Une découverte alarmante dans le sang d’un astronaute


Le corps humain n’est pas fait pour vivre à l’extérieur de la Terre. Un séjour prolongé dans l’espace occasionne certains changements indésirables. Dernièrement, ils étaient loin de se douter que des caillots de sang pussent se former chez les astronautes qui font de longs séjours. Si des anticoagulants ne suffisent pas, il faut espérer d’arriver à temps pour des soins, ou espérer qu’il y a un médecin à bord, ce qui ne sera pas évident pour des voyages  vers Mars
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Une découverte alarmante dans le sang d’un astronaute

Cette découverte prouve l’importance de mener des recherches plus approfondies sur les risques encourus par les astronautes dans l’espace. | Niketh Vellanki via Unsplash

Cette découverte prouve l’importance de mener des recherches plus approfondies sur les risques encourus par les astronautes dans l’espace. | Niketh Vellanki via Unsplash

Repéré par Odile Romelot

Repéré sur The Atlantic

Les astronautes de la station spatiale internationale ont découvert un risque supplémentaire aux séjours passés dans l’espace.

Les astronautes ne sont pas que des personnes qui ont la chance de vérifier visuellement que la Terre est ronde. Ce sont aussi des sujets d’étude primordiaux lorsque l’on cherche à savoir quels effets l’espace produit sur le corps humain.

Sur Terre, les astronautes sont régulièrement soumis à des batteries de tests pour mesurer leurs signes vitaux et leur état physique. Dans l’espace, les cosmonautes s’occupent eux-mêmes de réaliser ces tests. Lors d’une échographie, l’un d’eux s’est rendu compte qu’un caillot de sang s’était formé dans l’une de ses veines, à la surprise du spécialiste qui l’assistait en temps réel depuis la Terre.

«Nous ne nous y attendions pas», confirme Karina Marshall-Goebel, scientifique principale à la NASA et autrice de d’une étude consacrée à ce sujet. «Cela n’a jamais été rapporté auparavant.»

D’autres médecins de la NASA sont intervenus pour soigner l’astronaute à distance, à l’aide d’anticoagulants.

Ce n’est pas la première fois que l’on remarque des effets secondaires importants chez les personnes qui passent du temps en orbite: des nerfs optiques gonflés, des yeux un peu aplatis et une vision détériorée en raison de l’augmentation de la pression intracrânienne.

De la nécessité de mener des études sur les astronautes

Pour comprendre comment ce caillot de sang avait réussi à se former, les scientifiques ont étudié la veine jugulaire de onze astronautes, neuf hommes et deux femmes qui effectuaient une mission à bord de l’ISS, la station spatiale internationale. Leur débit sanguin a été mesuré, en position assise, couchée et inclinée. Puis il a été demandé aux participant·es de refaire les mêmes tests dans l’espace.

Les scientifiques ont constaté que le flux sanguin s’était arrêté chez cinq des onze astronautes. Pourtant, il n’est pas courant que le sang stagne dans ce genre de veines. Habituellement, cela se passe plutôt dans les jambes, lorsqu’on reste trop longtemps assis sans bouger.

Parfois, le caillot de sang se dissout tout seul ou à l’aide d’anticoagulants. Mais d’autres fois, il peut causer d’importants blocages. Dans le cas de deux astronautes, les chercheurs se sont rendus compte que leur sang avait commencé à faire demi-tour dans la veine jugulaire, probablement parce qu’il était bloqué en aval.

Karina Marshall-Goebel émet l’hypothèse que les organes soient remontés à l’intérieur de leurs corps, provoquant des dysfonctionnements de leur circulation sanguine. Une fois revenu·es sur terre, les astronautes n’ont plus eu de caillots de sang problématiques et leur santé est revenue à la normale.

