Des astronautes découvrent une nouvelle espèce de crustacé


Quoi de mieux pour les astronautes de couronner un séjour dans des grottes dans le but d’expérimenter la noirceur, la promiscuité, le froid, l’humidité et le confinement tout en cherchant des formes de vie, de trouver une nouvelle espèce de cloporte qui vit dans des mares souterraines..
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Des astronautes découvrent une nouvelle espèce de crustacé

 

Une étendue d'eau souterraine dans une des grottes de Sardaigne explorées par les astronautes au cours du programme d'entraînement CAVES de l'Agence spatiale européenne (ESA). © ESA–V. Crobu

Une étendue d’eau souterraine dans une des grottes de Sardaigne explorées par les astronautes au cours du programme d’entraînement CAVES de l’Agence spatiale européenne (ESA). © ESA–V. Crobu

Durant une expédition dans le système de grottes de Supramonte en Sardaigne en 2012, des astronautes en entraînement ont collecté de curieux petits crustacés incolores et aveugles dans une mare souterraine, qui se se sont avérés appartenir à une nouvelle espèce, annonce l’Agence spatiale européenne (ESA) dans  un communiqué.

Nommée Alpioniscus sideralis, du mot latin pour sidéral (qui a rapport aux astres) en clin d’œil aux astronautes, l’espèce est décrite dans un article paru dans le journal ZooKeys. Ce minuscule cloporte d’eau douce, de moins de 8 mm de long, est un des rares à être retourné à une vie aquatique. On appelle en effet cloportes un ensemble de crustacés qui ont évolué pour devenir terrestres.

Des astronautes internationaux (ESA, Nasa, Canada, Russie, Japon et Chine), accompagnés de spéléologues et de biologistes, ont contribué à la découverte de A. sideralis, survenue dans le cadre du programme Cooperative Adventure for Valuing and Exercising human behaviour and performance Skills (CAVES) organisée par l’ESA. Ils passent six jours dans l’humidité, le froid, l’obscurité, la promiscuité et le confinement des grottes sardes pour se préparer aux missions spatiales, mais aussi à la recherche de vie, ici d’organismes adaptés à une vie souterraine comme A. sideralis.

Ce petit crustacé découvert par les astronautes dans les grottes de Sardaigne est un représentant d'une espèce auparavant inconnue, nommée Alpioniscus sideralis. © ESA–M. Fincke

Ce petit crustacé découvert par les astronautes dans les grottes de Sardaigne est un représentant d’une espèce auparavant inconnue, nommée Alpioniscus sideralis. © ESA–M. Fincke

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Une grotte gigantesque découverte au Canada


Existe-t-il des coins inexplorés sur notre planète, probablement que oui. Mais au Canada ? Une grotte a été découverte en Colombie-Britannique au Canada et malgré la grandeur de cette grotte elle n’aurait jamais été explorer jusqu’en septembre dernier.
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Une grotte gigantesque découverte au Canada

 

 

par Brice Louvet

 

Une équipe de chercheurs annonce la découverte d’une énorme grotte en Colombie-Britannique, au Canada. Malgré sa grande taille, elle serait passée inaperçue depuis toujours.

Elle vient d’être surnommée le “Puits du Sarlacc”. Un nom qui fait ici référence à la créature vermiforme géante vivant dans les sables de Tatooine, dans la Mer de Dunes, retrouvée dans l’univers de Star Wars. Une équipe de géologues annonce en effet la découverte d’une grotte auparavant inconnue, un trou béant dissimulé dans le parc provincial Wells Grey en Colombie-Britannique.

« C’est vraiment énorme »

« Ma première réaction a été de penser qu’il ne pouvait pas avoir de grotte là-bas, c’est impossible, explique à Global News Catherine Hickson, géoscientifique en charge de l’expédition. C’est énorme. C’est vraiment énorme ».

La grotte, découverte en avril dernier alors que des responsables du parc tentaient de compter les effectifs de caribous dans la région, est aujourd’hui décrite par les chercheurs comme « une grotte d’importance nationale ». Pour eux, il s’agit d’une nouvelle « découverte majeure dans l’Ouest canadien ».

grotte Canada

 

Une grotte gigantesque découverte en Colombie-Britannique, au Canada, fera l’objet d’étude au cours de ces prochains mois. Crédits : Catherine Hickson

Les dimensions restent en effet très impressionnantes : 100 mètres de long pour une soixantaine de mètres de large. Comme le souligne au Canadian Geographic le spéléologue John Pollack, qui a tenté une première approche en septembre dernier :

« Je suis allé dans certaines des plus grandes grottes du monde. Cette entrée est vraiment immense, et pas seulement selon les normes canadiennes », dit-il.

