Campagne de la SPCA contre le dégriffage des chats


Le dégriffage des chats est un acte cruel, c’est une amputation partielle des doigts des chats et peut apporter des douleurs inutiles. Plusieurs provinces au Canada ont interdit le dégriffage des chats, d’autres provinces suivront l’exemple et c’est sans compter que 30 pays dont la France et le Royaume-Uni l’ont aussi interdit, il serait temps que le Québec emboite le pas. On peut signer la pétition pour le Québec https://www.spca.com/degriffage/?fbclid=IwAR1Yq7aXz4a5jzvSiHOfGBqb1j-bb-4xAJnCXOLbT-RpzLSV8AAmm7wlfhA
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Campagne de la SPCA contre le dégriffage des chats

 

JENA ARDELL VIA GETTY IMAGES

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux a lancé une pétition

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal invite la population à signer une pétition pour presser l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ) à interdire le dégriffage des chats.

Le texte accompagnant la pétition intitulée «Félin jusqu’au bout des griffes» soulève plusieurs arguments. Il rappelle d’abord que l’Association canadienne des médecins vétérinaires s’oppose fermement à l’ablation des griffes, considérant cette chirurgie inacceptable du point de vue éthique en raison de la douleur inutile et évitable qu’elle occasionne aux chats.

Une citation de l’Association ajoute que l’amputation partielle des doigts est non urgente et présente le potentiel de causer de la douleur chronique et des conséquences orthopédiques négatives à long terme.

Dans un communiqué publié mardi, l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec écrit que cette chirurgie peut amener son lot de complications et avoir des répercussions sur le bien-être de l’animal et qu’elle n’est pas médicalement nécessaire. Il se dit convaincu que cette intervention diminuera significativement pour devenir marginale au cours des prochaines années.

L’Ordre ajoute que des solutions alternatives telles que la coupe régulière des griffes, l’utilisation d’un griffoir et le renforcement positif doivent être considérées avant de procéder au dégriffage félin. L’organisme pense toutefois que l’éducation et la sensibilisation des propriétaires de chats sont des étapes fondamentales avant d’envisager l’interdiction d’une telle chirurgie.

Des ordres professionnels vétérinaires de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’Île-du-Prince-Edouard interdisent la pratique alors que les ordres vétérinaires du Manitoba, de l’Alberta et du Nouveau-Brunswick seraient sur le point d’emboîter le pas.

La SPCA ajoute que le dégriffage est interdit depuis des années dans plus de 30 pays, dont la France et le Royaume-Uni.

Sur son site web, l’organisme montréalais propose lui aussi des solutions de rechange au dégriffage.

Les organisateurs de la pétition ont affiché un objectif de 10 000 signatures.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Cruauté envers les animaux : la SPCA dénonce la mollesse de Québec


Il semble qu’il y a encore beaucoup a faire pour protéger les animaux . Le ministère de la Faune semble trainer les pieds pour que les choses changent. Alors que cela prend un permis pour l’élevage de chien, pourquoi pas pour d’autres élevages avec animaux sauvages. Et pourquoi qu’ils laissent des animaux encore dans ce genre de bâtiment que les propriétaires sont incapables de s’en occuper correctement. En tout cas, l’élevage pour la fourrure …. cela devrait être interdit
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Cruauté envers les animaux : la SPCA dénonce la mollesse de Québec

 

 

La vétérinaire de la SPCA affirme que les 91 renards qu’elle a examinés étaient déshydratés. Photo :  SPCA Montréal

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) reproche au gouvernement du Québec de ne pas en faire assez pour protéger les animaux d’une ferme de la Montérégie. Il s’agit d’un élevage d’une centaine de renards et 2000 visons destinés à la production de fourrure dans la région de Saint-Hyacinthe. Selon la SPCA, ils sont gardés dans des conditions insalubres et dangereuses.

La SPCA a pu visiter la ferme en mai, grâce à un mandat obtenu après une plainte.