Cette découverte a toutefois montré l’importance de mener des recherches plus approfondies sur les risques encourus par les astronautes dans l’espace. Car s’il ne faut que quelques heures pour revenir sur Terre en partant de l’ISS, il faudrait des mois pour rentrer de Mars par exemple. Sans compter que les astronautes maintiennent une excellente forme physique, ce qui n’est pas nécessairement le cas de toutes les personnes prêtes à payer pour participer au projet SpaceX.

http://www.slate.fr/

«Une petite bouchée pour l’homme»: de la viande imprimée dans l’ISS


De la viande créer avec l’imprimante 3D a la Station spatiale internationale grâce à un projet russe. Pour alimenter en viande une équipe, il faudra bien sur une imprimante plus complexe

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«Une petite bouchée pour l’homme»: de la viande imprimée dans l’ISS


«Une petite bouchée pour l’homme»: de la viande imprimée dans l’ISSPhoto: Getty Images/iStockphotoLa Station Spatiale Internationale

La perspective de cosmonautes savourant un rôti dans l’espace est devenue un peu moins théorique après la création de viande à bord de la Station spatiale internationale (ISS) à l’aide d’une imprimante 3D.

L’imprimante utilisée a permis de produire artificiellement des tissus de boeuf, de lapin et de poisson en utilisant des champs magnétiques en microgravité, a expliqué mercredi une entreprise russe de technologies médicales partie prenante à l’expérience.

Les test ont été menés en septembre par le cosmonaute Oleg Skripotchka au sein du segment russe de l’ISS.

L’imprimante 3D utilisée est de fabrication russe, tandis que les cellules biologiques ont été fournies par des compagnies américaines et israéliennes.

Selon les meneurs du projet, il s’agit de la première fois qu’une petite quantité de viande artificielle est créée en conditions d’apesanteur.

oleg skripochka conduisant experience culture impression steak boeuf

Le cosmonaute Oleg Skripochka conduisant l’expérience visant à “cultiver un steak de bœuf”, à bord de la Station spatiale internationale, le 26 septembre 2019. Crédits : Rocosmos

«C’est une petite bouchée pour l’homme, mais une grosse bouchée pour l’humanité», a déclaré lors d’une conférence de presse Ioussef Khessouani du laboratoire moscovite 3D Bioprinting Solutions, détournant la célèbre phrase de Neil Armstrong sur la Lune.

«C’est pour nous une première expérience de collaboration scientifique internationale dans l’espace», a-t-il ajouté.

Ce laboratoire a été fondé par Invitro, une entreprise pharmaceutique russe. Le projet a été en partie financé par l’agence spatiale russe Roskosmos.

«Il s’agit véritablement d’une percée à la fois pour Roskosmos et pour la Russie dans son ensemble», a affirmé Nikolaï Bourdeïny, un haut responsable du secteur spatial.

Les occupants de l’ISS consomment de la viande à bord mais celle-ci a d’abord été emballée sous vide ou séchée sur Terre. Cette nouvelle technologie pourrait à terme servir aux voyages dans l’espace lointain, selon le cosmonaute russe Oleg Kononenko.

«Si nous nous envolons vers d’autres planètes du système solaire, on ne peut pas emporter une grande quantité de nourriture avec nous», a-t-il relevé auprès de l’AFP. «Dans tous les cas, il faudra cultiver et produire la nourriture à bord du vaisseau».

La création de quantités plus larges de viande à bord de l’ISS nécessitera toutefois un équipement plus complexe que l’imprimante actuelle, a expliqué M. Khessouani.

D’autres agences spatiales mènent aussi des expériences sur la production artificielle de tissus car leur fabrication est plus facile dans l’espace que dans des conditions de gravité.

Une imprimante 3D américaine a été transportée vers la Station spatiale internationale en juillet pour produire des tissus humains. Elle est également utilisée par l’agence spatiale européenne.

https://journalmetro.com/

Ces mini-cerveaux humains ont été connec­tés à des robots et envoyés dans l’es­pace


C’est glauque !! Point vue éthique, je ne suis pas certaine, s’ils devraient continuer ce genre d’expérience. Des mimi-cerveau fait en laboratoire, mit dans des robots puis partir dans l’espace émet des ondes cérébrales comme des bébés prématurées.
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Ces mini-cerveaux humains ont été connec­tés à des robots et envoyés dans l’es­pace

par  Mathilda Caron 

D’après une étude publiée dans la revue scien­ti­fique Cell, des cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Cali­for­nie, à San Diego, ont créé des « mini-cerveaux » humains pour les placer dans des robots. Ils les ont ensuite envoyés dans l’es­pace, ajou­tait le New York Times le 29 août 2019.