Mais alors comment une ouverture aussi immense a-t-elle pu passer inaperçue pendant tout ce temps ?

Enfouie sous la neige ?

Pour les chercheurs, il est possible que le site du parc provincial Wells Grey se soit historiquement retrouvé enfoui sous une couverture de neige toute l’année, il y a peut-être 20 à 50 ans. La vallée reste par ailleurs très difficile d’accès, uniquement fréquentée par les rennes. D’où probablement l’absence de données concernant cette grotte.

« L’entrée est suffisamment remarquable pour que les alpinistes, les spéléologues ou le personnel du parc aient rédigé cette tentative de descente si elle avait été rencontrée au cours des 40 ou 50 dernières années, poursuit John Pollack. Aucun récit de ce genre n’existe dans la littérature sur la spéléologie ou l’alpinisme ».

L’emplacement exact de la grotte n’a pour l’heure pas encore été dévoilé dans le but de protéger son environnement. Une première descente (80 mètres) a été tentée en septembre dernier, et les chercheurs comptent bien poursuivre les analyses au cours de ces prochains mois.

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Au Gabon, des crocodiles oranges uniques au monde


Des crocos oranges, spécial !! Les scientifiques croient que cela est du à la noirceur totale des grottes et dans le guano, (les excréments des chauves-souris) Il semble qu’il y a 3 milles ans au Gabon, le niveau de la mer avait baissé, c’est alors que des crocrodiles ont été bloqués et ne pouvaient plus sortir leur ADN s’est même modifié pour vivre dans cette zone tout en changeant leur alimentation
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Au Gabon, des crocodiles oranges uniques au monde

 

© afp.

Au Gabon, connu pour sa diversité géologique et sa faune, des scientifiques ont eu l’incroyable surprise de découvrir des crocodiles de couleur orange, uniques au monde, vivant au milieu d’excréments de chauves-souris dans des grottes obscures.

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© afp.

« Quand je me suis approché avec la lampe torche dans la grotte, j’ai vu des yeux rouges… de crocodiles! C’était en 2008. Deux ans plus tard, nous avons sorti un premier spécimen de la grotte et nous avons remarqué qu’il était orange », se souvient le géoarchéologue (spécialiste des sédiments archéologiques) Richard Oslisly.

Une double découverte exceptionnelle faite alors qu’avec une équipe de chercheurs, il essayait de trouver des restes de traces humaines, dans les grottes d’Abanda (sud). Ce « crocodile orange cavernicole », qui peut atteindre 1m70, est unique au monde et n’a été observé que dans ces grottes du Gabon, selon M. Oslisly.

« Au début, nous avions pensé que la couleur pouvait venir de leur alimentation, car nous avons remarqué que ces reptiles mangent des chauves-souris oranges », explique le chercheur français.

Mais après des études plus poussées, les chercheurs ont avancé d’autres hypothèses: une « dépigmentation » due au manque de lumière dans ces grottes ou encore la nocivité du « guano », une substance faite d’excréments de chauves-souris dans laquelle ces animaux marinent tout au long de leur vie souterraine.

« L’urine des chauves-souris a commencé à attaquer leur peau et transformé leur couleur », explique Olivier Testa, spéléologue et membre de l’équipe scientifique.

Depuis 2010, Richard Oslisly, Olivier Testa et le chercheur américain Matthew Shirley ont multiplié les expéditions scientifiques pour en savoir plus sur ces crocodiles hors du commun. En cartographiant les grottes, ils ont à ce jour recensé quatre crocodiles oranges sur une quarantaine de cette espèce « cavernicole ».

Des dizaines de crocodiles avec une coloration « normale » vivent dans des grottes voisines connectées à la surface, explique M. Testa, alors que les crocodiles oranges croupissent dans des grottes accessibles uniquement par des puits verticaux.

Vieux de 3.000 ans

« On pense que ces dizaines de crocodiles se seraient installés dans les grottes d’Abanda il y a environ 3.000 ans, ce qui correspond relativement bien avec une période où le niveau de la mer avait baissé et où cette zone côtière est redevenue terrestre », explique M. Shirley.

Les crocodiles oranges, bloqués dans la grotte, se seraient « retrouvés piégés après être entrés par des couloirs quand ils étaient petits, puis ils ont grossi », selon Richard Oslisly.

Plusieurs couloirs plus ou moins étroits et interconnectés forment un réseau de grottes à Abanda où ils se bouchent parfois avec la montée de la nappe phréatique.