Les cages sont bourrées d'excréments et n'offre pas un accès adéquat à l'eau, selon la SPCA.

Les cages sont bourrées d’excréments et n’offrent pas un accès adéquat à l’eau, selon la SPCA. Photo :  SPCA Montréal

L’avocate et directrice de la protection des animaux à la SPCA, Alanna Devine, a été horrifiée par ce qu’elle a découvert.

« Des animaux qui n’ont pas accès à de l’eau potable, de grandes quantités d’excréments, des cages crasseuses… Le genre de choses qui ferait scandale s’il s’agissait de chiens. Des cages électrifiées, sans accès à un sol dur. C’était très difficile à voir », raconte-t-elle.

Une vétérinaire a aussi examiné les animaux à la demande de la SPCA.

« J’ai vu plusieurs types de blessures et de maladies, dit Sherri Cox. La déshydratation était évidente chez l’ensemble des 91 renards. La plupart des animaux étaient amaigris ou affamés. J’ai aussi constaté une variété de blessures : orteils cassés, jambes cassées, œil manquant, lésions sur la queue. »

Une centaine de renards et 2000 visons sont élevés dans cette ferme de la région de Saint-Hyacinthe. Une centaine de renards et 2000 visons sont élevés dans cette ferme de la région de Saint-Hyacinthe. Photo :  SPCA Montréal

Québec lent à intervenir, selon la SPCA

La SPCA a interpellé le ministère de la Faune pour qu’il retire les animaux de la ferme.

Selon Mme Devine, le ministère a été lent à intervenir, et il n’en fait toujours pas suffisamment dans le dossier. La découverte a été faite en mai, mais ce n’est qu’à la mi-juillet que des inspecteurs du ministère se sont rendus sur place, et il n’y a eu aucune conséquence immédiate.

La vétérinaire de la SPCA a constaté de nombreuses blessures : orteils cassés, jambes cassées, œil manquant, lésions sur la queue, etc.

La vétérinaire de la SPCA a constaté de nombreuses blessures : orteils cassés, jambes cassées, œil manquant, lésions sur la queue, etc. Photo :  SPCA Montréal

Le ministère est retourné sur place début août, accompagné par la SPCA. Il a saisi 16 renards arctiques détenus illégalement et a euthanasié 4 renards roux et 1 vison. Les autres animaux ont été laissés sur place, au grand désespoir de Mme Devine.

Le ministère assure qu’il prend l’affaire au sérieux. La vétérinaire en chef Guylaine Seguin affirme que des inspecteurs se rendent sur place tous les deux ou trois jours depuis le 4 août.

« Notre approche est un peu différente de celle de la SPCA. Nous préférons laisser les animaux où ils sont pour le moment », dit-elle.

Le ministère veut donner la chance au propriétaire de se conformer à ses exigences, dont un accès adéquat à de l’eau et de la nourriture.

Mme Seguin affirme que le propriétaire collabore et que des inspecteurs continuent de visiter la ferme.

Manque d’encadrement

La SPCA croit que la situation met en lumière un problème plus large : le manque d’encadrement de l’élevage d’animaux pour la fourrure. Alors que plusieurs pays dans le monde interdisent l’élevage d’animaux pour la fourrure,  les producteurs québécois n’ont même pas besoin de permis pour le faire dans la plupart des cas, ce qui fait qu’il n’existe pas de registre d’éleveurs. 

L’organisme demande au ministre de la Faune, Laurent Lessard, d’agir.

http://ici.radio-canada.ca

Une seconde chance venue des airs


Voilà quelque chose de concret qui est mis en oeuvre pour sauver le plus possible d’animaux abandonnés, surtout des chiens. Le fonctionnement grâce a des pilotes bénévoles semblent vraiment efficaces plus les bénévoles d’un jour qui peuvent amener un animal dans des vols commerciaux pour trouver une famille dans une autre province du Canada
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Une seconde chance venue des airs

 

Louie, un chien maltraité gravement blessé devant être... (Photo fournie par Pilots N Paws Canada)

Louie, un chien maltraité gravement blessé devant être opéré, a été transporté en avion vers un hôpital de l’Ontario.