Ces orga­noïdes ont été déve­lop­pés à partir de cellules souches dans le labo­ra­toire du biolo­giste Alys­son Muotri. Connec­tés à des robots en forme d’arai­gnées, ils se déve­loppent désor­mais d’une manière inat­ten­due dans la Station spatiale inter­na­tio­nale (ISS). L’équipe de cher­cheurs a décou­vert qu’ils trans­met­taient des ondes céré­brales simi­laires à celles d’un bébé préma­tu­ré…

« Mes collègues me disaient que ces choses ne seraient jamais conscientes », raconte Muotri. « Main­te­nant, je n’en suis pas si sûr », confie-t-il. Cette étrange décou­verte amène­rait les scien­ti­fiques à revoir les limites de leurs recherches sur ces « mini-cerveaux » et les problèmes éthiques qu’ils posent.

Source : Cell

https://www.ulyces.co/

Une astronaute est accusée d’avoir commis le premier délit dans l’espace


Personnellement, je ne sais pas si c’est un délit sauf, si l’astronaute a vraiment usurper une identité pour avoir accès au compte conjoint, alors qu’elle était en mission dans l’espace. Si oui, même dans l’espace, personne ne doit être au-dessus des lois.

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Une astronaute est accusée d’avoir commis le premier délit dans l’espace


L'astronaute américaine Anne McClain, vue ici le 3 décembre 2018 au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, est accusée par son ex-compagne d'avoir commis le premier délit dans l'espace. © Kirill Kudryavtsev - AFP/Archives

L’astronaute américaine Anne McClain, vue ici le 3 décembre 2018 au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, est accusée par son ex-compagne d’avoir commis le premier délit dans l’espace. © Kirill Kudryavtsev – AFP/Archives

La Nasa enquête sur ce qui pourrait être le premier délit commis dans l’espace, a rapporté le New York Times samedi.

L’astronaute Anne McClain est accusée d’usurpation d’identité et d’accès irrégulier aux dossiers financiers de son ex-épouse depuis la Station spatiale internationale (ISS) où elle se trouvait pour une mission de six mois. 

L’ancienne conjointe d’Anne McClain, Summer Worden, a déposé plainte cette année auprès de la Commission fédérale du commerce (FTC), une agence indépendante, après avoir appris qu’Anne McClain avait accédé à leur compte bancaire conjoint sans sa permission. La famille de Summer Worden a également déposé plainte auprès de l’inspection général de la Nasa. Pour l’avocat d’Anne McClain, sa cliente n’a rien fait de mal et a accédé aux comptes bancaires pendant qu’elle se trouvait à bord de l’ISS afin de surveiller le compte joint du couple, ce qu’elle faisait au cours de leur relation. Les enquêteurs de l’agence spatiale américaine ont contacté les deux femmes, selon le New York Times. Summer Worden a indiqué que la FTC n’avait pas répondu concernant l’usurpation d’identité, mais un enquêteur spécialisé ainsi que l’inspection générale de la Nasa examinent l’accusation.

https://www.futura-sciences.com

Les moisissures de la Station spatiale internationale survivent à 200 fois la dose de rayonnement qui tuerait un être humain


Les moisissures sont tenaces et très résistantes même aux fortes radiations, elles sont présente dans la Station spatiale internationale. Ce qui pourrait causer des problèmes lors des voyages et coloniser d’autres planètes ce qui serait peut-être désastreux.