Selon Matthew Shirley, les crocodiles se sont installés dans leur grotte parce qu’ils y trouvent leur compte et ils n’y sont peut-être pas tous bloqués depuis 3.000 ans. Dans le noir absolu, ces animaux survivent avec un régime alimentaire particulier. Dans les grottes, pas de poissons ni de crustacés. Ils se nourrissent de chauves-souris, de criquets, de grillons.

« C’est un environnement particulièrement exigeant », indique M. Shirley.

Selon les chercheurs, cette population cavernicole – animaux oranges et de couleur normale – appartient au groupe des crocodiles nains Osteolaemus tetraspis et est « en mutation ». L’ADN de cette population cavernicole n’est pas assez différent de son cousin nain de la surface pour en faire une nouvelle espèce, explique Matthew Shirley, mais ces animaux ont développé leur propre « signature génétique ».

Les crocodiles des grottes sont en effet dotés d’un groupe de gènes unique transmis de génération en génération, ont constaté les chercheurs, après comparaison de leur ADN avec celui de leurs cousins nains vivant exclusivement en surface au Gabon. B

Bien que le crocodile soit déjà une espèce protégée au Gabon, Richard Oslisly plaide pour que le site des grottes d’Abanda devienne un « sanctuaire », « intégralement protégé ».

« Il reste encore beaucoup à découvrir dans les grottes d’Abanda », estime le géoarchéologue qui espère y développer le « tourisme scientifique« .

 

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La plus grande grotte sous-marine du monde découverte au Mexique


La plongée permet de faire de belles trouvailles en spéléologie. En effet, la plus grande grotte au monde qui forme un vrai labyrinthe à été découverte au nord du Yucatán, au Mexique. Un vrai trésor archéologique qui contient des tout un monde qui ont existé en passant par les Mayas, les premiers colons, les animaux disparus, ainsi qu’une grande source d’eau douce
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La plus grande grotte sous-marine du monde découverte au Mexique

 

Xavier Demeersman
Journaliste

Des plongeurs ont trouvé des passages entre les grottes sous-marines de Sac Actun et Dos Ojos, au Mexique. Ensemble, ces dernières forment ainsi la plus grande grotte sous-marine connue du monde ! Le site est précieux pour l’eau douce qu’il renferme ainsi que pour sa biodiversité et ses trésors archéologiques.

Plongeur infatigable spécialisé dans l’exploration des grottes sous-marines au Mexique, en particulier dans le Yucatán depuis quatorze années, Robert Schmittner a découvert, avec son équipe du projet GAM (Gran Acuífero Maya, ou Great Maya Aquifer, en anglais, qui signifie « grand aquifère maya »), après dix mois de recherche, des connexions entre les deux grands systèmes de Sac Actun et Dos Ojos. Ce labyrinthe immense de galeries submergées est long de quelque 347 kilomètres au total.

Il s’agit donc désormais de la plus grande grotte sous-marine au monde, détrônant celle de Ox Bel Ha (269 kilomètres), également dans la même région mais plus au sud. Située au nord de la ville de Tulum et longue de 262 kilomètres, Sac Actun était, elle, deuxième. Quant à Dos Ojos (83,7 kilomètres), elle n’était pas loin : classée quatrième du classement. Mais, maintenant, puisque les deux systèmes sont connectés, ils n’en forment plus qu’un seul et gigantesque, qui porte le nom du plus grand des deux : Sac Actun, comme le veulent les règles en spéléologie.

Bien sûr, Robert Schmittner ne va pas s’arrêter là : il a déjà commencé les recherches de passages avec les autres grands systèmes de la péninsule du Yucatán, convaincu que Sac Actun est relié avec eux (du moins avec certains). Rien que dans le nord-est de l’État de Quintana Roo, ils ne sont pas moins de 358 pour un total de 1.400 kilomètres (voir la liste ici).

 

Vidéo du projet GAM (Gran Acuífero Maya) résumant l’exploration des grottes sous-marines de Sac Actun et Dos Ojos. © Gran Acuífero Maya, YouTube

Les eaux ancestrales des Mayas

Au-delà de ses dimensions spectaculaires, le vaste réseau de grottes sous-marines représente de véritables couloirs du temps où gisent de nombreux vestiges du passé : des vestiges humains, mais aussi d’animaux et de plantes.

« Cette immense grotte représente le site archéologique submergé le plus important du monde, a déclaré le spéléologue, puisqu’elle compte plus d’une centaine de contextes archéologiques, parmi lesquels se trouvent les traces des premiers colons d’Amérique, ainsi que celles de la faune disparue et, bien sûr, celles de la culture maya ».