PHOTO FOURNIE PAR PILOTS N PAWS CANADA

STÉPHANIE VALLET
La Presse

L’organisme canadien Pilots N Paws permet de venir en aide à des animaux provenant de refuges de tout le Canada, afin d’assurer par voie aérienne leur transport pour recevoir des soins ou se rendre dans une province où ils auront plus de chance d’être adoptés.

Lancé en mai 2008 à l’initiative des Centres d’adoption d’animaux de compagnie du Québec (CAACQ), un regroupement de quatre refuges québécois, la French Connection permet le transfert de chiens sans foyers vers les services animaliers de Toronto Sud et d’autres partenaires ontariens. Ainsi, toutes les deux semaines et demie arrive à Toronto un camion en provenance du Québec avec une cargaison très spéciale: des chiens, abandonnés au Québec, à la recherche d’un nouveau foyer. Mais depuis quelques mois, une entente avec l’organisme à but non lucratif Pilots N Paws Canada permet d’effectuer le transport de ces animaux par la voie des airs. Quatre chiens provenant de la SPCA de Val-d’Or viennent ainsi de s’envoler vers l’Ontario pour avoir une deuxième chance.

Au début de l’année 2012, Gini Green, éducatrice canine canadienne et bénévole dans un refuge de Vancouver, a commencé à chercher un moyen d’utiliser le transport par les airs pour déplacer les animaux abandonnés.

«Pour transférer 25 chiens dans une autre ville, ça prenait deux semaines par camion et ça nous coûtait 10 000$. Le chauffeur devait s’arrêter régulièrement pour les laisser sortir et les nourrir sur la route. C’était déjà du bon travail, mais il devait être fait de manière plus efficace», explique la fondatrice de Pilots N Paws Canada.

Les chiens adorent l’avion

En menant ses recherches, Gini Green a découvert aux États-Unis l’organisme Pilots N Paws, qu’elle a contacté pour lui demander s’il désirait étendre ses activités au Canada. Après quelques mois de négociations, Mme Green a mis sur pied Pilots N Paws Canada, avec l’autorisation de son homologue américain d’utiliser son nom et son image.

Gini Green devait maintenant trouver des avions et surtout des pilotes qui accepteraient d’assurer bénévolement le transport des animaux.

«J’ai eu beaucoup de chance. J’ai rencontré une pilote à Vancouver qui voulait travailler avec nous. Elle m’a donné de bons conseils et de bons contacts», explique Mme Green.

Aujourd’hui, Pilots N Paws Canada compte 154 pilotes voyageant dans tout le pays.

«Mon objectif était d’en trouver 50! Ils aiment voler alors pourquoi ne pas leur donner une bonne raison de le faire?», s’exclame Gini Green.

Selon leur taille, les animaux sont installés dans une cage ou équipés d’un harnais.

«Ils adorent voler! Une fois que le décollage est fait, ils regardent par la fenêtre», dit-elle.

Que ce soit pour transporter des chiots abandonnés d’un refuge de Mascouche vers un établissement du même genre en Ontario, où ils ont plus de chances de trouver un nouveau maître, ou pour transférer Louie, un chien maltraité gravement blessé devant être opéré, les bénévoles s’occupent de toute la paperasse nécessaire au transport, avant d’embarquer les animaux de manière sécuritaire à bord de l’avion qui les mènera vers leur nouveau destin.

Des harfangs des neiges ou encore des tortues nécessitant des soins d’urgence sont également régulièrement transportés par avion.

Gini Green travaille aussi avec des refuges de l’Ontario pour prendre en charge des pitbulls (race interdite dans cette province) et les transférer vers l’organisme Pitbull for life en Alberta ou en Nouvelle-Écosse.

