Gloutonmania: vivre de son ventre


Je trouve cela dégoutant et honteux ! Faire des compétitions de gloutonnerie, une activité très recherchée aux États-Unis. Il y a même des professionnels qui gagnent leur vie et paient les études de leurs enfants en participants a ces concours. Pourtant ce  »sport » est dangereux pour la santé, voir mortel. Pire encore sur YouTube, plus tu bouffes plus tu as des adeptes plus tu es payé. Pour avoir des fans, certains sont prêts à faire n’importe quoi et aller dans l’extrême comme des aliments avariés, des cafards vivants, etc. .. Sachez que même des enfants font des vidéos sur des  »cochonneries » qu’ils mangent, mais eux, c’est lentement, on les enfants manger.
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Gloutonmania: vivre de son ventre

 

Concours d'empiffrage de tarte à la lime, à... (PHOTO ROB O'NEAL, FLORIDA KEYS NEWS BUREAU, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

Concours d’empiffrage de tarte à la lime, à Key West, en Floride.

PHOTO ROB O’NEAL, FLORIDA KEYS NEWS BUREAU, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

YVES SCHAEFFNER

Collaboration spéciale

La Presse

(Philadelphie) Aux États-Unis, les compétitions de bouffe sont un véritable phénomène suivies par des centaines de milliers de fans. Ailes de poulet, burgers géants, hot-dogs: au rayon malbouffe, il y en a pour tous les goûts. L’objectif: se goinfrer au maximum en un temps limité. Quelques superstars de l’oesophage en ont même fait un métier, à leurs risques et périls. Estomacs sensibles s’abstenir.

Cinq cent une ailes en 30 minutes

En février, la ville de Philadelphie s’apprête à accueillir le Wing Bowl, le Super Bowl de la bouffe: une gigantesque compétition d’ailes de poulet. Plus de 20 000 personnes sont attendues à l’aréna local pour voir la crème des mangeurs de compétition engouffrer plusieurs milliers d’ailes de poulet en 30 minutes.

Après le concours de hot-dogs de Coney Island, à Brooklyn, retransmis en direct à la télé chaque 4 juillet, le Wing Bowl est la seconde compétition de bouffe au pays. Plus de 40 000 $ de prix sont en jeu.

Alors, les gloutons professionnels prennent leur préparation au sérieux. Très au sérieux dans le cas de Bob Shoudt alias Notorious B.O.B. Champion en titre, Bob Shoudt s’entraîne quotidiennement depuis trois mois dans le but d’être au «sommet de sa forme» pour le jour J.

«C’est mon boulot. Cela peut paraître ridicule, mais c’est ce qui me permet de soutenir ma famille, de payer les études de mes enfants», explique le grand gaillard au crâne rasé et à la barbichette surdéveloppée.

Chaque jour, Bob Shoudt travaille l’élasticité de son estomac en ingurgitant des quantités phénoménales d’eau. À un jour de la compétition, il engouffre plus de 10 L d’eau en quelques secondes sous nos yeux. Un exercice qu’il compte répéter encore trois fois au cours des 24 prochaines heures.

Il peine à parler.

 «Cela devient dur de respirer avec toute cette flotte dans l’estomac», balbutie-t-il.

Rapidement, il se dirige vers les toilettes pour régurgiter tout le liquide qu’il vient de boire.

Il n’a pas le choix. Une telle quantité d’eau dans l’organisme pourrait lui être fatale.

«Cela pourrait provoquer un oedème cérébral. Je sais que je ne devrais pas faire ça.»

«Mais bon, cela en vaut vraiment la peine. L’année dernière, j’ai gagné 48 500 $ à ce concours», plaide-t-il.

Au cours des années, Bob Shoudt a amassé des tonnes de trophées. Il détient notamment les records pour la soupe au saumon (9 L en 6 minutes), les pâtes au chili (6,3 kg en 10 minutes), et les hamburgers Crystal (39 en 2 minutes).

Comme lui, ils sont quelques-uns à gagner des sommes importantes avec leurs mandibules. Certains, comme Joey Chestnut (11 fois vainqueur du concours de hot-dogs de Coney Island) ou Molly Schuyler (un minuscule brin de femme qui peut engloutir des centaines d’ailes de poulet en quelques minutes) ou Matt Stonie (qui a plus de 6 millions d’abonnés à sa chaîne YouTube) ne vivent que de leur ventre.