C’est dans les eaux du gouffre de 43 mètres de profondeur de Hoyo Negro (en français « trou noir »), dans le réseau de Sac Actun, qu’a été trouvé le squelette de Naia en 2007. Comme certains animaux de l’âge de glace, la jeune fille qui vivait dans la région il y a environ 13.000 ans est malheureusement tombée dans ce trou. Bien des siècles et des millénaires plus tard, les descendants de la civilisation maya considéreront ces cénotes (dérivé du maya dz’onot signifiant « puits sacrés ») comme des bouches à travers lesquelles ils pouvaient communiquer avec les dieux des mondes souterrains. De nombreux objets de leur culture y ont été pêchés.

Enfin, en plus de ces trésors archéologiques, les eaux de ces multiples grottes inondées du Yucatán sont très précieuses pour la biodiversité qu’elles accueillent et, bien sûr, pour la grande réserve d’eau douce qu’elles constituent pour les habitants d’aujourd’hui en surface.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des plongeurs spéléologues qui arpentaient deux grottes sous-marines dans le nord de la péninsule du Yucatán, au Mexique, ont découvert des passages entre ces deux dernières.
  • L’ensemble forme « le site archéologique submergé le plus important du monde ». Cet immense labyrinthe est long de 347 kilomètres, mais il pourrait être encore plus vaste…

 

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D’immenses galeries souterraines découvertes dans une caverne sous les pieds des Montréalais


Avec une technique qui remonte au XVIII siècle, celle des sourciers, les spéléologues on trouver des galeries souterraines dans une caverne.à Montréal. Ils ne savent pas encore la longueur et ils veulent les explorer l’an prochain à la belle saison. Ce sont des galeries naturelles de 15 000 ans qui ont été probablement formées par des glaciers
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D’immenses galeries souterraines découvertes dans une caverne sous les pieds des Montréalais

 

Deux spéléologues debout dans une grotte à Montréal.

Deux spéléologues marchent dans la grotte du parc Pie-XII à Saint-Léonard. Photo : Radio-Canada/Société québécoise de spéléologie

La mystérieuse caverne de Saint-Léonard n’a pas fini de livrer ses secrets : deux spéléologues y ont nouvellement découvert des galeries, vieilles de 15 000 ans.

Le mois dernier, les spéléologues Daniel Caron et Luc Le Blanc ont enlevé des débris obstruant une fissure de la caverne située dans le parc Pie-XII.

C’est là qu’ils ont découvert une impressionnante galerie, inconnue jusqu’alors. Daniel Caron est sur un nuage, plusieurs mètres sous terre.

[C’est] le rêve, pour un spéléologue, de trouver en plein centre-ville de Montréal une galerie de cette dimension-là. Daniel Caron, spéléologue

Les deux spéléologues se doutaient qu’il y avait peut-être une galerie inconnue dans cette caverne. Ils ont utilisé la technique des sourciers, qui a confirmé ce qu’ils pensaient.

« On a décidé de creuser dans une petite fissure, parce que dans les années qui avaient précédé […] on avait identifié qu’il y avait probablement une galerie au-delà de ce qu’on connaissait », dit M. Caron.

Les galeries sont le résultat de la dislocation d’un glacier, il y a de cela plusieurs millénaires. Les parois sont verticales, l’eau vient de la nappe phréatique montréalaise. Le niveau de l’eau atteint parfois cinq mètres et, à certains endroits, le plafond.

Pour l’instant, les deux spéléologues ne savent pas jusqu’où va la galerie. Il faudra attendre l’été pour que le niveau de l’eau redescende et que les deux hommes puissent continuer l’exploration.

François Gélinas, un spéléologue amateur, directeur général de la Société québécoise de spéléologie, a eu l’occasion de visiter la nouvelle galerie à plusieurs reprises.

« C’est un moment unique, extraordinaire, sidérant. J’y retourne encore et je n’en reviens pas. C’est un assez grand volume, on parle d’une galerie qui fait au-delà de 200 mètres de long, ce qui est quand même énorme pour une caverne du Québec. […] Les stalactites et les stalagmites sont encore présentes. Dans certains coins, les stalagmites ont 20 centimètres de long, ce qui est rarissime au Québec », a-t-il expliqué en entrevue à 24/60.

Il précise qu’il s’agit d’un des seuls endroits au monde où l’on observe cette genèse de caverne, que l’on appelle glacio-tectonique. C’est aussi ce qui explique son âge.

« On sait que c’est 15 000 ans à cause de sa formation. Les murs sont très droits, dans les photos on voit qu’ils peuvent s’encastrer, et les creux et les bosses s’encastrent, c’est donc vraiment un déplacement de la roche, et la seule force qui a pu la déplacer, c’est les glaciers », explique François Gélinas.