Si tous les déplacements sont effectués gratuitement par l’ensemble des bénévoles, les frais de kérosène et d’atterrissage sont payés par les pilotes, qui pourront ajouter ces sommes à leur déclaration fiscale comme des dons. Pilots N Paws Canada est actuellement à la recherche de nouveaux pilotes au Québec et à Terre-Neuve.

En décembre 2012, un nouveau groupe a été créé pour les bénévoles qui voyagent fréquemment sur des vols commerciaux et qui acceptent d’être accompagnés d’un chien ou d’un chat en collaboration avec des groupes de sauvetage des animaux canadiens. Ces voyageurs ont reçu le titre de Petscorts par l’entremise d’un concours organisé sur la page Facebook de Pilots N Paws Canada.

«Nos pilotes ne peuvent pas voler quand la météo ne le permet pas. Alors, ça nous permet de continuer nos activités en tout temps. Les bénévoles des refuges amènent l’animal jusqu’à l’aéroport, s’occupent des papiers et les voyageurs participant au programme peuvent ensuite s’envoler avec leur petit compagnon d’un jour», précise Gini Green.

http://www.lapresse.ca/

Stérilisation: le message ne passe pas


C’est le premier article qu’ils ont enfin pris en compte que certaines personnes ne stérilisent pas leurs animaux, faute d’argent et que c’est aussi un droit pour eux d’avoir un animal et s’il y avait des programmes qui aideraient un peu plus pour faire stériliser leur animal, peut-être que le message passerait un peu plus
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Stérilisation: le message ne passe pas

 

Stérilisation: le message ne passe pas

Photo Reuters

Christine Bouthillier

 

Plus de 20 000 animaux de compagnie transitent chaque année par les refuges montréalais et plus de la moitié finissent par être euthanasiés, faute de famille d’adoption. Malgré de nombreuses campagnes de sensibilisation, ce chiffre est en constante augmentation, déplore la SPCA.

Lors de la Journée nationale de la stérilisation, la Ville de Montréal a tenu à rappeler que cette simple intervention peut freiner la surpopulation animale.

«Près de 11 000 animaux sont euthanasiés chaque année. Ce n’est pas souhaitable», a affirmé André Hamel, chef de division de la gestion animalière de la Ville.

S’ATTAQUER AU PROBLÈME

Sachant qu’une chatte non stérilisée peut donner naissance à une centaine de petits dans sa vie, la stérilisation devient capitale. C’est pourquoi plusieurs arrondissements prennent des mesures pour l’encourager.

C’est le cas de Verdun, cité en exemple par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), notamment pour son règlement interdisant de posséder plus d’un animal non stérilisé.

«Les animaleries de Verdun n’ont pas le droit de vendre des animaux non stérilisés», a indiqué Anita Kapuscinska, agente des dons majeurs à la SPCA, où tous les animaux sont d’ailleurs stérilisés avant d’être adoptés.

D’autres quartiers plus défavorisés, comme Montréal-Nord, ont davantage de difficulté à lutter contre le problème d’animaux errants.

«Les gens sont parfois moins informés, ils ont moins de sous et les propriétaires des logements acceptent peut-être moins les animaux. C’est délicat, eux aussi ont le droit d’avoir un animal», a indiqué Marie-Claude LeBlanc, propriétaire de la Clinique vétérinaire Monkland.

Pour inciter les Montréalais à passer à l’acte, des arrondissements facturent l’enregistrement des animaux moins cher s’ils sont stérilisés.

Divers programmes ont également permis en 2013 la stérilisation de 2000 chats capturés dans la rue, puis relâchés. Ceux qui présentaient un caractère sociable ont aussi pu être adoptés.

