quartier. Une consommation trop grande ou trop fréquente de ces médicaments peut cependant être toxique.

« Comme tout ce que nous ingérons, ces médicaments passent par le foie et peuvent comporter une toxicité qui affectera le foie à long terme, explique le Dr Brown. L’acétaminophène, par exemple, est un produit sans danger si sa posologie (4000 mg/jour) est respectée. Trop en prendre pourrait cependant endommager le foie et causer bien des problèmes, allant d’anomalies lors des analyses sanguines, à une insuffisance aiguë du foie et même au décès. »

Et comme l’acétaminophène est un ingrédient qui entre dans le composition de nombreux comprimés ou sirops contre la douleur, les maux de tête ou le rhume, vous pourriez en prendre trop sans vous en rendre compte. Lisez toujours attentivement les étiquettes des médicaments afin de bien respecter la posologie, surtout si vous avez pris un autre médicament ce jour-là, car les deux produits pourraient contenir de l’acétaminophène.

Ne pas passer de test médical peut être mauvais pour le foie ISTOCK/JAN-OTTO

Ne pas faire de test sanguin de fonction hépatique

Les gens sont en général conscients de l’importance de faire vérifier leur taux de cholestérol et leur fréquence cardiaque au moment d’un bilan de santé, mais ils oublient parfois de faire tester le fonctionnement de leur foie, surtout si ce ne sont pas de gros buveurs.

« C’est dangereux parce que certaines maladies du foie n’ont rien à voir avec la consommation d’alcool et restent asymptomatiques jusqu’à un stade avancé, averti le Dr Brown. Une biopsie est parfois nécessaire pour confirmer un diagnostic de maladie du foie, mais la plupart des maladies, y compris la cholangite primaire et la stéatohépatite, sont des pathologies graves que de simples analyses de sang peuvent révéler dans le cadre d’un bilan de santé. » 

Demandez à votre médecin si vous ne devriez pas passer des tests de fonction hépatique.

Contenu original Reader’s Digest

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«Nash», l’inquiétante épidémie de cirrhose liée à notre surconsommation de sucre


Nash, c’est une abréviation pour une épidémie d’une dépendance du sucre pouvant mener à une cirrhose qui n’est pas donc liée à l’alcool. C’est un gros problème de santé qui est relié au surpoids pouvant aussi entraîner le diabète. On vise en autre les boissons sucrées comme les boissons gazeuse qui sont grandement consommées
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«Nash», l’inquiétante épidémie de cirrhose liée à notre surconsommation de sucre

 

 Notre consommation de sucre pèse de plus en plus sur la santé Tristan Nitot via Flickr CC License by CC

Notre consommation de sucre pèse de plus en plus sur la santé Tristan Nitot via Flickr CC License by CC

Jean-Yves Nau

Les pouvoir publics sont en alerte. «Nash», une cirrhose qui n’est pas due aux boissons alcooliques mais à la consommation de sucres, se répand rapidement à travers le monde, dans le sillage du diabète et de l’obésité. Une seule solution : modifier nos comportements.

Outre-Atlantique, on l’a baptisée «Nash»:  Non alcoholic steato hepatitis. Traduire: stéato-hépatite non-alcoolique ou, mieux cirrhose en devenir qui n’est pas due à des boissons alcooliques. On pourrait aussi, de manière plus prosaïque, parler de foie trop «gras». Certains, en France, préfèrent «stéato-hépatite métabolique». C’est le cas du Pr Vlad Ratziu, spécialiste d’hépatologie au groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière (Paris). On parle encore  de NAFLD (Non-alcoholic fatty liver disease).

Beaucoup de mots pour une seule entité ; une pathologie dont la progression commence à inquiéter les spécialistes et les responsables de santé publique. Un premier symposium franco-américain lui est consacré qui se tiendra à l’Institut Pasteur de Paris les 25 et 26 juin. Il y a quelques jours une publication lui était consacrée dans le Journal of Hepatology. Dirigés par Nicola M. McKeown (Tufts University, Boston), les auteurs y démontrent l’existence d’un lien, inquiétant, entre cette affection et la consommation régulière de boissons sucrées (sodas).

Reflet de nombre de nos comportements alimentaires, le foie est un organe qui ne trompe guère. On le sait depuis longtemps avec l’alcool. C’est donc aussi vrai avec le sucre. En pratique la stéatose hépatique non alcoolique est une maladie dont le diagnostic repose sur :

· des anomalies du bilan hépatique visibles à partir d’un simple examen de sang (augmentation du taux de transaminases ou de Gamma GT;

· des anomalies du tissu hépatique visibles à partir d’une biopsie;  

· l’apparition de ces éléments chez une personne qui n’a pas d’autres maladies du foie  (d’origine virale, auto-immune, génétique ou toxique) et surtout qui ne souffre pas d’une dépendance à l’alcool.

Chez un malade sur trois, l’évolution se fait vers une cirrhose, ce qui favorise l’apparition d’un cancer du foie

Les spécialistes du centre Paul-Brousse

Accumulation de graisses

Chez les personnes atteintes l’analyse de la biopsie hépatique met en évidence la présence de graisses (stéatose) dans le foie accompagnée de lésions cellulaires inflammatoires (hépatite).