Un homme debout dans une grotte à Saint-Léonard.

Une grotte sous le parc Pie-XII de Saint-Léonard à Montréal Photo : Radio-Canada/Charles Ménard

Les nouvelles galeries ne seront pas ouvertes au public durant la prochaine année. L’accès y est difficile et elles n’ont pas encore été cartographiées de manière précise. L’arrondissement de Saint-Léonard a commandé une étude à cet effet.

Le conseiller municipal Dominic Perri veut strictement encadrer les visites pour éviter que le site exceptionnel ne soit vandalisé par les visiteurs qui voudraient emporter une stalactite en guise de souvenir.

Photo : Radio-Canada/Charles Ménard

« Par la suite, je l’imagine, il y aura des visites de contrôle, parce qu’on ne veut pas que les stalactites qui existent soient brisées, comme ça a été fait dans la première partie de la caverne », dit le conseiller de Saint-Léonard.

Avec les informations de Jean-Sébastien Cloutier et Charles Ménard

http://ici.radio-canada.ca/

Oublié dans une grotte pendant 60 heures, il a léché les parois pour survivre


L’association de spéléologie a manqué de rigueur dans la sécurité des étudiants en ne s’assurant pas de la présence de tous les étudiants en visite dans une grotte. Encore chanceux que ce jeune homme a pu trouver le moyen de s’hydrater
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Oublié dans une grotte pendant 60 heures, il a léché les parois pour survivre

 

Christophe Da Silva
29/09/17 – 13h46  Source: The Washington Post, ABC

 Pour survivre le plus longtemps possible, Lukas Cavar (19 ans) a eu l’idée de lécher les parois de la grotte, pour y trouver de l’humidité, et a raclé les papiers de ses barres chocolatées.

Personne n’avait remarqué son absence. Lukas Cavar, un étudiant américain de 19 ans, a été retrouvé dans une grotte dans le sud de l’Indiana où il a été confiné dans le noir pendant quasiment trois jours.

Les étudiants de l’Université de l’Indiana exploraient des grottes situées à des kilomètres de l’université. Ils étaient accompagnés d’une association de spéléologie, qui prévoit des excursions dans des grottes.

« J’étais paniqué »

Lukas Cavar a été séparé de son groupe, et les membres du club de spéléologie ont quitté la grotte, en fermant l’entrée de celle-ci derrière eux. L’étudiant s’est alors retrouvé enfermé, seul, dans une grotte plongée dans le noir.

« J’étais paniqué, j’étais confus. Je n’ai pas du tout pris le temps de m’asseoir pour réfléchir à ma situation », se souvient-il dans le Washington Post.

Des mots d’adieu

Sans réseau, Lukas a commencé à noter sur son téléphone les conditions dans lesquelles il s’est perdu, puis a rédigé des mots d’adieux à ses proches, avant que son téléphone n’ait plus de batterie. Pour survivre le plus longtemps possible, il a eu l’idée de lécher les parois de la grotte, pour y trouver de l’humidité, et a raclé les papiers de ses barres chocolatés.

Ses proches, ne le voyant plus ni en cours ni au travail, ont commencé à s’inquiéter. Et c’est seulement au bout de la deuxième nuit passée dans la cave que Lukas a été retrouvé, puis libéré de la grotte. Il a assuré qu’il n’était pas près de remettre un pied dans une grotte.

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Au Pays basque espagnol, les incroyables bisons d’Aitzbitarte


Une autre grotte avec des gravures au temps de la préhistoire à été découverte, cette fois-ci en Espagne. Des animaux ont été gravé  au doigt avec l’aide de silex, il y a plus de 14, 000 ans
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Au Pays basque espagnol, les incroyables bisons d’Aitzbitarte

 

bison

Des œuvres d’art paléolithique inédites découvertes au Pays basque, espagnol. Parmi elles, ce bison tracé dans l’argile.

CRÉDITS: DIEGO GARATE / GIPUZKOA

Bernadette Arnaud

Spécialiste archéologie, anthropologie et histoire au magazine Sciences et Avenir

D’exceptionnelles figures vieilles de 14.000 ans ont été découvertes dans une grotte au Pays basque espagnol.

PRÉHISTOIRE. Du jamais vu en Espagne ! Vieilles de 14.000 ans, une quinzaine d’exceptionnelles figures animales ont été fortuitement découvertes dans la grotte paléolithique d’Aitzbitarte IV, près de la ville d’Errenteria, dans la province autonome de Gipuzkoa, au Pays basque espagnol. Chevaux, bisons et cervidés ont été gravés au doigt ou incisés à l’aide de silex sur des parois d’argile. Effectuée début avril, cette découverte n’a été révélée qu’à la mi-juillet.

