Étude: le pamplemousse a des interactions dangereuses avec des médicaments


Il est important quand de nouveaux médicaments sont prescrits de vérifier s’il y a des interactions avec le pamplemousse ou même d’autres citrus .. pour avoir un meilleur traitement ou des conséquences plutôt fâcheuses
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Étude: le pamplemousse a des interactions dangereuses avec des médicaments

 

Une étude prévient que le jus de pamplemousse... (Photo Robert Skinner, La Presse)

Une étude prévient que le jus de pamplemousse peut interagir avec plus de 85 médicaments oraux, dont 45 avec lesquels il peut engendrer des conséquences graves, voire mortelles.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

La Presse Canadienne
Toronto

Une portion de pamplemousse ou de son jus peut représenter une excellente source de vitamine C, mais cela peut aussi se révéler dangereux en combinaison avec certains médicaments sur ordonnance.

Une étude prévient que le jus de pamplemousse peut interagir avec plus de 85 médicaments oraux, dont 45 avec lesquels il peut engendrer des conséquences graves, voire mortelles, selon une équipe de recherche affiliée à l’Université Western à London, en Ontario.

«Plusieurs des médicaments qui interagissent avec le pamplemousse sont prescrits couramment et sont essentiels au traitement de problèmes médicaux importants ou courants», écrivent les auteurs dans le numéro de lundi du journal de l’Association médicale canadienne.

Le pharmacologue David Bailey, de l’Institut de recherche en santé Lawson, affirme qu’au cours des quatre dernières années, le nombre de médicaments qui pourraient interagir avec le pamplemousse et causer des effets secondaires sévères est passé de 17 à au moins 43.

«La moitié de ces médicaments peuvent même causer la mort soudaine», a indiqué M. Bailey, ajoutant que les effets secondaires indésirables peuvent aussi inclure une défaillance rénale ou respiratoire grave, et une hémorragie gastro-intestinale.

Les médicaments concernés sont des statines anticholestérol, des médicaments pour le coeur, des antipsychotiques et des analgésiques.

Le pamplemousse contient une substance chimique pouvant interférer avec une enzyme qui contrôle la façon dont les médicaments sont absorbés par l’intestin, entraînant l’ingestion d’une dose potentiellement mortelle de ce médicament.

«Nous savons que le pamplemousse fait augmenter les niveaux du médicament dans le sang. Maintenant, on voit tellement de médicaments où les niveaux sont augmentés que les conséquences sont vraiment inquiétantes», a expliqué M. Bailey.

D’autres agrumes contiennent le même produit: la lime, le pomelo et les oranges de Séville, qui sont fréquemment utilisées pour confectionner de la marmelade.

Des statines couramment prescrites comme l’atorvastatin (Lipitor), la simvastatin (Zocor) et la lovastatin (Mevacor) ont un risque élevé à très élevé d’interagir avec le pamplemousse et de causer une rhabdomyolyse, un effondrement des fibres musculaires qui peut mener à une insuffisance rénale aiguë. Cela peut faire prendre à l’urine l’apparence du vin et causer des douleurs extrêmes, explique M. Bailey.

Le pharmacologue prévient qu’il n’est pas nécessaire de prendre beaucoup de pamplemousse pour souffrir de ses effets adverses. Un patient pourrait prendre seulement un pamplemousse par jour ou seulement 250 millilitres de jus, et l’augmentation du niveau de médicaments dans son corps pourrait être si importante qu’il en ressentirait les effets adverses.

Par ailleurs, un médicament contre les caillots sanguins, le clopidogrel (Plavix), utilisé par plusieurs Canadiens plus âgés, ne fonctionne pas du tout si un pamplemousse est consommé, a expliqué M. Bailey.

Ce dernier faisait partie d’un groupe de recherche qui a été le premier à soulever les interactions entre les pamplemousses et les médicaments il y a plus de 20 ans. Depuis lors, le nombre de médicaments avec ces effets néfastes a augmenté de façon significative. Le professeur Bailey espère que les médecins seront alertés par l’article et qu’ils avertiront leurs patients.

«C’est pourquoi nous avons rédigé cette étude. Si vous ne connaissez pas le risque, c’est très peu probable que vous y penserez», a-t-il conclu.

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Gare aux crises cardiaques non détectées


Des crises cardiaques qui passent inaperçus difficile alors de commencer un traitement pour éviter les récidives qui peuvent être mortelle. Espérons que dans un prochain avenir des études pourront aider a prédire des cas a risques simplement par une prise de sang
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Gare aux crises cardiaques non détectées

 

Selon une étude parue dans le Journal de l’Association médicale américaine, les gens qui ont des crises cardiaques sans s’en rendre compte ont autant de risque de mourir que ceux dont la crise cardiaque est détectée.

PHOTO: ARCHIVES LE DROIT

MATHIEU PERREAULT
La Presse

La moitié des crises cardiaques ne sont pas détectéee, selon une nouvelle étude américaine. Or, les gens qui ont une crise cardiaque courent beaucoup de risque de récidive mortelle s’ils ne sont pas traités.

«On savait que certaines personnes ont des crises cardiaques sans s’en rendre compte, mais aucune étude importante n’avait quantifié ce risque et surtout, on ne connaissait pas son importance clinique», explique l’auteur principal de l’étude parue dans le Journal de l’Association médicale américaine, Andrew Arai, en entrevue depuis le Maryland. «Les gens qui ont des crises cardiaques sans s’en rendre compte ont autant de risque de mourir que ceux dont la crise cardiaque est détectée. Pour les gens qui ont du diabète, c’est encore pire.»

L’équipe du Dr Arai, qui est cardiologue aux Instituts nationaux de la santé des États-Unis, a suivi un millier d’Islandais du troisième âge pendant six ans et demi. Le risque de mourir durant cette période était de 17% pour les gens n’ayant jamais eu de crise cardiaque, de 28% pour ceux qui en avaient subi une sans s’en rendre compte et de 33% pour ceux qui en avaient été victimes et s’en étaient aperçus. Plus du quart des cobayes avait eu une crise cardiaque, reconnue ou non.

L’étude montre également que les crises cardiaques inaperçues sont détectables par imagerie, mais plus rarement par électrocardiogramme. Cela signifie-t-il que tout le monde devrait se soumettre à un scan cardiaque à partir d’un certain âge?

«Non, dit le Dr Arai. Ça coûterait trop cher. Mais il arrive qu’on fasse un scan pour d’autres raisons et qu’on voie des cicatrices sur le coeur. Notre étude montre que dans ce cas, il faut envisager sérieusement un traitement comme après une crise cardiaque.»

Seulement 36% des patients ayant subi une crise cardiaque passée inaperçue prenaient des statines, un médicament très efficace pour prévenir les récidives. C’est deux fois moins que pour ceux dont l’infarctus avait été diagnostiqué.

Le Dr Arai veut maintenant se servir de son échantillon islandais, qui est suivi depuis très longtemps et de manière très complète, pour déterminer si d’autres types de cicatrices cardiaques permettent d’améliorer la prédiction du risque et donc la nécessité du traitement. Il va aussi se pencher sur des marqueurs sanguins. Le risque cardiaque des Islandais est similaire à celui des autres populations occidentales.

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