«Chez un malade sur trois, l’évolution se fait, à différents degrés, vers une cirrhose, ce qui favorise l’apparition d’un cancer du foie», résument les spécialistes du centre hépato-bilaire Paul-Brousse (Villejuif).

Les facteurs de risque d’apparition et de développement de la stéato-hépatite non-alcoolique sont désormais bien connus : surpoids (indice de masse corporelle supérieur à 25 kg/m2), hyperglycémie à jeun (supérieure à 6,1mmol/l), hypertriglycéridémie (supérieure à 1,7mmol/l) ; «adiposité centrale» (tour de taille supérieur à 88 cm pour les femmes et supérieur à 102 cm pour les hommes) ; un taux sanguin bas d’HDL-cholestérol bas (inférieur à 0,5 g/l pour les femmes et inférieur à 0,4 g/l pour les hommes).

Il ne semble pas y avoir, ici, une cause unique. L’une d’entre elles est une pathologie du métabolisme appelée «résistance à l’insuline». Elle se traduit, le plus souvent chez les personnes en surpoids, par le fait que leur organisme synthétise une grande quantité d’insuline circulante (hyper-insulinémie) pour réduire la concentration de sucre dans le sang. Ce déséquilibre peut rester silencieux pendant des années jusqu’à ce que les capacités sécrétrices du pancréas en insuline s’épuisent. Les taux sanguin d’insuline diminuent, ceux de glycémie augmente. C’est l’apparition progressive d’un diabète de type II tandis que l’hyper-insulinémie bouleverse  le métabolisme des cellules du foie en y provoquant une accumulation de graisses (stéatose).

Diabète et obésité

Sans être original, le traitement est difficile à mettre en œuvre, comme celui de toutes les maladies chroniques longtemps silencieuses. Avant le stade de la cirrhose, il consiste à contrôler au mieux chacun des facteurs de risque. En pratique, cela consiste à limiter autant que faire se peut le surpoids (via les régimes et les exercices physiques) et à combattre l’insulino-résistance (via des par médicaments qui améliorent la sensibilité des tissus périphériques à l’insuline). Arrivé au stade de la cirrhose, la prise en charge se complique comme c’est le cas dans les cirrhoses d’origine alcoolique. Dans les cas les plus graves, on peut arriver jusqu’à la greffe de foie.

 En France, un adulte sur cinq aurait un foie atteintde stéatose

On mesure encore mal, en France, le poids montant de cette maladie chronique. Daté de 2012, un rapport de la «World Gastroenterology Organisation» dresse un inquiétant état des lieux.

«La Nash est une maladie hépatique chronique de plus en plus répandue avec une distribution mondiale et qui est étroitement liée au diabète et à l’obésité, qui ont toutes deux atteint les proportions d’une épidémie. On estime qu’il y a au moins 1,46 milliard d’adultes souffrant d’obésité dans le monde. Et environ 6 millions de personnes aux États-Unis ont montré une progression vers une Nash tandis que 600.000 souffrent d’une cirrhose liée à une Nash.

Il existe des différences culturelles et géographiques importantes dans la prévalence de l’obésité […]  Aux États-Unis, l’obésité est particulièrement épidémique dans les groupes socio-économiques peu favorisés qui se nourrissent en grande partie d’aliments riches en graisses et en calories (restauration rapide…). Le contraire se rencontre dans beaucoup de pays pauvres où la prévalence de l’obésité est plus marquée dans les populations aisées et mieux éduquées. Entre 30% et 50% des adultes américains auraient aujourd’hui un foie trop gras.»

Les fontaines de soda bientôt interdites

En France, et au vu du nombre de personnes obèses ou en surpoids, certains estiment déjà qu’un adulte sur cinq a un foie atteint de stéatose. Une épidémie directement liée à une alimentation trop riche en graisses et en fructose, hautement toxique pour les cellules hépatiques. Les habitudes médicales font que cette entité, longtemps sans symptômes, n’est pas encore perçue comme une priorité. La surveillance se fait de manière segmentée: artériosclérose, diabète, système cardio-vasculaire. Et le foie, qui peut résister longtemps aux souffrances que l’alimentation lui impose, demeure le grand oublié – du moins quand l’alcool n’est pas dans le paysage.

La liste des catégories de boissons dont la mise à disposition est interdite sera fixée par un arrêté ministériel

S’intéresser à la Nash, c’est de fait, mettre la lumière sur une autre addiction également redoutable et nettement plus sournoise: la dépendance au sucre. Il y a quelques semaines, en première lecture du projet de loi de modernisation du système de santé les députés ont adopté un amendement prohibant les «fontaines de soda» dans les espaces publics:

«La mise à disposition en libre service, payant ou non, de fontaines proposant des boissons avec ajout de sucres ou d’édulcorants de synthèse est interdite en tous lieux ouverts au public ou recevant du public.»

La liste des catégories de boissons dont la mise à disposition est interdite sera fixée par un arrêté ministériel. Ce texte doit encore être voté par le Sénat. On peut y voir le premier signe, bien timide, d’une prise de conscience, par les politiques, d’une nouvelle menace sanitaire

http://www.slate.fr