“Il s’agit de trouvailles sans précédent pour l’Espagne et la région cantabrique”, explique à Sciences et Avenir le préhistorien espagnol de Bilbao, Diego Garate Maidagan, également rattaché au laboratoire TRACES-UMR 5608 de l’université de Toulouse-Le Mirail.

Figure de bison d’époque magdalénienne mise au jour dans la grotte d’Aitzbitarte. © Diego Garate / Guipuzkoa

Présent sur les lieux, l’expert reste admiratif du modelage de ces œuvres très bien conservées — selon une technique jusqu’alors inconnue dans ces régions — destinée à restituer les volumes et accroître le réalisme. Outre ces représentations, dont le nombre pourrait encore augmenter car des galeries restent à explorer, figurent également une empreinte de main et deux “vulves”.

Numérisation d’une des figures de « vulve ». © Diego Garate / Gipuzkoa

Ces dernières sont des allégories du sexe féminin, dont l’une atteint plus de un mètre. Il s’agit d’un thème relativement abondant à l’époque magdalénienne, la dernière phase du paléolithique supérieur (-17 000/-12 000 ans) à laquelle ont été reliées ces œuvres préhistoriques.

“Ces créations se trouvaient dans une zone d’accès très difficile, nécessitant le passage d’un profond puits vertical”, poursuit Diego Garate.

C’est en effet à une équipe de spéléologues que l’on doit cette découverte, l’inaccessibilité étant sans doute à l’origine de leur parfaite “congélation” pendant des dizaines de milliers d’années.

Les spéléologues à l’origine de la découverte des figures d’art pariétal d’Aitzbitarte © Diego Garate /Gipuzkoa

Les grottes d’Aitzbitarte, constituées d’un ensemble d’une trentaine de cavités naturelles situées dans un massif karstique (calcaire), sont pourtant connues et étudiées depuis 1892, mais elles n’avaient pas révélé tous leurs secrets.

“Dès 2015, nous avions toutefois commencé à rencontrer des vestiges d’ocre rouge datant du gravétien et du magdalénien, mais rien d’aussi inédit dans toute la péninsule ibérique que ces figures tracées dans l’argile fraîche”, précise l’archéologue.

Reste à organiser l’étude de ces très fragiles vestiges, que le moindre contact pourrait altérer. L’utilisation d’un drone a été évoquée.

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Découverte de gravures animales au cœur d’une grotte préhistorique du Pays-Basque espagnol


Une belle découverte de gravures d’animaux dans une grotte en Espagne. Cela aurait pu passer inaperçu vu la difficulté pour se rendre à l’endroit de cette galerie
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Découverte de gravures animales au cœur d’une grotte préhistorique du Pays-Basque espagnol

Gravures rupestres découvertes dans la grotte d'Atxuraa, au Pays-Basque espagnol. Parmi le bestiaire préhistorique de nombreux bisons, dont un transpercé par des armes de jets (en bas, à gauche). Difficilement lisibles, les gravures ont été numériquement soulignées en blanc. CREDIT: Conseil Provincial de Biscaye

Gravures rupestres découvertes dans la grotte d’Atxuraa, au Pays-Basque espagnol. Parmi le bestiaire préhistorique de nombreux bisons, dont un transpercé par des armes de jets (en bas, à gauche). Difficilement lisibles, les gravures ont été numériquement soulignées en blanc. CREDIT: Conseil Provincial de Biscaye

Par Bernadette Arnaud

Plus de 70 œuvres d’art pariétal vieilles d’environ 14.000 ans viennent d’être révélées dans le nord de l’Espagne dans la grotte d’Atxurra

BESTIAIRE. Il aura fallu avoir un œil très affûté ! Des spéléologues espagnols ont en effet découvert, alors qu’elles étaient à peine visibles,  près de 70 figures préhistoriques inconnues – des chevaux, des cervidés, ou encore des bisons – sur les parois de la grotte d’Atxurra, au pays basque espagnol. Cette extraordinaire galerie d’art paléolithique se trouve dans les profondeurs d’une caverne située à Berriatua, à 50 kilomètres de Bilbao, non loin de la petite cité balnéaire de Lekeitio.