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Les moisissures de la Station spatiale internationale survivent à 200 fois la dose de rayonnement qui tuerait un être humain

ISS Station spatiale internationale

La Station spatiale internationale (ISS). | NASA


Jonathan Paian

Toutes et tous craignons de voir apparaître ces petites taches noires sur le mur et le plafond, dans la salle de bain ou toute autre zone humide. En plus de ne pas être idéales pour la santé, les moisissures sont difficiles à éliminer complètement. D’ailleurs, elles sont si résistantes qu’elles peuvent survivre aux conditions difficiles de l’espace.

Lors de la Conférence scientifique d’astrobiologie 2019 à Seattle (Washington), des chercheurs ont rapporté que les spores des moisissures sont capables de survivre à des doses de rayonnement 200 fois plus élevées que celles qui tueraient un humain. Une telle résistance pourrait rendre difficile l’élimination des risques de moisissure pour la santé des astronautes. Elles pourraient aussi un jour menacer d’autres zones du Système solaire, par exemple en étant transportées directement depuis la Terre.

Les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) sont déjà constamment aux prises avec des moisissures qui se développent sur les murs et l’équipement de la station. Mais ces moisissures se trouvent dans une structure protégée en orbite terrestre basse, où l’intensité du rayonnement est faible. À l’extérieur de la station, les doses sont plus élevées, et elles le seraient encore plus sur la coque d’un vaisseau spatial se dirigeant vers Mars ou au-delà.

De ce fait, pour savoir ce qui pourrait se produire dans un tel scénario de voyage interplanétaire, Marta Cortesão, microbiologiste au Centre aérospatial allemand (DLR) à Cologne et ses collègues, ont envoyé des rayons X et des ions lourds sur un champignon de moisissure commun appelé Aspergillus niger, qui est abondant dans l’ISS.

Dans le cadre de l’expérience, les chercheurs ont envoyé des quantités très élevées de radiations, beaucoup plus que ce que l’on rencontre sur un vaisseau spatial à destination de Mars (0.6 gray par an) ou à la surface de Mars (0.2 gray par an). Le gray est une mesure de la quantité d’énergie de rayonnement absorbée.

L’équipe de recherche a alors découvert que les spores pouvaient survivre à des doses de rayonnement de 500 à 1000 gray, selon le type de rayonnement auquel elles étaient exposées. L’Homme, en revanche, a déjà du mal à supporter des rayonnements à des doses de 0.5 gray, et 5 gray représente déjà la dose mortelle.

Cortesão a également découvert que les spores ont survécu à de grandes quantités de rayonnement ultraviolet à haute énergie, qui est couramment utilisé comme désinfectant dans les hôpitaux et qui a été proposé pour stériliser les surfaces des engins spatiaux.

moisissures spores iss

Des moisissures se formant à l’intérieur de la Station spatiale internationale, où les vêtements d’exercice sont suspendus pour sécher. Crédits : NASA

Cortesão met en garde contre le fait que ses recherches ne portaient que sur les rayonnements et n’incluaient pas tous les aspects de l’environnement hostile de l’espace extérieur. Par contre, au moins une étude antérieure suggère que les spores de moisissures résistent encore mieux au rayonnement dans le vide, dit-elle. En attendant, une chose est certaine :

« Nous aurons des spores avec nous à coup sûr lors de nos voyages dans l’espace. Les champignons sont oubliés depuis 20 ou 30 ans, mais il est temps d’y retourner » dit Cortesão.

https://trustmyscience.com/

La NASA louera la Station spatiale internationale à des touristes


En 2020 donc, l’an prochain, il sera possible d’être un touriste spatial dans la Station spatiale internationale. Avec la modique somme de $ 35,000 par nuit donc un total de $1,050,000. Il sera fourni pour ce modeste prix la nourriture, les toilettes et tout le nécessaire pour la vie dans l’espace, sauf les clients ne pourront pas faire de sortie à l’extérieur de l’ISS. Un montant sera ajouter Internet pour ceux qui le veulent à raison de $50 par gigaoctet. Personnellement, j’aimerais mieux avoir accès à la réalité augmentée que de voyager dans l’espace.
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La NASA louera la Station spatiale internationale à des touristes

La NASA louera la Station spatiale internationale à des touristesPhoto: NASA via AFPLa station spatiale internationale

Vingt ans après la Russie, la Nasa veut se faire rémunérer dès 2020 pour accueillir des touristes de l’espace et des entreprises dans la Station spatiale internationale (ISS), dont elle cherche à se désengager financièrement.