DES AVANTAGES

Faire stériliser son animal comporte des avantages, tant pour l’animal, qui peut éviter certaines maladies comme le cancer des ovaires, que pour le propriétaire, qui voit le comportement de son ami à quatre pattes s’améliorer.

«Il n’y a plus de marquage urinaire. Les chiens deviennent moins fugueurs, il y a moins de miaulements de chattes avec des chaleurs et les animaux sont plus faciles à entraîner», a ajouté le Dr LeBlanc.

http://fr.canoe.ca/

Manifeste pour le droit des animaux


Un manifeste inspiré par l’Europe pour le statut des animaux ainsi donc le droit. Pour le moment au Québec, un animal est considéré comme un meuble, alors qu’en réalité, il ressent des émotions, et a des besoins pour vivre. Changer la loi envers les animaux pourraient, espérons-le, mieux les protéger et punir plus sévèrement ceux qui l’ont fait du tort
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Manifeste pour le droit des animaux

 

Ce manifeste a également été rédigé à partir de considérations en sciences et en éthique animale basées sur la déclaration de Cambridge sur la conscience du 7 juillet 2012, qui soutient qu’un grand nombre d’animaux peuvent ressentir des émotions, du plaisir et de la douleur.

PHOTO BARBARA LAPOINTE

STÉPHANIE VALLET
La Presse

Un manifeste revendiquant l’évolution du statut juridique des animaux dans le Code civil du Québec a été publié aujourd’hui sur le site lesanimauxnesontpasdeschoses.ca.

Le document appuyé par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal a été signé par 57 personnalités des médias, des arts, des sciences et de la culture, dont Julie Snyder, Anne-France Goldwater, Jacques Languirand, Gilles Proulx, Laure Waridel et Michel Seymour.

Intitulé Les animaux ne sont pas des choses, le manifeste a été rédigé par Me Sophie Gaillard, avocate à la SPCA de Montréal, et Martin Gibert, chercheur en philosophie morale à l’Université McGill, avec la collaboration de la blogueuse et auteure en éthique alimentaire Élise Desaulniers. Ce document s’inspire notamment d’une initiative française similaire menée en octobre 2013 et dans le cadre de laquelle plusieurs intellectuels ont réclamé une évolution du statut juridique des animaux.

Une question d’éthique

«À l’heure actuelle, le Code civil du Québec considère les animaux comme des biens meubles, au même titre qu’une chaise ou un grille-pain, et notre droit assimile donc le fait de blesser ou de maltraiter un animal à la détérioration d’un bien, souligne Me Sophie Gaillard. Non seulement cette conception de l’animal est-elle moralement douteuse, mais nous croyons qu’elle ne correspond pas à ce que pense la majorité des Québécois.»

Ce manifeste a également été rédigé à partir de considérations en sciences et en éthique animale basées sur la déclaration de Cambridge sur la conscience du 7 juillet 2012, qui soutient qu’un grand nombre d’animaux peuvent ressentir des émotions, du plaisir et de la douleur. Les humains ne sont donc pas seuls à posséder les substrats neurologiques de la conscience.

«Maintenant qu’on sait ça, quel est le devoir moral de l’humain devant ça?», demande Martin Gibert, chercheur en philosophie morale à l’Université McGill et coauteur du manifeste. «Je crois beaucoup en l’idée d’un progrès moral de l’humanité. On a pénalisé l’esclavage, reconnu l’égalité homme-femme et les droits des minorités sexuelles. Je crois que la prochaine étape est de reconnaître les droits des animaux», affirme-t-il.

Si le manifeste revendique une réévaluation du statut juridique de l’animal, il ne suggère pas pour autant quelle forme ce nouveau statut devrait prendre. L’objectif des signataires est avant tout de souligner la nécessité d’un débat public en la matière.

Des modèles à suivre

«En Autriche, en Allemagne et en Suisse, les animaux sont considérés comme des êtres sensibles, à part entière, mais à des fins d’application de la loi, ils sont assujettis au régime de la propriété. Ainsi, en cas de divorce, la décision est prise par le juge en tenant compte des intérêts de l’animal», explique Me Sophie Gaillard, avocate à la SPCA.