En juillet dernier, le légendaire Joey Chestnut a remporté son 11e titre au concours Nathan’s grâce à une performance de 74 hot-dogs ingurgités en 10 minutes, battant ainsi son propre record.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

L’été, des compétitions sont organisées pratiquement tous les week-ends à travers le pays. Il y a même des ligues! La plus importante, la Major League Eating, organise notamment le concours de Coney Island et établit un classement des «meilleurs» mangeurs. Bob Shoudt s’est déjà hissé au second rang du palmarès, derrière la mégastar Joey Chestnut.

Comment expliquer l’engouement pour une telle activité?

«Vouloir gagner à tout prix, c’est le truc le plus américain qui soit», avance James Splendore, un fan du «sport».

 Avec Mike Sullivan, il anime depuis quatre ans un podcast consacré à la discipline à partir de New York.

«C’est tellement fou, c’est tellement ridicule, c’est un truc presque primal», dit son collègue pour expliquer sa fascination pour le phénomène.

Un nouveau record!

Retour à Philadelphie. Le Wing Bowl va débuter à l’aréna des Flyers. Les participants font leur entrée sur des chars allégoriques. Ils sont 29 : 27 hommes et 2 femmes. Ils sont accompagnés de Wingettes, jeunes femmes en petite tenue qui sont chargées d’alimenter les concurrents en assiettes d’ailes de poulet.

Trois, deux, un… C’est parti. La compétition dure 30 minutes au total. À mi-parcours, bien des concurrents abandonnent. Le concours est retransmis sur des écrans géants au centre de l’aréna. Ce n’est pas joli-joli. Certains mangeurs sont sur le point de vomir, ce qui semble autant révulser qu’exciter la foule.

Le décompte final retentit. Les arbitres font l’addition. Molly Schuyler exulte. Elle vient de fracasser le record en engloutissant 501 ailes en 30 minutes, du jamais vu dans l’histoire du Wing Bowl.

À la clé pour la Californienne: plus de 35 000 $ de prix et une horrible couronne de poulets en plastique.

Troisième, Bob Shoudt repart les mains vides.

«Ça fait mal de ne rien gagner. Mais ça va. Cela me donne juste envie de revenir plus fort la prochaine fois», conclut-il, bon mangeur.

Trois records notables

> 74 hot-dogs: En juillet dernier, le légendaire Joey Chestnut a remporté son 11e titre au concours Nathan’s grâce à une performance de 74 hot-dogs ingurgités en 10 minutes, battant ainsi son propre record.

> 25,5 livres de poutine: Le même Chestnut, un Américain, détient aussi le record pour la quantité de poutine avalée, soit 25,5 livres de poutine en 10 minutes.

> 22,5 livres de kale: Est-ce que manger 22,5 livres de chou frisé cru peut être considéré comme «santé»? Le Nigérian Gideon Oji a défendu son titre en 2017, à la World’s Healthy Eating Competition, en réalisant cet exploit.

Bob Shoudt se filme en train d’engloutir des nouilles coréennes super-épicées.

PHOTO YVES SCHAËFFNER, COLLABORATION SPÉCIALE

Un «sport» extrême

Bob Shoudt ne le dit généralement pas en public de peur de susciter des moqueries, mais il est convaincu que les compétitions de bouffe sont un sport.

«Je faisais de l’athlétisme plus jeune, du cross-country, et ce que je fais aujourd’hui est plus exigeant», soutient-il.

Fasciné par les quantités gargantuesques de nourriture englouties par les mangeurs de compétition, le gastroentérologue David Metz de l’Université de Pennsylvanie a publié une étude scientifique sur le phénomène en 2007.

Pour comprendre comment les compétiteurs pouvaient engouffrer autant de nourriture, le docteur et son équipe ont comparé l’estomac d’un mangeur de compétition et celui d’un humain «normal». Ils ont découvert que les gloutons professionnels parvenaient à dilater de façon exceptionnelle leur estomac et à ignorer les signes de satiété.

«L’estomac du mangeur de compétition était tellement dilaté qu’on n’arrivait plus à le photographier avec une seule radiographie. Cela nous a pris plusieurs radiographies pour le capturer en entier», précise le gastroentérologue.