Bien que connue des scientifiques depuis 1929, personne n’avait jamais remarqué ce bestiaire dans les entrailles de la cavité.  Et pour cause. Son accès dangereux l’avait rendue inaccessible aux visiteurs et seuls quelques spéléologues avaient récemment reçu l’autorisation de s’y aventurer. C’est ainsi que des travaux d’exploration et de recherches débutés en 2014 pour évaluer le potentiel du site, ont débouché sur l’identification de ces délicates gravures distribuées sur une centaine de mètres. L’archéologue Diego Garate et le spéléologue Inaki Intxaurbe ont mis au jour, à plus de 300 mètres de l’entrée de la grotte, après une progression laborieuse –traversée de longues chatières et de nappes d’eau-, cette série de gravures animales exécutées semble-t-il à plus de quatre mètres du sol, au milieu d’un enchevêtrement de tracés complexes difficilement interprétables. Détectés en réalité dès septembre 2015, la découverte de ces témoignages lointains n’a été annoncée que ces jours-ci.

Parmi les œuvres pariétales retrouvées dans la grotte d’Atxurra, de nombreux chevaux. ©Conseil provincial de Biscaye

Selon les premières études, il s’agirait de chevaux, de cerfs, d’aurochs, de créatures hybrides, et surtout de bisons. L’un d’eux, est d’ailleurs représenté criblé de nombreuses armes de jets.

« Cette région de la péninsule ibérique est très riche en grottes ornées. Non loin du nouveau site, en Gipuzkoa, la grotte d’Altxerri, sur la commune d’Aya, où foisonnent également des représentations de bisons, avaient déjà livré près de 179 figures paléolithiques », a précisé le préhistorien Jean-Loïc Le Quellec, directeur de recherche au CNRS.

Lors d’une conférence de presse donnée à Bilbao, les archéologues basques ont estimé que les réalisations d’Atxurra pouvaient remonter à 14 000 ans, et donc appartenir à la période dite Magdalénienne. L’analyse de la cavité ornée, désormais totalement sanctuarisée, va se poursuivre y compris en faisant appel aux techniques de l’imagerie numérique 3D. Un projet scientifique de trois ans a été programmé.

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L’homme de Néandertal explorait déjà des grottes il y a 176 500 ans


L’homme de Néandertal n’était pas dépourvu de ressources pour s’abriter. En effet, il semble que bien avant l’homo, le Néandertalien érigeaient des structures dans des grottes
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L’homme de Néandertal explorait déjà des grottes il y a 176 500 ans

 

L'homme du Néandertal est disparu depuis près de... (PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

L’homme du Néandertal est disparu depuis près de 30 000 ans.

PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Agence France-Presse
Paris

Des chercheurs ont découvert que d’étranges structures circulaires en stalagmites repérées dans une grotte du sud-ouest de la France avaient très probablement été construites par l’homme de Néandertal il y a 176 500 ans, révèle une étude publiée mercredi dans la revue Nature.

«Cela recule considérablement la date de fréquentation des grottes» par le genre Homo, la plus ancienne preuve formelle datant jusqu’ici de 38 000 ans (grotte Chauvet en Ardèche), a estimé le CNRS, dont l’un des chercheurs a participé à l’étude. «Cela change également notre vision de l’homme de Néandertal».

Surplombant la vallée de l’Aveyron, la grotte de Bruniquel (Tarn-et-Garonne) a été découverte en 1990 par des spéléologues.

Très difficile d’accès, elle conserve à plus de 330 mètres de l’entrée d’étonnantes structures composées d’environ 400 stalagmites ou tronçons de stalagmites accumulés et agencés, pour deux d’entre elles, de façon circulaire.

les structures de la grotte de Bruniquel

Cette restitution 3D des structures de la grotte de Bruniquel après suppression de la repousse de stalagmites révèle l’allure de ce que les Néandertaliens ont réalisé il y a 176 500 ans. Pour cela, ils ont dû déplacer 2,2 tonnes et 112 mètres de tronçons de stalagmites ! On note la présence de deux amas annulaires, dont le plus grand contient deux tas supplémentaires. L’ensemble est parsemé de huit foyers, dont deux sur les tas.

Elle recèle aussi des preuves de l’utilisation du feu (calcite rougie, noircie par la suie) et des vestiges d’os calcinés.

En 2013, un trio de chercheurs a décidé d’entreprendre une série d’études pour cartographier les structures. Ils ont fait dater les stalagmites par la méthode uranium-thorium qui permet de remonter à des périodes très anciennes.

Verdict: les agencements ont environ 176 500 ans. Et un vestige d’os brûlé a lui aussi cet âge vénérable.

Les scientifiques ont vérifié que ces structures ne pouvaient pas être d’origine naturelle ou bien être liées à la circulation des ours dans la caverne.

«Nous avons démontré de manière incontestable que ces structures sont bien d’origine humaine», déclare à l’AFP Jacques Jaubert, professeur de préhistoire à l’Université de Bordeaux.