À Ottawa en 2003, le projet de loi C-10B définissait l’animal comme «toute entité autre qu’un être humain capable de ressentir la douleur». La loi n’a cependant pas été adoptée au Sénat avant le déclenchement des élections.

Manifeste pour une évolution du statut juridique des animaux dans le Code civil du Québec

Comme la plupart des gens, nous pensons que les animaux ne sont pas des grille-pains. Pourtant, ce n’est pas l’avis de notre Code civil. En effet, du point de vue légal, un chien ou une vache ne diffère pas d’un grille-pain ou d’une chaise : ce sont des biens meubles. Le droit québécois assimile donc le fait de blesser ou de maltraiter un animal à la détérioration d’un bien. Force est de constater que cette conception est moralement douteuse et qu’elle ne correspond pas à ce que pense la majorité des Québécois.

Assimiler les animaux à des choses, c’est aussi ignorer l’état actuel des connaissances scientifiques. La capacité animale à ressentir la douleur fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus, du moins en ce qui concerne les vertébrés. De façon générale, plus la recherche progresse, plus nous découvrons que les animaux ont des capacités cognitives et émotionnelles bien plus complexes que nous ne le pensions — et ceci vaut autant pour les singes, les dauphins ou les chiens que pour les vaches, les rats ou les pigeons.

Si les animaux ne sont pas des choses, c’est parce qu’ils ne sont pas des machines, mais des êtres sensibles dotés d’une vie qui leur importe. Il est donc légitime de tenir compte de leurs intérêts et de leur valeur morale lorsque nous prenons des décisions qui les concernent.

Nous sommes conscients que notre appel se heurte à certaines traditions, à la force de l’habitude et à l’idée que les animaux n’existeraient que pour servir nos intérêts. Mais nous croyons aussi que les mentalités ont évolué et qu’il serait temps d’entreprendre la réforme à la fois juste et légitime qui s’impose.

Notre province fait d’ailleurs particulièrement piètre figure en ce qui concerne la protection légale des animaux. Le Québec se classe en effet au dernier rang des provinces canadiennes en termes de législation relative au bien-être animal.

En 2014, il est devenu urgent de s’affranchir des catégories du Code civil et d’accorder aux animaux un statut distinct de celui des biens meubles, un statut qui prenne acte de leur capacité à ressentir du plaisir et de la douleur, bref, un statut d’être sensible.

Nicolas Basque, musicien (Plants and Animals)
Josée Blanchette, journaliste
Léa Clermont-Dion, journaliste et réalisatrice
Martine Delvaux, auteure et professeure de littérature (UQAM)
Élise Desaulniers, auteure
Alanna Devine, directrice, défense des animaux, SPCA de Montréal
Anne Dorval, comédienne
Jacques Godin, comédien
Me Anne-France Goldwater, avocate (Glodwater, Dubé)
Stevan Harnad, chaire de recherche du Canada en sciences cognitives (UQAM)
Jean-Thomas Jobin, humoriste
Georges Laraque, ex joueur de hockey et activiste
Claudia Larochelle, animatrice et auteure
Jacques Languirand, animateur, dramaturge et comédien
Nat Lauzon, animatrice radio
Franco Lepore, chaire de recherche du Canada en neurosciences cognitives (Université de Montréal)

Pascale Lévesque, journaliste
Marie Soleil Michon, animatrice
Joëlle Morin, comédienne
Christian Nadeau, professeur de philosophie (Université de Montréal)
Annie-Soleil Proteau, animatrice
Gilles Proulx, journaliste et animateur
Benoît Roberge, animateur et auteur
Michel Seymour, professeur de philosophie (Université de Montréal)
Julie Snyder, animatrice et productrice
Élise Turcotte, auteure
Patricia Tuslane, comédienne
Simon Tremblay Pepin,  doctorant en science politique (Université York)
Julien Villeneuve, Anarchopanda
Daniel Weinstock, directeur du McGill Institute for Health and Social Policy
Laure Waridel, co-fondatrice d’Équiterre
Matthew Woodley, musicien (Plants and Animals)
Marc Zaffran/Martin Winckler, médecin et auteur