Plus alarmant: leur étude dressait la liste des dangers et des complications liés à cette pratique.

Et la liste est longue. Elle comprend notamment une perforation de l’estomac, une perforation de l’oesophage, un oedème cérébral, l’obésité et un étouffement…

Chaque année, plusieurs personnes meurent d’ailleurs en essayant de repousser les limites de leur estomac.

«Le problème, explique le Dr Metz, c’est que si vous avez de la nourriture dans l’oesophage qui s’empile pour se rendre dans l’estomac, cela peut déborder et bloquer la trachée. Les étouffements sont un vrai problème. Il y a des gens qui en sont morts, même durant des compétitions.»

Les chaînes gloutonnes

Mais tout cela ne décourage pas les adeptes, particulièrement sur la plateforme de diffusion YouTube. De plus en plus de mangeurs se filment en train de relever des défis alimentaires pour multiplier les «vues» et être ainsi rémunérés.

Raina Huang, youtubeuse de 23 ans installée à Los Angeles, a amassé plus de 10 millions de visionnements, en un peu plus d’un an, d’elle engouffrant de gigantesques pizzas et autres gargantuesques burgers.

Elle est bien consciente que son régime n’est guère recommandable, mais elle enregistre tout de même plusieurs vidéos par semaine, voire par jour.

«Je sais bien que ce n’est pas bon pour la santé, mais je suis jeune, j’ai le droit d’être stupide!», dit-elle en avalant neuf hamburgers, plusieurs frites et trois milk shakes pour une vidéo qu’elle compte mettre en ligne sous peu.

Naturellement, pour multiplier les visionnements, les youtubeurs ont tendance à se lancer des défis toujours plus extrêmes. Certains se filment en train de manger des cactus, d’autres des aliments avariés, voire des cafards vivants.

«Il y a des youtubeurs qui gagnent très bien leur vie ainsi.»

«Certains peuvent faire plusieurs centaines de milliers de dollars par année juste avec leurs vidéos», explique Bob Shoudt.

Si bien qu’à 50 ans, Bob Shoudt s’est lui aussi mis à filmer ses exploits dans l’espoir d’augmenter ses revenus. Pour l’instant, sa chaîne YouTube peine en comparaison des stars du genre. Alors, pour se faire remarquer, il a lui aussi tendance à relever des défis plus extrêmes.

En ce dimanche soir, il compte se filmer en train d’engloutir 10 paquets de nouilles coréennes super-épicées dans son salon.

 «Si j’y parviens, je crois que cela sera une première», dit-il.

C’est sa seconde tentative.

Les nouilles sont tellement épicées qu’il transpire à grosses gouttes. Rapidement, son nez coule. Il en pleure même.

Sept minutes et quarante-trois secondes plus tard, il parvient finalement à vider l’énorme saladier.

«Ma bouche est en feu. Ce n’est vraiment pas plaisant», grogne-t-il avant d’aller éteindre ses deux caméras.

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N’ayez pas peur si vous aimez avoir peur


 

Aimez-vous les films d’horreur ou non ? En fait, la science comprend le mécanisme de la peur, qui fait que devant un danger imminent nous combattons ou nous fuyons comme nos ancêtres faisaient pour survivre. Aujourd’hui, nous pouvons avoir certains choix d’avoir peur. Pourquoi certains aiment ce genre de peur et d’autres pas. Personnellement, j’aime les films d’horreur durant la journée, mais pas ceux que le sang gicle partout et de la pire sauvagerie
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N’ayez pas peur si vous aimez avoir peur

Le cri | Iain Heath via Flickr CC License by

Le cri | Iain Heath via Flickr CC License by

Kira Shaw

Certaines personnes aiment avoir peur. Il y a bien évidemment une raison scientifique.

Dans nos vies, nous avons tous connu la peur. Mais Halloween, c’est ce moment spécial où nous sommes nous-mêmes à la recherche de cet élan qui, habituellement, accompagne l’effroi. Avez-vous besoin d’un «spécialiste de la peur» pour la fête de cette année ? Ne cherchez pas plus loin que votre propre cerveau.