«La Nasa ouvre la Station spatiale internationale aux opportunités commerciales», a annoncé Jeff DeWit, le directeur financier de l’agence spatiale américaine, au Nasdaq à New York.

«La Nasa autorisera jusqu’à deux missions courtes d’astronautes privés par an», a précisé Robyn Gatens, une responsable de la Nasa gérant l’ISS.

Soit des séjours jusqu’à 30 jours, a précisé la Nasa. Potentiellement, jusqu’à une douzaine de personnes pourraient ainsi séjourner à bord de l’ISS par an… Mais pas effectuer de sortie, dans le vide spatial.

Ils pourront être de n’importe quelle nationalité.

Mais ces astronautes privés, comme la Nasa préfère les appeler, devront être transportés exclusivement par les deux sociétés américaines qui développent en ce moment des véhicules pour la Nasa: SpaceX, avec la capsule Crew Dragon, et Boeing, qui construit la capsule Starliner.

Ces sociétés choisiront les clients et leur factureront le voyage, qui sera la partie la plus coûteuse de l’aventure: de l’ordre de 58 millions de dollars par aller-retour, soit le tarif moyen facturé à la Nasa par ces deux sociétés pour transporter ses propres astronautes.

Ni Dragon ni Starliner ne sont encore prêtes. En théorie, les capsules concurrentes doivent être opérationnelles à la fin de 2019, mais le calendrier dépend encore de la réussite de plusieurs tests. 2020 sera donc le plus tôt pour ces missions privées.

Les touristes paieront la Nasa pour le séjour en orbite: la nourriture, l’eau, les toilettes et tout le système de support de la vie à bord, développé depuis des décennies par les contribuables américains.

Le coût facturé: environ 35 000 dollars par nuit et par astronaute, selon Jeff DeWit.

L’internet ne sera pas inclus: 50 dollars par gigaoctet.

L’ISS n’appartient pas à la Nasa: la station a été construite avec la Russie depuis 1998, et d’autres nations participent et envoient des astronautes.

Mais les Etats-Unis ont financé et contrôlent la majorité des modules.

Ces touristes de l’espace ne seront pas les premiers: l’homme d’affaires américain Dennis Tito fut le premier, en 2001. Il avait payé la Russie environ 20 millions de dollars à l’époque. Quelques autres l’avaient suivi, jusqu’au Canadien Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil, en 2009.

Depuis 2011, les fusées Soyouz sont le seul taxi humain vers l’ISS, et ont exclusivement acheminé des astronautes d’agences spatiales (en plus des cosmonautes russes). Il y a en permanence entre trois et six membres d’équipage à bord: en ce moment, trois Américains, deux Russes et un Canadien s’y trouvent.

La Russie prévoit d’ailleurs de reprendre ces vols de touristes fin 2021.

Le changement de politique annoncé vendredi inclut aussi l’ouverture des parties américaines de la station à des entreprises privées pour des «activités commerciales et marketing».

Cela inclut les start-ups qui développent la fabrication de matériaux en apesanteur, par exemple. Les fibres optiques sont d’une qualité inégalée lorsqu’elles sont fabriquées en apesanteur.

La Nasa a publié une première grille de prix vendredi, par kilogramme de fret.

L’idée est de développer l’économie de l’espace dans l’espoir de voir le secteur privé reprendre un jour l’ISS, que les Etats-Unis devraient arrêter de financer à la fin des années 2020.

«Nous voulons devenir locataire, et non plus propriétaire», avait expliqué Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa, en avril à des journalistes.

L’agence spatiale veut dégager des moyens financiers pour la mission Artémis de retour sur la Lune en 2024, et l’envoi des premiers humains sur Mars, peut-être dans la décennie suivante.