Et plusieurs autres signataires…

http://lesanimauxnesontpasdeschoses.ca./

http://www.lapresse.ca/

Kidnappé à la SPCA Hunter retrouvé sain et sauf


Un enlèvement bien curieux dans un local de l’SPCA, un chien manquait a l’appel. Il a été retrouvé sain et sauf, mais on ne sera probablement jamais qui voulait ce chien pour aller jusqu’à le voler.
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Kidnappé à la SPCA

Hunter retrouvé sain et sauf

 

 

Par Mario Pitre | Agence QMI

Porté disparu la semaine dernière à la suite d’un vol perpétré à la SPCA de Valleyfield, le chien Hunter a finalement été retrouvé sain et sauf, dimanche après-midi.

L’animal a été retrouvé dans le secteur des rues Académie et Viau, après qu’un couple eût signalé sa présence à la SPCA.

«Ils n’étaient pas capables de l’approcher, mais lorsque notre contrôleur animalier est arrivé, il (le chien) est allé tout de suite vers lui, car il le connaissait bien», raconte Jennifer Powers, bénévole à la SPCA.

«C’est sûr qu’il est un peu plus maigre, mais il est content, il est en santé… c’est une histoire qui finit bien.»

Le directeur général de la SPCA de Valleyfield, Pierre Bourbonnais, estime que la grande attention accordée à cet événement, tant dans les médias traditionnels que sociaux, a joué en faveur du dénouement heureux de toute cette histoire.

«On en entendait parler partout, alors je crois que ça a pu créer une pression sur la personne qui s’en était emparé, car il n’aurait pas passé inaperçu.»

L’animal en question, un mâle de 9 mois, pèse de 40 à 50 livres. Il se trouvait dans son enclos lorsque les bénévoles avaient quitté l’établissement, le lundi. Le lendemain, il n’était plus là.
Issu d’un croisement de boxer et de labrador, il arborait encore des points de suture, car il avait été récemment castré.

http://tvanouvelles.ca

Magnotta était recherché avant l’affaire Lin Jun


Il semblerait que ceux qui font des meurtres aussi crapuleux ou des tueurs en séries s’exercent souvent  sur les animaux .. en tout cas Magnotta ne semble pas déroger a cette règle. Il est juste dommage, que la police torontoise ne l’ai pas trouvé a temps …mais probablement que de toute facon c’était une bombe a retardement
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Magnotta était recherché avant l’affaire Lin Jun

 

L’ancien propriétaire de Magnotta a raconté qu’un enquêteur lui avait téléphoné pour le questionner. Sur notre photo, Luka Rocco Magnotta.

AP

Andy Blatchford
La Presse Canadienne

La police était déjà sur la piste de Luka Rocco Magnotta quelques semaines avant le meurtre et le démembrement de l’étudiant chinois Lin Jun, a soutenu l’ancien propriétaire d’un logis où aurait habité le présumé meurtrier.

L’homme, qui souhaite conserver l’anonymat, a expliqué que les autorités policières avaient retracé l’acteur porno et strip-teaseur de 29 ans dans un immeuble à logements du quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal, en mars.

Il a raconté qu’un enquêteur lui avait téléphoné pour le questionner sur Magnotta, mais que ce dernier avait déménagé deux semaines plus tôt.

Même si le propriétaire n’a jamais su pourquoi il avait reçu cet appel, la police de Toronto a déclaré qu’elle enquêtait sur le jeune homme depuis plus d’un an parce qu’il était soupçonné de cruauté envers les animaux.