Witch Fingers Cookies | Ruocaled via Flick License by

Peut-être allez-vous passer cette soirée à regarder Les Griffes de la nuit en vous masquant les yeux? Ou bien préfèreriez-vous errer dans une maison hantée en guettant l’apparition de vampires ou de créatures surgissant de leur cachette?

Quels que soient vos goûts, confronté à des situations qui vous font froid dans le dos (ou qui vous chatouillent la colonne vertébrale), votre cerveau entre dans ce mode opératoire: combattre, ou fuir. Cette façon de réagir relève d’un mécanisme primitif de survie où votre corps répond par une réaction de stress face à une menace surgie dans notre environnement.

Zombies ! Pxhere

Le cerveau à l’œuvre

Si, à l’origine, cette réaction intervenait pour aider nos ancêtres à échapper aux prédateurs dans un monde empli de dangers, aujourd’hui, on ressent plus couramment ces sensations en cas de menaces mentales: à savoir des menaces peu susceptibles de mettre en danger notre intégrité physique mais celles capables probablement de déclencher une détresse psychologique.

Le dilemme combattre ou fuir provoque une réaction de votre amygdale, la partie de votre cerveau impliqué dans le fonctionnement émotionnel. Ce système cérébral originel fait partie intégrante du processus de peur, mais il est incapable de distinguer entre menace physique et menace mentale. Tandis que des paumes moites et de l’angoisse peuvent se justifier face à la présence d’un ours affamé, elles se manifestent également sous forme de scénarios anxiogènes quand il s’agit d’un entretien d’embauche ou en visionnant un film d’horreur.

Beaucoup d’éléments étayent l’implication de l’amygdale dans le processus de peur. Le plus impressionnant: si l’on enlève entièrement sur des rats cette partie du cerveau, ils ne manifestent plus la moindre conduite de peur ou d’évitement face à leur ennemi juré, le chat.

Fantôme ! Pxhere

Ainsi, au moment où la bande-son angoissante de votre film d’horreur se met à résonner de plus en plus fort et où l’apparition soudaine du meurtrier masqué vous fait sursauter, voilà qui servira de stimulus pour déclencher un signal dans votre amygdale. En réponse à la menace perçue, une substance cérébrale chimique, le glutamate, va être libérée et agir dans deux autres zones du cerveau. Le premier signal est envoyé en profondeur à la base du cerveau moyen (mésencéphale) que l’on n’arrive pas vraiment à contrôler. Ce qui risque de nous glacer ou bien de nous faire sursauter involontairement, et ce n’est guère indiqué si l’on tient un sachet de pop-corn sur les genoux.

Sentez-vous le shoot de dopamine ?

Le second signal est adressé à l’hypothalamus, une région du cerveau responsable de la production d’hormones. L’hypothalamus actionne notre système nerveux autonome, ce qui explique le déclenchement de notre instinct «combattre ou fuir».

Le rythme cardiaque et la pression sanguine augmentent, l’adrénaline et la dopamine (l’«hormone de récompense» du cerveau) sont diffusées dans tout le corps. Cela aide nos organismes à se préparer, soit pour engager le combat fatal, soit pour prendre nos jambes à notre cou. Voilà pourquoi vous ressentez une telle pulsion chaque fois que vous êtes effrayé.

Pourquoi certains aiment ça

Certaines personnes apprécient plus que d’autres ces expériences de frayeur et le rush qui les accompagne. Peut-être faites-vous partie de ces gens qui regardent des films d’horreur tout au long de l’année ou qui recherchent des sports de l’extrême ou encore des activités à risque.

Psychopathe ! Pxhere

Une constatation est en train d’émerger: notre chimie cérébrale sous-jacente serait aussi responsable des différences existant entre les individus prenant plaisir à avoir peur et les autres. Les travaux de David Zald et de ses collègues à l’université Vanderbild l’ont prouvé: en réponse à des situations qui donnent le frisson, les individus manifestent des réactions tout à fait diversifiées. La dopamine, nous le savons, se libère face à des contextes effrayants ou électrisants. Mais, chez les personnes déclarant raffoler de ce genre de situations, leur cerveau est dépourvu d’un «frein» réglant la libération de la dopamine et sa recapture par les neurones dans le cerveau.