À l’époque, l’Homo Sapiens (l’homme moderne) n’était pas encore arrivé en Europe. Donc il ne peut s’agir que de l’homme de Néandertal, explique-t-il.

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Des «spéléo-archéologues» dans les aqueducs de Rome


Rome a pu survivre au temps, parce qu’il était en avance sur son temps, par ses routes, la disponibilité de l’eau et l’évacuation des égouts qui a sans doute évité bien des épidémies
Nuage

 

Des «spéléo-archéologues» dans les aqueducs de Rome

 

Onze aqueducs ceinturent Rome, sur des centaines de... (Photo AFP)

Onze aqueducs ceinturent Rome, sur des centaines de kilomètres.

PHOTO AFP

Agence France-Presse
Rome, Italie

Munis de GPS, de télémètres à laser et d’un scanner 3D, des «spéléo-archéologues» plongent dans les aqueducs de Rome pour mettre à jour le plan de ces monuments d’une importance cruciale dans l’Antiquité.

Onze aqueducs ceinturent Rome, sur des centaines de kilomètres. Un seul fonctionne encore: géré par la compagnie publique locale Acea, il continue à apporter l’eau – l’Acqua Virgo – jusqu’à la célèbre Fontaine de Trevi, après 20 km de parcours jusqu’au centre de la capitale.

C’est un archéologue britannique, Thomas Ashby, directeur de l’École britannique de Rome de 1906 à 1925, qui a élaboré le premier plan des aqueducs de Rome.

«Il était en avance sur son temps», explique à l’AFP Alfonso Diaz Boj, membre de l’association «Sotterranei di Roma» (Souterrains de Rome), qui travaille sur ce projet en liaison avec la Surintendance archéologique de Rome.

«Il a parcouru la campagne romaine, il est allé dans les villages, dans les trattorias, il a parlé aux fermiers, aux chasseurs. Ce n’était pas un simple relevé topographique. Il a pu établir ce plan grâce à sa connaissance de la culture locale», selon une «méthode que nous utilisons toujours aujourd’hui», ajoute M. Diaz Boj.

La signature de Thomas Ashby est d’ailleurs encore visible sur l’un des murs d’une section de l’aqueduc de l’Acqua Marcia, qui passe par le village de Vicovaro, près de Tivoli, aux côtés de graffitis et de poèmes, dont certains datent du XVIIe siècle, laissés par les innombrables promeneurs aux cours des siècles.

Mais ce plan, si nouveau soit-il pour l’époque, est désormais un peu dépassé et l’association, qui est en train de gagner une réputation internationale – elle a notamment participé à l’étude des ruines d’Ephèse (Turquie) – a décidé de l’actualiser en passant par les puits invisibles en surface.

Descendant dans les entrailles d’une section préservée de l’ancien aqueduc de l’Acqua Claudia, débuté en 38 après JC sur l’ordre de l’empereur Claude, situés sur les terres d’un couvent franciscain à Vicovaro, M. Diaz Boj, coiffé d’un casque-torche et vêtu d’une combinaison bleue, souligne combien il est «fier» de participer à ces recherches.

«Notre travail mélange ce que fut l’archéologie en tant que science à ses débuts, avec les capacités des instruments scientifiques les plus récents», se réjouit-il.

Pour lui, ces monuments de pierre ne «sont peut-être pas aussi beaux qu’une statue – même si je pense le contraire. En tous les cas, ils sont aussi importants».

Selon les chercheurs, la capacité combinée des aqueducs atteignait à l’époque de l’empire romain plus d’un million de mètres cubes d’eau par jour (soit théoriquement plus de mille litres par habitants). Des édifices vitaux que les Wisigoths détruisirent lorsqu’ils mirent la ville à sac en 410.

Leur accès est difficile. L’un d’eux, celui de l’Acqua Virgo, est ainsi caché par un escalier en colimaçon datant de la Renaissance et situé à proximité de la villa Médicis.

«Rome est devenue ce qu’elle est grâce à trois facteurs essentiels: les routes, l’eau et les égouts», estime un autre spéléo-archéologue, Riccardo Paolucci, en étudiant un viaduc situé dans un coin perdu d’une vallée d’où sont partis pendant des siècles des mètres et des mètres cubes d’eau pour Rome.

Pour M. Paolucci, «l’eau était primordiale pour l’hygiène. Dans une ville comme Rome, où vivait un million d’habitants, il y a finalement eu très peu d’épidémies».

Tout ça grâce à ce système d’aqueducs et parce que le concept de «service public» était quelque chose de très ancré dans la société romaine, note-t-il avant d’ajouter avec un sourire… «contrairement à aujourd’hui».

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