D’après l’homme, les policiers torontois ont presque réussi à retrouver Magnotta.

«Je crois qu’ils étaient sur sa piste», a-t-il déclaré alors qu’il se tenait devant son immeuble. «Je me suis dit que j’étais content qu’il soit parti puisque la police le recherchait.»

Le coup de fil a été donné environ deux mois avant la mort de Lin Jun, survenue à la fin du mois de mai. Luka Rocco Magnotta a plaidé non coupable à l’accusation de meurtre prémédité qui a été déposée contre lui en lien avec ce crime sordide.

Son ancien propriétaire a indiqué qu’il avait quitté son appartement meublé du second étage en février après y avoir emménagé deux mois plus tôt. Cela semblait être une décision de dernière minute puisqu’il n’a annoncé son départ qu’une semaine avant.

Magnotta a affirmé qu’il retournait vivre à Toronto, mais il est plutôt resté à Montréal. Il a loué un autre logement meublé dans le quartier Côte-des-Neiges, où les autorités croient que Lin Jun aurait été tué et démembré.

«La police a appelé et je leur ai dit qu’il était parti à Toronto», a relaté le propriétaire de l’édifice à Pointe-Saint-Charles, précisant que son interlocuteur faisait partie d’un corps policier ontarien mais qu’il ne se rappelait plus lequel. «Ils ont simplement demandé où il se trouvait.»

Les forces de l’ordre torontoises ont confirmé avoir ouvert une enquête sur Magnotta en février 2011 en raison d’allégations de cruauté envers les animaux.

Une porte-parole de la police de Toronto, Wendy Drummond, a révélé que le service avait reçu une plainte au sujet d’une vidéo disponible sur le Web de la part de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de l’Ontario.

Mme Drummond a toutefois refusé de dire si les agents avaient failli mettre la main sur le jeune homme ou même si leur intention avait été de l’interroger.

«Pour être franche, je ne peux pas aborder ces détails parce que le dossier est toujours actif», a-t-elle affirmé. «Un enquêteur… poursuivait l’enquête mais aucune accusation n’avait été déposée jusqu’à présent.»

La SPCA de l’Ontario a expliqué qu’elle avait porté plainte auprès de la police de Toronto au début de 2011 après que des groupes de défense des animaux et le public lui eurent rapporté l’existence d’une vidéo montrant un homme en train de tuer des chatons.

Luka Rocco Magnotta a nié être la vedette de cette vidéo où l’on peut voir des chatons être étouffés dans des sacs de plastique ou même livrés en pâture à un serpent affamé.

Un gars ordinaire

L’immeuble de Pointe-Saint-Charles où Magnotta aurait brièvement résidé cet hiver se trouve à moins d’un kilomètre du dépanneur où Lin Jun travaillait à temps partiel.

La police a indiqué que les deux hommes se connaissaient, mais n’ont pas précisé s’ils s’étaient rencontrés dans ce quartier.

L’ancien propriétaire a dit n’avoir jamais vu Lin Jun, un Chinois de 33 ans qui étudiait en informatique à Concordia.

Il a décrit Luka Rocco Magnotta comme un «gars ordinaire» qui a loué le logement pour 550 $ par mois tout compris.

«Il n’avait pas l’air d’un pouilleux. Par le passé, j’ai accepté des personnes qui ont saccagé mes appartements, alors je faisais attention à qui je choisissais», a expliqué l’homme avant d’ajouter que Magnotta était un locataire tranquille qui parlait avec ce qui semblait être un accent de l’Europe de l’Est.

«Il était éloquent. Il s’exprimait bien.»

Le propriétaire a même dit au jeune homme, qui est plutôt frêle sur le plan physique, qu’il était impressionné par sa voix grave et lui a suggéré à la blague de faire carrière à la radio et à la télévision, suggestion qui a fait rire Magnotta.

http://www.lapresse.ca/