Cela signifie une chose: c’est en raison de niveaux de dopamine plus élevés dans leur cerveau que ces individus éprouvent davantage de plaisir et de récompense face à des situations effrayantes ou à risque. Certains d’entre nous peuvent bien se recroqueviller peureusement rien qu’à entendre le nom du monstre des Griffes de la nuit, d’autres au contraire sentiront des bulles d’excitation monter en eux.

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Plus dangereux, inédit, visible: le «toujours plus» des sports extrêmes


Avec les réseaux sociaux, les vidéos, le sport extrême a pris une ampleur démesurée. Risquer sa vie pour se sentir plus vivant. Mais aussi, c’est regarder moi, je suis bon, j’affronte la mort face à face. Malheureusement, ce genre d’activités dangereuses rencontre quelques fois la mort et ce même avec des sportifs expérimentés
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Plus dangereux, inédit, visible: le «toujours plus» des sports extrêmes

 

Base jump, Parkour, High, sauts en wingsuit, une... (Photo PHILIPPE DESMAZES, AFP)

Base jump, Parkour, High, sauts en wingsuit, une combinaison ailée… L’inventivité humaine semble n’avoir point de limite en matière de disciplines toujours plus extraordinaires, plus risquées, plus photo et télégéniques aussi.

Photo PHILIPPE DESMAZES, AFP

 

Françoise CHAPTAL
Agence France-Presse
PARIS

Ils glissent comme des oiseaux entre des parois rocheuses portés par une combinaison ailée, font le poirier sur le rebord d’un toit ou se jettent d’une falaise: les adeptes de sports extrêmes, autrefois circonscrits à une poignée d’initiés, sont de plus en plus nombreux.

Et leurs exploits plus visibles, filmés et diffusés sur l’internet, comme un défi à une société de plus en plus averse au risque.

Base jump (saut en parachute d’un promontoire naturel comme une falaise ou artificiel comme un pont), Parkour (acrobaties urbaines, de toits en balcons, murs, édifices), High ou skylining (funambulisme en milieu urbain ou naturel), sauts en wingsuit, (une combinaison ailée…) L’inventivité humaine semble n’avoir point de limite en matière de disciplines toujours plus extraordinaires, plus risquées, plus photo et télégéniques aussi.

Et plus mortelles aussi: quatre base-jumpers se sont écrasés dans les Alpes et Pyrénées françaises en août après s’être jetés dans le vide depuis un sommet. Le base jump et le wingsuit coûtent la vie à une vingtaine de personnes chaque année en moyenne. En mars, la communauté des amateurs d’adrénaline avait été choquée par la mort de trois sportifs expérimentés et réputés, dans les Alpes suisses, le Néo-Zélandais Dan Vicary, l’Américain Brian Drake et le Français Ludovic Woerth.

C’est dans les années 2000, coïncidant avec l’essor des réseaux sociaux et du partage de vidéos sur l’internet, que ces sports ont fait irruption ou sont sortis de l’ombre, ringardisant le parachutisme, le deltaplane ou le saut à l’élastique, considérés autrefois, dans l’imaginaire collectif, comme le summum des sports à risques.

«Aujourd’hui, beaucoup de pratiquants de ces sports se mettent en scène dans des vidéos et cela change la donne», note Nicolas Cazenave, maître de conférence en psychologie clinique et de la santé à l’université de Toulouse-Jean-Jaurès. «Il y a un côté narcissique qui n’existait pas par le passé, quand ces pratiques étaient confidentielles.»

«Inventivité galopante»

Il suffit en effet de passer un moment sur un site de vidéos, comme Epic TV, pour être abreuvé d’images plus spectaculaires les unes que les autres.

«On s’affronte par vidéo interposée, donc on augmente les risques, parce qu’une fois que tout le monde a réalisé un exploit, il faut passer à quelque chose de plus risqué», poursuit Nicolas Cazenave, lui-même ancien snowboarder.

D’autant que les technologies en terme de matériel sont de plus en plus accessibles. Le wingsuit, cette combinaison ailée qui se gonfle et permet de voler, a été «démocratisée» après le saut dans l’espace de l’Autrichien Felix Baumgartner, orchestré par la marque autrichienne de boissons énergétiques Red Bull.