Mais la rentabilité d’activités commerciales en orbite terrestre reste à prouver, en raison du coût encore très élevé du transport.

Pour l’agence spatiale, nécessité semble faire loi.

Lorsque la Russie avait annoncé l’envoi de Dennis Tito, la Nasa s’était initialement opposée… et avait fini par présenter une facture aux Russes.

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Difficile de marcher sur Terre après 6 mois passés dans l’espace


Aller dans l’espace est une expérience unique, mais rester trop longtemps comporte quand même des conséquences. Malgré les exercices, des vêtements adapté pour une circulation dans le bas du corps. Pourtant, cela ne fait qu’atténuer les symptômes. Revenir sur terre, il faut au moins de 3 à 4 ans pour qu’un astronaute se rétablisse. Sans parler des autres obstacles a faire face comme les radiations cosmiques, le voyage vers Mars, ce n’est pas pour demain.
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Difficile de marcher sur Terre après 6 mois passés dans l’espace

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Atrophie musculaire, perte de densité osseuse… L’espace n’est pas tendre. Il est par exemple, entre autres inconvénients, très compliqué de remarcher correctement une fois de retour sur Terre. En témoigne cette vidéo tournée il y a quelques mois, qui met en scène l’astronaute de la NASA Drew Feustel.

En 2018, Feustel a fait partie des expéditions 55 et 56 de l’ISS. Au cours de cette mission, l’astronaute a notamment participé à trois sorties extravéhiculaires pour des opérations de maintenance. Il est par ailleurs le troisième humain à avoir passé le plus de temps en sortie extravéhiculaire. Toujours est-il que, lors de sa dernière mission, l’astronaute a passé 197 jours – soit un peu plus de six mois – à bord de la Station spatiale internationale. Et forcément, il y a eu des conséquences physiques.

Mettre un pied devant l’autre

Nos corps n’ont pas évolué pour expérimenter les conditions de microgravité. Exposés trop longtemps à cet environnement étranger, nos muscles commencent donc à s’atrophier, et nous perdons de la densité osseuse. Un retour sur Terre entraîne également quelques vertiges, le temps pour notre système vestibulaire (organe de l’équilibre) de se réhabituer à son environnement. C’est pourquoi, une fois sur le sol terrestre, il est si compliqué de mettre un pied devant l’autre. Cette vidéo, postée sur Twitter en décembre dernier, nous montre à quel point.

Vidéo intégrée

Pour contrecarrer ces effets, l’ISS est équipée de plusieurs machines permettant aux astronautes à bord de maintenir la meilleure condition physique possible. En général, chaque astronaute passe environ deux heures par jour à s’entraîner. Mais ces exercices ne font qu’atténuer les “symptômes”. Il faut en moyenne au moins trois à quatre ans pour qu’un astronaute puisse se rétablir complètement après un séjour de six mois dans l’espace.

Se préparer pour Mars

Et forcément, plus le séjour est long, plus la perte de densité osseuse est importante. Bientôt se posera alors forcément le problème d’un voyage vers Mars. Les entraînements devront être plus intenses. Des pantalons seront également conçus pour comprimer les fluides dans le bas du corps. Les fluides se distribuent en effet d’une manière totalement différente dans l’espace (le bas du corps reçoit moins de sang). La nutrition est également pensée pour éviter les calculs rénaux, tant redoutés des astronautes (leur formation est accélérée sous l’effet de la pesanteur).

Mais le plus grand défi restera les radiations cosmiques. Sans la protection de l’atmosphère terrestre, les futurs explorateurs seront au minimum 10 fois plus exposés à ces rayons néfastes. Les risques de cancers et d’altérations du système nerveux central seront alors multipliés. Pour l’heure, la seule solution consiste à renforcer les boucliers des équipements, mais il sera nécessaire de développer d’autres moyens visant à garantir la bonne intégrité physique des astronautes.

Source

https://sciencepost.fr/