Aujourd’hui, sauter en wingsuit est devenu tellement «banal» qu’un Italo-Norvégien de 27 ans, Alexander Polli, a cru bon, pour se démarquer, de passer à 250 km/h dans un trou à peine plus large que son envergure, creusé par l’érosion dans une falaise de Catalogne, après avoir sauté, équipé de son wingsuit, depuis un hélicoptère!

«Il y a clairement une inventivité galopante», reprend Nicolas Cazenave. «Parce que les nouvelles technologies le permettent, sont plus accessibles. Et aussi parce que notre société tend à mettre de plus en plus de freins, de protections physiques, de limitations de vitesse, dans la vie de tous les jours et dans le sport. Les sportifs de l’extrême recherchent les niches.»

«Testostérone et dopamine»

Chercheuse en psychologie sociale à l’institut des sciences du mouvement d’Aix-Marseille, spécialiste des prises de risque dans le sport, Cécile Martha a suivi pendant un an et demi une quarantaine d’adeptes du Base jump (sur 200 recensés en France), sorte de parachutisme dont les adeptes se jettent d’un pont ou d’une falaise plutôt que d’un avion.

Elle a dressé un portrait-robot de ces athlètes de l’extrême:

«Un homme, pour l’écrasante majorité (pour des raisons d’abord hormonales liées au mélange détonant de la testostérone, hormone masculine, et de la dopamine, celle du plaisir, dans des situations extrêmes) éprouvant un besoin de sensations fortes supérieur à la moyenne».

«En revanche, ce ne sont pas des impulsifs», poursuit-elle. Ils abordent leur sport de manière très méticuleuse et ceux qui ont le plus d’accidents sont justement les impulsifs». Leur vie est à la merci des reliefs ou d’un coup de vent imprévu.

«Le quotidien ne leur donne pas de sensations fortes, d’émotions. Ce n’est pas se confronter à la mort qui les stimule, mais plutôt le désir de se sentir extrêmement vivants. Pour cela, ils ont besoin de se mettre en danger», explique Nicolas Cazenave.

«L’équitation, le ski, la gymnastique, la F1, la voile, la moto… comportent à priori un risque mortel», explique Jean Griffet, sociologue spécialiste des sports aquatiques extrêmes comme la plongée en apnée.

Mais le danger y est réduit par des dispositifs (glissières de sécurité, tapis de mousse…) et un apprentissage progressif.

«Le sport extrême ne permet pas cet apprentissage. Lorsque vous sautez pour la première fois en Base jump, c’est déjà une activité létale, définie par la loi du tout ou rien.»

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Incroyable : ce chien vole en wingsuit avec son maître !


Heureusement, que le chien était bien attaché après la combinaison de son maître. J’aurais eu peur que par la panique, il saute dans le vide… seul. Mais bon, ce toutou semble apprécier l’expérience, sinon, je pense, qu’il aurait fuit loin du parachute
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Incroyable : ce chien vole en wingsuit avec son maître !

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : Youtube – Dean Potter

Whisper n’est pas un chien tout à fait comme les autres, ou du moins ses hobbies ne sont pas les mêmes que ceux des autres chiens. Non, quand d’autres jouent à la balle, font de l’agilité ou du cani-cross, ce téméraire toutou vole avec son maître, un dénommé Dean Potter, adepte des sensations fortes.

Une première mondiale

Ce grimpeur et parachutiste américain adore son chien, et il a tout naturellement eu envie de partager avec lui sa passion pour les sports extrêmes. Et c’est par le saut en wingsuit, un vol effectué grâce à une combinaison en forme d’aile qui se gonfle d’air au moment où le sauteur s’élance depuis une falaise ou un avion, qu’il a décidé de commencer.

C’est une grande première mondiale : jamais aucun chien n’avait vécu une telle expérience. Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, Whisper, fermement attaché dans le sac à dos de Dean Potter, ne semble pas avoir été traumatisé par ce saut dans le vide qui effraierait nombre d’humains. Bien au contraire, le chien a visiblement beaucoup apprécié ce vol dans les Alpes suisses.

Mais il est tout de même heureux de retrouver la terre ferme. Lorsque ses pattes la touchent à nouveau, il saute dans les bras de son maître et le couvre de léchouilles, comme pour le remercier d’avoir partager avec lui ce beau moment.

http://wamiz.com